Robert De Niro recevra une Palme d’or d’honneur

L’acteur sera présent lors de la cérémonie d’ouverture de cette 78e édition pour accepter son prix. Il donnera également une masterclass le lendemain.

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Robert de Niro, acteur américain de légende («Taxi Driver», «Les affranchis», «Le parrain 2») recevra une Palme d’or d’honneur lors de la cérémonie d’ouverture du 78e Festival de Cannes (13-24 mai), ont annoncé lundi les organisateurs.

«J’ai des sentiments très forts pour le Festival de Cannes. Surtout aujourd’hui, alors que tant de choses dans le monde nous séparent, Cannes nous rassemble. C’est comme si nous revenions à la maison», commente l’acteur de 81 ans dans un communiqué du Festival.

Quatorze ans après avoir présidé le jury en 2011, l’acteur, réalisateur et producteur sera célébré pour l’ensemble de sa carrière, marquée par des rôles devenus cultes dont une collaboration légendaire avec Martin Scorsese notamment dans «Taxi Driver», Palme d’or en 1976.

«Un mythe du cinéma»

«Il est des visages qui se substituent au 7e art et des répliques qui marquent la cinéphilie à jamais», souligne le communiqué du Festival, qui salue «un mythe du cinéma» dont le jeu «affleure dans la douceur d’un sourire ou la dureté d’un regard».

Révélé dans les films de Brian De Palma à la fin des années 1960, Robert De Niro entre dans l’histoire en incarnant Vito Corleone dans «Le Parrain 2e partie» de Francis Ford Coppola (1974), un rôle qui lui vaut l’Oscar du meilleur second rôle.

«Du petit voyou au grand mafieux», écrit encore le Festival, «De Niro n’aura de cesse de prêter son autorité naturelle à des figures de la mafia italo-américaine», jusqu’à en faire une de ses signatures.

Oscar du meilleur acteur pour «Raging Bull», acteur principal de deux Palmes d’or («Taxi Driver» et «Mission»), fondateur du TriBeCa Film Festival à New York, Robert De Niro a aussi su se réinventer dans la comédie («Mon beau-père et moi») ou des seconds rôles plus sombres («Joker»).

Il donnera une masterclass aux festivaliers le 14 mai. Sa dernière apparition sur la Croisette remonte au printemps 2023 avec le film «Killers of the Flower Moon» de son acolyte Martin Scorsese.

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«Ces pays nous appellent pour nous lécher le cul», dit Trump

Le président américain s’est félicité que des dizaines d’États «fassent tout» pour trouver un accord avec Washington.

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Et pendant ce temps, Donald Trump joue au golf… AFP

Le président des Etats-Unis Donald Trump impose depuis mercredi matin à des dizaines de partenaires commerciaux une nouvelle salve de droits de douane à l’importation, dont un taux monumental de plus de 100% à la Chine, provoquant une forte poussée de fièvre entre les deux premières puissances mondiales.

Cette surtaxe supplémentaire — par exemple de 20% pour l’Union européenne — a fait replonger les Bourses en Asie.

Pour la Chine, la Maison Blanche a rendu public un décret présidentiel «amendé» faisant grimper de «34%» à «84%» la taxation qui sera perçue par Washington sur les importations en provenance de Pékin.

Si on y ajoute les 20% déjà en vigueur, cela porte à 104% le taux imposé à la Chine depuis 4h GMT. Un niveau totalement prohibitif.

«La Chine n’acceptera jamais cela», avait menacé mardi un porte-parole du ministère du Commerce, après que la deuxième puissance mondiale eut répliqué par une hausse de 34 points de ses droits de douane sur les produits importés des Etats-Unis à compter de jeudi.

Affolement

Malgré un léger rebond mardi soir, les marchés boursiers sur toute la planète sont affolés par la guerre commerciale mondiale que Donald Trump a déclenchée.

Vers 2h30 GMT, l’indice vedette Nikkei à Tokyo s’est enfoncé de 2,62%, après avoir lâché jusqu’à 3,5%.

A Séoul, l’indice Kospi a reculé de 0,6%. La Bourse de Sydney a baissé de 0,84%, celle de Taipei de 2%. Les places chinoises souffrent également -2% à Hong Kong, -0,86% à Shanghai et -1% à Shenzhen.

Le pétrole a accéléré son plongeon – au plus bas depuis quatre ans autour de 60 dollars le baril – et le won sud-coréen a glissé jusqu’à un niveau jamais atteint depuis 2009.



La Corée du Sud est très dépendante de ses exportations, surtout pour ses automobiles qui se vendent énormément sur l’immense marché de son allié américain.

En urgence, Séoul a annoncé mercredi une aide de deux milliards de dollars pour soutenir ses constructeurs, à la suite de l’imposition d’une taxation américaine supplémentaire de 25%.

Première banque centrale à agir contre les droits de douane, l’institution de la Nouvelle-Zélande a réduit ses taux d’intérêt de 25 points de base à 3,5%

A l’échelle mondiale, une première salve de droits de douane de +10% était entrée en vigueur samedi sur l’ensemble des importations des Etats-Unis.

A l’exception des 104% contre la Chine, la nouvelle surtaxe américaine depuis 4h GMT frappe quelque 60 partenaires commerciaux avec un taux allant de 11% à 50%, comme l’UE à 20% ou le Vietnam à 46%.

Face à la panique boursière, M. Trump se veut rassurant.

Il a promis mardi soir «des accords sur mesure, pas du prêt-à-porter, mais de la haute couture», d’abord avec les alliés militaires de l’Amérique, Japon et Corée du Sud en tête.

Lors d’un dîner avec des caciques du Parti républicain, le milliardaire conservateur qui bouleverse l’ordre économique libéral mondial s’est félicité que des dizaines d’États – y compris Pékin d’après lui – «fassent tout» pour trouver un accord Washington.

«Lécher le cul»

«Ces pays nous appellent pour nous lécher le cul», a-t-il plastronné sans honte.

Pour l’UE, première partenaire commerciale des États-Unis, la présidente de la Commission Ursula von der Leyen a exhorté à «éviter l’escalade», lors d’un entretien téléphonique avec le Premier ministre chinois Li Qiang.

Tout en plaidant pour «une résolution négociée».

L’UE devrait présenter sa réponse «en début de semaine prochaine», selon un porte-parole. Mais selon une liste consultée par l’AFP, le bourbon ne sera pas concerné par la surtaxe de 25% que Bruxelles propose d’imposer sur des produits américains.

Pour le président français Emmanuel Macron, «l’objectif est d’arriver à une situation où le président Trump revienne sur sa décision».

Considérée comme plus proche de Donald Trump, la Première ministre italienne d’extrême droite Giorgia Meloni a annoncé mardi soir qu’elle se rendrait à Washington le 17 avril.

