La CSN rejette en bloc le projet de laïcité renforcée dans les écoles de Bernard Drainville

La CSN défend le droit des employés scolaires de pouvoir parler une autre langue que le français avec leurs collègues et rejette en bloc le projet de laïcité renforcée dans les écoles de Bernard Drainville.
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Les consultations portant sur le projet de loi 94 ont donné lieu jeudi à un vif affrontement entre le ministre de l’Éducation et la centrale syndicale, qui représente les employés de soutien du réseau scolaire.
En plus des profs, Bernard Drainville veut interdire à tous les futurs membres du personnel des écoles d’afficher leur foi ou de s’absenter pour des motifs religieux. Plus encore, tous les employés scolaires devront communiquer uniquement en français avec leurs collègues, que ce soit durant les pauses, dans les corridors ou le salon du personnel.
La CSN réclame le retrait pur et simple du projet de loi. «Il est difficile de comprendre en quoi le personnel de la cafétéria, les éducatrices en milieu scolaire, les professionnels, les contractuels venant animer du parascolaire même hors des murs de l’école et les bénévoles d’une bibliothèque scolaire auraient besoin de ne faire montre d’aucune appartenance religieuse», a pesté la vice-présidente Katia Lelièvre, qui rappelle la grave pénurie de main-d’œuvre.
Elle rejette aussi l’approche «paternaliste» du gouvernement Legault, qui «restreint l’accès à l’emploi» de certaines femmes.
Un exutoire
Interdire au personnel de parler leur langue maternelle dans l’enceinte d’une école ne passe pas non plus. Si la CSN se dit une ardente défenseure du français, le syndicat ne voit rien qui justifie l’obligation de parler exclusivement dans la langue de Molière entre collègues et lors des périodes de repos journalier.
Katia Lelièvre souligne que l’utilisation d’une autre langue est souvent un exutoire pour des travailleurs qui sont en processus d’apprentissage du français.
Un plaidoyer qui n’a pas plu à Bernard Drainville. «C’est une charge tous azimuts contre le projet de loi!» a lâché le ministre, avant de talonner les représentants de la CSN sur leurs convictions féministes.
«Êtes-vous d’accord avec le voile intégral, le niqab, la burqa?» a-t-il enchaîné, en lien avec les dispositions de sa loi visant à obliger les élèves à se présenter à l’école le visage découvert.
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