En Seine-Saint-Denis, des agents ont été attaqués par un chien de sécurité, qui était probablement maltraité. Une enquête a été ouverte.
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Le chien abattu était un malinois.
Mardi à Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), en région parisienne, deux policiers attaqués par un chien ont tué l’animal en lui tirant dessus à quinze reprises.
Selon «Le Parisien», ce chien de sécurité était en train d’être nourri par deux hommes sur un parking lorsque les agents se sont approchés. Le malinois a alors foncé sur eux. Un policier a tiré 8 fois sur lui, l’autre à 7 reprises.
«De ce que j’ai compris, le propriétaire est parti en vacances, et a demandé à des proches de venir nourrir l’animal, qu’il avait laissé dans un véhicule. Il devait être furieux et excité», a commenté dans le quotidien français le socialiste Michel Fourcade, maire délégué de Pierrefitte. Et de noter: «un chien qui reste plusieurs jours dans une voiture n’est pas bien traité ».
Le propriétaire du malinois, un agent de sécurité, risque d’être poursuivi pour maltraitance animale. Et pour le déluge de coups de feu? Était-ce indispensable? La «police des polices», l’IGPN (Inspection générale de la Police nationale), a ouvert une enquête pour le déterminer.
Il est précisé que l’un des policiers qui a ouvert le feu a été emmené à l’hôpital pour un contrôle pour des acouphènes.
Le premier ministre français, François Bayrou, a jugé samedi «ni sain ni souhaitable» de manifester contre une décision de justice, à la veille d’un rassemblement de l’extrême droite à Paris pour dénoncer la condamnation de sa cheffe de file Marine Le Pen qui la rend inéligible pour 5 ans.
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«Manifestation… contre-manifestations…. C’est aussi vieux que la République. Mais ce n’est ni sain ni souhaitable puisque nos institutions organisent à la fois la séparation des pouvoirs et la protection de la justice», a souligné M. Bayrou, un centriste, dans un entretien accordé au journal Le Parisien.
Jugée coupable de détournement de fonds publics dans le dossier des assistants parlementaires de son parti au Parlement européen, Marine Le Pen a été condamnée lundi à quatre ans de prison (dont 2 fermes aménagées sous bracelet électronique) et à une amende de 100 000 euros, assortis d’une peine d’inéligibilité immédiate de cinq ans qui l’empêcherait de prendre part à la présidentielle de 2027. Elle a fait appel, tout comme les autres membres du Rassemblement national (RN) condamnés dans cette affaire.
Dès mercredi, face aux réactions de Mme Le Pen, qui a dénoncé un «scandale démocratique» et des manœuvres du «système», et de ses alliés politiques y compris à l’étranger, le président Emmanuel Macron avait souligné en Conseil des ministres qu’en France «l’autorité judiciaire est indépendante».
Le RN a néanmoins appelé à un «grand rassemblement de soutien» à Marine Le Pen, dimanche aux Invalides à Paris, avec pour mot d’ordre «Sauvons la démocratie». Mme Le Pen doit y prendre la parole.
De source policière, entre 5 000 et 8 000 personnes sont attendues aux Invalides.
«Capitole»
Cet appel à manifester a été critiqué y compris à droite, le président Les Républicains (LR) de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, mettant en garde contre «un mauvais remake du Capitole», en référence à l’assaut du siège du Congrès par les soutiens de Donald Trump après sa défaite à l’élection présidentielle de 2020.
Plusieurs manifestations pour défendre l’État de droit ont été annoncées en opposition à celle des soutiens de Mme Le Pen, à commencer par celle, dimanche Place de la République à Paris, de La France insoumise (LFI, gauche radicale) et des écologistes.
Pour le reste, le premier ministre, qui avait lui-même exprimé son «trouble» après l’annonce du verdict comprenant la peine d’inéligibilité pour Mme Le Pen, s’est défendu samedi de tout traitement de faveur à l’égard de Mme Le Pen quant au délai de traitement de son appel, qui devrait bénéficier d’une décision rapide, à l’été 2026, juste à temps le cas échéant pour participer à la présidentielle de 2027.
«La justice a pris cette décision en toute indépendance. Elle montre qu’elle mesure la gravité des conséquences de ses décisions, et elle ne veut pas être soupçonnée d’agir avec des arrière-pensées», a-t-il argumenté.
Enfin, alors que le président des États-Unis Donald Trump a apporté son soutien à la cheffe de file du RN, l’estimant victime d’une «chasse aux sorcières», M. Bayrou a pointé une «ingérence», mais celle-ci est selon lui «devenue la loi du monde», et «il n’y a plus de frontières pour les grands débats politiques».
Interrogé sur le soutien de Donald Trump, du Kremlin et de Viktor Orban à Marine Le Pen, il a dit ne pas «mélange (r) ces trois situations».
«Mais je vois bien que sur plusieurs continents, certains essaient de constituer une internationale de l’indécence, illibérale, qui a décidé que les droits de l’Homme, l’État de droit, l’entente démocratique entre les nations devaient appartenir au passé», a-t-il ajouté.
Les parents qui ont ouvert l’application de suivi de T-Mobile se sont retrouvés à observer les enfants d’étrangers au lieu des leurs.
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Le tracker GPS SyncUP de T-Mobile aurait « buggué » cette semaine et, au lieu de permettre aux parents de voir leurs enfants portant un appareil alimenté par le service, a commencé à leur montrer d’autres enfants, situés aux États-Unis.
404 Media rapporte avoir reçu des captures d’écran d’un utilisateur affecté de SyncUP – un parent qui, au lieu de pouvoir suivre les siens, a soudainement eu accès aux photos, aux noms, à la « localisation au niveau de l’adresse » des autres enfants, ainsi qu’aux informations de mise à jour de localisation jusqu’à « il y a une minute » et « tout à l’heure ».
Ces enfants se trouvaient dans différents États, et les parents ont déclaré qu’à chaque fois qu’ils se déconnectaient de l’application SyncUP, puis se reconnectaient dans l’espoir de résoudre le problème, des informations concernant un autre enfant apparaissaient au hasard. Dans le cas du parent cité dans l’article, cela s’est produit pas moins de huit fois.
La publication ne précise pas lequel des nombreux produits et services SyncUP est en question, mais étant donné qu’il est décrit comme « un petit traceur GPS pour les parents (…) qu’ils peuvent utiliser pour suivre les emplacements des jeunes enfants qui n’ont pas encore de téléphone portable » – il semble qu’il s’agisse d’une référence à la montre SyncUP KIDS de T-Mobile.
Il s’agit d’une montre connectée portée par les enfants qui permet une communication directe entre eux et leurs parents ou tuteurs, sans utiliser de téléphone.
Même si le problème était lié à la vie privée et à la sécurité potentielle des enfants, le parent cité sous le pseudonyme Jenna a trouvé que la réponse du support T-Mobile était insuffisante.
« Personne ne m’a pris au sérieux là-bas », a déclaré Jenna et a également révélé que malgré le dépôt d’un ticket et le suivi par e-mail, ils n’ont jamais reçu aucune information sur l’incident de la part du géant des télécommunications.
Dans une déclaration à 404 Media faite après la publication de la version originale de l’article, le responsable de la communication de crise de T-Mobile, Bennet Ladyman, a déclaré que le problème du 1er avril provenait d’une « mise à jour technologique planifiée » et avait entre-temps été entièrement résolu.
Ladyman a également déclaré qu’un « petit nombre de clients » était touché, tandis que l’entreprise était « en train de comprendre l’impact potentiel » et prendrait contact avec ces clients, « si nécessaire ».
La déclaration mentionne que le problème concernait les « produits SyncUP », au pluriel – et selon les témoignages d’utilisateurs publiés sur les réseaux sociaux, un autre service affecté était le service de suivi de voiture SyncUP Drive.
« Chaque fois que j’ouvre l’application, j’obtiens le véhicule (l’emplacement) d’une personne différente », a écrit un utilisateur de Reddit.
Cinq Algériens se sont enfuis du CRA du Canet à Marseille dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 avril. Une évasion qui pourrait avoir été facilitée par du matériel jeté deux jours plus tôt par-dessus les barbelés du centre de rétention. Trois ont été repris, mais deux des fuyards sont toujours activement recherchés.