Après un rebond des places mondiales mardi, l’indice Dow Jones avait terminé en baisse de 0,84%. Paris avait auparavant regagné 2,50%, Londres 2,71% et Tokyo 6,02%.

Alors que le yuan «offshore», la monnaie chinoise circulant hors du pays, est tombé à son plus bas niveau depuis 2010, la guerre commerciale pourrait saper l’économie mondiale, avec des risques d’inflation, de chômage et de baisse de croissance, avertissent des analystes.

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est dit «particulièrement inquiet pour les pays en développement les plus vulnérables sur lesquels les impacts seront plus dévastateurs».

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Application de rencontre : attention, des pédophiles ciblent les mères célibataires

Les mères célibataires doivent faire preuve de vigilance sur les applications de rencontre alors qu’une étude aurait révélé que 66 % des hommes ayant commis des abus sexuels sur des enfants utiliseraient ces plateformes, dont 22 % quotidiennement.  

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«Nos résultats démontrent clairement que les applications de rencontre manquent de mesures adéquates de protection de l’enfance et que les failles sont exploitées par les agresseurs pour cibler les parents célibataires et leurs enfants», a indiqué le professeur Michael Salter, coauteur du rapport, selon «The Independent» mercredi. 

L’étude, menée par l’Institut mondial pour la sécurité des enfants Childlight, aurait ainsi révélé que les mères célibataires seraient particulièrement à risque d’être approchées par un pédophile sur un site de rencontre alors que ces derniers profiteraient du manque de surveillance pour entrer en contact avec de potentielles victimes. 

Les hommes qui commettent des abus sexuels sur des enfants seraient par ailleurs quatre fois plus susceptibles d’utiliser des sites de rencontre que les non-agresseurs, a relevé le média britannique. 

Parmi 5000 hommes interrogés au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Australie dans le cadre de l’étude, 11,5 % auraient admis avoir des sentiments sexuels envers des enfants, alors que 11 % auraient avoué avoir commis des infractions sur des mineurs, selon «The Independent». 



«Il n’y a aucune raison pourquoi les méthodes robustes d’identification qu’on utilise dans d’autres secteurs, comme auprès des banques et des jeux d’argent, ne sont pas adoptées par les plateformes d’applications de rencontre», a poursuivi le coauteur, également directeur du Childlight East Asia and Pacific Hub à l’Université de Nouvelle-Galles du Sud. 

Qui plus est, 12 % des utilisateurs auraient reçu des demandes visant à faciliter l’abus sexuel de mineurs – bien souvent leurs propres enfants – au travers d’une application de rencontre, selon une étude distincte de l’Institut australien de criminologie.

«De même, il existe toute une gamme d’outils et de systèmes d’IA capables de signaler les mots et les conversations problématiques qui peuvent et doivent être utilisés», a-t-il martelé. 

Le rapport, intitulé «Swipe Wrong» («Mauvais swipe» en français, en référence à l’action de «swiper» à droite ou à gauche pour choisir ou rejeter un partenaire), vise à mettre en garde contre l’exploitation sexuelle des mineurs, qui est devenue une véritable pandémie avec plus de 300 millions de victimes chaque année, selon le média britannique. 

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Un candidat à la présidentielle française suscite un tollé avec son idée d’expulser des migrants vers une île isolée

PARIS, 9 avril (Reuters) – Le candidat à l’élection présidentielle française Laurent Wauquiez a provoqué un tollé en France, y compris au sein de son propre camp conservateur, pour avoir suggéré d’envoyer des migrants en attente d’expulsion vers l’île isolée de Saint-Pierre-et-Miquelon, au large des côtes canadiennes.

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Wauquiez fait partie d’un groupe dense de prétendants potentiels au ticket conservateur lors de la prochaine élection présidentielle de 2027, dont beaucoup se disputent la ligne la plus dure sur l’immigration pour rattraper le Rassemblement national d’extrême droite .

La proposition de Wauquiez, chef du parti Les Républicains à la Chambre des représentants, faite dans une interview en première page du magazine JDNews, a provoqué la consternation en France, y compris au sein du gouvernement que son parti soutient et au sein de son camp.

« Aucun territoire français ne mérite d’être traité comme une zone de relégation », a déclaré Manuel Valls, ancien Premier ministre aujourd’hui en charge des territoires d’outre-mer dans le gouvernement de François Bayrou. « L’exil forcé est la méthode d’un colonisateur, pas celle d’un élu de la République française », a-t-il ajouté.

Saint-Pierre-et-Miquelon est un archipel sous domination française, peu peuplé, situé au large des côtes du nord du Canada. Bien qu’appartenant à la France, les îles restent en dehors de l’espace Schengen.

La question des migrants illégaux dont l’expulsion a été ordonnée mais qui se trouvent toujours en France est devenue un débat brûlant en France.

L’extrême droite s’est emparée de la question de l’incapacité des autorités à mettre en œuvre de nombreuses ordonnances d’expulsion dites OQTF – comme un signe de faiblesse de l’État français.

Cependant, même la dirigeante d’extrême droite Marine Le Pen a critiqué l’idée de Wauquiez.« La place des OQTF est dans leur pays, certainement pas sur le territoire français. Les Saint-Pierre-et-Miquelonais ne sont pas des citoyens de seconde zone », a-t-elle déclaré sur X.

Certains membres du parti de Wauquiez ont déclaré que sa proposition le disqualifiait comme candidat potentiel à la présidentielle. Une primaire est prévue le 17 mai, avec un éventuel second tour le 25 mai.« Beaucoup d’entre nous ont pensé qu’il s’agissait de fausses informations », a déclaré un député conservateur à Reuters sous couvert d’anonymat. « Cela montre qu’il ne recule devant rien, même les propositions les plus extrêmes. »



D’autres pays européens ont étudié des projets de transport de migrants à l’étranger. Le gouvernement italien a élaboré des plans visant à envoyer des migrants illégaux dans des camps en Albanie, suscitant des comparaisons avec le projet avorté britannique d’envoyer des demandeurs d’asile au Rwanda.

Wauquiez a réitéré son plan mercredi. « Tous les dangereux OQTF vers Saint-Pierre-et-Miquelon. Je maintiens mes positions », a-t-il déclaré sur X.

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Le Sénat enquête sur Meta concernant une collaboration présumée avec la Chine et le projet de censure « Aldrin »

Une décennie de relations amoureuses avec Pékin menace de révéler les ambitions les plus secrètes de la Silicon Valley.

3–4 minutes

Les législateurs américains ont ouvert une enquête sur Meta Platforms suite à des allégations de longue date selon lesquelles la société aurait exploré des moyens de collaborer avec le gouvernement chinois afin de pénétrer le marché numérique fortement restreint du pays.

La sous-commission permanente des enquêtes du Sénat exige des documents et des communications internes datant de plus d’une décennie, y compris ceux liés à des efforts qui auraient impliqué des mécanismes de censure conçus pour se conformer aux exigences de Pékin.

