Marine Le Pen se décrit comme « profondément eurosceptique » dans une interview

Marine Le Pen, dirigeante de facto du parti Rassemblement national (RN), s’est réaffirmée comme « profondément eurosceptique » dans une interview au journal El País .

Le RN s’est imposé comme une force clé au Parlement, consolidant son rôle d’opposition décisive. EPA-EFE/Guillaume Horcajuelo

Dans l’article publié le 19 décembre, elle analyse le paysage politique actuel, les tensions internes au sein du gouvernement du président français Emmanuel Macron et ses propositions pour la France et l’Europe.

Dans le contexte de son procès pour détournement présumé de fonds européens, qui pourrait entraîner sa disqualification politique aux prochaines élections françaises prévues en mai 2027, Marine Le Pen a exprimé sa détermination à maintenir son influence au Parlement et à continuer de défendre les intérêts de ses électeurs.

Depuis que Macron a dissous l’Assemblée nationale en juin, le RN est devenu une force clé, consolidant son rôle d’opposition efficace.

L’avenir politique de Le Pen pourrait être compromis le 31 mars, date à laquelle devrait être rendu le verdict de son procès qui pourrait l’exclure de la politique pendant cinq ans.

Malgré cette incertitude, elle a assuré que sa priorité restait « l’intérêt du peuple français ». Elle a prévenu qu’elle n’hésiterait pas à agir contre le gouvernement s’il ignorait les propositions de son parti.

Le Pen a évoqué la récente nomination de François Bayrou au poste de Premier ministre français, affirmant que son rôle ne devrait pas être de développer ses propres politiques mais d’élaborer un budget reflétant les positions des trois principales forces au sein de l’Assemblée nationale.

Elle a prévenu que si Bayrou suivait le même chemin que son prédécesseur déchu Michel Barnier et proposait un budget qui ne tiendrait pas compte des revendications du RN, le résultat serait le même : « Les mêmes causes produiront les mêmes effets », a-t-elle déclaré.

Marine Le Pen a rappelé que Barnier avait été évincé en raison de son refus d’indexer les retraites sur l’indice des prix à la consommation (IPC), une position jugée inacceptable par le RN. « Il est tombé par excès d’orgueil. Il pensait qu’on se contenterait de miettes », a-t-elle ajouté.

À cet égard, elle a souligné que son parti ne tolérerait pas d’augmentation d’impôts dans un contexte où de nombreuses familles ont du mal à payer leurs factures.

Rejetant les accusations de déstabilisation du gouvernement, Le Pen a directement imputé à Macron l’instabilité politique en France.

Elle l’a accusé d’avoir créé une dette de 1 000 milliards d’euros en sept ans et d’avoir dissous l’Assemblée sous la fausse croyance qu’il gagnerait les élections.

Selon Le Pen, le RN n’a fait qu’utiliser les outils constitutionnels pour imposer la volonté des 11 millions d’électeurs qui ont soutenu le parti.

Sur la possibilité d’une démission d’Emmanuel Macron, elle a évité de se prononcer définitivement mais a laissé entendre que le président pourrait atteindre les limites de sa capacité à gouverner. « C’est à lui de déterminer s’il peut continuer à jouer son rôle sans plus apporter quelque chose de vraiment positif au pays », a-t-elle déclaré.

Marine Le Pen a renforcé sa position critique à l’égard de l’Union européenne, la décrivant comme « antidémocratique et contraire à la souveraineté nationale ».

Elle a particulièrement critiqué l’accord Mercosur-UE, le qualifiant d’exemple de la manière dont les décisions prises par la Commission européenne portent atteinte aux intérêts des citoyens européens.

« La Commission [de la présidente de la Commission européenne, Ursula] Von der Leyen incarne tout ce contre quoi nous luttons », a-t-elle déclaré.

Selon Marine Le Pen, l’accord, qui pourrait être signé sans consultation des représentants français, reflète un problème structurel dans le fonctionnement de l’UE : « Je ne peux pas l’accepter », a-t-elle déclaré, ajoutant que les décisions prises « dans le dos des électeurs » étaient inacceptables.

Concernant le procès qui pourrait mettre en péril sa carrière politique, elle a qualifié d’« attaque violente et injuste » la demande du procureur de la convoquer au tribunal.

Même des personnalités de gauche, comme le leader de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon, ont décrit le processus comme une « Inquisition des temps modernes », a affirmé Le Pen.

Pour elle, une condamnation dans ce contexte représenterait une attaque directe contre la légitimité démocratique, visant à annuler la volonté de millions d’électeurs.

Elle a catégoriquement rejeté les allégations selon lesquelles le processus judiciaire avait influencé sa stratégie politique, qualifiant ces théories d’« absurdes » et de « conspirationnistes ».

Le Pen a reconnu que le procès avait suscité un tollé public, révélant, selon elle, comment certains juges pouvaient influencer directement les résultats des élections.

