Nouveaux témoignages contre Cantat : «La violence a été extrême»

Dans le documentaire Netflix «De rockstar à tueur: le cas Cantat», plusieurs proches de Marie Trintignant reviennent sur le meurtre de cette dernière.

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Bertrand Cantat escorté par la police de Vilnius le 31 juillet après avoir frappé extrêmement violemment Marie Trintignant. Elle est décédée le lendemain.

Près de 22 ans après le drame, l’affaire Bertrand Cantat et Marie Trintignant continue de hanter les esprits. Ce jeudi 27 mars, Netflix a dévoilé «De rockstar à tueur: le cas Cantat», une mini-série documentaire en trois épisodes qui remonte le fil d’une relation devenue symbole de violence conjugale. Dans le premier volet, la série revient sur la rencontre du couple, leur quotidien à Vilnius en Lituanie sur le tournage du film «Colette, une femme libre», et les circonstances glaçantes de la nuit où tout a basculé.

Le comportement de Bertrand Cantat sur le tournage interpelle. Il y était arrivé en mai, Marie Trintignant est morte en août. Qu’un compagnon reste aussi longtemps sur un tournage n’est pas courant, comme l’expliquent ceux qui témoignent dans le documentaire. Présent en continu aux côtés de Marie Trintignant, il suscite l’inquiétude de l’équipe. «Il monopolisait une partie de son temps chaque jour», confie Nadine Trintignant, mère de l’actrice et réalisatrice du film. Absorbé par une jalousie maladive, Cantat la harcèle de messages et d’appels. «Elle mettait son téléphone dans sa bottine, sur vibreur, pour ne pas louper ses appels», raconte Lio, amie proche de Marie. La chanteuse le décrit comme «jaloux, possessif et exclusif».

Ce n’est pas tout. Sur les images dévoilées dans le premier épisode de la mini-série, on voit par exemple Lambert Wilson – qui tourne dans le film – dire à Marie de lâcher un peu son téléphone. Même sentiment pour Richard Kolinka, père du fils de Marie, qui se souvient l’entendre dire: «Il veut savoir où je suis et ce que je fais.»

Un visage très gonflé et de toutes les couleurs

Tout bascule le soir du 26 juillet 2003. Une dispute éclate dans l’hôtel du couple à Vilnius, après la découverte d’un SMS de Samuel Benchetrit, l’ex-époux de Marie, qui disait à cette dernière: «Appelle-moi quand tu peux, juste pour le film je t’embrasse ma petite Janis». «Il y avait une phrase que je qualifierais de tendre», reconnaît alors Cantat lors des auditions. Le chanteur se dit blessé, humilié. Il affirme que Marie lui a crié: «Va voir ta femme!», l’aurait giflé et poussé. Pris d’une «colère noire», il riposte avec des gifles, tente de la faire tomber sur le canapé, mais «loupe son coup». Marie s’effondre. Elle ne se relèvera jamais.

Cantat parle d’un «accident». Mais l’autopsie révélera une autre vérité, bien plus brutale. À l’hôpital de Vilnius, Richard Kolinka découvre la mère de son fils dans un état qui le laisse sans voix. Deux décennies plus tard, l’émotion reste intacte. «Elle est dans un sale état. On se dit ça n’arrive qu’aux autres, mais cette fois c’était nous. Et je suis là, en train d’essayer de comprendre, de voir les faits, ce qu’il s’est passé… Je suis en plein cauchemar.»

Le choc est partagé par Agnès Tassel, maquilleuse et amie proche de Marie Trintignant. Elle se souvient d’un visage méconnaissable: «Très gonflé, de toutes les couleurs, violet, bleu…» Des images qu’elle avoue ne jamais avoir réussi à effacer.

Bernard Marc, chargé de l’examen post-mortem, décrit un corps marqué par une violence inouïe. Il évoque des lésions au cuir chevelu, sur le visage, et une fracture ouverte du nez. «Derrière le larynx, on retrouve des ecchymoses, possiblement causées par quelqu’un qui chevauche, peut-être même avec une jambe au niveau du cou.» Puis il ajoute, avec gravité: «À l’ouverture du crâne, on voit que la violence a été extrême. Les lésions sont trop nombreuses pour évoquer une simple chute… C’est au moins une quinzaine, voire une vingtaine de coups, portés avec insistance, de droite et de gauche.»

Le documentaire, très complet et riche en images d’audition et témoignages inédits, revient également sur les circonstances troublantes de la mort de la femme de Bertrand Cantat, Krisztina Rády, retrouvée pendue en janvier 2010. La jeune femme avait laissé un message glaçant, peu avant, à ses parents où elle disait craindre Cantat.

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Le Royaume-Uni tente d’appliquer des lois de censure à l’échelle mondiale, en conflit avec Gab et Kiwi Farms sur la liberté d’expression et la juridiction

Les avis de l’Ofcom adressés à Gab et Kiwi Farms marquent le premier test majeur de l’approche extraterritoriale du Royaume-Uni en matière de réglementation en ligne.

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Le gouvernement britannique a commencé à étendre agressivement son régime de censure au-delà de ses frontières, invoquant les vastes pouvoirs conférés par la loi de 2023 sur la sécurité en ligne pour exiger le respect des plateformes étrangères. Les sites web pro-liberté d’expression comme Gab et Kiwi Farms figurent parmi les premières cibles de cette campagne internationale visant à faire respecter les normes britanniques de « sécurité en ligne » – un terme que ses détracteurs considèrent comme un écran de fumée pour masquer un contrôle de la pensée sanctionné par l’État.

Gab, une plateforme américaine connue pour sa défense acharnée des protections du Premier Amendement, refuse de capituler. L’Office of Communications (Ofcom) britannique menace l’entreprise de lourdes sanctions – jusqu’à 18 millions de livres sterling (23,3 millions de dollars) ou 10 % de son chiffre d’affaires mondial – pour non-respect des exigences de censure britannique. Gab, de son côté, dénonce le gouvernement britannique au Représentant américain au Commerce et au ministère de la Justice, exigeant des représailles et l’imposition de droits de douane.

Le PDG de Gab, Andrew Torba, et son équipe n’ont pas mâché leurs mots dans leur réponse. « Nous ne paierons pas un centime », ont-ils déclaré, soulignant que Gab ne céderait pas à ce qu’ils qualifient d’« exigences tyranniques » d’un gouvernement étranger.

La plateforme affirme que la tentative du Royaume-Uni de dicter sa politique de liberté d’expression à une entreprise américaine constitue un précédent dangereux : un précédent dans lequel les gouvernements croient pouvoir imposer leurs lois nationales à l’échelle mondiale, freinant ainsi la liberté d’expression.

Un tweet d'Andrew Torba intitulé « S'opposer aux exigences du gouvernement britannique visant à ce que Gab se conforme à la loi britannique sur la sécurité en ligne » (UK Online Safety Act). Il mentionne des amendes et la volonté de protéger la liberté d'expression. L'image d'une lettre, dont les sections sont surlignées, est probablement issue ou concerne la correspondance juridique sur le sujet.

L’avis que Gab a reçu de l’Ofcom, daté du 26 mars 2025, exigeait une réponse avant le 16 mars – un calendrier absurde et une erreur que Gab a utilisée pour mettre en évidence ce qu’elle considère comme l’excès bureaucratique imprudent qui motive cette campagne de censure.