L’enquête, annoncée mardi, est menée par le sénateur Ron Johnson, avec le soutien des sénateurs Richard Blumenthal et Josh Hawley. Dans une requête officielle adressée au PDG Mark Zuckerberg, les sénateurs demandent à Meta de lui remettre des documents d’ici le 21 avril. L’enquête porte sur toutes les interactions entre Meta et les responsables chinois, ainsi que sur les discussions de l’entreprise concernant ses stratégies d’entrée sur le marché.

Lettre du Comité sénatorial américain de la sécurité intérieure et des affaires gouvernementales, datée du 1er avril 2025, adressée à M. Mark Zuckerberg, PDG de Meta Platforms, Inc. Cette lettre, envoyée par courriel, fait état d'une enquête sur le développement présumé par Meta d'outils de censure destinés au Parti communiste chinois (PCC) pour pénétrer le marché chinois. Elle fait référence à des articles tirés du livre « Careless People » de Sarah Wynn-Williams et demande des informations avant le 21 avril 2025.
Nous avons obtenu une copie de la lettre complète pour vous ici .

Ce regain d’attention fait suite aux révélations publiées dans Careless People, les mémoires de Sarah Wynn-Williams, ancienne dirigeante de Facebook. L’ouvrage décrit une initiative secrète prétendument menée par Meta, appelée en interne « Projet Aldrin », qui aurait été élaborée en 2014 dans le cadre d’un plan triennal visant à établir une présence en Chine. Selon la lettre du Sénat, les documents internes de Meta examinés par la sous-commission corroborent le récit de Wynn-Williams.

Parmi les documents recherchés figurent des informations sur les filiales de Meta liées à la Chine, les lancements d’applications dans le pays, notamment des plateformes comme Colorful Balloons, Flash, Boomerang et MSQRD, ainsi que toute action entreprise par l’entreprise pour supprimer ou retirer du contenu à la demande de gouvernements étrangers. Les législateurs enquêtent également sur la tentative abandonnée de Meta d’établir un câble de données sous-marin reliant la Californie à Hong Kong.

Meta a fermement démenti ces allégations, les jugeant obsolètes et peu fiables. « Tout cela est imputable à un employé licencié il y a huit ans pour mauvaise performance. Nous n’exploitons plus nos services en Chine aujourd’hui. Ce n’est un secret pour personne que nous étions intéressés par cette initiative dans le cadre des efforts de Facebook pour connecter le monde », a déclaré un porte-parole de Meta. « Nous avons finalement décidé de ne pas donner suite aux idées que nous avions explorées, annoncées par Mark Zuckerberg en 2019. »

Malgré ces affirmations, le sénateur Blumenthal a déclaré que les documents internes examinés par la sous-commission suscitent de profondes inquiétudes. « Les documents alarmants des lanceurs d’alerte examinés par la sous-commission dressent un portrait accablant d’une entreprise qui censurerait, dissimulerait et tromperait pour accéder au marché chinois », a-t-il déclaré.

Les démarches juridiques de Meta pour faire taire Wynn-Williams ont alimenté la controverse. Le jour même de la publication de Careless People, l’entreprise a déposé une demande d’arbitrage, invoquant un accord volontaire de non-dénigrement qu’elle avait signé lors de son départ. Dans les 24 heures, un arbitre a émis une ordonnance de non-publication temporaire lui interdisant de tenir des « commentaires désobligeants, critiques ou autrement préjudiciables » à l’égard de Meta et de promouvoir le livre.

L’équipe juridique de Wynn-Williams a depuis fait pression pour faire annuler cette décision, arguant que l’ordonnance l’empêchait de répondre aux demandes de renseignements des membres du Congrès et des gouvernements étrangers. Ses avocats affirment que le silence imposé par l’arbitrage empêche l’accès à des témoignages clés sur le comportement des entreprises, qui ont des implications concrètes en matière de politique publique. Meta, pour sa part, a affirmé ne pas avoir l’intention de porter atteinte à ses droits.

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Verdict Le Pen : la justification, les critiques et la politique

Le leader populiste s’est vu interdire de se présenter aux élections pendant cinq ans, ce qui a suscité des accusations de guerre juridique de la part de certains conservateurs et partisans.

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Marine Le Pen, présidente du groupe parlementaire du Rassemblement national (RN), pose avant une interview au journal télévisé du soir de TF1, à Boulogne-Billancourt, près de Paris, le 31 mars 2025. Thomas Samson/Pool/AFP via Getty Images

Analyse de l’actualité

Le verdict rendu le 31 mars par le tribunal correctionnel de Paris a suscité de vives réactions sur la scène politique française. Marine Le Pen, figure emblématique de la droite nationaliste et triple candidate à la présidentielle, a été condamnée dans une longue affaire impliquant l’utilisation par son parti de fonds du Parlement européen pour rémunérer des assistants. Ce jugement lui interdit de se présenter à l’élection présidentielle de 2027.

Pour la première fois depuis 1981, le nom de Le Pen pourrait être totalement absent du scrutin.

Le verdict du tribunal de Paris contre Marine Le Pen a eu des répercussions au-delà des frontières françaises, suscitant des critiques internationales de la part de dirigeants conservateurs de premier plan, notamment le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, le Premier ministre italien Giorgia Meloni et le président américain Donald Trump.

Trump, écrivant sur sa plateforme de médias sociaux Truth Social, a offert son soutien sans équivoque le 4 avril.

« Libérez Marine Le Pen ! » a-t-il écrit en majuscules.

Au cœur de l’affaire se trouve l’utilisation de fonds du Parlement européen pour rémunérer des collaborateurs du Rassemblement national (RN), des députés européens et du parti lui-même. Le tribunal a qualifié l’affaire de détournement de fonds, tout en reconnaissant l’absence d’enrichissement personnel.

Marine Le Pen et 21 coaccusés ont été reconnus coupables par le tribunal de première instance. Elle a été condamnée à quatre ans de prison, dont deux avec sursis, à purger hors de prison sous surveillance électronique, ainsi qu’à une interdiction d’exercer une fonction publique pendant cinq ans, avec effet immédiat.

Marine Le Pen a dénoncé cette décision, la qualifiant de politiquement motivée. Le soir même, sur TF1, elle a déclaré : « L’État de droit a été totalement bafoué. »

Le lendemain, elle est allée plus loin, qualifiant cette décision de « bombe nucléaire » destinée à rayer sa candidature de la carte.

Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a dénoncé ce qu’il a qualifié de « tyrannie des juges rouges ». Bardella et Le Pen affirment tous deux que l’affaire ne relève pas d’un détournement de fonds, mais d’un « différend administratif ».Le tribunal a rejeté cette défense , déclarant qu’il ne s’agissait pas d’erreurs administratives ou d’une mauvaise compréhension par les députés de règles européennes confuses.



