La « Déclaration de Budapest » appelle à abandonner le Pacte sur la migration au profit d’un nouveau paquet qui répond aux attentes des électeurs et des États membres.

Le groupe national-conservateur Patriotes pour l’Europe (PfE) a présenté vendredi 6 décembre son programme politique le plus important à ce jour. Il appelle Bruxelles à revoir complètement son programme phare sur la politique migratoire, adopté juste avant les élections européennes de juin, afin de mieux refléter les véritables attentes des électeurs et des gouvernements.
Le document est appelé « Déclaration de Budapest » après avoir été dévoilé pour la première fois au Parlement hongrois et met en évidence l’engagement ambitieux de la troisième plus grande faction politique de Bruxelles en faveur de la protection des frontières extérieures, de l’arrêt de l’immigration illégale et de la préservation de l’identité culturelle de l’Europe et de la sécurité de ses citoyens.
La déclaration soutient que le Pacte sur les migrations ne s’attaque pas aux causes profondes du problème et ne s’attaque qu’à ses conséquences, tout en laissant intactes toutes les incitations qui facilitent les traversées illégales.
En outre, le paquet a été adopté à la hâte par les principaux partis du Parlement et avec le soutien de seulement 20 pays du Conseil. Il a été adopté sans que d’autres pays puissent opposer leur veto, et tout cela s’est produit « avant que les citoyens européens puissent exprimer leur volonté dans les urnes » en juin. Compte tenu de l’évolution de la réalité politique en Europe, cela rend le paquet illégitime, selon la déclaration.
« C’est pour cette raison que l’Union européenne doit abandonner ce pacte et proposer un ensemble de politiques qui répondent aux attentes des citoyens européens », peut-on lire.

un ensemble de politiques qui répondent aux attentes des citoyens européens », peut-on lire.
La version idéale du pacte migratoire des Patriotes serait basée sur plusieurs recommandations décrites dans le texte, toutes axées soit sur un contrôle efficace des frontières extérieures, soit sur l’octroi de la liberté aux États membres d’assurer la protection de leurs propres frontières au cas où l’UE ne serait pas en mesure de mettre en œuvre ces réformes.
En bref, la déclaration demande à Bruxelles :
- Appliquer l’interdiction des entrées illégales et n’autoriser les migrants à entrer sur le territoire de l’UE qu’une fois leur demande d’asile acceptée ;
- Mettre en place des structures d’accueil (et d’expulsion) dans les pays tiers ( le « Protocole Albanie » de l’Italie ) à partir du budget de l’UE et clarifier les règles concernant les « pays sûrs » où les migrants peuvent demander l’asile, tout en imposant une interdiction à vie à ceux qui sont surpris en train de tenter d’entrer illégalement ( le « modèle australien » ) ;
- Simplifier les procédures d’expulsion et faire pression sur les pays d’origine qui refusent de coopérer par des moyens diplomatiques et économiques ;
- Évaluer le statut de réfugié des personnes déjà présentes en Europe et expulser immédiatement les réfugiés reconnus coupables de crimes violents ou organisés , ainsi qu’adopter des mesures strictes contre les ONG qui encouragent les entrées illégales ;
- Encourager et aider les États membres à élaborer des politiques familiales nationales comme moyen alternatif de lutte contre le déclin démographique ;
- Permettre aux États membres d’agir de leur propre chef au cas où ces réformes ne seraient pas suffisamment adoptées au niveau de l’UE, notamment en leur accordant la possibilité de se retirer de la politique migratoire commune du bloc ;
- Et retirer immédiatement toutes les sanctions qui punissent les États membres pour avoir protégé leurs frontières.
La grande majorité de ces demandes correspondent déjà aux souhaits des États membres, comme l’ont clairement indiqué les derniers membres du Conseil de l’UE. La Commission européenne a déjà commencé à travailler sur une vaste « directive sur les retours » pour répondre à bon nombre de ces préoccupations, mais les Patriotes estiment que combler les lacunes du Pacte sur les migrations par une législation complémentaire ne suffira pas.
En outre, sans effort ciblé et en repartant de zéro, aucune mise à jour du droit ne pourra jamais répondre correctement à l’exigence la plus fondamentale : la souveraineté des États membres.
« Nous insistons sur la prérogative des États membres de décider eux-mêmes qui ils autorisent à entrer sur leur territoire », peut-on lire dans la déclaration. Elle conclut en soulignant la « détermination inébranlable des Patriots à protéger la culture et l’identité européennes, la souveraineté des États membres ainsi que la sécurité et le bien-être de leurs populations ».

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