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Le matériel d’évasion jeté par-dessus les barbelés dans le centre de rétention administrative du Canet dans la nuit du mercredi 2 au jeudi 3 avril, a manifestement rapidement trouvé usage. Plusieurs paquets contenant des lames de scie à métaux, des tournevis et une tenaille avaient été saisis par la police aussitôt après les jets d’objets. Mais l’évasion de plusieurs étrangers retenus au CRA dans l’attente de leur expulsion du territoire français, peut laisser penser que quelques outils avaient quand même pu être récupérés par leurs destinataires avant l’intervention des forces de l’ordre.
Dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 avril dernier, cinq ressortissants algériens sont en effet parvenus à s’échapper du CRA du Canet, dans le 5e arrondissement de Marseille. Deux d’entre eux ont été interceptés alors qu’ils avaient à peine mis un pied dehors. Un troisième a réussi à rejoindre le centre-ville, avant d’être repéré par une patrouille et interpellé. Mais deux des cinq fuyards manquaient toujours à l’appel ce samedi soir 5 avril.
Les deux hommes sont activement recherchés par la police.
Un politicien du Parti travailliste britannique a été arrêté, soupçonné de viol et d’agressions sexuelles sur mineurs.
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Dan Norris / GB News
Son arrestation a été confirmée par un porte-parole du Parti travailliste, qui a déclaré qu’il avait été suspendu avec effet immédiat.
« Le député Dan Norris a été immédiatement suspendu par le Parti travailliste dès qu’il a été informé de son arrestation », peut-on lire dans le communiqué.
« Nous ne pouvons pas faire d’autres commentaires tant que l’enquête policière est en cours. »
Norris, un ancien ministre travailliste qui a détrôné le député conservateur Jacob Rees-Mogg lors des élections générales de l’année dernière , a été placé en garde à vue à la suite d’une descente de police dans sa résidence de circonscription vendredi.
Les autorités ont confirmé qu’il avait également été arrêté pour suspicion de mauvaise conduite dans l’exercice d’une fonction publique.
La police d’Avon et de Somerset a fourni des détails supplémentaires :
En décembre 2024, nous avons reçu un signalement d’un autre service de police concernant des infractions sexuelles présumées non récentes commises contre une fille.
La plupart des infractions auraient eu lieu dans les années 2000, mais nous enquêtons également sur une infraction présumée de viol datant des années 2020.
Une enquête, menée par des agents de l’Opération Bluestone, notre équipe dédiée aux enquêtes sur les viols et les agressions sexuelles graves, est toujours en cours et à un stade précoce.
La victime est soutenue et a accès à toute l’aide ou au soutien spécialisé dont elle a besoin.
Un homme d’une soixantaine d’années a été arrêté vendredi (4 avril) pour suspicion d’infractions sexuelles contre une fille (en vertu de la loi sur les infractions sexuelles de 1956), de viol (en vertu de la loi sur les infractions sexuelles de 2003), d’enlèvement d’enfant et de mauvaise conduite dans un bureau public.
Il a été libéré sous caution conditionnelle pour que l’enquête se poursuive.
Norris a précédemment été député de Wansdyke entre 1997 et 2010, avant de devenir maire de l’ouest de l’Angleterre en 2021, un rôle qu’il devrait quitter plus tard cette année.
Selon le site Web de sa circonscription , il a suivi une formation auprès de la Société nationale pour la prévention de la cruauté envers les enfants et a travaillé à la fois comme enseignant et comme agent de protection de l’enfance.
Il a déjà parlé en termes peu flatteurs du président Trump, le comparant à Boris Johnson qu’il a décrit comme « une tache sur la réputation de notre grand pays ».
« Même après son départ, il continue de ne manifester aucun remords », s’était-il plaint à l’époque. « Les similitudes avec Donald Trump sont frappantes. »
De plus en plus d’athlètes féminines s’expriment contre l’idéologie transgenre et refusent de concourir contre des hommes.
Après que l’athlète d’escrime Stephanie Turner, âgée de 31 ans, ait fait la une des journaux mercredi pour avoir choisi de s’agenouiller plutôt que de concourir contre un homme, une autre athlète féminine a choisi une voie similaire en disc golf.
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Vendredi, le Daily Wire a rapporté que lors du Music City Open du Disc Golf Pro Tour à Nashville, dans le Tennessee, le même jour, Abigail Wilson a décidé de quitter le circuit plutôt que de concourir contre un homme se faisant passer pour une femme dans sa division.
L’homme en question était Natalie Ryan. The Wire rapporte que Ryan a créé la surprise en 2022 en battant la numéro un mondiale du disc golf féminin, Kristin Tattar.
L’ancien nageur universitaire devenu activiste Riley Gaines a publié des images du moment où Wilson s’est éloigné.
« Ça prend feu ! Encore une femme qui refuse de participer à cette farce », a-t-elle écrit. « La preuve que le courage engendre le courage. BOYcottez ! »
It's catching fire!! Another woman who refuses to participate in the farce. Proof that courage begets courage.
Le clip montre Wilson s’approchant du parcours tandis que l’annonceur peut être entendu prononcer son nom.
Elle fait mine de lancer son disque, mais il reste dans sa main. Elle se tourne vers la foule et déclare : « Les femmes doivent être protégées dans notre division. C’est injuste. Je refuse de jouer. »
Wilson a expliqué au Daily Wire à quel point l’idéologie transgenre était ancrée dans la tournée.
Après avoir appelé Ryan « lui » – c’est un homme après tout – Wilson a été menacé d’un penalty.
« Après avoir prononcé le mot « lui », ce membre du personnel de Disc Golf m’a dit que si je le qualifiais à nouveau de manière erronée, je serais pénalisée et expulsée du circuit, et il ferait comme s’il ne m’avait pas entendu dire cela », a-t-elle déclaré au média.
À propos de sa décision, elle a déclaré : « Je ne pouvais plus continuer à baisser les bras », ajoutant : « J’aime dire que je gagne ma vie en lançant du plastique sur des chaînes métalliques, et que ça n’en vaut pas la peine. Nous, les femmes, les professionnelles, ne devrions pas avoir à gérer ça. »
« Aujourd’hui, j’ai probablement mis fin à ma carrière et ce n’est pas grave, car c’est plus grand que moi », a déclaré Wilson, comprenant l’ampleur du moment si la folie transgenre était autorisée à continuer d’effacer les femmes .
Le PDG et directeur du Disc Golf Pro Tour, Jeff Spring, a déclaré qu’il n’y aurait pas de pénalité pour le départ de Wilson car aucune violation n’avait eu lieu.
« Nous encourageons tous les joueurs à faire ce qu’ils pensent être juste », a déclaré Spring. « Abigail est la bienvenue sur le même terrain que tous les autres joueurs et nous lui souhaitons le meilleur pour sa jeune carrière. »
Les histoires de Turner et Wilson ne sont, espérons-le, que le début d’une histoire d’athlètes féminines travailleuses qui disent « assez ».
Les femmes qui ont fait des sacrifices et qui ont consacré d’innombrables heures ne méritent pas que leur carrière soit ruinée par des hommes qui jouent à se déguiser.
Prendre position exige sans aucun doute du courage et de la confiance, car la volonté dérangée de la foule de gauche est toujours en quête de sang.
Wilson et Turner comprennent que les conséquences à court terme de leurs actes valent bien les bénéfices à long terme. Tous deux méritent une brillante carrière dans les sports pour lesquels ils ont travaillé dur, mais ils savent aussi que cela n’arrivera jamais si les hommes sont autorisés à concourir contre des athlètes féminines.
Comme l’a dit Wilson, il s’agit de mettre fin à l’effacement des femmes.
BARCELONE, Espagne (AP) – Les manifestants sont retournés dans les rues à travers l’Espagne samedi, en colère contre les coûts élevés du logement sans aucun soulagement en vue.
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Des milliers de personnes ont défilé dans la capitale, Madrid, et dans plus de 30 autres villes lors d’une manifestation organisée par des militants du logement et soutenue par les principaux syndicats espagnols.
La crise du logement a frappé particulièrement durement l’Espagne, où l’accession à la propriété est une tradition forte et où les logements sociaux sont rares. Les loyers ont augmenté en raison de la demande accrue. Acquérir un logement est devenu inabordable pour beaucoup, la pression du marché et la spéculation faisant grimper les prix, notamment dans les grandes villes et les zones côtières.