Le premier vice-président du Rassemblement national, Louis Aliot, et l’ancien trésorier du parti, Wallerand de Saint-Just, tous deux co-accusés, ont déclaré qu’ils maintenaient leur défense de Le Pen.

« Il ne s’agit pas d’un détournement de fonds, mais d’un litige administratif », a déclaré Aliot à Epoch Times. « Si le Parlement européen nous avait clairement dit : « Vous ne pouvez pas faire ça », nous aurions évidemment agi différemment. »

Aliot a déclaré que les règles régissant les assistants parlementaires avaient changé à plusieurs reprises au cours de huit législatures, brouillant la frontière entre les activités du parti et les fonctions parlementaires.

« Tous les autres partis politiques ont agi de la même manière au cours des dernières décennies », a-t-il ajouté. « Le tribunal aurait dû en tenir compte. Il ne l’a pas fait. »

Les juges, pour leur part, ont rejeté toute suggestion de bonne foi. Dans leur décision, ils ont conclu que le Rassemblement national s’était livré à « un détournement de fonds dans le cadre d’un système mis en place pour alléger le fardeau financier du parti ». Les accusés ont fait appel de ce verdict.

Des participants se tiennent devant des affiches lors d'un rassemblement de soutien à la présidente du groupe parlementaire du Rassemblement national, Marine Le Pen, après sa condamnation pour un système de faux emplois au Parlement européen, à Marseille, le 5 avril 2025. (Clément Mahoudeau/AFP via Getty Images)
Des participants se tiennent devant des affiches lors d’un rassemblement de soutien à la présidente du groupe parlementaire du Rassemblement national, Marine Le Pen, après sa condamnation pour un système de faux emplois au Parlement européen, à Marseille, le 5 avril 2025. Clément Mahoudeau/AFP via Getty Images

Bayrou « en difficulté »

Au-delà du fond de l’affaire, la question la plus controversée en France porte sur la décision de la Cour d’appliquer l’inéligibilité immédiate de Marine Le Pen à toute fonction publique par une mesure dite d’exécution provisoire. Cette décision, qui l’empêche de se présenter à l’élection présidentielle de 2027 avant la fin de la procédure d’appel, est perçue, notamment à droite, comme politiquement motivée.

Dans toute la droite française, des personnalités politiques, depuis Éric Zemmour (Reconquête) et Éric Ciotti (UDR) jusqu’à Laurent Wauquiez (Les Républicains), ont exprimé leur vive indignation face à la décision d’appliquer la peine à titre provisoire.

« Ce n’est pas aux juges de décider pour qui le peuple doit voter », a déclaré Zemmour dans une publication sur les réseaux sociaux le 31 mars. « Je regrette que les politiciens aient accordé un pouvoir aussi excessif au pouvoir judiciaire. Il faudra tout changer. »Du côté présidentiel, le Premier ministre français François Bayrou a exprimé son malaise , se disant « troublé » par la décision du tribunal. Bayrou et son parti, le Mouvement démocrate (MoDem), sont impliqués dans une affaire similaire. Le 5 février, le tribunal de Paris a acquitté le président du MoDem, invoquant un « manque de preuves ». Le parquet a depuis fait appel de la décision.

Le chef du parti d’extrême gauche La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, est également mis en examen pour détournement présumé de fonds d’assistants parlementaires européens.

Les inquiétudes de Bayrou n’ont pas trouvé d’écho au sein du camp politique du président français Emmanuel Macron.

« Lorsqu’un élu est condamné pour détournement de fonds publics, l’inéligibilité est automatique. C’est la loi. Lorsqu’il existe un risque de récidive (ce qui est le cas lorsque le prévenu nie avoir commis l’infraction), l’exécution provisoire est prononcée. C’est la loi », a écrit le député Sacha Houlié sur X.

Les propos de Bayrou ont également été vivement critiqués par le chef du Parti socialiste Olivier Faure, qui s’est dit « troublé par les perturbations du Premier ministre », déplorant que « le respect de la loi, de l’État de droit et de la séparation des pouvoirs ne soient plus à l’ordre du jour du gouvernement ».Ce point de vue a été repris par le juriste Paul Cassia, professeur de droit et président de l’association française anticorruption Anticor. Dans une tribune publiée dans Le Monde, il a soutenu que la Cour justifiait le « caractère proportionné » de sa décision. Il a également déclaré qu’une candidature présidentielle « ne saurait, en soi, constituer un privilège ou un symbole d’immunité… sauf à méconnaître le principe d’égalité de traitement devant la loi ».

Certains juristes contestent cette interprétation. Ils soutiennent que la décision de la Cour viole la présomption d’innocence, consacrée par l’article 9 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. En droit français, la révocation des droits civiques n’est généralement prononcée qu’après l’épuisement des voies de recours. Le Pen, soulignent-ils, demeure la candidate favorite à l’élection présidentielle de 2027, ce qui rend l’application immédiate de l’inéligibilité particulièrement lourde de conséquences et, à leurs yeux, disproportionnée.

Les critiques pointent également du doigt une perception de deux poids, deux mesures. Ils affirment que nombre de ceux qui invoquent aujourd’hui le principe d’égalité devant la loi sont les mêmes qui réclament généralement l’individualisation des peines, un concept clé du droit pénal français souvent utilisé pour justifier des décisions perçues, notamment à droite, comme clémentes dans les affaires d’insécurité et de violences urbaines. Ce principe exige que les peines soient adaptées à la situation individuelle du délinquant plutôt qu’appliquées mécaniquement.

Pour justifier l’application accélérée de l’inéligibilité de Le Pen, la Cour a invoqué l’esprit de la loi Sapin II, votée en décembre 2016, qui prévoit l’inéligibilité automatique des personnes condamnées pour détournement de fonds publics. Les faits en question se sont produits entre 2004 et début 2016, avant l’entrée en vigueur de la loi.

Ne pouvant légalement s’appuyer sur la loi Sapin II elle-même, les juges ont fondé leur décision sur la législation française préexistante, qui autorise l’inéligibilité dans de tels cas lorsque cela est justifié. Pour justifier l’exécution provisoire, le tribunal a invoqué deux arguments controversés.

Argument du « risque de récidive »

La première justification avancée par le tribunal pour la mise en œuvre provisoire de l’inéligibilité de Le Pen était le « système de défense » des accusés, interprété comme la preuve d’un potentiel « risque de récidive ». Autrement dit, le refus de Le Pen de reconnaître sa culpabilité et sa décision de contester les accusations ont été interprétés comme des signes annonciateurs d’une possible récidive.

« Puisqu’ils ont complètement refusé de reconnaître leur culpabilité (…), il est tout à fait légitime de considérer qu’ils pourraient très bien récidiver, surtout s’ils devaient demain occuper les plus hautes fonctions du pays », a déclaré au Monde Julien Boudon, professeur de droit public à l’université Paris-Saclay.