L’entreprise a appelé ses utilisateurs à se mobiliser pour défendre la liberté d’expression numérique et à contribuer financièrement aux efforts juridiques et techniques en cours pour résister.

Entre-temps, Kiwi Farms, un forum souvent ciblé par les médias traditionnels pour son contenu non filtré, a réagi à sa manière. Les visiteurs britanniques reçoivent un message sans équivoque : « Vous accédez à ce site web depuis le Royaume-Uni. Ce n’est pas une bonne idée. » La page renvoie directement aux courriers de l’Ofcom adressés au site, qui revendique la compétence de toute plateforme comptant un « nombre significatif » d’utilisateurs britanniques – une norme floue qui pourrait s’appliquer à presque n’importe quel site mondial.

Avis de l'Internet Preservation Society des États-Unis indiquant « Indisponible pour raisons juridiques » en raison de l'accès depuis le Royaume-Uni. Il mentionne une demande de l'Ofcom de mettre en œuvre la loi sur la sécurité en ligne, qualifiée d'orwellienne, datée du 26 mars 2025.
Ce que voient les utilisateurs au Royaume-Uni lorsqu’ils visitent désormais Kiwi Farms depuis le Royaume-Uni.

Kiwi Farms avertit les utilisateurs britanniques que leur activité en ligne n’est plus privée, précisant que sans le masquage IP de Cloudflare (qu’ils n’utilisent plus), les autorités britanniques peuvent surveiller directement les connexions des citoyens. Le site conseille aux utilisateurs britanniques d’utiliser des VPN ou Tor pour se protéger et affirme clairement son refus de se soumettre aux décrets de censure étrangers.

Les défenseurs de la liberté d’expression considèrent l’Online Safety Act comme une réglementation profondément défectueuse, qui s’inscrit dans une stratégie plus vaste et délibérée visant à étouffer la dissidence et à assainir les espaces en ligne. Gab prévient explicitement que l’incapacité à résister à cette offensive extraterritoriale pourrait être fatale pour d’autres entreprises technologiques américaines, déclarant : « S’ils laissent le Royaume-Uni nous censurer, toutes les autres entreprises technologiques américaines seront les suivantes. »

Cet épisode fait écho à des confrontations antérieures : Gab, par exemple, a été déplateformé en 2018 par les hébergeurs et les processeurs de paiement en raison de son refus de se conformer aux normes subjectives de lutte contre les « discours de haine ». Pourtant, la plateforme n’a pas faibli. Ses dirigeants maintiennent que la liberté d’expression doit rester un principe non négociable, même lorsqu’elle implique de se dresser seul face à de puissants acteurs étatiques.

L’approche agressive du Royaume-Uni en matière de gouvernance mondiale de l’internet suscite désormais la colère de plateformes qui n’ont jamais été soumises à sa juridiction. Il reste à voir si cette escalade du conflit aura des conséquences géopolitiques plus larges, notamment si le gouvernement américain intervient. Mais une chose est sûre : la bataille pour le contrôle des flux d’informations en ligne entre dans une nouvelle phase, plus dangereuse. Et pour des plateformes comme Gab et Kiwi Farms, capituler n’est pas une option.

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Rhône: une enseignante victime de jets de pierres en classe, ses collègues se mettent en grève

Les personnels du collège Alain de Saint-Fons (Rhône) seront en grève ce vendredi 28 mars. Ils déplorent un climat de violences illustré par des jets de pierres sur des enseignantes ainsi qu’un sous-effectif « alarmant ».

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Dans un communiqué de presse ce jeudi 27 mars, les personnels du collège Alain de Saint-Fons (Rhône) alertent d’un « climat de violence inacceptable » au sein de l’établissement. La veille, une enseignante a été victime de jets de pierres.

« Un groupe d’élèves a fait irruption dans une salle de classe, et l’un d’eux a lancé des cailloux qui ont atteint l’enseignante au niveau du torse », est-il écrit. Il est également précisé que l’incident n’est pas un « cas isolé » puisqu’une autre enseignante « a été ciblée » le même jour.

D’après l’académie de Lyon, les élèves à l’origine des jets de pierres « ont été identifiés et des procédures disciplinaires sont en cours ». La rectrice Anne Bisagni-Faure et le directeur académique des services de l’Éducation nationale (DASEN) du Rhône apportent « leur soutien à l’enseignante victime de cet acte inacceptable ».



Une grève « massive » ce vendredi

Les rédacteurs du communiqué assurent que « depuis plusieurs mois, la violence au sein de l’établissement ne cesse de s’intensifier, tant entre élèves qu’envers le personnel ». Ils décrivent « les couloirs » de l’établissement comme « un espace d’insécurité permanent », où les « bousculades » et les « mouvements de foule » sont quotidiens.

Le personnel du collège met également en avant un « sous-effectif alarmant », avec une équipe de vie scolaire constituée de « six surveillants pour 12 postes ». Une situation qui a obligé une centaine d’élèves à réaliser leur « heure d’étude dans la récréation, faute d’encadrement humain ».

Face à cette « situation intenable », les rédacteurs du communiqué annoncent « un mouvement de grève massif le vendredi 28 mars ». Ils exigent un rendez-vous au rectorat, le remplacement des surveillants manquants et une limitation des effectifs à 24 élèves par classe, alors que des classes de 3e sont classées en REP+.

La première revendication a déjà été accordée, puisque l’académie de Lyon assure que « les personnels du collège seront reçus » ce vendredi au rectorat. Le communiqué fait également état d’une demande « d’arrêt de l’affectation d’élèves exclus d’autres établissements » dans le collège Alain, car cela « alourdit une situation déjà critique ».

« Nous n’attendrons pas qu’un drame survienne pour être entendus. Il est temps d’agir! », concluent les rédacteurs.

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Construisez des smartphones adaptés aux enfants plutôt que d’imposer des interdictions dans les écoles, exhortent les experts

Sir Keir Starmer a déclaré qu’une interdiction gouvernementale des smartphones dans les écoles était inutile.

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Les smartphones devraient être traités comme des voitures et non comme des cigarettes, avec une technologie conçue pour atténuer les dommages plutôt que d’être purement et simplement interdits, ont soutenu les universitaires.

Dans un nouvel article publié dans le British Medical Journal, cinq universitaires qui ont étudié l’interdiction des smartphones dans les écoles plaident en faveur d’une technologie plus adaptée aux enfants plutôt que de leur confisquer les téléphones.

Cela survient alors que Sir Keir Starmer a déclaré aux députés, lors des questions au Premier ministre mercredi, qu’une interdiction des téléphones dans les écoles était « complètement inutile ».

« J’ai des adolescents, et presque toutes les écoles interdisent les téléphones. Elles le font déjà. Nous devons nous concentrer sur l’essentiel : accéder aux contenus auxquels les enfants ne devraient pas avoir accès », a-t-il déclaré.

Une étude de Teacher Tapp, une application qui interroge des milliers d’enseignants au Royaume-Uni, a révélé en décembre 2024 que dans 56 % des écoles secondaires, les enfants sont autorisés à avoir des téléphones portables sur place, mais ne sont pas autorisés à les sortir de leur sac.