Une génération de jeunes affirme devoir rester chez leurs parents ou dépenser beaucoup pour partager un appartement, avec peu de chances d’économiser suffisamment pour un jour acheter une maison. Le coût élevé du logement fait que même ceux qui occupent des emplois traditionnellement bien rémunérés ont du mal à joindre les deux bouts.
« Je vis avec quatre personnes et je consacre encore 30 à 40 % de mon salaire au loyer », explique Mari Sánchez, avocate madrilène de 26 ans. « Ça ne me permet pas d’économiser. Ça ne me permet pas de faire quoi que ce soit. Ça ne me permet même pas d’acheter une voiture. C’est ma situation actuelle, et celle que vivent beaucoup de jeunes. »
Le loyer moyen en Espagne a presque doublé au cours des dix dernières années. Le prix au mètre carré est passé de 7,2 euros (7,9 dollars) en 2014 à 13 euros l’an dernier, selon le site immobilier Idealista. La hausse est plus marquée à Madrid et à Barcelone.
Les revenus n’ont pas réussi à suivre le rythme, en particulier pour les jeunes dans un pays où le chômage est chroniquement élevé.
L’Espagne ne dispose pas des logements sociaux dans lesquels d’autres pays européens ont investi pour protéger les locataires en difficulté d’un marché qui les exclut des prix.
L’Espagne se situe parmi les pays les moins bien lotis de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), avec un parc de logements sociaux locatifs représentant moins de 2 % du total des logements disponibles. La moyenne de l’OCDE est de 7 %. En France, ce pourcentage est de 14 %, en Grande-Bretagne de 16 % et aux Pays-Bas de 34 %.
Les locataires en colère dénoncent des cas de rachat de biens immobiliers par des fonds spéculatifs internationaux, souvent dans le but de les louer à des touristes étrangers. La question est devenue si politiquement sensible que la municipalité de Barcelone s’est engagée l’an dernier à supprimer progressivement d’ici 2028 ses 10 000 permis de location de courte durée, dont beaucoup sont proposés sur des plateformes comme Airbnb.
Samedi, des manifestants à Madrid ont scandé « Sortez Airbnb de nos quartiers » et brandi des pancartes contre les locations à court terme.
La plus grande initiative du gouvernement central pour réduire le coût du logement est un mécanisme de plafonnement des loyers qu’il a proposé aux autorités régionales, basé sur un indice des prix établi par le ministère du Logement.
Mais ces mesures n’ont pas suffi à mettre fin aux manifestations des deux dernières années. Les experts estiment que la situation ne devrait pas s’améliorer de sitôt.
« Ce n’est pas la première, et ce ne sera pas la dernière (manifestation pour le logement) étant donné la gravité de la crise du logement », a déclaré dans un courriel Ignasi Martí, professeur à l’école de commerce Esade et directeur de son Observatoire du logement digne.
« Nous l’avons vu avec la crise financière (de 2008-2012) quand (un mouvement de protestation) a duré jusqu’à ce qu’il y ait une certaine reprise économique et une réduction des tensions sociales », a ajouté Marti.
Il semble que les électeurs français perçoivent l’action excessive des activistes judiciaires en France comme une menace directe pour leur mode de vie. Cela fait écho au sentiment général des Américains, qui a conduit à un second mandat du président Trump.
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Le journaliste français Gilles Bouleau s’est entretenu avec la dirigeante de l’opposition populiste française Marine Le Pen pour une interview combative après qu’elle a été reconnue coupable de détournement de fonds et interdite de se présenter aux élections pendant cinq ans, ce qui n’est rien de moins qu’une condamnation à mort politique pour la candidate favorite en 2027.
Le Pen dénonce une « décision politique »
La première chose qu’il a fait à Le Pen a été de lui demander pourquoi elle avait quitté la salle d’audience avant que sa peine ne soit prononcée, déterminant combien de temps elle serait inéligible pour se présenter.
Sa réponse fut succincte :
Parce que j’ai parfaitement compris ce que la Présidente expliquait, à savoir qu’elle prenait une décision qui était une décision politique.
La magistrate a très clairement pris sur elle de mettre en œuvre l’exécution provisoire de l’inéligibilité, c’est-à-dire, en réalité, de rendre mon recours inutile à ce sujet, de m’empêcher de me présenter et d’être élue, dit-elle, à l’élection présidentielle. Il s’agit donc d’une décision politique.
Je n’avais pas besoin de plus, j’ai compris.
Bouleau a ensuite demandé si la décision était politique… une question à laquelle il connaissait la réponse avant même qu’elle ne soit posée.
Une fois de plus, Le Pen a été très clair sur la nature du jugement :
Elle a été soutenue. Le jugement compte 152 pages. Le président a déclaré : « Je rendrai votre inéligibilité immédiate, contrairement à l’État de droit. » Car en France, lorsqu’on fait appel, l’appel est suspensif. L’appel annule de fait le jugement de première instance, vous remet en situation de présomption d’innocence, et l’affaire est rejugée.
Ce qu’elle a fait, c’est qu’elle a dit : « Je vais vous rendre inéligible immédiatement », et je le fais précisément pour vous empêcher d’être élu président de la République.
Si ce n’est pas une décision politique, je ne sais pas ce que c’est.
Remise en question de la décision des magistrats
Le journaliste a alors décidé de taquiner Le Pen, insistant sur le fait que les magistrats obéissaient à une directive.
Il a continué à la provoquer encore plus en demandant : « Alors, elle a décidé de manière indépendante de la mort politique de Marine Le Pen ? »
Marine Le Pen a réitéré que les magistrats n’avaient pas besoin d’instruction. Elle estime qu’ils ont violé l’État de droit en la condamnant. La dirigeante conservatrice a ensuite souligné que cela l’empêchait de faire appel et de bénéficier du droit de se défendre.
Bouleau la taquina une fois de plus en déclarant : « Mais Madame, l’inéligibilité immédiate, c’est prévu par la loi. Vous-même, dans votre programme, deuxième point du programme de l’élection présidentielle, vous dites qu’il faut de la fermeté, des peines minimales. Nous vous sollicitons pour ce que vous demandiez hier. »
Le Pen connaît bien le droit et a répliqué avec brio : « Non, Monsieur, la loi Sapin II [sur la corruption], contrairement à ce que j’ai souvent entendu aujourd’hui, ne s’applique pas à cette affaire. La loi Sapin II, qui prévoit l’application automatique de l’exécution provisoire en cas d’inéligibilité, a été rejetée par le juge d’instruction car elle a été votée après les faits qui nous sont reprochés. »
Elle vous plaira absolument
Le journaliste a ensuite insisté auprès de Le Pen pour savoir si elle ferait appel. Elle a répondu à plusieurs reprises qu’elle le ferait dès que possible.
Le journaliste de gauche a déformé cette réponse comme on pouvait s’y attendre, en demandant : « Demandez-vous au tribunal de se dépêcher, afin que vous puissiez vous présenter en avril ou mai 2027 à la présidence de la République ? »
Le Pen a rétorqué : « Vous rendez-vous compte, Monsieur Bouleau, que ce soir, il y a des millions de Français qui sont indignés, et indignés à un degré inimaginable, de voir qu’en France, dans le pays des droits de l’homme, des juges ont mis en place des pratiques que l’on pensait réservées aux régimes autoritaires ? »
Le journaliste a évoqué plusieurs cas où, selon lui, ce type de décision s’était déjà produit et où Le Pen n’avait pas été impressionné.
Bouleau n’arrêtait pas de demander si Le Pen ferait appel ou non. Elle lui a répondu catégoriquement qu’elle le ferait, car elle et ses collègues sont innocents.
Elle a également déclaré que les membres de son parti avaient été jugés de manière partiale afin de l’empêcher de concourir aux élections. Elle a souligné l’injustice : si elle était acquittée, il serait trop tard pour les élections.
Le Pen continuera à se battre
Finalement, la journaliste s’est demandée si Jordan Bardella serait un bon remplaçant pour elle en 2027, ce à quoi elle a répondu qu’il le serait, mais qu’elle n’abandonnait en aucun cas.
Elle était catégorique :
Je serai toujours du côté des Français. Des millions de Français croient en moi. Des millions de Français me font confiance. Et je viens de leur dire que je me bats pour eux depuis 30 ans. Et que je lutte contre l’injustice depuis 30 ans. Et donc, je continuerai à le faire. Et je le ferai jusqu’au bout.
