A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, samedi 8 mars, une grande manifestation féministe, dominée par des associations d’extrême gauche et pro-palestiniennes, a été organisée à Paris. Le collectif d’extrême-gauche Némésis, venu défendre les droits des femmes françaises agressées par des migrants, a été interpellé par d’autres manifestants, expulsé du cortège, et ses membres ont été violemment agressées et ont dû faire appel à la police pour les protéger.

Le collectif Némésis , dirigé par Alice Cordier, figure connue de la droite militante française, se spécialise depuis plusieurs années dans des actions coup de poing pour dénoncer le recul des droits des femmes résultant de l’explosion de l’immigration en France. Ils rappellent que les femmes sont les premières victimes du laxisme judiciaire et migratoire, et que le mode de vie français, dans lequel les femmes ont une place de choix, est aujourd’hui mis à mal par l’arrivée massive de migrants qui n’adoptent pas nos codes sociaux et culturels. Ils réclament une application stricte de l’OQTF (obligation de quitter le territoire français) et une politique sérieuse de lutte contre l’insécurité qui coûte la vie à tant de femmes chaque année, comme le rappelle l’affaire récente de Philippine , qui a suscité une vive émotion dans l’opinion publique française.
« On est face à des hommes issus de sociétés ultra-patriarcales qu’on croise dans l’espace public, qui ne sont pas du tout assimilés, qui n’ont pas la même vision de la femme que notre vision occidentale, et cela se ressent à travers le harcèlement sexuel, à travers les agressions sexuelles », a déclaré Alice Cordier , la présidente et fondatrice du collectif, âgée de 27 ans.
Si Cordier et plusieurs membres du collectif ont participé à la grande manifestation organisée à Paris samedi 8 mars à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, les femmes ont été volontairement exclues du cortège par les autres associations organisatrices, au motif que les idées qu’elles défendent sont « incompatibles avec la cause des femmes ». Elsa Labouret, porte-parole d’Osez le féminisme, explique ainsi cet ostracisme : « Ce n’est pas parce qu’un groupe se dit féministe qu’il l’est, et ce n’est pas en réutilisant le langage du féminisme qu’il peut prétendre défendre véritablement les femmes », déclare-t-elle, fidèle à l’habitude de la gauche de fixer unilatéralement les règles du jeu et de revendiquer le monopole du militantisme.
Les membres de Némésis n’ont pu commencer à défiler que vers 17h30, encerclés par les forces de l’ordre, à quelques centaines de mètres du cortège principal. Brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Libérez-nous de l’immigration », les manifestants ont néanmoins pu faire passer leurs slogans percutants, comme « Violeurs français en prison, violeurs étrangers dans l’avion » ou « Gauchistes complices ». La députée européenne Sarah Knafo, membre du parti Reconquête d’Éric Zemmour, les a rejoints pour la manifestation.
Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, qui avait assuré il y a quelques semaines le collectif Némésis de son soutien avant de se rétracter , a cette fois critiqué l’exclusion de Némésis sur X. Il a dénoncé le sectarisme de la manifestation officielle et ses « méthodes néo-totalitaires ».
L’essayiste Marguerite Stern, co-auteure avec la journaliste Dora Moutot d’ un remarquable essai sur la tyrannie du lobby transgenre, a relevé la surreprésentation des keffiehs et des drapeaux palestiniens dans la marche, bien loin de l’objectif affiché de la marche, qui était de défendre les droits des femmes. En amont de la marche de samedi, des militantes de la cause palestinienne s’étaient rassemblées vendredi soir pour une « marche nocturne féministe radicale », autorisée in extremis par la justice après avoir été interdite par les autorités. La politisation de la marche s’est aussi manifestée dans l’intervention des Femen , ces militantes d’extrême gauche qui défilent torse nu et qui ont manifesté aux cris de « Heil Orbán » et « Heil Trump » pour dénoncer une prétendue menace « fasciste » envers les femmes.
Ciblée par des militants d’extrême gauche, Alice Cordier a reçu des menaces de mort, tandis que des slogans affichés lors de manifestations locales à travers la France comportaient également des appels au meurtre de membres de son association. La jeune femme a porté plainte.

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