Selon l’enquête, la majorité des enseignants des écoles où les élèves étaient autorisés à garder leur téléphone, plutôt que de le rendre, préféreraient qu’il soit totalement interdit – 78 % des personnes étant favorables à des interdictions plus strictes.

Les pays européens mettent en place des mesures gouvernementales sur l'utilisation des smartphones par les enfants
Les pays européens mettent en place des mesures gouvernementales sur l’utilisation des smartphones par les enfants ( PA )

Des universitaires de l’Université de Birmingham, de Harvard et d’universités du Brésil et de Suède ont publié en février une étude examinant les impacts des politiques dans 30 écoles secondaires anglaises.

L’étude, co-écrite par le Dr Victoria Goodyear, a révélé qu’aucun élément ne permettait de penser que les politiques restrictives en matière d’utilisation du téléphone à l’école avaient un impact sur l’utilisation des réseaux sociaux par les enfants ou sur leur santé mentale. L’étude a porté sur 20 écoles où les élèves n’étaient pas autorisés à utiliser leur téléphone pendant les loisirs, et 10 où cela était autorisé.



« Nos recherches ont révélé un lien entre le temps passé par les adolescents sur leur téléphone et sur les réseaux sociaux et une dégradation de leurs résultats scolaires. Cela peut concerner la santé mentale, l’anxiété, la dépression, le sommeil, l’activité physique, les résultats scolaires et les comportements perturbateurs en classe », a déclaré le Dr Goodyear.

L’universitaire a déclaré qu’une évaluation récente des politiques scolaires en matière de téléphone en Angleterre a révélé qu’il n’y avait aucune différence dans les résultats entre les adolescents qui fréquentaient une école où l’utilisation du téléphone était interdite et ceux qui ne l’étaient pas.

« Si les interdictions ne suffisent pas, que faut-il faire d’autre ? » a-t-elle déclaré. « Nous devons préparer les enfants à une utilisation saine des technologies. Il existe deux solutions principales : d’abord, une conception adaptée à l’âge des enfants, et ensuite, leur donner les compétences numériques nécessaires. »

Dans un article complémentaire à leur étude, publié jeudi, les chercheurs affirment que les preuves de l’impact des smartphones sur les enfants ne sont pas tranchées. Ils précisent que, malgré des données anecdotiques positives sur la mise en œuvre des interdictions de smartphones, « nous ne disposons pas encore des données nécessaires pour déterminer les types d’interdictions efficaces et celles qui fonctionnent le mieux pour les enfants de différents âges ».

Les professeurs ont soutenu que « prescrire l’abstinence de toutes les technologies pour se protéger contre les dangers est irréaliste et potentiellement préjudiciable dans une société où l’utilisation de la technologie est une nécessité pratique et confère divers avantages ».

Ils ont donné l’exemple de l’Afrique subsaharienne, où les médias sociaux peuvent donner accès à des services de santé essentiels, ou de la Chine, où l’accès aux médias sociaux peut aider les adolescents LGBTQ+ à trouver une communauté.

Ils ont comparé les smartphones aux voitures, affirmant que des réglementations de sécurité devraient être mises en place pour atténuer les risques potentiels. Mais ils ne devraient pas être traités comme les cigarettes, où une interdiction pure et simple est efficace.

Le Royaume-Uni est désormais à la traîne par rapport à l’Europe en matière d’action sur les smartphones, le Danemark, l’Espagne, les Pays-Bas, la France, la Norvège et d’autres imposant des limites à l’utilisation des médias sociaux par les enfants à l’école.

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L’UE demande aux Européens de préparer des kits de survie de trois jours face aux craintes de la Russie.

L’Union européenne (UE) exhorte les habitants de ses États membres à préparer des kits de survie d’urgence de trois jours dans le cadre d’ une stratégie de préparation, alors que les tensions avec la Russie sont au bord du conflit. Hadja Lahbib, commissaire européenne chargée de la gestion des crises, a annoncé cette stratégie le 26 mars, encourageant les citoyens de l’UE à disposer d’au moins 72 heures de matériel d’autosuffisance.

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Les citoyens de l’UE seront invités à s’approvisionner en une douzaine d’articles différents, allant de l’eau aux allumettes, en passant par une lampe de poche et d’autres produits de survie de base. « Savoir quoi faire en cas de danger, imaginer différents scénarios, c’est aussi un moyen d’éviter la panique », a déclaré Lahbib.

Certains pays européens ont déjà émis des instructions similaires à l’intention de leurs citoyens, notamment la France , qui envisage de distribuer un manuel de survie à chaque foyer du pays.

Le président français Emmanuel Macron a fait pression pour une plus grande implication dans le conflit russo-ukrainien, aux côtés du Premier ministre britannique Sir Keir Starmer, en lançant l’idée d’ envoyer des soldats européens en Ukraine.

L’Allemagne a également évoqué des discussions sur une meilleure préparation à un conflit potentiel, en cherchant à convertir diverses propriétés en abris et bunkers anti -atomiques .

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L’administration Trump s’oppose au programme de l’ONU sur l’avortement

La Commission de la condition de la femme des Nations Unies a conclu sa réunion annuelle à New York la semaine dernière. Comme toujours, les radicaux sexuels des pays développés ont fait de leur mieux pour imposer leur programme – sous couvert d’égalité des femmes – auprès des pays en développement, pourtant réticents à juste titre.

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Cette réunion marquait le trentième anniversaire du Quatrième Congrès mondial des femmes, tenu à Pékin, en Chine, en 1995. Les délégués y ont approuvé une Déclaration et un Programme d’action censés viser l’égalité des femmes. C’est là qu’Hillary Clinton, alors Première dame, a lancé son cri de ralliement : « Les droits humains sont les droits des femmes, et les droits des femmes sont les droits humains », inaugurant des décennies de débat sur la scène internationale quant à la véritable signification de cette affirmation.

La conférence de Pékin a abouti à une liste de souhaits progressistes, mais les négociateurs ont écarté l’avortement du document final. Cette bataille ne s’est cependant pas terminée en 1995. Chaque réunion ultérieure de la Commission de la condition de la femme a été le théâtre d’un nouveau débat sur la santé et les droits sexuels et reproductifs, terme générique de la gauche qui inclut le droit à l’avortement.

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La plupart des délégués ont désormais compris le piège du terme « SDSR ». Dans cette tromperie, les documents en négociation n’utilisent jamais le mot « avortement ». Ils utilisent plutôt des termes vagues comme « santé et droits sexuels et reproductifs ». Or, ce terme – lorsque l’ Organisation mondiale de la Santé ou la revue médicale The Lancet l’utilise – inclut systématiquement l’avortement.

En ce sens, la réunion de cette année n’a pas fait exception. L’avortement et la santé sexuelle et reproductive (SSHR) ont dominé l’ordre du jour des discours et des événements parallèles.