Les critiques ne sont pas d’accord. S’adressant à Epoch Times, le juriste Ghislain Benhessa, professeur à l’Université de Strasbourg, a souligné que le tribunal avait considéré l’opposition du Rassemblement national à l’Union européenne, et en particulier aux valeurs de l’État de droit promues par l’UE, comme une circonstance aggravante.

« Mais Marine Le Pen a le droit constitutionnel de se défendre et de contester les accusations », a-t-il déclaré. « On ne peut pas, d’un côté, accuser le Rassemblement national de porter atteinte à l’État de droit et, de l’autre, le critiquer pour avoir exercé son droit légal de se défendre. »

L’avocat français Pierre Gentillet, connu pour ses opinions conservatrices, a déclaré que le raisonnement du tribunal était « absurde ».« Les juges ont fondé leur décision sur l’intention plutôt que sur la matérialité. Et même si l’on considère l’intention, elle a été déduite simplement parce que Marine Le Pen a nié avoir commis une infraction », a déclaré Gentillet. « À l’époque, elle n’avait pas conscience que les actes commis sous son autorité pouvaient être illégaux. Et s’il s’agit du risque matériel de récidive, comment ? Elle n’est plus députée européenne, ni présidente du Rassemblement national. »

Risque pour l’argument de « l’ordre public démocratique »

Deuxièmement, pour démontrer que leur décision était proportionnée, les juges ont introduit ce que certains décrivent comme un concept nouveau – et juridiquement discutable – : « l’ordre public démocratique ».

Selon le jugement, la candidature, ou l’élection éventuelle, de Marine Le Pen à la présidence constituerait un « trouble majeur à l’ordre public démocratique », étant donné qu’elle a « déjà été condamnée en première instance, notamment à une peine complémentaire d’inéligibilité », et « pourrait ultérieurement être condamnée définitivement ».

Les critiques soulignent que ce concept n’a aucun fondement juridique en droit français.

« La Cour l’a inventée de toutes pièces », a déclaré Benhessa. « Et il n’appartient pas à une juridiction de première instance d’inventer de nouvelles doctrines jurisprudentielles. Cette responsabilité incombe uniquement aux juridictions suprêmes – le Conseil d’État et la Cour de cassation – qui sont seules habilitées à façonner la jurisprudence en fonction de la doctrine et de la spécificité de chaque affaire. »

L’ancienne membre du Conseil constitutionnel Noëlle Lenoir a fait écho à ces critiques dans une tribune du Figaro, affirmant sans équivoque que « l’ordre public démocratique » est une « notion inconnue du code pénal » et que ces juges ne fondent pas leurs décisions sur la loi.

Violation de la liberté électorale ?

Trois jours seulement avant le verdict, le 28 mars, le Conseil constitutionnel français a rendu une décision stipulant que l’inéligibilité ne peut être appliquée immédiatement que si elle ne porte pas atteinte de manière disproportionnée à la liberté des électeurs.

Alors que certains juristes soutiennent que le tribunal de première instance a respecté cette norme, en invoquant le risque de récidive et le concept d’« ordre public démocratique » pour justifier la proportionnalité de l’exécution provisoire, d’autres sont fortement en désaccord.

Dans une tribune publiée dans Marianne, Jean-Éric Schoettl, ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel, accuse les juges de défier ouvertement les orientations du Conseil.

« Ils se sont rebellés contre le Conseil constitutionnel et contre les électeurs », a-t-il écrit. « La mise en œuvre provisoire de l’inéligibilité de Marine Le Pen a clairement des conséquences disproportionnées sur la liberté de vote, car elle prive des millions de citoyens de leur candidat naturel à l’élection la plus importante du pays. »

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Des soldats chinois capturés en train de combattre en Ukraine, affirme Zelensky

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré que ses forces avaient affronté une escouade de combattants citoyens chinois sur le territoire ukrainien, ce qui implique que l’Ukraine combat désormais la Chine ainsi que la Russie et la Corée du Nord.

2–3 minutes

Le président Volodymyr Zelensky a publié une vidéo montrant un soldat maîtrisé expliquant à son ravisseur son expérience de combat dans un mélange de chinois et d’anglais. S’exprimant aux côtés du Premier ministre belge Bart de Wever lors du premier voyage de ce politicien nationaliste à Kiev, Zelensky a déclaré que lors d’une bataille à Donetsk – une région ukrainienne depuis la fin de la Guerre froide – ses forces armées avaient affronté une escouade d’une demi-douzaine de soldats chinois.

Deux d’entre eux ont été capturés, a-t-il déclaré, précisant avoir trouvé sur eux « des documents, leurs passeports et même des cartes de crédit. Ce sont des citoyens chinois. Je pense que c’est un élément très important ». Zelensky a ajouté : « Nous avons des informations selon lesquelles il y a plus de combattants chinois dans les unités de l’occupant que ce petit groupe, et nous vérifions actuellement tous les faits. »

L’armée russe et les forces armées ukrainiennes autorisent l’enrôlement de volontaires ou de mercenaires étrangers, et il n’est absolument pas clair si ces affirmations impliquent que les soldats chinois étaient là de leur propre initiative ou à celle de Pékin. Zelensky, cependant, a tacitement laissé entendre que leur capture constituait un déploiement officiel chinois pour le compte de Moscou.

Si cela était vrai, ce serait une affaire très grave. L’arrivée des troupes nord-coréennes l’an dernier a suscité l’inquiétude dans le monde entier, mais elles n’ont pas été déployées en Ukraine, mais ont servi à défendre la Russie continentale contre la contre-invasion ukrainienne. Selon Zelensky, les combattants chinois d’aujourd’hui étaient engagés dans des combats en Ukraine même.

Zelensky a déclaré : « Les Chinois combattent sur le territoire ukrainien. Je pense que c’est un point important dont nous devons discuter avec nos partenaires. Je pense que c’est urgent. Je comprends que nous soyons un pays fort, mais nous ne pouvons pas combattre plusieurs pays simultanément, qui ont tous besoin de quelque chose sur notre territoire. »

Il a déclaré que les soldats capturés étaient « sous la garde du Service de sécurité », la principale agence de renseignement ukrainienne, suggérant qu’ils sont probablement interrogés.

Concernant l’aspect diplomatique de l’arrestation, Zelensky a déclaré avoir donné instruction à ses diplomates d’exiger une réponse de Pékin et espérer discuter de l’affaire avec les États-Unis. Il a déclaré : « Je pense que nous avons un sujet de discussion avec les Américains, qu’ils changeront de position, surtout après les nouvelles d’aujourd’hui. »

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Un tribunal français se prononce contre l’interdiction de la publicité pour le livre du leader du Rassemblement national Bardella

Un tribunal français a statué contre la branche publicitaire de la SNCF après avoir interdit des affiches faisant la promotion de l’autobiographie du leader du Rassemblement national (RN) Jordan Bardella.