En matière d’immigration, elle a plaidé pour des mesures drastiques, comme la restriction de la libre circulation au sein de l’espace Schengen aux seuls citoyens des États membres et l’interdiction de l’entrée des personnes sans autorisation préalable.

Elle a fait valoir que la migration de masse surchargeait les systèmes sociaux français et a proposé des politiques visant à encourager des taux de natalité nationaux plus élevés pour contrer les pressions démographiques.

« Nous devons arrêter cette immigration et faire des enfants », a-t-elle déclaré, niant tout lien entre ces déclarations et les théories de remplacement ethnique.

Selon Le Pen, le véritable problème réside dans le déséquilibre démographique entre l’Europe et l’Afrique, où les taux de natalité sont nettement plus élevés.

Sur le plan international, elle a critiqué la stratégie de l’Europe dans la guerre en Ukraine, affirmant que le conflit ne pouvait être gagné sans l’implication directe de l’OTAN, qui, selon elle, serait catastrophique.

Elle a exprimé l’espoir que le président américain élu Donald Trump puisse servir de médiateur pour trouver une solution diplomatique.

Concernant le président russe Vladimir Poutine, Le Pen a rejeté l’idée qu’il représentait une menace directe pour l’UE, arguant qu’il manquait « d’ambitions ou de moyens » pour conquérir le continent.

Bien qu’elle ait déclaré qu’elle le considérait auparavant comme un homme d’État important, elle a évité de porter un jugement définitif sur son leadership actuel.

Le Pen a conclu en soulignant que son parti était préparé à tous les scénarios, y compris sa disqualification potentielle.

Elle a insisté sur le fait que le RN comptait une figure forte en la personne de son protégé politique, l’actuel chef du parti Jordan Bardella, mais a réitéré que son objectif ultime restait d’être candidate à la présidentielle aux prochaines élections.

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Allemagne : une voiture fonce dans la foule d’un marché de Noël, plus de 60 blessés

Le conducteur a percuté la foule près de la mairie de Magdebourg, avant d’être arrêté.

Une voiture a percuté un groupe de personnes ce vendredi aux alentours de 19h sur le marché de Noël de la ville de Magdebourg, dans l’Est de l’Allemagne. L’attaque aurait fait 60 à 80 blessés, selon l’AFP. Selon nos confrères de Bild, le conducteur, qui «aurait foncé directement sur la foule qui se dirigeait vers la mairie», aurait été arrêté et placé en garde à vue. Ses motivations restent inconnues.

Selon Blick, la BMW sombre aurait franchi les barrières de sécurité. La police allemande n’a pas encore confirmé le caractère terroriste ou pas de l’attaque.

Le marché de Noël de Magdebourg est situé au pied de la mairie de la ville, près de l’Elbe. De nombreuses vidéos sur les réseaux sociaux montrent les véhicules des pompiers, de la police et des services de secours présents autour de la place. Le marché a été fermé après l’incident et son président a appelé les personnes présentes autour de la scène à quitter le centre-ville.

Plus d’informations à suivre…

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Une femme de 79 ans violemment agressée et dépouillée, ses chiens tués

Une femme de 79 ans a été violemment agressée jeudi soir dans le 9e arrondissement de Marseille (Bouches-du-Rhône), près du stade Vélodrome. La septuagénaire, retrouvée inconsciente et dénudée dans son appartement fouillé, aurait également subi des violences sexuelles. Ses deux chiens ont été tués. Une enquête a été ouverte, le ou les auteurs sont activement recherchés.

Généré par IA

C’est une agression particulièrement sordide qui s’est déroulée dans le 9e arrondissement de Marseille, près du stade Orange Vélodrome, ce jeudi soir. Une femme de 79 ans a été violemment agressée alors qu’elle rentrait chez elle après avoir promené ses deux chiens. Elle a perdu connaissance et s’est réveillée alors qu’elle était allongée par terre dans son appartement, qui avait été fouillé. La septuagénaire aurait également subi des violences sexuelles, selon une source proche de l’affaire, confirmant une information de La Provence.

Peu après 23 heures, cette femme de 79 ans est rentrée de sa promenade avec ses canidés. Elle a pénétré dans le hall de son immeuble situé rue Raymond-Teisseire et s’est retrouvée face à un homme encagoulé se trouvant dans l’ascenseur, qui l’a violemment frappée. La victime a repris connaissance alors qu’elle était entièrement dénudée, allongée dans son salon. Elle a alors constaté que ses deux chiens étaient décédés, vraisemblablement étranglés, et que son logement avait été fouillé. De l’argent liquide a été dérobé.

La police a été alertée et s’est rendue sur place avec les secours. La septuagénaire, sous le choc, a été prise en charge par les marins-pompiers, qui l’ont conduite à l’hôpital de la Timone. De leur côté, les enquêteurs ont procédé à des constatations et des prélèvements sur le lieu des faits, à la recherche de traces ou indices susceptibles d’identifier le ou les auteurs de cette violente agression.

