La folie de l’euthanasie en France : le projet de loi sur l’« aide médicale à mourir » est adopté à la majorité

La gauche française se réjouit, sans considérer les effets néfastes de cette loi mortifère.

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La ligne rouge a été franchie : mardi 27 mai, les députés français ont voté la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté dans la loi française, par une majorité de 305 voix contre 199.

La bataille a été longue et acharnée. La réforme de l’aide médicale à mourir était l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron en 2017. Il aura fallu huit ans pour que la loi soit adoptée, dans une version maximaliste qui fait aujourd’hui de la France l’un des pays les plus permissifs en la matière, aux côtés de la Belgique et du Canada.

Signe des profondes divisions qui ont entouré ce vote, qui a fait appel à la conscience de chacun, aucune consigne de vote n’a été imposée aux groupes parlementaires. L’analyse détaillée des votes exprimés par les députés révèle un clivage droite-gauche clair . Au sein du Rassemblement national (RN), 101 députés ont voté contre la loi, tandis que 19 l’ont approuvée. L’UDR (Union de la droite pour la République), alliée au RN, a rejeté le texte à l’unanimité. Les groupes centristes appartenant au camp Macron ont présenté des votes mitigés. Certains députés macronistes se sont illustrés dans l’hémicycle par des discours passionnés contre une loi mortifère destinée à édulcorer une réalité criminelle. Quelques voix éparses à gauche ont résisté. Malgré la pression de se conformer à l’orthodoxie progressiste, une poignée a refusé de voter une loi qu’ils considéraient comme profondément dangereuse pour les plus vulnérables et les plus pauvres de la société.

Depuis l’annonce du vote, un sentiment de choc s’est répandu parmi les opposants à l’euthanasie en France. Des mises en garde fermes ont suivi, reflétant une inquiétude profonde et partagée. Le Collectif pour le Respect de la Médecine a dénoncé une « formule stérilisée » facilitant l’accès à la mort et craint qu’en incriminant l’entrave – c’est-à-dire en tentant d’empêcher quelqu’un de choisir le suicide assisté – on finisse par « criminaliser la compassion ». Les Veilleurs , mouvement né des manifestations contre le mariage homosexuel, se sont rassemblés silencieusement place de la Concorde mardi soir avant d’être évacués par la police .

Au sein du gouvernement, la loi est loin de faire l’unanimité. Le Premier ministre François Bayrou, opposé à l’euthanasie, a annoncé qu’il se serait abstenu s’il avait dû voter. Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a dénoncé sur son compte Twitter le franchissement d’une « limite inacceptable » et a protesté contre le délit d’entrave et la sévérité des sanctions.



Il reste un mince espoir d’enrayer cette machine infernale. Le processus législatif n’est pas encore terminé et le projet de loi doit être soumis au Sénat pour examen dans les prochains jours. Le Syndicat de la Famille a rappelé que tout n’est pas encore perdu, même si le processus législatif donne généralement le dernier mot à la chambre basse de l’Assemblée nationale sur la chambre haute du Sénat. Un rejet du projet de loi au Sénat pourrait susciter des doutes chez les députés encore inquiets ou indécis. Dans un communiqué , le Syndicat de la Famille a dénoncé la recherche d’un prétendu « équilibre » : « Ce mot est un piège car il suppose que le principe même de l’euthanasie et du suicide assisté est légitime et que le débat ne devrait porter que sur les conditions. »

L’euthanasie et le suicide assisté sont en eux-mêmes des actes d’une violence indicible. On ne tue jamais par amour. L’amour ne tue pas. La transgression suprême du principe « Tu ne tueras point », valable dans toutes les sociétés et en tout temps, doit demeurer une pierre angulaire de notre fondement social.

peut-on lire sur le site du syndicat, héritier de La Manif Pour Tous .

Pendant ce temps, la propagande médiatique en faveur de l’euthanasie fait son œuvre. La presse grand public regorge d’articles débordants de bonnes intentions, racontant des histoires touchantes de personnes souffrantes « libérées » par la dernière injection et dont les familles se réjouissent du vote. Ces articles font écho aux démonstrations d’émotion des députés de gauche, qui y voient une « victoire », accompagnées des larmes de quelques députés progressistes. Comme toujours avec ce genre de politiques, les conséquences néfastes de leur prétendue compassion sont rarement examinées.

Le même jour, une loi sur les soins palliatifs, distincte de la loi sur l’euthanasie, a été soumise au vote et adoptée à l’unanimité par les 560 députés. Il s’agit d’un événement extrêmement rare, qui souligne d’autant plus la nécessité pour les parlementaires de se donner bonne conscience par ce vote franc et massif.

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