Dans son discours d’ouverture à la commission, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré : « Les droits des femmes sont menacés. » Il a averti les délégués de l’ONU que « le poison du patriarcat est de retour, et il revient avec une vengeance redoutable. » Ceci parce que « les droits reproductifs sont menacés. »

Le Secrétaire général a publié un rapport d’étape sur la mise en œuvre des objectifs de Pékin. « Face à la montée de la misogynie et au recul des droits humains des femmes », y est-il indiqué, « les États membres se sont explicitement engagés à supprimer les obstacles juridiques, sociaux et économiques qui empêchent les femmes et les filles de réaliser leur potentiel dans tous les domaines. »

Le rapport constate des améliorations en matière d’éducation des femmes et des filles depuis 1995, ainsi que des progrès en matière de mortalité maternelle. Il salue l’augmentation du nombre de femmes au parlement et la diminution des lois discriminatoires.

Mais les bonnes nouvelles s’arrêtent là. Le secrétaire général a déploré les progrès limités accomplis à l’échelle mondiale vers les Objectifs de développement durable à l’horizon 2030. La « vision » de la conférence de Pékin reste « hors de portée », a-t-il déclaré. « Les normes sociales discriminatoires restent profondément ancrées dans toutes les institutions sociales – l’État, le marché, la religion, la communauté et la famille. »

Pire encore, a écrit le Secrétaire général Guterres, « le recul contre la santé et les droits sexuels et reproductifs… remet en cause les accords mondiaux de longue date et ne tient pas compte des connaissances bien établies sur ce qui fonctionne pour protéger la santé et le bien-être des femmes et des filles. »

Le discours sur un « retour de bâton » en matière d’égalité des sexes ou un « recul » des droits des femmes était omniprésent. Un rapport intitulé « Bilan des droits des femmes 30 ans après Pékin » utilisait le mot « retour de bâton » à dix reprises. ONU Femmes y affirmait que « les acteurs anti-droits sapent activement le consensus établi de longue date sur les questions clés relatives aux droits des femmes ».



« Contrecoup » et « résistance » ont été les thèmes principaux de nombreux événements à l’ordre du jour de la CSW. Les gouvernements du Danemark, de la Norvège, du Canada, de la Colombie, de la Suède et de la Tunisie ont organisé un événement conjoint sur le thème « Faire progresser le droit et l’accès à l’avortement : renforcer notre mouvement résilient ».

La Belgique et le Mexique ont parrainé un événement avec un organisme des Nations Unies chargé des droits de l’homme sur le thème « Répondre aux réactions négatives : aller de l’avant pour garantir les droits sexuels, reproductifs, sanitaires et du travail ». La Finlande et le Conseil nordique des ministres ont quant à eux parrainé un événement sur le thème « Transformer les réactions négatives en progrès ».

ONU Femmes a organisé un événement en réponse aux « graves réactions négatives à l’égard de l’autonomisation des femmes… et de la santé et des droits sexuels et reproductifs à travers le monde ».

Qui sont ces acteurs « anti-droits » qui s’opposent aux « droits des femmes » ? Les féministes qualifient d’« anti-droits » quiconque rejette leurs positions sur les droits sexuels, l’avortement et l’idéologie du genre . Les groupes pro-vie et pro-famille sont dans leur ligne de mire depuis des années.

Mais aujourd’hui, en ce qui concerne la gauche, le pire acteur « anti-droits » sur la scène mondiale est les États-Unis sous la nouvelle administration Trump.

Le fait que la politique américaine soit à nouveau pro-vie et pro-famille était le sujet le plus récurrent de la CSW. Sous le mandat du président Joe Biden , les États-Unis se sont rangés du côté de l’Union européenne, de la bureaucratie onusienne et des groupes féministes pour promouvoir l’avortement et l’idéologie du genre à chaque occasion . Mais ce n’est plus le cas. Même si la représentante Elise Stefanik n’a pas encore été confirmée au poste d’ambassadrice auprès de l’ONU, la délégation américaine a adopté une position ferme en faveur de la vie et s’est opposée à l’idéologie du genre .

Dans sa déclaration nationale devant la Commission, le représentant américain a déclaré : « Le gouvernement des États-Unis ne promouvra plus d’idéologies radicales qui remplacent les femmes par des hommes dans les espaces et les opportunités conçus pour elles. » Il s’agissait d’une vive réprimande adressée à l’administration Biden et à tous ceux qui militent pour « les femmes et les filles dans toute leur diversité », afin d’inclure les hommes et les garçons qui « s’identifient » comme femmes.

Les États-Unis combattront « l’idéologie sexiste malsaine et extrémiste », poursuit le communiqué. « En rejoignant la Déclaration du Consensus de Genève, nous avons démontré notre engagement en faveur de la santé des femmes, de la protection de la vie à tous les stades de la vie et de la défense de la famille en tant qu’unité fondamentale de la société. »

Ces promesses arrivent à point nommé.

Pendant trop longtemps, la gauche a présenté l’accès à l’avortement comme une condition préalable à l’autonomisation des femmes, la maternité comme un obstacle à leur réussite et le « genre » comme une identité subjective. Ces mensonges blessent les femmes et les filles. Trente ans après la conférence de Pékin, de plus en plus de personnes les ont perçus pour ce qu’ils sont : les euphémismes d’une idéologie dangereuse qui marginalise hommes, femmes et enfants. Il est temps que l’ONU, sous l’égide des États-Unis, réaffirme son engagement en faveur des femmes , de la vie et de la famille.

Note de LifeNews : Grace Melton est collaboratrice principale de la Fondation Heritage pour les questions sociales internationales. Elle fait partie du DeVos Center for Life, Religion, and Family, un centre de réflexion du groupe. Cette chronique a initialement été publiée dans le Daily Signal.

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Trump signe un décret visant à éliminer « l’idéologie clivante et raciale » des musées du Smithsonian

Le président Donald Trump a signé un décret visant à éliminer « l’influence d’une idéologie centrée sur la race et qui divise » des musées Smithsonian.

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L’ordre, signé jeudi, demande également au secrétaire à l’Intérieur Doug Burgum de déterminer si des « monuments publics, mémoriaux, statues, marqueurs ou propriétés similaires » ont été « supprimés ou modifiés pour perpétuer une fausse reconstruction de l’histoire américaine, minimiser de manière inappropriée la valeur de certains événements ou personnages historiques, ou inclure toute autre idéologie partisane inappropriée » pendant l’administration Biden.

Le décret exécutif stipule :

Autrefois largement respectée comme symbole de l’excellence américaine et icône mondiale de la réussite culturelle, la Smithsonian Institution a subi ces dernières années l’influence d’une idéologie clivante et raciale. Ce changement a favorisé des discours présentant les valeurs américaines et occidentales comme intrinsèquement néfastes et oppressives. Par exemple, le Smithsonian American Art Museum présente aujourd’hui « The Shape of Power: Stories of Race and American Sculpture », une exposition démontrant que « des sociétés, dont les États-Unis, ont utilisé la race pour établir et maintenir des systèmes de pouvoir, de privilèges et de privation de droits ». L’exposition affirme également que « la sculpture a été un puissant outil de promotion du racisme scientifique » et promeut l’idée que la race n’est pas une réalité biologique, mais une construction sociale, affirmant que « la race est une invention humaine ».

Le Musée national d’histoire et de culture afro-américaines a proclamé que le « travail acharné », l’« individualisme » et la « famille nucléaire » sont des aspects de la « culture blanche ». Le futur Musée d’histoire des femmes américaines du Smithsonian prévoit de célébrer les exploits des athlètes masculins participant au sport féminin. En voici quelques exemples.