Les premiers examens à l’hôpital ont montré que la victime aurait subi des violences sexuelles durant cette agression. D’autres examens doivent être pratiqués dans les jours à venir.

«D’une lâcheté et d’une cruauté inqualifiables»

« On constate une fois de plus qu’un quartier habituellement calme de Marseille, dans les quartiers Sud, à proximité du stade Vélodrome, peut aussi être touché par une délinquance d’une extrême violence », déplore Rudy Manna, porte-parole du syndicat Alliance Police Nationale. « L’individu qui a commis cet acte se comporte comme un véritable animal sauvage. S’en prendre à une femme de 79 ans qui promenait ses chiens est d’une lâcheté et d’une cruauté inqualifiables. Les services de police vont se mobiliser avec la plus grande détermination pour identifier et interpeller cet individu. L’objectif est de le présenter rapidement à la justice afin qu’il soit lourdement sanctionné. Il est insupportable de voir ce genre d’acte avec une telle violence dans les rues de Marseille ».

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La Catalogne expulse la police espagnole des aéroports de la région

Si cette mesure controversée se concrétise, les autorités nationales espagnoles perdraient le contrôle des frontières extérieures du pays dans la région.

Généré par IA

La région espagnole de Catalogne est en train de chasser les forces de police nationales du pays de ses aéroports, bien que le gouvernement central nie qu’une telle mesure soit en cours.

Mercredi, le président de la région de Catalogne, le socialiste et ancien ministre de la Santé Salvador Illa, a annoncé que des négociations débuteraient en 2025 pour transférer la surveillance des aéroports et des ports maritimes de la Garde civile et de la Police nationale à la police régionale catalane, connue sous le nom de Mossos d’Esquadra.

« Nous allons convoquer une réunion du Conseil de sécurité au début de l’année pour que les Mossos d’Esquadra assument la responsabilité des ports et des aéroports », a déclaré Illa lors d’un discours au parlement régional de Catalogne. 

Cela signifie que la frontière extérieure de l’Espagne dans la région serait de fait sous le contrôle des autorités régionales au lieu des autorités nationales. Cette démarche est encouragée et favorisée par le mouvement séparatiste de la région pour donner l’impression que la Catalogne est une entité souveraine indépendante de l’Espagne. Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a fait un nombre alarmant de concessions au mouvement séparatiste catalan depuis que son gouvernement, faible et dirigé par les socialistes, s’appuie sur le soutien des indépendantistes catalans à Madrid. Il s’agit de la dernière initiative en date de sa quête constante d’auto-préservation politique.

L’annonce d’Illa intervient deux semaines seulement après que le ministre de l’Intérieur Fernando Grande-Marlaska ait déclaré qu’un tel changement n’était pas envisagé. Les médias espagnols ont néanmoins rapporté que des membres de la Garde civile et de la Police nationale ont déclaré aux journalistes que le transfert de compétences était déjà prévu. 

L’annonce récente du président régional Illa contredit également les déclarations précédentes assurant au public qu’il ne « retirerait pas les Mossos de la rue » pour protéger les aéroports. 

Des voix s’élèvent au sein de la Garde civile et de la Garde nationale pour avertir que réduire leur présence et leurs responsabilités dans la région ne ferait qu’accroître les risques pour la population. 

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Le client coiffeur qui s’est précipité pour abattre un homme qui attaquait un policier.

Le client héros du salon de coiffure qui a sauté de sa chaise pour sauver un policier a parlé pour la première fois depuis qu’il est devenu viral – et a révélé qu’il était retourné directement chez lui pour terminer sa coupe.

Lors de sa première visite chez le coiffeur Haron Barber’s à Cheshire mardi, M. Whiting venait de s’asseoir sur la chaise lorsque son coiffeur s’est soudainement arrêté après avoir vu l’attaque. 

Kyle Whiting était à mi-chemin de sa coupe de cheveux lorsqu’il a remarqué qu’un policier était attaqué par un homme à un arrêt de bus de l’autre côté de la route.

L’homme de 32 ans venait de déposer sa partenaire à l’hôpital de Warrington après qu’elle se soit blessée au pied, et a décidé d’aller chez le coiffeur car ils devaient attendre longtemps avant d’être vus.

Après avoir secouru l’agresseur, d’autres témoins se sont rassemblés pour l’aider avant que les renforts de la police n’arrivent juste après 11h40.

Un autre policier, à bord d’une voiture signalée, s’est garé au coin de la rue, puis a foncé dessus avant qu’un deuxième véhicule de patrouille ne s’arrête.

Les agents chargés de l’assistance ont ensuite arrêté un homme de 50 ans et M. Whiting est retourné chez le coiffeur en héros alors qu’il terminait de se faire couper les cheveux.

