Le Premier ministre espagnol Sánchez déclare la guerre à l’anonymat en ligne : le Forum économique mondial prône le contrôle de l’identité numérique

Lors du Forum économique mondial (WEF), le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a dévoilé une proposition visant à éliminer l’anonymat sur les réseaux sociaux en reliant les comptes des utilisateurs à un portefeuille d’identité numérique européen. Cette annonce a suscité une vive réaction de la part des défenseurs de la liberté d’expression et des détracteurs de la régulation numérique centralisée.

2–4 minutes
Généré par IA

La proposition de Sánchez : la fin de l’anonymat

Dans son discours, Sánchez a expliqué que l’activité anonyme sur les réseaux sociaux favorise la diffusion de « désinformation », de « discours de haine » et de cyberharcèlement, ainsi que la prolifération de robots. Comparant l’anonymat au port du masque dans la rue ou à la conduite sans plaque d’immatriculation, Sánchez a déclaré :

« Une telle anomalie ne peut pas perdurer dans une démocratie. Les citoyens ont droit à la vie privée, pas à l’anonymat ni à l’impunité. »

Sánchez a présenté un plan dans lequel les plateformes de réseaux sociaux exigeraient que chaque utilisateur associe son compte à une véritable identité numérique. Si les pseudonymes pourraient toujours être utilisés publiquement, les autorités auraient accès aux véritables identités qui se cachent derrière les comptes en ligne. Il a également proposé une plus grande transparence des algorithmes des réseaux sociaux, exigeant ce qu’il a appelé « l’ouverture de la boîte noire ».

Les critiques tirent la sonnette d’alarme

Cette proposition a été vivement critiquée dans toute l’Europe. L’ancien député européen Rob Roos a décrit le WEF comme une réunion de « politiciens corrompus, d’élites et d’entreprises » conspirant pour priver les citoyens de leurs droits fondamentaux.

« C’est un danger pour la démocratie ! », a averti Roos, soulignant que de telles mesures pourraient conduire à un contrôle oppressif du discours en ligne.

Le journaliste néerlandais Eric van de Beek a accusé Sánchez et d’autres dirigeants du WEF de chercher à placer les citoyens « dans une chaîne numérique », avertissant que ces politiques pourraient rendre l’accès à Internet subordonné à la connexion avec une carte d’identité numérique européenne (eID). Beaucoup pensent qu’une réglementation excessive d’Internet détruirait l’un des derniers bastions de la liberté d’expression en Occident.

Les implications plus larges

Les critiques affirment que la proposition de Sánchez, loin de favoriser la responsabilisation, donnerait aux gouvernements des pouvoirs considérables pour surveiller et faire taire les dissidents. Ils soutiennent que le fait de lier les identifiants numériques aux comptes de médias sociaux porterait atteinte à la vie privée et permettrait de criminaliser des propos légaux en vertu de définitions vagues et subjectives de « désinformation » ou de « discours de haine ».

Le débat autour de la proposition de Sánchez met en évidence les tensions croissantes entre ceux qui prônent une réglementation plus stricte d’Internet pour lutter contre les atteintes à la vie privée et ceux qui défendent l’anonymat comme essentiel à la liberté d’expression et à la vie privée. Alors que Sánchez insiste sur le fait que son projet complète la liberté d’expression en garantissant la responsabilité, ses opposants le considèrent comme une mesure autoritaire qui met en péril les libertés fondamentales.

Alors que le Forum économique mondial (WEF) continue d’accueillir des discussions sur la régulation numérique, la proposition controversée de Sánchez a déclenché un débat plus vaste sur l’avenir de la liberté en ligne en Europe et au-delà. Pour beaucoup, la perspective d’une société sous surveillance numérique suscite des inquiétudes quant aux États de surveillance, et les critiques s’engagent à combattre de telles mesures pour défendre les valeurs démocratiques.

Voir l’article original cliquez ci-dessous :

Voir l’article

Aller à l’accueil

Laisser un commentaire


En savoir plus sur THE BLACK SUN

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

Laisser un commentaire