Mon administration a pour politique de restaurer les sites fédéraux consacrés à l’histoire, notamment les parcs et les musées, pour en faire des monuments publics solennels et édifiants qui rappellent aux Américains notre héritage extraordinaire, nos progrès constants vers une Union plus parfaite et notre bilan inégalé en matière de liberté, de prospérité et d’épanouissement humain. Les musées de la capitale de notre pays doivent être des lieux où chacun se rend pour apprendre, et non pour être soumis à un endoctrinement idéologique ou à des récits clivants qui déforment notre histoire commune.



Pour faire avancer cette politique, nous allons redonner à la Smithsonian Institution sa place légitime en tant que symbole d’inspiration et de grandeur américaine – en stimulant l’imagination des jeunes esprits, en honorant la richesse de l’histoire et de l’innovation américaines et en inculquant la fierté dans le cœur de tous les Américains.

Trump a déclaré que le vice-président JD Vance dirigerait les efforts visant à restaurer le Smithsonian à son ancienne gloire.

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Le Royaume-Uni interdira les « épées de ninja » d’ici cet été

Le Royaume-Uni interdit encore plus de types de lames dans l’espoir de résoudre son problème de criminalité, les « épées ninja » étant la dernière forme de lame spécifique accusée d’être à l’origine de meurtres.

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Le Premier ministre britannique, Sir Keir Starmer, a affiché cette semaine un « engagement manifeste tenu » en annonçant l’interdiction de ce que le gouvernement appelle les « sabres ninja » dans le courant de l’année. À compter du 1er août, toute personne possédant une telle arme encourt une peine de six mois de prison, une peine qui sera ensuite portée à deux ans, a-t-on précisé.

Il s’agit d’une avancée majeure par rapport à la loi actuelle, qui distingue les épées – qui peuvent être des objets d’art – dans les collections privées, et le fait de les utiliser comme armes en public. D’ici l’interdiction, le gouvernement mettra en place un système de restitution des épées.

La définition du gouvernement, présentée dans son communiqué d’aujourd’hui, affirme qu’une « épée ninja » se caractérise, dans la « majorité » des cas, par une « lame de 35 à 60 cm dotée d’un tranchant droit et d’une pointe de type tanto ». Une pointe tanto est une pointe relativement peu profonde, semblable à un ciseau, conçue pour accroître l’efficacité de l’épée contre les adversaires en armure, contrairement aux pointes effilées, plus fragiles, qui peuvent se briser en cas d’utilisation agressive.



L’interdiction des « épées ninja » est le dernier exemple en date de la conviction du gouvernement britannique selon laquelle la disponibilité d’outils tels que les épées, voire les couteaux de cuisine, est à l’origine des crimes commis au couteau. Le gouvernement avait déjà interdit ce qu’il appelle les « couteaux zombies », une forme moderne de machette, généralement dotée d’un dos dentelé et de couleurs criardes.

Le Conseil national des chefs de police a déclaré, lors de l’interdiction des couteaux zombies, que « la réduction de l’accessibilité des armes mortelles et intimidantes est essentielle et nous mettons tout en œuvre pour réduire la facilité avec laquelle elles peuvent tomber entre de mauvaises mains ». Pourtant, la criminalité au couteau au Royaume-Uni est toujours en hausse . En réalité, elle n’a diminué qu’une seule année au cours de la dernière décennie, en 2020, année des confinements liés au coronavirus.

Le gouvernement britannique s’est également préoccupé de la disponibilité des couteaux après la tuerie de Southport. Le Premier ministre Sir Keir Starmer a fustigé le site de vente en ligne Amazon.com pour la vente de couteaux de cuisine , et les médias britanniques ont emboîté le pas. Au Royaume-Uni, une campagne soutenue par des célébrités vise même à interdire la vente de couteaux de cuisine pointus, affirmant que ce n’est pas nécessaire pour un cuisinier amateur lambda et qu’il suffit de les arrondir .

Nigel Farage, chef de file du Brexit et critique de cette approche, a réagi : « Starmer veut que nous abordions la question de savoir comment un adolescent de 17 ans a pu acheter un couteau en ligne. La vérité, c’est qu’il y a des armes du crime dans chaque tiroir de cuisine. Ce dont nous devrions parler, c’est de l’échec total à arrêter ce terroriste et de la dissimulation d’informations auxquelles le public avait droit. »

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« Nous vous traquerons » : le secrétaire du DHS prévient que les étrangers en situation irrégulière pourraient être envoyés en prison au Salvador.

Les criminels étrangers entrant illégalement aux États-Unis pourraient être expulsés vers la méga-prison du Salvador, a averti la secrétaire du Département de la sécurité intérieure, Kristi Noem, lors d’un voyage dans ce pays d’Amérique centrale.

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Crédit image : infowars composite

Lors d’une visite mercredi du célèbre centre de détention antiterroriste de haute sécurité (CECOT), Noem a discuté devant des centaines de membres du gang MS-13 incarcérés du partenariat des États-Unis avec le Salvador et a menacé les étrangers illégaux résidant actuellement aux États-Unis de les renvoyer en prison.

« Je tiens à remercier le Salvador et son président pour leur partenariat avec les États-Unis d’Amérique pour amener nos terroristes ici, les incarcérer ici et faire en sorte que les conséquences de la violence qu’ils ont perpétrée dans nos communautés soient prises en compte », a déclaré Noem.

« Je veux aussi que tout le monde sache : si vous venez illégalement dans notre pays, voici l’une des conséquences auxquelles vous pourriez faire face. » 

« Tout d’abord, n’entrez pas illégalement dans notre pays : vous serez expulsé et poursuivi. Mais sachez que ce dispositif fait partie de notre panoplie d’outils que nous utiliserons si vous commettez des crimes contre le peuple américain », a déclaré le secrétaire du DHS.



Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Noem a ajouté : « Le président Trump et moi-même avons un message clair à l’intention des clandestins criminels : PARTEZ MAINTENANT. Si vous ne partez pas, nous vous traquerons, vous arrêterons et vous pourriez finir dans cette prison salvadorienne. »

Le CECOT , qui abrite certains des membres de gangs les plus dangereux au monde, a permis la répression du crime salvadorien par le président Nayib Bukele en 2022, transformant son pays de l’un des plus dangereux à l’un des plus sûrs au monde.

Noem se rendra jeudi en Colombie pour rencontrer de hauts responsables colombiens ainsi que le président Gustavo Petro, avant de se rendre au Mexique vendredi pour s’entretenir avec la présidente Claudia Sheinbaum.

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Lire ou disparaître : la crise de l’écrit en Europe

La lecture de livres a perdu de son attrait pour les jeunes générations, ce qui rend difficile la transmission des valeurs culturelles qui ont fait la grandeur du Vieux Continent.

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Le mercredi 26 mars, le groupe de réflexion MCC Bruxelles a organisé un événement captivant intitulé « Redécouvrir le pouvoir de la lecture ». Cet événement, organisé à l’Institut Liszt de la capitale belge, a réuni de prestigieux universitaires de France, du Royaume-Uni et d’Allemagne, qui ont débattu des solutions pour remédier au déclin inquiétant de la lecture en Europe, notamment chez les jeunes générations.