Il est ensuite retourné à l’hôpital où l’officier qu’il venait de sauver était assis à côté de lui et son partenaire attendait également d’être examiné.

« Une fois qu’il a été arrêté, je suis simplement retourné chez le coiffeur, puis je suis retourné à l’hôpital », a-t-il déclaré.

« Et assis juste à côté de nous se trouve le policier qui venait d’être agressé.

« L’un des policiers qui était sur place m’a également envoyé un message via Messenger pour me dire « merci beaucoup pour votre soutien ».

« Tout arrive pour une raison. Je n’ai jamais été chez ce coiffeur auparavant.

En regardant par la fenêtre, M. Whiting a vu un homme – portant une veste noire et un sweat à capuche gris – frapper un policier, le forçant à se coucher au sol pendant

« J’ai parlé à l’officier. J’ai vérifié qu’il allait bien. Je pense qu’il s’est juste blessé à la main en atterrissant sur le sol. 

« Il était très reconnaissant, très reconnaissant.

« Tout est arrivé si soudainement. C’était juste un instinct. »

M. Whiting a révélé que sa sœur est policière et qu’il voudrait que quelqu’un fasse la même chose pour elle si elle était en difficulté.

« Vous vous mettez à la place des autres et si c’est votre sœur, si c’est votre mère, votre père ou vos enfants, voudriez-vous que quelqu’un vienne les aider ? », a-t-il poursuivi.

« Si ma sœur était seule sans aucun autre officier de service, je voudrais que quelqu’un soit là pour la protéger afin d’éviter qu’elle ne subisse des blessures graves. »

M. Whiting a déclaré qu’il était sorti indemne de l’incident et qu’il attribuait son courage à la façon dont il avait été élevé. 

Il a déclaré : « J’allais parfaitement bien, j’ai attrapé le gars par derrière et j’ai attrapé son bras jusqu’à ce que d’autres renforts arrivent.

« J’ai joué au rugby et mon père est également un fan de Millwall. Mon père est un vrai vieux type. 

« Vu la façon dont j’ai été élevé et l’endroit où j’ai grandi dans le Kent, on apprend dès le plus jeune âge à prendre soin de soi, pour ainsi dire. »

Un porte-parole de la police du Cheshire a déclaré : « Les agents ont remercié un membre du public pour son soutien après l’agression d’un agent à Warrington. »

La police a confirmé que l’officier « a depuis été confié aux soins de professionnels de la santé ».

L’officier agressé aurait un doigt cassé et des côtes contusionnées. 

UK Cop Humour, qui a partagé la vidéo, a plaisanté : « Tous les héros ne portent pas de cape… mais celui-ci, si.

« Pouvons-nous prendre un moment pour applaudir ce type, en pleine coupe de cheveux, mais qui se précipite pour aider un policier.

« Il n’y a pas assez de gens comme toi dans le coin. Kyle surveillait ce qui se passait dehors, car sa sœur est policière.

« En voyant l’officier seul attaqué, il s’est précipité en plein milieu de la coupe de cheveux sans se soucier de sa propre sécurité pour aider l’officier. »

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Un enfant meurt poignardé dans une école primaire croate

Un enfant de sept ans a été tué et d’autres enfants blessés lors d’une agression au couteau dans une école primaire en Croatie.

Un enseignant a également été blessé dans l’attaque au couteau survenue vendredi à Zagreb, a indiqué le ministre de la Santé. L’agresseur présumé, un homme de 19 ans et ancien élève, a été arrêté sur place, ont rapporté les médias locaux.

Des photographies montraient des policiers, des ambulanciers et des équipes médico-légales à l’extérieur du bâtiment.

Le Premier ministre croate Andrej Plenkovic s’est dit « horrifié » par l’incident survenu à l’école primaire de Precko.

Selon le ministère de la Santé, deux adultes et cinq enfants sont hospitalisés avec des blessures.

S’adressant aux journalistes devant l’hôpital pour enfants, la ministre de la Santé, Irena Hrstic, a déclaré que l’agresseur était entré dans l’école avant de poignarder le personnel et les élèves.

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L’enfant giflé par Bayrou en 2002 a été retrouvé

BFMTV a découvert ce qu’était devenu le gamin qui faisait les poches à l’actuel premier ministre. Il est en prison.

François Bayrou giflant le gamin de 11 ans qui lui fait les poches en 2002. France 2/INA

La séquence avait fait grand bruit à l’époque et reste l’une des anecdotes les plus connues concernant François Bayrou. Le 9 avril 2002, le candidat UDF à la présidentielle se rend à un meeting et marche dans le quartier de la Meinau, à Strasbourg, sous l’œil des caméras. Profitant de ce qu’il parle à quelqu’un, un gamin se glisse derrière lui et lui fait les poches.