HOLY SH*T 🚨 Marine Le Pen called out the Deep State for banning her from the Election. This is why Donald Trump supports her ❤️
“We will NOT allow them to steal this Election. We are going to defend ourselves… we’re going to win”
Vous savez, je crois que le général de Gaulle, qui est après tout le père de la Constitution, a dit que la Cour suprême, c’est le peuple. La Cour suprême, c’est le peuple. Et aucun juge ne peut décider d’interférer dans une élection aussi importante que l’élection présidentielle, surtout en violant l’État de droit.
Le Pen a ironiquement déclaré qu’il n’était manifestement pas judicieux d’être dans l’opposition en France ces temps-ci. C’est un euphémisme.
Elle a terminé l’interview en déclarant :
Je le répète, ce sont les électeurs qui, en démocratie, décident. Et je leur ai dit ce soir : « Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas démoralisé. Je suis, comme vous, outré. Je suis, comme vous, indigné. »
Mais cette indignation, ce sentiment d’injustice, est peut-être un moteur supplémentaire du combat dans lequel je les entraîne.
Le président Trump soutient Le Pen
Le président Trump a apporté son soutien à Le Pen, tout comme un certain nombre d’autres dirigeants politiques à travers le monde.
« La chasse aux sorcières contre Marine Le Pen est un autre exemple de la façon dont la gauche européenne utilise le Lawfare pour faire taire la liberté d’expression et censurer son adversaire politique, allant cette fois jusqu’à mettre cet adversaire en prison », a affirmé Trump.
« C’est la même stratégie qui a été utilisée contre moi par un groupe de fous et de ratés, comme Norm Eisen, Andrew Weissmann et Lisa Monaco. Ils ont passé les neuf dernières années à ne penser à rien d’autre, et ils ont ÉCHOUÉ, car le peuple américain a compris qu’ils n’étaient que des avocats et des politiciens corrompus », a-t-il soutenu.
Je ne connais pas Marine Le Pen, mais j’apprécie le travail acharné qu’elle a accompli pendant tant d’années. Elle a essuyé des pertes, mais a persévéré, et maintenant, juste avant ce qui allait être une grande victoire, ils l’accusent d’une accusation mineure dont elle ignorait probablement tout. Cela ressemble à une erreur de comptabilité. C’est vraiment dommageable pour la France et pour le grand peuple français, quel que soit son camp. LIBÉREZ MARINE LE PEN ! » a écrit Trump sur Truth Social vendredi.
Il semble cependant que les électeurs français perçoivent l’action excessive des activistes judiciaires en France comme une menace directe pour leur mode de vie. Cela fait écho au sentiment général des Américains, qui a conduit à un second mandat du président Trump.
La foule a scandé « Touchez pas au Canada », « Touchez pas au Groenland » et « Touchez pas à l’Ukraine » tout en écoutant des discours critiquant le 47e président.
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Des milliers de manifestants anti-Trump sont descendus sur Trafalgar Square à Londres, alors que des manifestations ont lieu partout dans le monde.
Le président américain a imposé des droits de douane de 10 % au Royaume-Uni, ainsi qu’un droit de douane mondial de 25 % sur toutes les voitures fabriquées à l’étranger.
Les différentes manifestations, baptisées « Hands Off », ont été organisées par Democrats Abroad, l’organisation officielle du Parti démocrate pour les citoyens américains vivant à l’étranger.
Le mouvement a été organisé par plus de 150 groupes, dont des groupes de défense des droits civiques et des syndicats.
Des manifestations ont eu lieu partout dans le monde, avec des manifestants descendant dans les rues aux États-Unis, à Paris et à Berlin.
À Londres, la manifestation a débuté à 15 heures et les manifestants ont été photographiés brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « laissez tomber Trump, résistez au fascisme ».
La foule a scandé « Touchez pas au Canada », « Touchez pas au Groenland » et « Touchez pas à l’Ukraine » tout en écoutant des discours critiquant Trump.
Donald Trump montre son panneau tarifaireREUTERS
Parmi les manifestants se trouvait Clarke Reinstein, 73 ans, originaire de Rhode Island, qui s’est dit « déçu par mes compatriotes américains » d’avoir élu Trump comme président.
« Je suis à Londres depuis deux mois et j’aime être ici parce que les gens pensent un peu différemment », a-t-il déclaré.
« Ils ont fait une erreur sur le Brexit, mais ils n’ont pas échoué comme les Américains. »
De nombreux manifestants dans la capitale britannique sont des expatriés américains.
Brent Robertson, 56 ans, d’Albuquerque, a critiqué les tarifs douaniers de Trump , qu’il a annoncés mercredi dans le cadre de son discours du « Jour de la libération ».
Robertson a déclaré : « Stupide n’est pas le mot approprié.
« Il se tire une balle dans la tête et tire sur nous tous, Américains, juste pour se faire passer pour un dur à cuire. »
Deux mois après que JD Vance ait proposé à l’élite européenne un choix difficile, il semble qu’ils aient pris leur décision
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En février dernier, le vice-président s’est rendu à Munich, en Allemagne, porteur d’un message à l’ensemble de l’élite politique européenne. Un message qu’ils ne voulaient pas entendre, mais le vice-président était déterminé à le transmettre malgré tout.
« La menace qui m’inquiète le plus vis-à-vis de l’Europe n’est pas la Russie », a déclaré Vance devant un auditoire stupéfait et mortellement silencieux.
« Ce n’est pas la Chine. Ce n’est pas un acteur extérieur. Ce qui m’inquiète, c’est la menace intérieure, le recul de l’Europe par rapport à certaines de ses valeurs les plus fondamentales. »
Il s’agissait en fait d’une manière polie de dire à l’élite européenne qu’elle trahissait sa nation et son peuple ; qu’elle détruisait ce qu’elle avait pour devoir sacré de protéger.
Le message a été reçu.
Les seuls applaudisseurs étaient les membres de l’entourage du vice-président. Au moins un homme politique européen – et un homme, de surcroît – a fondu en larmes après coup, tant il était choqué d’être confronté à la vérité. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, semblait avoir reçu un pieu en argent dans son petit cœur flétri.
Les responsables politiques et les médias européens se sont unis pour présenter ce discours comme une déclaration de guerre contre l’Europe, comme une trahison en soi. La nation qui a autrefois sauvé l’Europe lui a désormais tourné le dos. Plus d’alliés.
Mais le discours de Vance n’avait rien de tel. En réalité, c’était un discours d’unité, et non de division. Voici ce qu’il voulait dire. Les peuples américain et européen ont souffert sous le même joug – celui du mondialisme, de l’ouverture des frontières à tout prix, d’un cosmopolitisme déraciné et du désir de croissance infinie – mais aujourd’hui, le peuple américain s’en libère. Si les Européens souhaitent l’aide de l’Amérique pour faire de même, elle ne manquera pas de la soutenir. Mais l’Amérique n’aidera pas les élites européennes à continuer d’enterrer les idéaux et les peuples qui ont fait de la civilisation européenne la plus grande que le monde ait jamais connue.
La véritable question posée par le vice-président à Munich était de savoir si l’élite européenne soutiendrait son peuple et le soutiendrait dans sa quête de liberté, ou serait au contraire obligée de s’écarter du chemin.
Huit semaines plus tard, il semble déjà qu’ils aient fait leur choix.
Rien que la semaine dernière, en France, la favorite à la présidentielle, Marine Le Pen, a été empêchée de se présenter aux élections de 2027 par une décision judiciaire fort opportune. Pour le prétendu délit de détournement de fonds européens, un juge a décidé que Le Pen ne pourrait briguer de mandat politique pendant cinq ans. Elle a également été condamnée à quatre ans de prison et à 100 000 euros d’amende. Il est peu probable qu’elle mette les pieds dans une cellule – la moitié de sa peine sera probablement purgée sous une forme d’assignation à résidence avec bracelet électronique, l’autre moitié avec sursis – mais c’est une maigre consolation pour Le Pen, dont les ambitions présidentielles, nourries depuis des décennies, ont été de facto anéanties.