2–3 minutes

Les affiches ont été jugées comme violant les « principes de neutralité », mais le tribunal a jugé ce raisonnement injustifié.

Dans un communiqué du 9 avril, Fayard, l’éditeur de Bardella, a cité la décision du tribunal, qui a déclaré que les affiches n’étaient « pas de nature politique » et « ne répondaient pas aux critères d’interdiction » tels que définis par les directives de MediaTransports.

Les affiches promotionnelles du livre de Bardella Ce que je cherche devaient apparaître l’année dernière dans les gares parisiennes, les banlieues et les gares de toute la France .

Suite à ce que le chef du RN a qualifié de « censure », Fayard, aux côtés de son avocate Sarah Saldmann, invitée régulière de la chaîne conservatrice CNews, a engagé une action en justice contre MediaTransports.

« Cette décision renforce la protection des droits et de la liberté d’expression », a déclaré l’éditeur.



Sur X, Bardella a réagi à la décision, affirmant que MediaTransports était tombé sous la pression des syndicalistes.

« Sous la pression des syndicalistes de la SNCF, l’agence MédiaTransports avait annulé la campagne de promotion de mon livre prévue dans les gares. Le tribunal vient de l’infirmer : une belle victoire pour la liberté d’expression contre les réflexes totalitaires de la gauche », a-t-il déclaré.

La campagne publicitaire avait déjà suscité une vive réaction de la part des syndicats. Le 16 octobre, Sud-Rail, un important syndicat ferroviaire, a publiquement exigé de la SNCF qu’elle soit annulée.

« Nous ne permettrons jamais à l’extrême droite de faire campagne dans nos gares. La direction de la SNCF doit intervenir immédiatement », avait alors déclaré le syndicat.

L’ Association de soutien aux lanceurs d’alerte , qui fournit une aide juridique aux particuliers et aux groupes d’extrême droite en France, a également réagi, saluant la décision comme « une nouvelle victoire contre la censure ».

« MediaTransports a été déclarée coupable par le tribunal pour avoir refusé la campagne d’affichage du livre de Jordan Bardella. C’est une nouvelle victoire contre la censure », a-t-elle déclaré.

« Le visuel n’était ni politique ni contraire à l’ordre public, rappelle le jugement du 8 avril. » 

« Une décision qui prouve que la liberté d’expression n’est pas négociable, malgré la mobilisation en octobre dernier des syndicats et des responsables politiques d’extrême gauche », a-t-il ajouté. 

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Le frère d’Elon Musk lance une attaque publique extraordinaire contre Donald Trump

L’entrepreneur a qualifié le républicain de « président américain ayant imposé le plus d’impôts depuis des générations ».

2–3 minutes

Le frère cadet d’Elon Musk a lancé une attaque publique extraordinaire contre Donald Trump après que le président a imposé des tarifs douaniers de représailles sur le monde la semaine dernière.

Kimbal Musk, 52 ans, homme d’affaires et restaurateur, est propriétaire de The Kitchen Restaurant Group et membre du conseil d’administration de Tesla.

Kimbal s’en prend désormais aux tarifs douaniers de Trump, qualifiant cette mesure de rétorsion de « taxe structurelle et permanente sur le consommateur américain ».

Poussant sa critique un peu plus loin, il a qualifié le républicain de « président américain ayant imposé le plus d’impôts depuis des générations ».

S’adressant à X pour lancer son attaque, il a partagé : « Qui aurait pensé que Trump était en fait le président américain le plus imposé depuis des générations ?

« Grâce à sa stratégie tarifaire, Trump a mis en place une taxe structurelle et permanente sur le consommateur américain.



« Même s’il réussit à ramener des emplois à terre grâce à la taxe douanière, les prix resteront élevés et la taxe sur la consommation restera la forme de prix plus élevés parce que nous ne sommes tout simplement pas aussi bons pour fabriquer toutes choses », a-t-il ajouté.

Il a poursuivi : « Une taxe sur la consommation signifie également moins de consommation. Ce qui signifie moins d’emplois. Ce qui entraîne à son tour moins de consommation. Et donc encore moins d’emplois. »

« L’Amérique possède des atouts incroyables. Nous devrions exploiter ces atouts et ne pas être contraints d’exploiter nos faiblesses. Il en va de même pour le reste du monde. »

L’homme de 52 ans est également un ancien directeur de SpaceX et de Chipotle, le reste de son portefeuille d’entreprise s’étendant aux start-ups alimentaires et technologiques.

Il est également connu comme le frère d’Elon Musk, qui a été nommé à la tête du Département de l’efficacité gouvernementale (Doge) pour rationaliser les dépenses fédérales.

L’une des façons dont il a abordé son travail jusqu’à présent a consisté à réduire les programmes de diversité, d’équité et d’inclusion (DEI) dans l’ensemble du gouvernement, au grand dam d’un certain nombre d’anciens employés fédéraux mécontents.

Suite aux critiques de Kimbal, Trump a laissé entendre hier qu’il n’avait pas l’intention de reculer dans le contexte de la guerre commerciale internationale en cours et de la volatilité croissante des marchés boursiers.

Les principaux sénateurs républicains ont reconnu le chaos économique à court terme causé par les tarifs douaniers de Trump, même s’ils ont exprimé l’espoir que les tarifs mondiaux s’atténueront progressivement au fil du temps.

Le sénateur John Cornyn a déclaré que ses collègues de la commission des finances du Sénat prévoyaient de demander au représentant américain au commerce : « Quel est l’objectif ultime ici ? »

« Si l’objectif est l’absence de droits de douane et un véritable libre-échange, je pense que ce sera une énorme victoire pour le président Trump », a-t-il déclaré à CNN.

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Un Jamaïcain arrêté en Pologne pour avoir brutalement poignardé un habitant au hasard

Les agressions au couteau deviennent monnaie courante en Europe, et cette tendance est étroitement liée à la migration.

2–3 minutes

La police du centre-ville de Varsovie a arrêté un citoyen jamaïcain de 50 ans qui avait agressé au couteau un jeune homme de 27 ans sur la place Bankowy à Varsovie fin mars. Selon  Salon24 , l’incident s’est produit après une altercation dans un tramway, qui a dégénéré en affrontement physique à l’arrêt.

L’agresseur aurait « poignardé à plusieurs reprises un citoyen polonais de 27 ans. L’homme blessé a été transporté à l’hôpital avec des blessures graves », a déclaré le porte-parole de la police, Jakub Pacyniak, à RMF FM, ajoutant que ses blessures à la poitrine le plaçaient dans un état critique. 