Katalin Deme, chercheuse senior au MCC Bruxelles, a ouvert l’événement en soulignant que la crise actuelle transcende la numérisation et la pandémie de COVID-19, et l’a définie comme une crise culturelle qui affecte profondément la structure sociale. Deme a insisté sur la nécessité de se réapproprier la littérature classique et de la protéger contre l’avancée de la « cancel culture », une tendance qui, selon elle, appauvrit et limite les capacités critiques et morales des jeunes.

« La censure actuelle cherche à abolir les normes communes et à polariser les sociétés au nom de la diversité », a déclaré Deme, soulignant l’urgence de promouvoir des débats ouverts et pluralistes sur l’état de la culture de la lecture.

L’historienne française et correspondante à Paris d’ europeanconservative.com, Hélène de Lauzun, a souligné la valeur morale de la lecture, notamment pour les jeunes. Elle a soutenu que la littérature classique, bien que contenant des éléments que certains pourraient considérer comme immoraux, aborde les thèmes de la morale de manière pertinente et enrichissante pour les jeunes. Elle a vivement critiqué l’infantilisation et la simplification du contenu littéraire, prônant des œuvres qui favorisent une réflexion profonde et moralement équilibrée.

« Si les adultes ne lisent pas, les enfants ont peu de chances de le faire », a déclaré l’universitaire français, soulignant l’importance pour les parents de montrer l’exemple à la maison. De Lauzun a également ajouté que « le pouvoir des images est bien plus violent pour les jeunes esprits, alors que la lecture permet de développer l’imagination et la pensée abstraite. »



De son côté, Tim Black, chroniqueur britannique et rédacteur en chef du magazine Spiked , a constaté un paradoxe au Royaume-Uni aujourd’hui : si le niveau d’alphabétisation est élevé, le plaisir de lire a considérablement diminué, notamment chez les jeunes. Selon Black, ce phénomène résulte de la dévalorisation culturelle de la lecture, réduite à un simple outil fonctionnel de progrès économique.

« Nous perdons la vieille idée humaniste de la lecture comme moyen de découverte de soi et de développement personnel », a déclaré Black, notant que les élites culturelles ont sapé l’autorité et la pertinence des grandes œuvres littéraires, les dépouillant de leur valeur humaniste et les réduisant à de simples sources de controverse idéologique.

L’historien et spécialiste de littérature allemand Till Kinzel a souligné l’importance de favoriser une culture de la lecture dès la petite enfance grâce à des méthodes pratiques comme la lecture à voix haute. Kinzel a souligné que la lecture enrichit le vocabulaire, stimule l’imagination et contribue au développement des compétences abstraites essentielles à la vie adulte.

« Lire à voix haute et en silence crée un espace vital de tranquillité, de patience et de concentration, essentiel au développement intellectuel et émotionnel des enfants », a souligné le professeur. Kinzel a également proposé de consacrer « au moins 15 minutes par jour, à la fin de la journée scolaire, à la lecture silencieuse », soulignant que cette pratique pourrait aider les élèves à se détendre et à développer leur envie d’écouter et d’apprendre.

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L’audace sans bornes des mafias françaises de la drogue : tout est possible pour procurer de la drogue aux toxicomanes.

« Récemment, nous avons trouvé de la cocaïne dans une boîte de chocolats Ferrero Rocher, dans l’écran plat d’un ordinateur portable et même dans le ventre d’une statuette d’éléphant d’Afrique », peut-on lire dans un article du Figaro, détaillant les efforts déployés par les autorités françaises pour mettre fin au trafic de drogue incessant.

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Sur cette photo d’illustration, on peut voir une substance alcaloïde, de la cocaïne en poudre blanche, sur des billets en euros. Prise le 9 août 2023 à Bruxelles, en Belgique. (Photo : Jonathan Raa/NurPhoto via Getty Images)

Les douanes françaises expliquent au Figaro que pour arrêter des criminels toujours plus ingénieux, les autorités misent sur la technologie et multiplient les opérations en haute mer.

Le « tsunami blanc » de cocaïne déferle sur le pays comme jamais auparavant. Les quantités saisies sont stupéfiantes, comme en témoignent les 110,8 tonnes de drogue découvertes par les douanes en 2024, soit une hausse de 18 % en un an. Aujourd’hui, les « narcos » et leurs puissants réseaux redoublent d’imagination pour écouler la marchandise.

Avec 16 500 agents présents dans tous les ports, aéroports, gares et réseaux routiers du pays, les douanes sont en première ligne. Responsables de 70 % des saisies de drogue, elles livrent au Figaro un témoignage édifiant sur un secteur en pleine métamorphose. 

« Si le fret maritime international, via des conteneurs, reste le moyen de transport des plus grandes quantités, la route, traditionnellement réservée aux contrebandiers d’herbe et de résine de cannabis, est devenue depuis plusieurs mois un vecteur de plus en plus utilisé par les trafiquants de cocaïne », révèle Corinne Cléostrate, directrice adjointe des douanes, chargée de la lutte contre la fraude et les trafics.

Des analystes ont souligné que la « poudre » circule à travers le pays dans le sens sud-nord, « cachée » par des systèmes ingénieux. Le 10 février, par exemple, la brigade d’Hendaye a inspecté un pick-up suspect en provenance d’Espagne et censé être à destination de la Pologne. « Après avoir ouvert une trappe d’accès avec un pied-de-biche et découpé la remorque avec une meuleuse d’angle, nous avons découvert des pains de cocaïne dans les châssis, accessibles par des systèmes de cordes », explique un officier. Au total, 58 kilos de marchandises, d’une valeur de plus de 3,8 millions d’euros.

Une semaine plus tôt, au péage de Thun-l’Évêque, les agents des Hauts-de-France avaient intercepté 438 kilos de cocaïne dans un camion censé transporter des cosmétiques entre le Portugal et l’Allemagne. Là encore, les douaniers ont dû sortir le broyeur industriel pour accéder à la cache aménagée. « Il a fallu plusieurs heures pour arriver à la drogue », grimace un cadre. Le conducteur, un Roumain incohérent qui jonglait avec plusieurs téléphones, a été appréhendé avec une importante somme d’argent liquide.

« Nous sommes confrontés à un phénomène sans précédent », confirme la Direction des douanes. « Depuis la crise sanitaire, les organisations criminelles ont fait preuve d’une agilité particulière. Après une hausse spectaculaire des saisies de cocaïne en 2022-2023 dans les ports d’Europe du Nord, notamment en Belgique et aux Pays-Bas, où les autorités ont investi dans la technologie pour sécuriser leurs installations portuaires, nous constatons un effet de report vers les pays scandinaves ainsi que vers la France. » 

Particulièrement ciblée en raison du million de cocaïnomanes qui y vivent, la France est aussi le point de transit obligé des logisticiens venus d’Espagne pour livrer l’Italie, l’Allemagne, le Benelux ou encore l’Europe de l’Est, comme dans le cas de ce camion frigorifique arrêté par les douaniers alors qu’il faisait route vers la Roumanie avec 136 colis de cocaïne pesant 153 kilos et valant près de 10 millions d’euros.