La réaction de Bayrou est cinglante: il flanque une baffe au gosse en disant: «tu ne me fais pas les poches». L’image est ressortie partout quand François Bayrou a été nommé premier ministre. Certains ont rebondi, disant que Bayrou venait de gifler un deuxième gamin, pensant à Emmanuel Macron, si l’histoire que le patron du Modem a réussi à s’imposer comme premier ministre est vraie. D’autres en ont profité pour dire à Bayrou de ne pas faire les poches des Français avec son budget.

Mais BFMTV s’est, elle, intéressée au gamin giflé. Qu’est-il devenu? Visiblement, la baffe ne lui a pas servi de leçon, car celui que ses potes du quartier avaient depuis surnommé «Bayrou» est aujourd’hui en prison, incarcéré pour trafic d’héroïne et de cocaïne. Celui qui avait 11 ans à l’époque de la gifle a rapidement mal tourné. Dix ans plus tard, en 2012, il comptait six condamnations.

En 2020, il est lié à un trafic de stupéfiants entre les Pays-Bas et Strasbourg et Yacine, son vrai prénom, est considéré comme le donneur d’ordres. Il était déjà en cavale depuis plusieurs années et sera arrêté en 2021. Il a été condamné en 2022 à 10 ans de prison et 10’000 euros d’amende.

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Menace terroriste ? La ville de New York déploie désormais « la plus grande présence militaire dans le métro depuis les attentats du 11 septembre »

( ZH ) La gouverneure de New York, Kathy Hochul, a renforcé le nombre de membres de la Garde nationale de New York patrouillant dans les stations de métro de New York, marquant la plus grande présence militaire dans le réseau de métro de la ville depuis le 11 septembre. Cette mesure de sécurité renforcée coïncide avec l’hystérie publique croissante à l’égard des drones non identifiés dans l’espace aérien du New Jersey et de New York et la menace croissante du terrorisme.

Mercredi, le gouverneur Hochul a déclaré aux journalistes que 250 membres supplémentaires de la Garde rejoindraient les  750 membres déjà déployés  pour lutter contre les viols, les meurtres et les vols qui sévissent dans le métro de New York.

« Il s’agit de la plus grande présence militaire dans le métro de la ville depuis le lendemain du 11 septembre », a noté  le journal local  Gothamist  .

Faut-il vraiment des fusils pour combattre les criminels dans le métro ? Il semblerait que la menace terroriste soit permanente.

Le gouverneur a déclaré : « J’ai entendu de nombreuses personnes dire que la présence de la Garde nationale a fait une différence non seulement physique, mais aussi psychologique dans leur sentiment de sécurité. Lorsque les gens voient une personne en uniforme, le NYPD, la MTA, les transports en commun, voire notre Garde nationale, ils se sentent plus en sécurité que lorsqu’ils pensent que cela dissuade ceux qui enfreignent nos lois et menacent les autres usagers », ajoutant : « Ils ont ce sentiment de sécurité qu’en cas de problème, il y a quelqu’un là pour les aider. »

Hochul a attribué à la présence militaire accrue, déployée pour la première fois en mars, le fait que les cyclistes se sentent plus en sécurité…

Bien sûr, augmenter le nombre de membres de la police pour lutter contre la criminalité dans le métro pourrait être une bonne idée. Mais pourquoi ne pas simplement renforcer les patrouilles du NYPD ? Ou alors la menace est bien plus grande que ce que les agents du NYPD peuvent gérer. Il doit y avoir quelque chose que le gouvernement oublie de dire aux habitants de New York – tout comme les fédéraux ont passé des semaines à garder le public dans l’ignorance au sujet des vols mystérieux de drones dans la région.

Le problème le plus alarmant auquel New York est confronté vient de l’ouverture désastreuse des frontières par Biden-Harris, qui a inondé New York de plus de 200 000 migrants non contrôlés, dont certains pourraient être  des terroristes pré-entraînés .

… lire la suite sur Zero Hedge

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Elon Musk donne son feu vert au parti d’extrême droite allemand à l’approche des élections

20 décembre (Reuters) – Le milliardaire américain Elon Musk, qui devrait rejoindre l’administration du président élu Donald Trump en tant que conseiller extérieur, s’est impliqué vendredi dans la campagne électorale allemande, qualifiant l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) d’extrême droite de sauveur du pays.

Généré par IA

L’AfD est deuxième dans les sondages d’opinion et pourrait être en mesure de contrecarrer une majorité de centre-droit ou de centre-gauche, mais les principaux partis allemands, plus centristes, ont juré d’éviter tout soutien de l’AfD au niveau national.

La première puissance européenne devrait se prononcer le 23 février après l’effondrement du gouvernement de coalition de centre-gauche dirigé par le chancelier Olaf Scholz.

« Seule l’AfD peut sauver l’Allemagne », a écrit Musk dans un message publié sur sa plateforme de médias sociaux, X.Elon Musk, l’homme le plus riche du monde, a déjà exprimé son soutien à d’autres partis anti-immigration à travers l’Europe.