Cette décision n’empêche pas Bardella, le charismatique et séduisant adjoint de Le Pen, de se présenter à sa place. Mais ne vous y trompez pas, il s’agit d’une attaque délibérée et dévastatrice contre la droite française, qui s’élève sous l’effet d’une colère généralisée face aux effets de l’immigration de masse et d’autres politiques mondialistes. Le Pen est la principale responsable de la « modernisation » du parti et de son succès électoral. Elle a façonné le parti, le remodelant à son image plutôt qu’à celle de son père, et ce faisant, l’a porté au pouvoir. Cette décision ne peut qu’entraver sérieusement les chances du parti aux urnes dans deux ans. Le Pen peut bien sûr faire appel, mais il est peu probable qu’elle soit entendue avant les élections.
Un fait accompli , c’est ce qu’on appelle.
Le verdict a été contesté par le président Trump et Elon Musk. Ce dernier a écrit sur Twitter : « Lorsque la gauche radicale ne parvient pas à gagner par le vote démocratique, elle abuse du système judiciaire pour emprisonner ses opposants. »
Voici ce qu’a déclaré à nouveau sur Twitter Matteo Salvini, autre dirigeant populiste italien : « C’est une déclaration de guerre de Bruxelles. Nous ne nous laisserons pas intimider, nous ne nous arrêterons pas. »
Le Pen rejoint désormais une liste croissante de politiciens européens, dont Salvini et aussi le Roumain Georgescu, qui ont été attaqués devant les tribunaux par leurs ennemis mondialistes, tout comme Donald Trump.
Et si la guerre juridique échoue, la longue persécution de Trump nous montre ce qui pourrait arriver ensuite. Je parle bien d’un assassinat. Je ne pense pas dramatiser. Si cela s’est produit deux fois aux États-Unis au cours d’une même campagne présidentielle, cela peut certainement se produire en Europe. Les enjeux sont tout aussi importants, et les ennemis du renouveau national sont tout aussi déterminés.
Il est également possible que des partis comme l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) soient interdits. Le chef des services de renseignement allemands et des membres du Bundestag ont déjà suggéré une telle mesure, « pour sauver la démocratie ».
Pour sauver la démocratie , il semble que l’Amérique et l’Europe empruntent désormais des chemins divergents, avec des conceptions totalement différentes de ce que cela signifie. À mesure que la guerre tarifaire de Trump, qui vient de commencer, s’intensifie, la distance transatlantique ne fera que se creuser, et les négociations sur la fin du conflit russo-ukrainien menacent également de faire de même. Mon seul espoir est que ce fossé ne soit pas si profond qu’il soit impossible à combler lorsque le moment sera venu pour l’Europe de rechercher enfin sa liberté.
L’étudiante de 22 ans a été retrouvée assassinée et enfermée dans une valise, son ex-petit ami ayant avoué le meurtre après avoir prétendument gardé son corps à la maison pendant plus de 20 heures, mettant en scène des messages trompeurs provenant de son téléphone.
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Le corps d’Ilaria Sula, une étudiante de 22 ans, disparue depuis fin mars, a été découvert fourré dans une valise et jeté dans un ravin près de Rome, ont confirmé les autorités italiennes cette semaine.
Son ex-petit ami, Mark Samson, 23 ans, d’origine philippine, a avoué l’avoir poignardée mortellement et est désormais accusé de meurtre et de dissimulation de corps.
Ilaria, une étudiante d’origine albanaise de l’Université La Sapienza de Rome, a été vue pour la dernière fois le soir du 25 mars, alors qu’elle quittait son appartement du quartier de San Lorenzo, avec seulement son téléphone sur elle. L’inquiétude a grandi lorsque son téléphone, après être resté brièvement actif, est devenu silencieux. Sa famille et ses amis ont donné l’alerte sur les réseaux sociaux et ont lancé de nombreux appels pour savoir où elle se trouvait.
Quelques jours plus tard, des passants ont découvert son corps dans une valise abandonnée le long d’une route de campagne isolée, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale. Les enquêteurs ont rapidement repéré Samson, l’ancien compagnon d’Ilaria, qui a été placé en garde à vue et aurait avoué le crime.
La police pense qu’Ilaria a été attirée au domicile de Samson, dans le quartier africain de Rome, où elle a été tuée dans sa chambre. Les enquêteurs ont trouvé des traces de sang dans la pièce, et les premières constatations suggèrent qu’elle a subi trois coups de couteau au cou. L’arme du crime n’a pas encore été retrouvée, bien que Samson affirme l’avoir jetée dans une benne à ordures.
Selon le Corriere Della Sera , les autorités ont révélé que Samson avait conservé le corps d’Ilaria chez lui pendant plus de 20 heures avant de le transporter dans le SUV noir familial et de s’en débarrasser. Des images de caméras de circulation ont filmé le véhicule près du lieu de stockage le 26 mars.
La police enquête également sur le rôle des parents de Samson, qui auraient été présents au domicile lors du meurtre et auraient pu aider au nettoyage de la scène de crime ou à la dissimulation du corps. Il semble hautement improbable qu’ils n’aient pas été au courant du crime qui se déroulait dans la maison de trois chambres.
Samson aurait utilisé le téléphone d’Ilaria pendant plusieurs jours après sa mort, envoyant des messages à sa famille et à ses amis pour tenter de les tromper. « Salut papa, ne t’inquiète pas. Je vais bien. Je suis partie avec un garçon et une fille. Je serai de retour à Terni dans un mois », pouvait-on lire dans un message adressé à son père. Sa famille, cependant, soupçonnait que les messages n’étaient pas écrits par Ilaria elle-même.
Les médias italiens ont rapporté qu’au moins huit faux messages ont été envoyés depuis le téléphone d’Ilaria, prétendument par Samson, dans le but de retarder les soupçons et de gagner du temps pour dissimuler le crime.
Il aurait également utilisé ses réseaux sociaux pour continuer la mascarade, en publiant des messages tels que « Je vais bien, merci à tous », pour apaiser les inquiétudes avant de finalement désactiver ses comptes.
La rectrice de l’Université La Sapienza, Antonella Polimeni, a exprimé sa profonde tristesse face à cette tragédie et a écrit sur les réseaux sociaux : « Malheureusement, Ilaria a été retrouvée sans vie. Un féminicide odieux et brutal qui nous laisse sans voix et le cœur brisé. En ce moment de tristesse, nous embrassons la famille de notre étudiante, ses proches et toute la communauté étudiante de l’Université La Sapienza, qui s’est mobilisée ces derniers jours pour des recherches désespérées. »
L’enquête policière, coordonnée par le ministère public, est en cours.
Un homme de 35 ans a été mis en examen pour homicide volontaire après la découverte du corps d’un sans-abri de 52 ans, tué par des dizaines de coups à l’arme blanche dans une maison squattée à Pauillac (Gironde). Le suspect est passé aux aveux.
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Le corps d’un homme de 52 ans a été découvert le mercredi 2 avril dans une bâtisse squattée de Pauillac (Gironde), ce qui a entraîné l’ouverture d’une enquête pour homicide volontaire. La victime présentait une quarantaine de plaies à l’arme blanche. Un homme de 35 ans, bien connu de la justice, a été mis en examen vendredi avant d’être placé en détention provisoire.
Selon le parquet de Bordeaux, c’est un promeneur qui a alerté les forces de l’ordre en début de soirée. « En passant à proximité d’une bâtisse sise à Pauillac, connue pour être squattée, il avait vu un corps dépassant d’une couverture », a précisé le procureur de la République de Bordeaux, Renaud Gaudeul. Rapidement dépêchés sur les lieux, les gendarmes ont constaté le décès de l’homme, identifié comme étant « âgé de 52 ans, originaire de Slovaquie et sans domicile fixe ».
Un magistrat du parquet s’est rendu sur place, « de même que des techniciens en identification criminelle et un médecin légiste ». Les premières constatations médico-légales ont mis en évidence un nombre important de blessures : « une quarantaine de plaies occasionnées par un objet coupant, sur tout le corps », a précisé le parquet.
Déjà condamné à treize reprises
Un homme de 35 ans, également présent sur les lieux au moment de l’intervention des gendarmes, a été interpellé alors qu’il était ivre. Il a été placé en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie de Lesparre-Médoc. Originaire du Morbihan, ce trentenaire est connu de la justice : il « compte treize condamnations sur son casier judiciaire, en particulier pour des faits de violences, de menaces, de consommation de stupéfiants ainsi que des infractions routières », selon le parquet.
Lors de ses premières déclarations, le suspect a tenté de faire croire à une chute accidentelle de la victime depuis une fenêtre. Mais face aux éléments recueillis par les enquêteurs, l’homme est passé aux aveux. « Après avoir prétendu que la mort de la victime résultait de sa chute accidentelle d’une fenêtre », il a finalement « reconnu avoir porté des coups à la victime », a confirmé le parquet.