L’agresseur a pris la fuite, mais la police l’a identifié grâce aux images de vidéosurveillance et aux enregistreurs de tramway. Il a été placé en détention provisoire pour trois mois, mais risque jusqu’à 20 ans de prison s’il est reconnu coupable.  

En novembre dernier, quatre ressortissants turcs ont été arrêtés dans le centre-ville de Varsovie suite à une agression au couteau. Le principal suspect a été inculpé de tentative de coups et blessures graves, de possession de stupéfiants et de conduite sous l’emprise de stupéfiants, tandis qu’un autre se trouvait en situation irrégulière en Pologne.



L’Europe est victime de vagues d’attaques au couteau, des incidents qui sont devenus presque monnaie courante dans l’actualité. Au cours des deux derniers mois seulement, Remix News a rapporté des incidents en  France ,  aux Pays-Bas  et  en Italie . Et ce ne sont là que trois exemples. Il est à noter que dans ces trois cas, et dans la grande majorité des autres, les auteurs sont tous des migrants. 

L’attaque au couteau la plus choquante a récemment eu lieu en Allemagne, lorsqu’un Afghan a attaqué un groupe d’enfants d’une école maternelle, faisant deux morts, dont un garçon de deux ans.

Alors que les crimes violents, notamment les attaques au couteau, ont atteint un  niveau record en Allemagne en 2024 , les autorités sont contraintes d’admettre la dure réalité. Les données montrent clairement que 39 % des affaires impliquent des suspects non allemands, soit une augmentation de plus de 7 % par rapport à 2023. Globalement, les migrants sont responsables d’environ 44 % de tous les crimes violents en Allemagne.

La ministre allemande de l’Intérieur, Nancy Faeser, a admis que la migration était un facteur et qu’il fallait s’y attaquer. « Nous devons en parler, sans gêne, mais aussi sans ressentiment. Si vous ne respectez pas les règles, vous devez partir », a-t-elle déclaré la semaine dernière. 

Malgré ses promesses d’expulsions supplémentaires, son mandat de ministre de l’Intérieur n’a pratiquement pas été marqué par des mesures concrètes à ce sujet. En réalité, des pays entiers comme l’Afghanistan sont presque entièrement exemptés de la procédure d’expulsion.

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L’argent des contribuables européens gaspillé dans des cours de masturbation

Des fonds publics européens ont été alloués à des cours de sexualité explicite et ont contribué à promouvoir des relations néfastes.

1–2 minutes

Des fonds post-confinement destinés à créer une « Europe plus forte et plus résiliente » ont été versés à une « école d’éducation sexuelle » autoproclamée qui propose des « cours » explicites et promeut la non-monogamie.

Des rapports montrent que l’argent des contribuables a été transféré du fonds NextGenerationEU à la société espagnole Santo Amor (dont le nom signifie « amour sacré »), qui propose des cours en ligne sur

  • Masturbation (34,90 €),
  • Squirting (éjaculation féminine), où les participants sont invités à « rejoindre la révolution sexuelle » (24,95 €), et sur
  • Comment manger une chatte (24,95 €). Suivez le cours pour recevoir un certificat de « maître mangeur de chatte » à télécharger sur toutes vos applications de rencontre ou à afficher dans votre chambre.

L’entreprise publie également un blog qui parle des « nombreux avantages à long terme » des « relations ouvertes » non monogames, affirmant que celles-ci « deviennent plus normalisées et courantes », ainsi que de « l’art queer », qui « remet en question les normes et propose de nouveaux récits ».

Le site d’information espagnol Libertad affirme que les fonds NextGen ont été « canalisés par le biais du Plan de relance, de transformation et de résilience promu par le gouvernement de Pedro Sánchez et approuvé par la suite par Bruxelles ».

Une vidéo présentant l’atelier de masturbation de Santo Amor, financé par les contribuables, a été visionnée – et à juste titre moquée – par des millions d’utilisateurs des réseaux sociaux, beaucoup exigeant que les fonds soient arrêtés.



On ne sait pas exactement combien d’argent l’entreprise a reçu de la poche européenne.

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Les Allemands ont de plus en plus peur de sortir, une majorité pense que la police « a perdu le contrôle »

Les Allemands sont de plus en plus craintifs d’année en année.

2–3 minutes

Les statistiques de la police criminelle pour 2024 ont été publiées la semaine dernière. Elles montrent que non seulement la criminalité violente a atteint des records en Allemagne, mais que les étrangers représentent une part record de cette criminalité. Cependant, la question est désormais de savoir quel est le sentiment des Allemands en matière de sécurité.

Ce nouveau sondage, commandé par Bild et réalisé par l’Insa , montre que les Allemands se sentent de plus en plus en insécurité dans leur pays. En effet, une majorité d’entre eux estiment désormais que la police a perdu le contrôle, ce qui s’explique par un sentiment de sécurité en constante baisse ces dernières années.

Aujourd’hui, 47 % des personnes interrogées déclarent que leur sentiment de sécurité dans les espaces publics et dans la rue a diminué au cours des cinq dernières années. Seuls 23 % affirment que l’Allemagne se sent plus en sécurité, tandis que 27 % ne perçoivent aucun changement.

Le sondage montre également que 55 % des personnes interrogées estiment que la police a perdu le contrôle, tandis que seulement 39 % pensent que la police est capable d’assurer la sécurité en Allemagne.

Trente pour cent des répondants déclarent qu’eux-mêmes, un ami ou un membre de leur famille ont été victimes d’un crime.

Il est à noter que les électeurs des partis CDU/CSU, généralement des Allemands plus âgés, étaient beaucoup moins nombreux à connaître des victimes ou à connaître une personne ayant été victime d’un crime. Pour le Parti de gauche, qui rassemble généralement davantage d’électeurs urbains et jeunes, 43 % ont déclaré avoir été victimes d’un crime ou connaître une personne ayant été victime d’un crime.



Cela pourrait signifier que, même si de nombreux jeunes urbains allemands sont plus exposés à la criminalité, notamment en raison de leurs interactions accrues avec les étrangers, qui ont également tendance à être plus jeunes, cela ne les pousse pas nécessairement à voter pour des partis de droite.

En 2018, 28 % des personnes interrogées déclaraient : « J’ai peur d’être victime d’un crime. » Aujourd’hui, selon l’Insa, 38 % déclarent avoir peur ou très peur de cela. Seuls 23 % ont répondu par l’affirmative.

Des sondages similaires ont abouti à des résultats similaires, notamment celui d’ARD Deutschlandtrend réalisé en juillet 2024, qui a révélé que 40 % des Allemands se sentent en insécurité ou très en insécurité. En 2017, ils n’étaient que 25 % à exprimer ce sentiment.

Pour les données, l’Insa a interrogé 1 004 citoyens les 3 et 4 avril 2025.