Le gouvernement allemand a déclaré avoir pris note de la publication de Musk mais a refusé de faire d’autres commentaires lors de sa conférence de presse habituelle.

Musk a republié un message de l’influenceuse allemande de droite Naomi Seibt qui critiquait Friedrich Merz , candidat à la chancellerie pour les conservateurs, confortablement en tête dans les sondages.

Matthias Miersch, secrétaire général des sociaux-démocrates de Scholz, a déclaré au média t-online que l’Allemagne n’avait pas besoin d’influences étrangères ni de « trumpisme », ajoutant : « Reste en dehors, Elon. »Musk avait déjà exprimé son soutien à l’AfD l’année dernière, lorsqu’il avait attaqué la gestion de l’immigration illégale par le gouvernement allemand .Le mois dernier, Musk a appelé au limogeage des juges italiens qui avaient mis en doute la légalité des mesures gouvernementales visant à prévenir l’immigration irrégulière.

Et cette semaine, Nigel Farage, chef du parti de droite Reform UK et ami de Trump, a publié une photo de lui et du trésorier de Reform UK rencontrant Musk à la résidence de Trump en Floride, et a déclaré qu’il était en pourparlers avec Musk au sujet d’un soutien financier.

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Un rapport américain révèle une volonté d’utiliser l’intelligence artificielle comme arme de censure

Un nouveau rapport américain met en évidence les tentatives fédérales de réglementer l’IA à des fins de censure, proposant une législation axée sur la liberté d’expression pour protéger l’innovation ouverte.

Généré par IA

Depuis un certain temps déjà, l’IA émergente est traitée par l’administration Biden-Harris, mais aussi par l’UE, le Royaume-Uni, le Canada, l’ONU, etc., comme un fléau qui alimente des formes dangereuses de « désinformation » – et doit être traitée en conséquence.

Selon ces gouvernements/entités, la seule « utilisation positive » de l’IA en ce qui concerne les médias sociaux et le discours en ligne serait de permettre une censure plus efficace (« modération »).

Un nouveau rapport de la commission judiciaire de la Chambre des représentants des États-Unis et de sa sous-commission spéciale sur la militarisation du gouvernement fédéral met l’accent sur la volonté d’utiliser cette technologie à des fins de censure comme explication de l’inquiétude souvent disproportionnée quant à son rôle dans la « désinformation ».

Nous avons obtenu une copie du rapport pour vous ici .

Le titre du rapport intérimaire exprime très clairement le point de vue de ses auteurs sur ce sujet : « La prochaine frontière de la censure : la tentative du gouvernement fédéral de contrôler l’intelligence artificielle pour supprimer la liberté d’expression ».

L’hypothèse principale du rapport est bien connue : l’IA est désormais financée, développée et utilisée par le gouvernement et des tiers pour accélérer et étendre leur censure, et l’administration sortante a fait pression sur les développeurs d’IA pour qu’ils intègrent la censure dans leurs modèles.

La nouveauté réside dans les mesures proposées pour remédier à cette situation et garantir que les futurs gouvernements fédéraux n’utilisent pas l’IA à des fins de censure. À cette fin, le Comité souhaite que de nouvelles lois soient adoptées par le Congrès, pour un développement de l’IA qui respecte le Premier Amendement et qui soit ouvert, décentralisé et « pro-liberté ».

Le rapport recommande une législation fondée sur quatre principes, visant à préserver le droit des Américains à la liberté d’expression. Le premier est que le gouvernement ne peut pas être impliqué dans les décisions prises dans des algorithmes ou des ensembles de données privés concernant la « désinformation » ou la « partialité ».

Le gouvernement devrait également être interdit de financer des recherches liées à la censure ou une collaboration avec des entités étrangères sur la réglementation de l’IA qui conduisent à la censure.

Enfin, le document recommande d’« éviter toute réglementation inutile de l’IA qui donne au gouvernement un pouvoir coercitif ».

Le Comité prend note de la situation actuelle, où l’administration Biden-Harris a pris un certain nombre de mesures directes pour réglementer l’espace à sa satisfaction politique par le biais de décrets exécutifs, mais aussi en faisant passer sa politique en accordant des subventions via la National Science Foundation, une fois de plus, visant à créer des outils d’IA qui « combattent la désinformation ».

Mais « si on la laisse se développer de manière libre et ouverte, l’IA pourrait considérablement accroître la capacité des Américains à créer des connaissances et à s’exprimer », indique le rapport.

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Le Pen se prépare à une élection présidentielle anticipée, « c’est fini ou presque » pour Emmanuel Macron

La dirigeante populiste Marine Le Pen a déclaré qu’elle se préparait à la possibilité d’une élection présidentielle anticipée en France alors qu’Emmanuel Macron semble à court d’options pour gouverner efficacement la nation.