Mis en examen vendredi soir pour homicide volontaire, l’homme a été placé en détention provisoire. « Les investigations, maintenant confiées à un magistrat instructeur, chercheront à établir l’origine de ce déchaînement de violences », a indiqué le parquet de Bordeaux. À ce stade, la nature exacte des liens entre la victime et le mis en cause n’a pas été précisée.
FRANCFORT/BERLIN, 5 avril (Reuters) – Des centaines de personnes ont manifesté samedi dans plusieurs villes européennes contre le président américain Donald Trump et son conseiller Elon Musk, après une semaine difficile pour les marchés financiers après l’annonce par Donald Trump de tarifs douaniers douaniers draconiens.
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Dans la ville allemande de Francfort, la manifestation « Hands Off ! » a été organisée par Democrats Abroad, l’organisation officielle du Parti démocrate pour les citoyens américains vivant à l’étranger.
À Berlin, lors d’une manifestation devant un showroom Tesla, les manifestants brandissaient des pancartes appelant leurs compatriotes américains vivant en Allemagne à manifester pour « la fin du chaos » dans leur pays.
Réunis sur l’Opernplatz de Francfort, les membres du groupe des Démocrates d’outre-mer ont exigé la démission du président américain, avec des slogans sur des pancartes indiquant « Restaurer la démocratie », « Ne touchez pas à nos données personnelles » et « Le monde est fatigué de vos conneries Donald, partez ! »
À Berlin, des slogans adressés à Musk disaient : « Tais-toi Elon, personne n’a voté pour toi », et un chien portait une pancarte sur laquelle était écrit « Chiens contre DOGE », en référence au Département de l’efficacité gouvernementale dirigé par le conseiller principal Musk, une initiative de la deuxième administration Trump visant à réduire le gaspillage des dépenses fédérales, la fraude et les abus.
À Paris, environ 200 personnes, principalement américaines, se sont rassemblées place de la République pour protester contre Trump. Certains ont prononcé des discours dénonçant le président, brandissant des banderoles telles que « Résistez au tyran », « État de droit », « Féministes pour la liberté, pas le fascisme » et « Sauvez la démocratie ». L’un d’eux a chanté et joué la chanson de Bob Dylan, « Masters of War ».
Des manifestations contre Trump et Musk ont également eu lieu dans d’autres villes européennes, notamment à Londres et à Lisbonne.
Dans la capitale britannique, quelques centaines de personnes se sont rassemblées à Trafalgar Square, brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Américain fier, honteux » et « Qu’est-ce que l’Amérique ? ». La foule scandait « Touche pas au Canada », « Touche pas au Groenland » et « Touche pas à l’Ukraine » tout en écoutant des discours critiquant Trump.
De plus en plus de preuves montrent désormais que le cannabis est destructeur pour la fertilité masculine.
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Il y a une dizaine d’années, les patients ont commencé à consulter le Dr Alexander Pastuszak avec une question qui est devenue de plus en plus fréquente depuis : fumer de l’herbe rendrait-il plus difficile pour eux d’avoir des enfants ?Le Dr Pastuszak, expert en fertilité masculine mais non consommateur de cannabis, savait que les lois et les normes concernant le cannabis s’assouplissaient dans tout le pays et que de nombreux hommes n’hésitaient pas à discuter de leur consommation avec leur médecin. Il n’avait simplement rien de concret à leur dire.« Jusqu’à récemment, la réponse était : « Je ne sais pas » », a déclaré le Dr Pastuszak, qui est maintenant urologue à l’Université de l’Utah.Il a donc cherché une réponse. Le cannabis est légal à des fins médicinales ou récréatives dans tous les États sauf 11 et a été consommé au moins une fois par 52,5 millions d’Américains en 2021, selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies . Pourtant, comme il reste illégal au niveau fédéral, il est difficile à étudier et ses effets à long terme sur la santé sont encore mal compris, a déclaré le Dr Omer Raheem, urologue à la Cleveland Clinic qui exerce aux États-Unis et à Abu Dhabi.
Néanmoins, certains effets du cannabis sur le système reproducteur masculin commencent à se faire sentir. En examinant 48 études internationales, le Dr Pastuszak a constaté en 2019 que les produits à base de cannabis nuisent aux chances de concevoir un enfant. Il pense enfin avoir une solution pour ses patients.« Le THC, certainement sous forme fumée, peut avoir un impact sur le sperme », a déclaré le Dr Pastuszak, et donc nuire à la fertilité masculine.
Voici ce que les experts ont découvert.
Comment le THC affecte les spermatozoïdes
Les experts savent depuis longtemps que la consommation de tabac et d’alcool peut avoir un impact sur la fertilité masculine. Depuis au moins les années 1970, les chercheurs soupçonnent un effet similaire de la consommation de cannabis. Mais ce n’est que récemment qu’ils ont pu décrire son effet sur les spermatozoïdes, en modifiant leur forme, leur ralentissement et leur patrimoine génétique.Ce n’est pas surprenant, car de nombreux cannabinoïdes sont toxiques pour les cellules vivantes, a déclaré Gerald M. Berkowitz, expert en cannabis à l’Université du Connecticut. « Si vous prenez des cellules végétales ou animales et que vous les placez sur une plaque de culture cellulaire, et que vous y ajoutez du THC, vous verrez les cellules mourir autour du THC. »Dans des études menées dans les années 1990, des scientifiques de l’Université de Buffalo ont découvert qu’un cannabinoïde présent dans l’organisme, l’anandamide, joue un rôle essentiel dans la reproduction, empêchant la fécondation simultanée de plusieurs spermatozoïdes. Les récepteurs utilisés par l’anandamide pourraient être détournés par le THC présent dans le cannabis, ce qui pourrait surcharger le système de signalisation du sperme .
Plus récemment, des experts ont étudié la manière dont ce phénomène se manifeste dans le monde réel. Par exemple, dans son étude de 2019 , le Dr Pastuszak et plusieurs collègues ont rapporté que la consommation de cannabis était fortement associée à une diminution du nombre et de la concentration des spermatozoïdes, ainsi qu’à une incidence accrue de spermatozoïdes de forme anormale.
L’année suivante, une étude menée auprès de 229 hommes jamaïcains a montré que même une consommation modérée de cannabis était associée à une probabilité près de trois fois et demie plus élevée de spermatozoïdes déformés, ce qui réduit les chances de réussite de la fécondation.
De plus, une nouvelle étude menée auprès de 113 hommes jordaniens a révélé que la mobilité des spermatozoïdes, appelée motilité, était bien plus faible chez les consommateurs de cannabis que chez les fumeurs et les non-fumeurs, a déclaré le Dr Mohamed Eid Hammadeh, dont le laboratoire à l’Université de la Sarre, en Allemagne, a mené l’étude. Ils ont constaté qu’après que le THC se soit lié aux récepteurs cannabinoïdes des spermatozoïdes, il endommageait les mitochondries à l’intérieur de la cellule.
Connues comme le moteur de la cellule, les mitochondries propulsent le spermatozoïde vers l’ovule, explique le Dr Houda Amor, co-auteure de l’étude avec le Dr Hammadeh. Lorsque les mitochondries sont entravées, le spermatozoïde a du mal à nager.
Enfin, des recherches sur les animaux suggèrent que le cannabis pourrait affecter l’ADN d’un spermatozoïde contribuant à la formation du nouvel embryon. Une étude menée en 2020 sur des rats par des scientifiques de Duke a révélé que la consommation de cannabis par le père nuisait au développement cérébral de son enfant .
Comment atténuer le risque
Bien sûr, le cannabis peut également affecter la santé sexuelle masculine d’une manière qui n’a rien à voir avec le sperme.« Une consommation chronique à fortes doses peut contribuer à la dysfonction érectile, à un retard de l’éjaculation et à une diminution du désir sexuel à long terme », a déclaré le Dr Ryan S. Sultan, psychiatre clinicien à Columbia. Il a averti que fumer ne serait-ce qu’une fois par semaine pouvait déclencher certains de ces effets.
Les hommes devraient arrêter toute consommation de cannabis pendant au moins trois mois avant de vouloir tomber enceinte, a déclaré Ryan Vandrey, qui étudie la consommation de cannabis à l’Université Johns Hopkins.