Les données publiées la semaine dernière révèlent que la peur croissante des Allemands est directement corrélée à la réalité, les meurtres et les crimes violents atteignant des niveaux records, cette augmentation étant due à l’incroyable quantité de violence provenant de la population étrangère du pays.

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La liberté d’expression s’intensifie sur les campus universitaires : SONDAGE

Un sondage Gallup mené auprès de plus de 2 300 étudiants actuellement inscrits en licence a révélé que la majorité d’entre eux estiment pouvoir s’exprimer librement sur leur campus.

2–3 minutes

La liberté d’expression s’améliore sur les campus universitaires américains, selon un récent sondage Gallup . 

Un pourcentage significatif de 74 % des étudiants estiment que leurs établissements encouragent activement la liberté d’expression. 

Cette statistique reflète un changement frappant par rapport à 2017, lorsqu’un autre sondage Gallup a montré que 61 % des étudiants interrogés ont déclaré que leurs campus étouffaient activement la liberté d’expression. 

Un fort consensus s’étend à travers les lignes démographiques, y compris le sexe, la race et l’affiliation politique, la plupart des étudiants interrogés déclarant qu’ils peuvent s’exprimer librement sur le campus.

Les résultats de l’enquête montrent cependant un manque relatif de soutien au discours pro-israélien. 

[EN RELATION : 33 % des étudiants juifs affirment que leurs professeurs ont contribué à la montée de l’antisémitisme sur les campus, selon un nouveau rapport]

La moitié des étudiants interrogés ont déclaré que les « opinions favorables aux Israéliens » seraient accueillies favorablement. En revanche, 57 % des étudiants estimaient que les points de vue pro-palestiniens seraient traités équitablement. 



Malgré l’amélioration générale des perspectives en matière de liberté d’expression sur les campus, ces statistiques suggèrent que le sentiment antisémite et anti-israélien reste fort sur les campus universitaires américains.

Même avec le sentiment positif croissant autour de la liberté d’expression sur le campus, un fossé évident existe toujours, car les étudiants sont plus à l’aise pour exprimer ouvertement des points de vue de gauche, par opposition aux points de vue conservateurs.

Environ deux tiers des étudiants conviennent qu’ils peuvent discuter librement de sujets traditionnellement associés à la gauche, notamment l’orientation sexuelle et « l’identité de genre ».

À l’inverse, seulement 53 % des étudiants ont déclaré que les points de vue conservateurs pouvaient être librement exprimés. 

Bien que cet écart témoigne de défis persistants en matière de liberté d’expression, les étudiants conservateurs expriment leur optimisme.

[EN RELATION : STURGE : 3 raisons d’être optimiste pour 2025]

Campus Reform a signalé une hausse de l’optimisme pour la liberté d’expression en Amérique après le retour du président Donald Trump à la Maison Blanche en janvier, en particulier parmi les conservateurs.

Un sondage de la Fondation pour les droits individuels et l’expression a révélé que 52 % des conservateurs ont déclaré que la liberté d’expression allait « dans la bonne direction » après le retour de Trump au pouvoir, une forte augmentation par rapport aux 18 % seulement avant l’élection. 

Matthew Garrett, membre du Campus Reform  Higher Education Fellow, a également rapporté que l’Université de Californie a supprimé les soi-disant « déclarations de diversité » comme facteur d’embauche de nouveaux professeurs, affirmant que cette décision « signale un engagement renouvelé en faveur d’une enquête intellectuelle ouverte » dans l’enseignement supérieur.


Auteur

Emily Sturge ’25

Journaliste

Emily Sturge est étudiante en dernière année de journalisme à l’Université de Floride. Elle est apparue sur FOX News, FOX Business, Newsmax, Real America’s Voice, Salem TV, News Nation et National Desk.


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Condamnation de Marine Le Pen : un homme de 76 ans interpellé pour avoir menacé la juge ayant prononcé la peine

Un homme de 76 ans a été placé en garde à vue à La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine) pour avoir menacé de mort la magistrate ayant condamné Marine Le Pen à une peine d’inéligibilité. Depuis le verdict, plusieurs magistrats sont la cible de menaces en ligne, ce qui a entraîné l’ouverture de deux enquêtes confiées au parquet de Bobigny.

2–3 minutes

Un homme de 76 ans a été interpellé ce mardi 8 avril à La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine) pour avoir proféré des menaces de mort à l’encontre de Bénédicte de Perthuis, présidente de la 11e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris, qui a condamné Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national.

Selon le parquet de Bobigny, qui a confirmé une information du Parisien« sur son compte X, il avait publié les propos suivants : ‘Ce que mérite cette salope’, associés à la photographie d’une guillotine ». Le septuagénaire, né en 1948, a été placé en garde à vue pour « menaces de mort à l’encontre d’un magistrat » et « outrage à magistrat dans l’exercice de ses fonctions ». Il a été entendu dans les locaux de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), chargée des investigations.

Le 31 mars, Marine Le Pen, cheffe de file du Rassemblement national (RN), a été condamnée à quatre ans d’emprisonnement, dont deux ans ferme aménagés sous bracelet électronique, à une amende de 100 000 euros, et à une inéligibilité immédiate de cinq ans. Cette condamnation, prononcée par le tribunal correctionnel de Paris, compromet sa candidature à l’élection présidentielle de 2027. La justice a estimé qu’elle se trouvait au cœur d’un système de détournement de fonds publics mis en place pour rémunérer des salariés du Front national avec des fonds du Parlement européen entre 2004 et 2016, pour un montant évalué à 4 millions d’euros. Vingt-quatre personnes ont été condamnées dans cette affaire, en plus du parti.



Depuis le délibéré, les magistrats ayant rendu la décision, et notamment Bénédicte de Perthuis, sont la cible de menaces violentes. Ces menaces ont conduit à un renforcement de leur sécurité, avec des patrouilles accrues et des rondes régulières autour du domicile de la présidente du tribunal. Son adresse personnelle a par ailleurs été diffusée en ligne.

Une deuxième enquête ouverte

Le parquet de Bobigny indique que l’enquête en cours porte sur « des propos publiés sur les réseaux sociaux », susceptibles de recevoir plusieurs qualifications pénales : cyberharcèlement, menaces de mort, injures publiques et divulgation d’informations personnelles exposant à un risque d’atteinte à la personne ou au bien, avec la circonstance aggravante que les victimes sont dépositaires de l’autorité publique.

Par ailleurs, une autre procédure avait été ouverte en début d’année, après la publication de menaces de mort sur le site d’extrême droite Riposte laïque, visant la présidente du tribunal et les deux procureurs ayant requis contre les prévenus dans cette affaire. Cinq individus mis en cause dans ce second dossier ont été identifiés et seront prochainement auditionnés. À la suite d’une demande de dépaysement du parquet de Paris, c’est le parquet de Bobigny qui conduit les investigations dans les deux enquêtes.

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