Des dizaines d’Africains surpris en train de s’infiltrer en Pologne

Certains migrants se cachent même dans des malles pour traverser la frontière vers la Pologne, alors que leur pays cible est l’Allemagne.

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Crédit photo : WOJTEK RADWANSKI/AFP via Getty Images

Les gardes-frontières de Warmie-Mazurie ont signalé l’arrestation de migrants entrant en Pologne par la brèche de Suwałki.

Les étrangers ont été transportés par des coursiers en provenance de Lettonie et de Lituanie, et leur pays de destination était l’Allemagne, a informé la Garde-frontière à l’agence de presse polonaise (PAP), citée par  wPolityce .

Les migrants tentent d’atteindre les pays de l’Union européenne non seulement par la frontière polono-biélorusse, mais aussi d’entrer en Europe occidentale en traversant la frontière extérieure de l’Union européenne entre la Biélorussie et la Lituanie ou la Biélorussie et la Lettonie, puis en entrant en Pologne par la brèche de Suwałki. 

La région se situe également entre la Biélorussie et l’oblast de Kaliningrad, une enclave russe.

Comme l’a déclaré à l’agence PAP le commandant de l’unité des gardes-frontières de Warmie-Mazurie (WMOSG), le colonel Daniel Wojtaszkiewicz, ses officiers, qui soutiennent les gardes-frontières de Podlachie, retiennent des migrants illégaux près de la brèche de Suwałki.

En mai, ils ont intercepté des voitures à Gołdap, près d’Ełk, à Pisz et dans le district de Suwałki, avec à leur bord 28 migrants africains : 22 Somaliens et 4 Éthiopiens, ainsi qu’un Algérien et un Soudanais. Les migrants étaient transportés en bus et en voitures particulières. Certains étrangers étaient même dissimulés dans des coffres. Les passeurs étaient un Letton, un Ukrainien et un apatride muni de documents lettons.

Bien que la zone ne dispose pas de contrôles officiels à la frontière intérieure de l’UE, les gardes-frontières peuvent effectuer des contrôles routiers.



« Nous réagissons toujours lorsque la situation l’exige. Grâce à l’analyse des risques, nous savons par quels moyens de communication envoyer nos agents pour contrôler les véhicules », a déclaré le colonel Wojtaszkiewicz.

Il a ajouté qu’en lien avec les cas révélés, des patrouilles supplémentaires ont été envoyées dans la zone de Suwałki Gap.

Les migrants détenus rapportent qu’ils paient entre 2 500 et 4 000 dollars aux passeurs pour entrer en Biélorussie depuis la Lituanie ou la Lettonie et poursuivre leur voyage vers l’Allemagne.

Comme l’a déclaré à l’agence de presse PAP la porte-parole du WMOSG, le major Mirosława Aleksandrowicz, des étrangers entraient déjà illégalement en Pologne par la brèche de Suwałki il y a deux ans. En 2023, les gardes-frontières de cette région de Varmie-Mazurie ont découvert 134 migrants lors de contrôles de véhicules. 

En 2024, 11 migrants en voiture ont été arrêtés près de Suwałki. Cinquante autres étrangers en provenance de Lituanie et de Lettonie ont été arrêtés en Pologne par d’autres services, suite à des informations reçues du WMOSG.

Conformément à l’accord de réadmission, la Pologne renvoie les migrants vers la Lituanie. Les passeurs sont placés en détention et, après inculpation, sont en attente de poursuites pénales. Organiser le franchissement illégal de la frontière par des étrangers est passible d’une peine d’emprisonnement de six mois à huit ans.

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