Cependant, « de nombreux hommes en âge de procréer consomment énormément de cannabis et ont des enfants », a-t-il ajouté. « Ce n’est donc pas parce qu’on consomme quotidiennement du cannabis qu’on ne peut pas avoir d’enfant. »Le Dr Sultan a recommandé de passer aux produits comestibles ou à la vape. Cependant, même si ces autres méthodes de consommation de cannabis présentent moins de sous-produits nocifs, elles apportent néanmoins du THC à l’organisme.
Si vous êtes inquiet, consultez un spécialiste de la fertilité et, bien sûr, adoptez une alimentation saine et pratiquez une activité physique régulière, deux facteurs qui améliorent la fertilité. Cependant, il n’existe aucun moyen infaillible de prévenir les dommages causés par le THC.« Il est préférable d’arrêter complètement de fumer », a déclaré le Dr Hammadeh.
Le président Donald Trump a annoncé la signature d’un décret présidentiel permettant à TikTok de continuer à fonctionner pendant 75 jours supplémentaires afin de finaliser l’ acquisition de l’entreprise chinoise ByteDance.
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Trump a publié sur Truth Social : « Mon administration a travaillé d’arrache-pied sur un accord pour sauver TikTok, et nous avons réalisé d’énormes progrès. Cet accord nécessite davantage de travail pour garantir la signature de toutes les autorisations nécessaires. C’est pourquoi je signe un décret présidentiel permettant à TikTok de continuer à fonctionner pendant 75 jours supplémentaires. »
— The Post Millennial (@TPostMillennial) April 4, 2025
Nous espérons continuer à travailler de bonne foi avec la Chine, qui, je crois savoir, n’est pas très satisfaite de nos tarifs douaniers réciproques (nécessaires à un commerce équitable et équilibré entre la Chine et les États-Unis !). Cela prouve que les tarifs douaniers sont l’outil économique le plus puissant et essentiel à notre sécurité nationale ! Nous ne voulons pas que TikTok disparaisse. Nous sommes impatients de collaborer avec TikTok et la Chine pour conclure l’accord. Merci de votre attention ! a ajouté M. Trump.
Une loi interdisant l’application à moins que ByteDance ne cède ou ne vende sa participation dans le réseau social a été approuvée par le Congrès l’année dernière. Cependant, ByteDance et certains utilisateurs ont ensuite intenté une action en justice contre le gouvernement américain pour des motifs de liberté d’expression. La Cour suprême a jugé que la loi ne portait pas atteinte à la liberté d’expression de l’entreprise, et l’interdiction devait entrer en vigueur début 2025, la veille de l’investiture de Trump.
Trump a prolongé la date limite d’interdiction, puis a collaboré avec des entreprises basées aux États-Unis pour racheter l’application. Cette date limite pour l’interdiction de TikTok était initialement fixée au 5 avril, mais Trump s’apprête à signer un décret la prolongeant de 75 jours supplémentaires.
Cette ordonnance intervient alors que Trump tente également de négocier des accords commerciaux avec d’autres pays après avoir annoncé les droits de douane réciproques du « Jour de la Libération » en début de semaine. Il a indiqué jeudi qu’il était ouvert à une levée des droits de douane sur les importations chinoises aux États-Unis si la Chine approuvait la vente de TikTok.
Bien que la vente de l’application n’ait pas eu lieu, la Chine a riposté au tarif de 34 % imposé par Trump sur les produits chinois importés aux États-Unis et a imposé un tarif supplémentaire de 34 % sur les produits américains importés en Chine.
La gauche française condamne la marche pour la démocratie comme une « menace fasciste »
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Jordan Bardella, président du Rassemblement National (RN) et député européen
Le Rassemblement national (RN), parti d’extrême droite français, a appelé à une manifestation à Paris le dimanche 6 avril en soutien à Marine Le Pen. Cette manifestation, qui fait suite à la condamnation, à la peine de prison et à l’interdiction de se présenter à l’élection présidentielle de 2027 de Le Pen, a suscité la colère de la gauche, qui l’a qualifiée de menace « fasciste ». Malgré cela, le RN, soutenu par une déclaration publique de Donald Trump, affirme que le nombre de ses membres a explosé en quelques jours.
La mobilisation a été rapide. Dans les heures qui ont suivi le verdict du procès des assistants parlementaires européens du RN , condamnant Marine Le Pen à la prison ferme et à l’inéligibilité, le parti a annoncé la tenue d’une manifestation le dimanche 6 avril, en plein cœur de Paris. Mais, depuis cette annonce, la tension est montée d’un cran, à tel point que, selon un sondage réalisé pour la chaîne d’information LCI, une majorité de Français craignent que des troubles n’éclatent en marge de la manifestation.
Le président du RN, Jordan Bardella, a rassuré la population lors d’une allocution télévisée . Cet événement se déroulera « dans un esprit totalement pacifique », a-t-il déclaré. « C’est une mobilisation pour la démocratie et pour le respect de nos droits. »
La gauche a décidé d’agiter le spectre d’une apparente menace « fasciste », prétextant un risque élevé de trouble à l’ordre public. L’un des principaux opposants à ces accusations était le chef de file de l’extrême gauche Jean-Luc Mélenchon, pourtant l’un des premiers à déplorer l’interdiction faite à Marine Le Pen de se présenter à l’élection présidentielle de 2027. Mélenchon a invoqué un « risque séditieux » élevé associé au rassemblement de dimanche, qu’il a qualifié de « rassemblement de fachos » .
Eugénie Bastié, chroniqueuse au Figaro , a dénoncé l’hypocrisie du leader d’extrême gauche, rappelant que Mélenchon lui-même avait appelé ses partisans à « marcher sur Matignon » et à exiger un Premier ministre de gauche dans la foulée des législatives de l’été 2024. « L’obsession du fascisme des années 1930 aveugle certains observateurs sur une réalité indéniable : ces dernières années, c’est dans les manifestations d’extrême gauche que des policiers sont battus, brûlés et blessés, et que des slogans haineux, violents ou séditieux sont criés », écrit la journaliste . Le président du RN, Jordan Bardella, a également souligné que toutes les violences enregistrées lors des manifestations en France ces derniers mois ont été perpétrées par des groupes d’ultra-gauche violents.
De son côté, l’ancien ministre centriste Xavier Bertrand, opposant de longue date à Marine Le Pen au niveau local dans les Hauts-de-France, a affirmé que la manifestation pourrait se transformer en « un mauvais remake du Capitole », une référence aux troubles qui ont accompagné la victoire de Joe Biden sur Donald Trump en 2021.
Le soutien public apporté par Donald Trump et J.D. Vance à Marine Le Pen alimente également la machine à fantasmes de la gauche et des centristes. Dans la nuit du jeudi 3 au vendredi 4, le président américain a appelé à la libération de Marine Le Pen (« Libérez Marine Le Pen ») dans une publication sur son réseau social Truth Social, jugeant que sa condamnation à l’inéligibilité était une « chasse aux sorcières » visant à l’empêcher de remporter l’élection présidentielle française de 2027. Peu auparavant, son vice-président, J.D. Vance, avait également critiqué la décision de justice, affirmant que « ce n’est pas ça, la démocratie ».
L’entourage de Marine Le Pen a cherché à minimiser le soutien du président américain pour souligner l’indépendance du RN, malgré les multiples déclarations internationales en sa faveur. « De nombreux dirigeants étrangers se sont exprimés ces derniers jours, exprimant leur inquiétude face à ce qui est perçu comme une instrumentalisation de la justice contre des opposants politiques. Certains l’ont fait de bonne foi, d’autres pour nous renvoyer nos propres leçons de morale démocratique », a expliqué le député RN Philippe Lottiaux.
Même s’il est difficile de prédire l’affluence à la manifestation de dimanche, le RN se félicite de la forte hausse des adhérents depuis l’annonce du verdict : 20.000 en trois jours, selon Marine le Pen et Jordan Bardella, pour un parti qui avait dépassé la barre des 100.000 adhérents en septembre 2024.
Une pétition de soutien à Le Pen, lancée lundi 31 mars, jour du verdict, a déjà recueilli plus de 500 000 signatures.
« Elle était terrifiée. Mon client voulait seulement le forcer à la laisser partir », a déclaré l’avocat de la jeune femme de 20 ans.
