L’Assemblée nationale vient d’être le théâtre d’une grave altercation entre des membres du personnel du parti d’extrême gauche La France insoumise (LFI) et du média d’investigation d’extrême droite Frontières. Les membres du personnel ont eu recours à la violence pour tenter d’expulser les journalistes des lieux. Mercredi 9 avril, des membres du personnel parlementaire du parti d’extrême gauche LFI se sont rassemblés à l’Assemblée nationale pour protester contre la publication d’un important dossier du magazine conservateur Frontières intitulé « LFI : le parti de l’étranger », qui met en lumière les liens du parti avec le Hamas et les lobbies islamistes.

L’Assemblée nationale vient d’être le théâtre d’une grave altercation entre des membres du personnel du parti d’extrême gauche La France insoumise (LFI) et du média d’investigation d’extrême droite Frontières . Les membres du personnel ont eu recours à la violence pour tenter d’expulser les journalistes des lieux. Mercredi 9 avril, des membres du personnel parlementaire du parti d’extrême gauche LFI se sont rassemblés à l’Assemblée nationale pour protester contre la publication d’un important dossier du magazine conservateur Frontières intitulé « LFI : le parti de l’étranger », qui met en lumière les liens du parti avec le Hamas et les lobbies islamistes.
Trois journalistes de Frontières se sont rendus sur place pour couvrir la manifestation. Identifiés par les manifestants LFI, les tensions se sont rapidement envenimées et les journalistes ont été agressés physiquement par le personnel parlementaire. Des vidéos circulent depuis sur X, montrant l’agression des trois journalistes – dont une femme – avec la participation de Raphaël Arnault, député LFI, inscrit sur la liste de surveillance de la police française pour menace potentielle à la sécurité nationale.
La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a publié un communiqué de presse imputant la quasi-totalité de la responsabilité des violences à Frontières . Le communiqué ne contient aucune condamnation des agissements de LFI, qui constitue une atteinte flagrante à la liberté de la presse. « Toute action pouvant être considérée comme un coup d’éclat ou une provocation, quelle qu’elle soit, ne sera pas tolérée. Le non-respect de ces règles peut entraîner des restrictions d’accès à l’Assemblée et le retrait de l’accréditation. La présidente de l’Assemblée nationale veillera, avec fermeté et pondération, à leur respect. Elle le réitérera dans une lettre adressée au média Frontières », peut-on lire dans le communiqué.
Les députés d’extrême gauche ont réclamé l’interdiction pure et simple des journalistes de Frontières à l’Assemblée nationale. Mathilde Panot, cheffe de file du groupe parlementaire LFI, a également exigé l’interdiction de la vente du magazine dans le kiosque de l’Assemblée, alors même que Frontières est officiellement accrédité comme média auprès de la Commission des publications et des agences de presse (CPPAP).
Erik Tégner, directeur de la rédaction de Frontières, a dénoncé ce deux poids, deux mesures sur CNews : « Lorsque Le Monde a publié un article en juin dernier sur les proches « controversés » des députés du RN, cela n’a posé aucun problème . Aujourd’hui, nous sommes soumis à la logique de la censure. Il est interdit de critiquer et d’enquêter sur LFI. »
L’incident a suscité l’indignation à droite, et les déclarations de soutien à nos collègues de Frontières se multiplient.
Marine Le Pen a déclaré : « Des journalistes hués, insultés, intimidés physiquement par des députés au sein même de l’Assemblée nationale. Jusqu’où irons-nous ? »
Marine Le Pen, également cheffe de file du groupe parlementaire du RN, a interpellé Gabriel Attal, ancien ministre et chef du groupe macroniste (RE) à l’Assemblée, lui rappelant son immense responsabilité politique : les députés d’extrême gauche ont pu entrer au Parlement français lors des dernières élections législatives grâce au soutien de RE : « Gabriel Attal, voici vos enfants ! Car on ne le répétera jamais assez, ces députés qui font honte à tout le pays n’auraient jamais été élus sans vos désistements aux législatives. »
Valérie Boyer, sénatrice des Républicaines (LR), s’est également exprimée, assurant Frontières de son soutien sur les réseaux sociaux.
En signe de protestation contre le communiqué de Braun-Pivet, le député RN Jean-Philippe Tanguy a annoncé jeudi 10 avril que le Rassemblement national refuserait de reprendre les travaux à l’Assemblée nationale.
Les trois journalistes agressés ont depuis porté plainte auprès de la police.
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