Kurt Zindulka 18 décembre 2024

Au lendemain de l’investiture du quatrième Premier ministre cette année, la cheffe du Rassemblement national, Marine Le Pen, a déclaré au Parisien qu’elle avait commencé à « préparer une élection présidentielle anticipée ».

Elle a précisé que des préparatifs sont faits « par précaution, compte tenu de la fragilité d’Emmanuel Macron, du peu de leviers institutionnels qui lui restent ».

Le président, a déclaré Marine Le Pen, a « perdu le contrôle partout » et que pour « Emmanuel Macron, c’est fini ou presque ».

Alors que le président Macron a insisté sur son intention de terminer son deuxième mandat, qui se terminera en 2027, Le Pen a noté qu’il existe des facteurs potentiels qui pourraient le pousser à reconsidérer sa décision, comme les créanciers internationaux qui prennent des mesures face à la crise croissante de la dette dans le pays.

Le Pen, qui s’est déjà présenté à l’élection présidentielle à trois reprises, mène actuellement la course pour remplacer Macron avec une marge confortable.

La dirigeante populiste est toutefois confrontée à certains défis potentiels, notamment une procédure judiciaire en cours contre elle et d’autres personnalités du Rassemblement national pour détournement présumé de fonds européens.

L’affaire, qui devrait être clôturée en mars, pourrait potentiellement voir Le Pen interdite de briguer une élection nationale pendant cinq ans, ce qui mettrait fin à ses aspirations politiques à diriger la France.

Même si elle surmonte l’obstacle juridique, il s’agira probablement d’une bataille difficile pour prendre réellement le contrôle de l’Élysée, étant donné le système électoral particulier de la France, qui a été intentionnellement conçu pour renforcer le pouvoir des partis de l’establishment.

Dans le système actuel, il y a deux tours de scrutin : de nombreux candidats se présentent au premier tour et seuls les plus forts sont envoyés au deuxième et dernier tour.

Le système permet souvent aux partis établis de former des alliances contre nature pour empêcher les partis extérieurs de gagner, comme ce fut le cas en 2002 lorsque la gauche et la droite se sont ralliées derrière Jacques Chirac pour empêcher Jean-Marie Le Pen, père de Le Pen et fondateur du parti, de prendre le pouvoir.

Cependant, le mécontentement grandissant à l’égard de l’establishment se traduit par un soutien croissant à d’éventuelles réformes constitutionnelles. Un sondage réalisé cette semaine révèle qu’une majorité (56 %) des Français seraient favorables à la fin de la Ve République – qui a débuté en 1958 – et à l’instauration d’une VIe République. Le même sondage révèle que 75 % des Français ont une opinion négative du président Macron.

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Suède : un Syrien de 31 ans aurait violé et mis enceinte une fille de 12 ans, mais ne peut pas être expulsé

L’homme qui a violé de force une fille de 12 ans possède déjà la nationalité suédoise

Un homme syrien de 31 ans, qui travaille dans une maison de retraite, sera jugé pour avoir prétendument violé une fille de 12 ans, entraînant sa grossesse, mais il n’y a aucune chance qu’il soit expulsé.

L’accusation affirme que la jeune fille a eu recours à l’avortement après sa grossesse, et les tests ADN du fœtus ont confirmé que le Syrien était le suspect du viol en question. Cependant, le Syrien étant depuis devenu citoyen suédois, il ne sera pas expulsé.

L’homme a d’abord rencontré la jeune fille via Snapchat. Le Syrien a déclaré à la police qu’il avait commencé à lui parler alors qu’il était en vacances en Arabie saoudite, où vit sa mère.

La fillette de 12 ans a déclaré plus tard à la police que le Syrien lui avait dit qu’il était beaucoup plus jeune qu’il ne l’était en réalité. Ils vivaient tous les deux à proximité l’un de l’autre, le Syrien dans le comté de Gävle et la fille à Uppsala.

« Je pense que j’ai une bonne position en matière de preuves », a déclaré la procureure Karin Koci au journal suédois Samnytt .

La première fois qu’ils se sont rencontrés, ils ont mangé du kebab ensemble, mais la deuxième fois, il l’a rapidement attrapée dans un parc, lui a immédiatement baissé son pantalon et a commencé à la violer de force.

« Il était très agressif », a-t-elle déclaré à la police. « Il m’a violée de manière très agressive et rapide. Je ne sais pas comment le décrire. »

L’homme est immédiatement parti après le viol en direction d’un cimetière.

La jeune fille a alors découvert que ses règles étaient en retard et qu’elle se sentait nauséeuse. Un test de grossesse a montré qu’elle était enceinte, mais lorsqu’elle a parlé au Syrien, il lui a dit que ce n’était pas son problème.

« Ce n’est pas mon problème. Tu peux le régler toi-même », lui aurait-il dit.

La jeune fille s’est rendue à la police et a ensuite subi un avortement. La police a recueilli des preuves ADN sur le fœtus avorté, prouvant que le Syrien était le père.