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Une Américaine jugée en Allemagne pour avoir poignardé mortellement un ressortissant érythréen de 64 ans lors d’une agression sexuelle présumée a insisté sur le fait que ses actes étaient uniquement de la légitime défense au milieu de ce qu’elle a décrit comme une épreuve terrifiante.
Fallyn B., 20 ans, est accusée de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort après avoir poignardé Alem T., un homme originaire d’Érythrée, lors d’une bagarre à la gare principale de Kaiserslautern en juin de l’année dernière.
Selon les procureurs, l’altercation aurait débuté lorsque l’homme aurait peloté Fallyn B. par derrière alors qu’ils se trouvaient tous deux sur un escalator. Un échange verbal et une bagarre violents ont suivi, au cours desquels la jeune femme a sorti un couteau pliant de 7 centimètres, apparemment pour effrayer l’homme.
Alors qu’il tentait de lui attraper le bras, elle lui assena un coup mortel dans le haut du corps. La lame transperça l’aorte de l’homme près du cœur, provoquant son effondrement et sa mort en quelques secondes.
La prévenue a pris la fuite en train, puis a envoyé un SMS à une connaissance : « Je crois que je viens de tuer quelqu’un. » Elle s’est ensuite rendue à la police et a été brièvement placée en garde à vue.
Initialement enquêté pour homicide involontaire, les autorités ont depuis exclu l’intention de tuer mais maintiennent que la réponse était disproportionnée.
Devant le tribunal, la citoyenne américaine n’a pas présenté d’excuses à la famille de la victime. Son témoignage s’est concentré sur son histoire personnelle mouvementée, notamment le harcèlement, la toxicomanie et un traumatisme sexuel. Diagnostiquée avec un TDAH, elle prenait des médicaments pour des problèmes de santé mentale et travaillait comme civile à la base aérienne de Ramstein tout en vivant en résidence étudiante.
Son avocat, Roland Ohnesorg, a soutenu qu’elle avait agi par peur. « Elle était terrifiée. Ma cliente avait seulement l’intention de le forcer à la laisser partir », a-t-il déclaré au tribunal, cité par Bild .
L’accusation soutient que les images vidéo montrent l’accusée utilisant le couteau de manière ciblée et délibérée et que sa réponse a largement dépassé ce qui pourrait raisonnablement être considéré comme de la légitime défense.
« Les attouchements initiaux constituaient un acte criminel », a déclaré un porte-parole du parquet, « mais l’issue fatale est injustifiable. Cette réaction n’était pas proportionnée. »
Cette affaire a relancé le débat en Allemagne sur la légitime défense, la proportionnalité et la montée des violences sexuelles, notamment dans les espaces publics.
Selon les statistiques policières récemment publiées par Remix News cette semaine, les signalements de viols et d’agressions sexuelles en Allemagne ont augmenté de 9,3 % en 2024, avec 13 320 cas recensés. Sur les 11 329 suspects, 39 % n’étaient pas de nationalité allemande, alors qu’ils représentent environ 16 % de la population.
Pour la famille de la victime, représentée devant le tribunal par un avocat, l’affaire est claire. « Il ne s’agissait pas de légitime défense. C’était un acte délibéré et fatal », ont-ils déclaré.
Trente personnes ont été placées en garde à vue après une opération d’ampleur menée dans la nuit du 3 au 4 avril dans le Calvados et en Seine-Maritime. Coordonnée par la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Rennes, l’intervention visait à démanteler un réseau de trafic international de cocaïne utilisant un « drop-off ». Environ 800 kg de cocaïne ont été saisis.
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Une partie de la drogue saisie lors de l’opération. (parquet de Rennes)
Une opération de police judiciaire d’envergure a permis l’interpellation de huit individus dans la nuit du 3 au 4 avril dans le Calvados et en Seine-Maritime, lors d’un flagrant délit d’importation de cocaïne par la mer, selon un mode opératoire appelé « drop-off », a annoncé le procureur de la République de Rennes, Frédéric Teillet, ce vendredi 4 avril. Trente personnes ont été placées en garde à vue au total, tandis qu’environ 800 kilos de cocaïne ont été saisis.
L’enquête avait débuté sous forme préliminaire sous l’autorité du parquet de Caen, avant d’être confiée au parquet de la JIRS (Juridiction interrégionale spécialisée) de Rennes le 19 octobre 2023. Une information judiciaire a ensuite été ouverte le 19 février 2024 pour de nombreux chefs d’infraction, dont « importation en bande organisée de produits stupéfiants », « association de malfaiteurs », « blanchiment », ou encore « importation en contrebande de marchandise dangereuse pour la santé publique ».
Le procureur de la République de Rennes, Frédéric Teillet, a confirmé qu’« après 18 mois d’investigations », la division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) de la Direction interdépartementale de la police nationale du Calvados (DIPN 14), en co-saisine avec le Groupe interministériel de recherches (GIR) de Caen, l’Office antistupéfiants (OFAST) central, l’antenne OFAST du Havre, le Service interdépartemental de police judiciaire de Seine-Maritime (SIPJ 76), sa Brigade de recherches et d’intervention (BRI) et le Service interministériel d’assistance technique (SIAT), ont surveillé de près plusieurs suspects, dont « l’équipage d’un bateau de pêche de Ouistreham (Calvados) » et « le propriétaire d’un bateau rapide habituellement amarré en Seine-Maritime ».
Pour mener l’opération, les moyens humains et aériens du RAID et de la direction générale de la police nationale (DGPN) ont été mobilisés, notamment pour assurer la surveillance et l’interpellation en zone côtière et urbaine.
Un «mode opératoire caractéristique des groupes criminels organisés les plus aguerris»
Ce mode opératoire consiste à récupérer en mer des ballots de stupéfiants largués par un navire cargo. Frédéric Teillet souligne qu’il s’agit d’un « mode opératoire caractéristique des groupes criminels organisés les plus aguerris ».
Un important dispositif de surveillance a été déployé autour de plusieurs suspects, dont « l’équipage d’un bateau de pêche de Ouistreham (Calvados) » et « le propriétaire d’un bateau rapide habituellement amarré en Seine-Maritime ». Le magistrat instructeur a requis l’appui de plusieurs services, dont l’OFAST d’Ille-et-Vilaine, la Section de recherches maritime, ainsi que les groupements de gendarmerie des départements du Nord et du Pas-de-Calais. La Garde côtes a également été mobilisée avec « trois vedettes, un hélicoptère et un patrouilleur », appuyée par la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), soit au total « environ 75 effectifs », selon le parquet.
Près de 100 policiers pour interpeller les suspects
« Vers minuit, une opération inédite coordonnant l’ensemble de ces services est déclenchée », a précisé Frédéric Teillet. Près de 100 policiers ont été engagés à terre pour intercepter les suspects à leur retour sur la côte, notamment à Ouistreham (Calvados) et Tancarville (Seine-Maritime).
Au total, « six hommes, dont trois marins-pêcheurs, et deux femmes » ont été interpellés à Ouistreham, Le Havre et Tancarville. Ils sont nés entre 1976 et 1999 et résident dans le Calvados ou en Seine-Maritime. « L’un d’entre eux est un ressortissant albanais », précise le procureur, qui ajoute que « certains ont des casiers judiciaires liés à des infractions de pêche, d’autres des condamnations pour vols aggravés, violences ou trafic de produits stupéfiants ».
«Une première en France»
Dans le même temps, les services douaniers ont identifié un navire cargo suspecté d’avoir convoyé la marchandise illicite jusqu’à la zone de largage. Le bateau, en provenance du Brésil et à destination d’Amsterdam, a été « dérouté le jeudi 4 avril 2025, vers le port de Dunkerque (Nord) », sur ordre du juge d’instruction, grâce aux analyses du Centre opérationnel douanier maritime et de l’échelon DNRED de Nantes.
« L’ensemble de l’équipage, composé de 22 marins d’origine philippine, est placé en garde à vue » par la Section de recherches maritime, mobilisant « 70 gendarmes et 5 chiens stupéfiants ». Le cargo a été intégralement inspecté par les enquêteurs.
Le parquet de Rennes souligne que cette « opération exceptionnelle est une première en France » par l’utilisation de ce mode d’importation. Jusqu’à présent, « la technique du drop-off ne se traduisait que par des échouages massifs de marchandise perdue sur les plages », conclut Frédéric Teillet.