Un bronze perdu de Camille Claudel retrouvé par hasard

Cela faisait plus de cent ans que l’œuvre — une version de «L’Âge mûr» — avait disparu. Elle a été retrouvée totalement par hasard dans un appartement inhabité.

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La version de «L’Âge mûr», célèbre sculpture de Camille Claude, découverte par hasard dans un appartement parisien inhabité depuis plus de 15 ans.

Le dénouement d’une «incroyable découverte»: une version de «L’Âge mûr», célèbre sculpture de Camille Claudel (1864-1943), retrouvée par hasard dans un appartement parisien inhabité. Elle a été proposée dimanche aux enchères, dimanche à Orléans, et a été adjugée à 3,1 millions d’euros. Ce bronze était estimé entre 1,5 et 2 millions d’euros.

Bronze caché sous un drap

Découvert, caché sous un drap, lors d’un inventaire réalisé dans un appartement inhabité depuis plus de 15 ans et situé au pied de la Tour Eiffel, ce bronze est l’une des œuvres les plus mythiques de la sculptrice française Camille Claudel.

«Une qualité stupéfiante»

Matthieu Semont, commissaire-priseur qui l’a découverte le 17 septembre, avait expliqué avoir «été saisi d’émotion» lorsqu’il a «reconnu» ce bronze. Ce bronze, dont on avait perdu la trace depuis plus d’un siècle, est d’une qualité stupéfiante», a-t-il ajouté.

Il a raconté être entré dans «un appartement plongé dans le noir, fermé depuis une quinzaine d’années, avec beaucoup de poussière», puis avoir «soulevé le linge qui recouvrait la sculpture» et «reconnu une partie de la sculpture, l’implorante (une jeune femme à genoux suppliant, ndlr), pour avoir travaillé sur cette œuvre il y a 25 ans».

La sculpture représente un cycle de vie, incarné par trois personnages dont une jeune femme agenouillée, symbolisant la passion déchirante entre la sculptrice et son mentor, le célèbre Auguste Rodin, selon plusieurs historiens de l’art.

Commande avortée de l’État

Commande avortée de l’État à Camille Claudel, l’œuvre évoque aussi sa descente aux enfers après sa rupture avec le sculpteur «qui n’a jamais cessé de l’aimer et a pleuré en découvrant l’implorante chez le fondeur Eugène Blot», souligne le commissaire-priseur.

Également intitulée «La Destinée», «Le Chemin de la vie» ou «La Fatalité», cette œuvre majeure n’existe qu’en quelques exemplaires, dont deux exposés aux musées d’Orsay et Rodin à Paris et un autre au musée Camille Claudel à Nogent-sur-Seine (au sud-est de Paris).

D’une dimension de 61,5 x 85 x 37,5 centimètres, il est signé «C. Claudel» et porte le cachet du fondeur et ami indéfectible de la sculptrice, «Eugène Blot Paris», ainsi que le numéro 1 aux pieds de l’implorante.

En novembre 2017, 17 œuvres de la sculptrice avaient atteint un résultat triple par rapport à l’estimation, avec 12 préemptions et 1,187 million d’euros pour un autre bronze célèbre, «L’Abandon» (1886), le double de son estimation basse.

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