« Dès qu’ils nous repèrent, les passeurs usent de détours et de subterfuges », grommelait un douanier. Pour échapper aux contrôles, ils usent d’une imagination débordante pour inventer de nouvelles cachettes. Sorties tout droit des esprits les plus fertiles, les « planques » découvertes sont dignes d’un concours Lépine du crime organisé. Par exemple, le 23 octobre, grâce au flair d’un chien des stupéfiants, la brigade des douanes de Bordeaux a extrait plus de 1,2 tonne de cannabis dissimulée dans 66 sommiers destinés à la Grande-Bretagne.

Un mois plus tard, des agents de Menton ont découvert 1,4 tonne de pollen de cannabis derrière des palmiers en pots et des sacs de terreau. Cette marchandise parfumée, d’une valeur de 14 millions d’euros et portée par la tendance « bio » très en vogue chez les consommateurs « bobos », devait être vendue en Italie. Au fil de l’opération, la drogue a été découverte dans les endroits les plus inattendus. 



Une visite aux douaniers de Chilly-Mazarin suffit à s’en convaincre : un peu déconcertés, ils ont trouvé de la cocaïne pure dans des coques de noix et d’arachides de Cayenne. « Une à une, chaque coque avait été retirée de son fruit avant d’être bourrée de poudre », raconte un agent, rappelant que ses collègues ont également intercepté 364 grammes de cocaïne dissimulés dans 364 boutons de veste rouge.

Dans le même bureau, les agents ont saisi plusieurs centaines de grammes de drogue dans des bouteilles de shampoing de Fort-de-France et de gros cigares brésiliens. Des sandwichs au haschisch, des patates douces ou encore des bougies religieuses remplies de « coca », cette poudre blanche déposée dans des bûches de bois évidées, des couvertures de livres de naissance, des boîtes de piments de Martinique… N’importe quel objet semble faire l’affaire.

« Récemment, nous avons trouvé de la cocaïne dans une boîte de chocolats Ferrero Rocher, dans l’écran plat d’un ordinateur portable et même dans le ventre d’une statuette d’éléphant d’Afrique », ajoute le chef des douanes, où l’on conserve un album photo qui en dit plus sur la créativité débridée des passeurs que sur le trafic de drogue. Cet inventaire pourrait faire sourire si la mort n’était pas au bout du chemin.

« Les bandes criminelles déploient des moyens colossaux au service d’une audace sans limite », insiste Corinne Cléostrate. « Lors des saisies, on découvre de plus en plus de brouilleurs d’ondes et de balises qui permettent de géolocaliser les cargaisons 24 heures sur 24. Cette logique commerciale garantit que la drogue est livrée en toute sécurité au port et que nous pouvons réagir immédiatement en cas de déroutement d’une cargaison. »

Les autorités ne cachent pas que la puissance financière des mafias de la drogue est telle qu’elles peuvent se permettre presque tout. Disposant de suffisamment d’argent pour corrompre dockers et fonctionnaires, elles disposent de véhicules de toutes tailles et d’un foisonnement de sociétés écrans. Selon certaines sources, les douaniers ont récemment démantelé une structure criminelle qui importait des conteneurs entiers de cocaïne vers la France, via une société d’exportation de fruits exotiques basée en Équateur. La « drogue », enfouie sous des cargaisons de bananes, était ensuite réceptionnée par des complices salariés dans les ports français.

De l’autre côté, les forces de l’ordre doivent lutter sans relâche pour rester à la hauteur. Mais le bras de fer mondial est parfois inégal. « Les réseaux ont une longueur d’avance sur nous, alors ça devient compliqué », soupire un officier spécialisé en privé. Une fois le tsunami arrivé en France, la traque est loin d’être terminée.

Outre les convois rapides, comptant jusqu’à sept ou huit véhicules « ouvreurs », « transporteurs » et « suiveurs », les trafiquants utilisent d’autres tactiques pour tromper la vigilance des douaniers, confie le directeur chargé de la lutte contre le trafic. Ils peuvent détourner l’attention avec une grosse voiture susceptible d’éveiller les soupçons, et faire passer la drogue dans une voiture plus ordinaire conduite par des personnes âgées ou de jeunes étudiants pour joindre les deux bouts.

Pour repérer les convois contaminés par la drogue parmi les millions de conteneurs et de colis expédiés par fret express, les douanes ont adopté une nouvelle technologie. Objectif ? Améliorer la détection grâce à des camions scanners mobiles, des mastodontes de 22 tonnes équipés de bras articulés et des drones capables de détecter les « transports transfrontaliers de marchandises interdites ».

« Notre veille technologique s’appuie sur l’intelligence artificielle et les dernières techniques de science des données, qui nous permettent de détecter les anomalies et les envois suspects », souligne Corinne Cléostrate. « La massification des flux de marchandises liée à l’essor du e-commerce se double de la stratégie des organisations criminelles, qui visent à saturer les contrôles en multipliant les envois. »

Sur le terrain, les saisies d’argent liquide se multiplient. Selon nos informations, un voyageur belge a récemment été interpellé à la gare du Nord en possession de 400 000 € en petites coupures. Le 15 mars, la brigade de Fréjus a découvert quelque 103 000 € en billets usagés, répartis en neuf liasses de 50, 20 et 10 euros et dissimulés dans une paire de chaussettes.

« Traquer la drogue ne suffit plus. Il faut suivre l’argent et étouffer l’économie souterraine des trafiquants », a déclaré Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics, citée par Le Figaro. « Chaque euro saisi, c’est moins de drogue sur nos territoires, dans nos villes et nos campagnes. » L’an dernier, les douanes ont saisi pas moins de 71,2 millions d’euros en espèces, principalement de l’argent sale issu du trafic et du blanchiment d’argent. Soit une augmentation de 20 millions en quatre ans. Mais la France doit encore changer de braquet pour endiguer l’hydre. « Nous sommes face à une criminalité véritablement internationale », déclare Corinne Cléostrate.

Très segmenté, un même réseau de cocaïne peut désormais inclure une organisation sud-américaine exportant vers l’Europe, relayée par des équipes balkaniques, notamment serbes et albanaises, chargées de la logistique, ainsi que des gangs afro-maghrébins des cités, qui assurent les livraisons du dernier kilomètre et approvisionnent les points où la poudre s’échange autour de 60 euros le gramme.

Soucieux de frapper fort, avant que la drogue n’inonde le pays, les garde-côtes des douanes harponnent les cargaisons en haute mer, comme les 573 kilos de cocaïne saisis en juin dernier aux Antilles, ou les 4 tonnes retrouvées quatre mois plus tard dans un cargo tanzanien, à plus de 300 kilomètres au nord-est des îles Canaries. À peine ébranlés par ces coups durs, les barons de la drogue poursuivent leurs expéditions avec un incroyable sentiment d’impunité. La plus grosse saisie jamais réalisée en France remonte au début du mois, lorsque dix tonnes de cocaïne ont été retrouvées empilées dans des cartons dans un conteneur de vingt pieds dans le port de Dunkerque.

« Ils n’ont même pas cherché à dissimuler la marchandise, pourtant estimée à 400 millions d’euros », confie un douanier, un peu interloqué. N’hésitant pas à tester la commercialisation de nouveaux produits, comme la redoutable « cocaïne rose », aussi appelée « Pink C » ou « Pink Panther », pour en renforcer l’attrait, les marchands de mort prospèrent grâce à la complicité coupable des consommateurs. 

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Le guide « Langage inclusif » de l’Université d’État de Washington décourage l’utilisation de termes tels que « armée », « militaire »

Une université publique de Pullman, dans l’État de Washington, propose des directives sur le « langage inclusif » à ses membres de la communauté afin de promouvoir la « sensibilité » et le « respect des différences entre les personnes ».
« Accident (pour violence liée à la guerre) », « Armée (comme terme générique pour militaire) » et « militaire » sont déconseillés dans la liste des « Termes à éviter ».

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Claire Harrington , promotion 2025 | Correspondante en Virginie 26 mars 2025, 16h30 HE

Une université publique de Pullman, dans l’État de Washington, propose des directives de « langage inclusif » à ses membres de la communauté afin de promouvoir la « sensibilité » et le « respect des différences entre les personnes ». 

Le site Web de l’Université d’État de Washington contient le Guide du langage inclusif , avec l’intention que tout le contenu écrit académique ne contienne pas de mots, de phrases ou de tons qui pourraient être interprétés comme « offensants » ou « excluant des personnes » en raison de leur identité. 

L’Université d’État de Washington impose des restrictions concernant le statut d’ancien combattant. Les mentions « accident (pour violence liée à la guerre) », « armée (au sens générique du terme militaire) » et « militaire » sont déconseillées dans la liste des « termes à éviter ». 

L’Université d’État de Washington conseille également sur le langage relatif à l’âge. Le Guide du langage inclusif recommande d’éviter les termes « personnes âgées », « vieux » et « enfants », qui doivent être remplacés par « adultes âgés », « personnes âgées », « jeunes » et « seniors ».

[EN RELATION : Cal State East Bay a un guide sur le langage éveillé et met en garde contre l’utilisation de termes « non inclusifs » comme « civilisé », « étranger en situation irrégulière », « autochtone »]



« L’âge d’une personne ne doit être mentionné que lorsque cela est pertinent à la situation », indique la page Web, expliquant que l’âge ne doit être inclus que dans des circonstances particulières lorsque cela est absolument nécessaire. 

L’université impose également des restrictions sur les termes sexistes. Des termes comme « mamans et papas », « il/elle », « humanité », « étudiant de première année » et « étudiants de dernière année » sont tous déconseillés. 

L’Université d’État de Washington souligne également le statut d’incarcération. Le guide met en garde contre la mention du statut d’incarcération passé ou présent, ainsi que contre les termes qui définissent les personnes par leurs crimes et leurs peines, tels que « criminel », « détenu », « délinquant », « condamné » et « ex-détenu/ex-détenu ».

La liste s’étend également aux relations amoureuses, où les termes « mari/femme » et « petit ami/petite amie » sont à éviter au profit de « conjoint » et « partenaire ». 

[EN RELATION : L’administration Trump supprime du gouvernement des termes éveillés comme « Latinx », « personnes enceintes »]

L’origine nationale est également mentionnée, et les termes « immigrant illégal », « étranger », « pays développé » et « pays du tiers monde » sont également déconseillés. Le site rappelle aux lecteurs de « se rappeler que ce sont les actions, et non les personnes, qui sont illégales ».

L’utilisation de guides de « langage inclusif » pour les étudiants et les professeurs n’est pas nouvelle dans l’enseignement supérieur. 

L’Université de Boston , par exemple, décourage l’utilisation de mots genrés tels que « humanité », « membre du Congrès » et « ancêtres » au profit de termes « neutres ». 

L’Université d’État de Californie, East Bay , comme l’a déjà indiqué Campus Reform , dispose également d’un guide linguistique qui interdit l’utilisation de mots comme « civilisé » et « sauvage » en raison d’une prétendue discrimination envers les Amérindiens. 

Campus Reform a contacté l’Université d’État de Washington pour recueillir ses commentaires. Cet article sera mis à jour en conséquence.


Auteur

Claire Harrington ’25

Correspondant de Virginie

Claire est une Texane d’origine qui étudie les sciences politiques à l’Université Liberty. Passionnée d’histoire, de culture hispanique et de l’exceptionnalisme américain, elle défend avec ferveur les valeurs chrétiennes et conservatrices où qu’elle soit.

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Paris : Une fausse avocate soupçonnée de multiples vols arrêtée en plein procès Sarkozy

Une fausse avocate de 30 ans a été interpellée jeudi au tribunal de Paris en pleine tentative de vols. Déjà condamnée pour des faits similaires, cette femme qui est étudiante en droit est soupçonnée d’avoir commis au moins cinq vols d’argent liquide ces dernières semaines, au préjudice de cinq vrais avocats.

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Laura Y. a été interpellée au tribunal de Paris ce jeudi.

Elle pensait pouvoir passer inaperçue mais a fini par être arrêtée la main dans le sac. Une fausse avocate âgée de 30 ans a été interpellée au tribunal de Paris ce jeudi en milieu d’après-midi, alors qu’elle tentait de voler des téléphones appartenant aux avocats des parties civiles, dans la salle du procès où est actuellement jugé l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, a-t-on appris de sources proches de l’affaire, confirmant une information de Paris Match. La trentenaire de nationalité française est soupçonnée d’avoir commis au moins cinq vols ces dernières semaines, en se faisant passer pour une avocate.

« Une avocate lui reprochait d’avoir fouillé dans son sac à main », confirme le parquet de Paris. « Alors que la suspecte s’était elle-même présentée comme une consœur venue assister à l’audience, il s’est avéré qu’elle n’était qu’étudiante en droit, par ailleurs déjà condamnée pour vol ».



« D’autres avocats ont dénoncé des vols de numéraire », ajoute le parquet de Paris. Selon nos informations, cette fausse avocate est soupçonnée d’un vol de 2600 euros le 14 février, d’un autre de 500 euros le 19 mars, et un troisième de 100 euros ce mercredi. Un quatrième vol de 500 euros a été recensé, ainsi qu’un cinquième, cette fois au tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis).

Elle était «toujours extrêmement souriante et sympathique»

La suspecte utilisait à chaque fois le même mode opératoire. « Elle se présentait aux audiences en robe d’avocat, toujours extrêmement souriante et sympathique », confie une source proche de l’affaire, à nos confrères. Plusieurs avocats se sont rendus compte qu’ils s’étaient fait voler de l’argent liquide après avoir été abordés par la suspecte, et ont déposé plainte.

Les informations ont circulé ces derniers jours sur les groupes WhatsApp des avocats du barreau de Paris, qui avaient constaté que la suspecte ne plaidait jamais. Une description détaillée de la voleuse avait été publiée, afin de prévenir de nouveaux larcins. La trentenaire, Laura Y., a finalement été arrêtée lors d’une suspension de séance, alors qu’elle venait d’être repérée et pris en filature par plusieurs avocats.

Elle a été placée en garde à vue dans les locaux du commissariat du XVIIe arrondissement. « Une enquête est ouverte pour port de costume réglementé par l’autorité publique afin de préparer ou faciliter la commission d’un crime ou d’un délit et tentative de vol (délit puni de 3 ans d’emprisonnement) », souligne le parquet.

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