Le Syrien a été accusé de viol sur mineur et admet avoir eu une relation sexuelle avec la jeune fille, mais affirme qu’elle a pris son sperme sur son doigt et l’a inséré. Il affirme également qu’il croyait qu’elle était une adulte.

« Elle a 18 ans, elle est célibataire, elle n’a pas l’air mal en point. Elle est agréable et très gentille. Il ne faut pas être impoli avec elle. Nous avions une relation dans laquelle nous étions gentils l’un envers l’autre », a-t-il déclaré.

Originaire de Hama en Syrie, il est arrivé en Suède en septembre 2014 et a obtenu le statut de résident permanent. Il a obtenu la nationalité suédoise en 2022 et ne peut pas être expulsé.

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Trois Algériens violent collectivement une mère polonaise en France

Les trois Algériens qui ont violé la femme dans un appartement squatté étaient déjà sous le coup d’un arrêté d’expulsion, précise le procureur français.

Nouveau cas de viol collectif impliquant des migrants, cette fois en France, impliquant trois Algériens qui ont ciblé une femme polonaise dans un appartement squatté dans la ville de Gap.

L’affaire concerne une Polonaise de 42 ans qui rendait visite à sa fille et à une amie le 13 décembre. Elle s’est arrêtée à l’appartement de l’amie dans le centre-ville, qui se trouvait juste à côté de celui des trois hommes accusés, qui, selon les procureurs, squattent leur appartement.

« Ces trois hommes, de nationalité algérienne, sont en situation irrégulière sur le territoire. » Marion Lozac’hmeur, procureure de la République, précise : « L’un d’eux avait une OQTF (obligation de quitter le territoire français) et les trois ont fait l’objet d’une nouvelle OQTF de la préfecture des Hautes-Alpes. »

Les procureurs affirment que les trois hommes ont violé la mère polonaise, mais peu de détails sont disponibles sur l’affaire. Selon les informations de presse, six hommes squattaient l’appartement, mais jusqu’à présent, seuls trois ont été arrêtés après interrogatoire par la police. On ne sait pas comment les femmes sont entrées dans leur appartement ni quelle relation elle avait avec les hommes – si elle en avait – avant le viol collectif présumé. 

Bien que les trois hommes soient visés par un ordre d’expulsion, on ne sait pas pourquoi ils n’ont pas été expulsés. Cependant, comme l’a déjà rapporté Remix News, le taux d’expulsion des  Algériens en France visés par un ordre d’expulsion est de 0,2 % . En d’autres termes, seuls 2 Algériens sur 1 000 visés par un ordre d’expulsion sont effectivement renvoyés. Ces données ont été révélées à la suite du  viol, de la torture et du meurtre de Lola, 12 ans, à Paris  par une Algérienne visée par un ordre d’expulsion de longue date, une affaire qui a choqué la nation en 2022.

Les trois Algériens concernés par cette affaire sont nés entre 1995 et 2005. Ils sont actuellement en détention provisoire et accusés de viol collectif, selon le quotidien français  Le Dauphine .

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La Suède dit aux demandeurs d’asile déboutés : « Partez d’abord, redemandez plus tard »

Le gouvernement suédois a annoncé des propositions plus strictes en matière d’immigration pour limiter la capacité des demandeurs d’asile déboutés à présenter une nouvelle demande sans avoir d’abord quitté le pays.

Généré par IA

En vertu des nouvelles règles, les demandeurs d’asile déboutés doivent quitter la Suède avant de tenter à nouveau d’être acceptés et ils devront attendre cinq ans avant de pouvoir déposer une nouvelle demande d’asile.

Les personnes dont la demande est refusée devront quitter la Suède avant de soumettre une nouvelle demande, faute de quoi elles ne seront pas autorisées à présenter leur demande.

Actuellement, une décision de rejet expire après quatre ans et les personnes qui ne quittent pas la Suède à temps risquent une interdiction de retour pouvant aller jusqu’à un an.

« Ces propositions augmenteront les retours et réduiront le nombre de demandes d’asile infondées », a déclaré le ministre des Migrations Johan Forssell, soulignant l’objectif du gouvernement de renforcer le contrôle de l’immigration.

En plus de restreindre les nouvelles demandes, le gouvernement de centre-droit, soutenu par les Démocrates de Suède (SD), a déclaré qu’il souhaitait supprimer le système de « suivi des modifications ».

Cette faille a permis aux demandeurs d’asile déboutés de demander un permis de travail au lieu de quitter le pays.

Forssell a souligné sur X l’importance de ces mesures, les qualifiant de « mesures importantes pour protéger l’immigration réglementée où ceux qui sont refusés doivent rentrer chez eux ».

« Actuellement, sept demandeurs d’asile sur dix sont déboutés et doivent donc quitter le pays. En même temps, le délai de prescription court de quatre ans seulement a conduit de nombreux demandeurs à rester sur le territoire et à déposer de nouvelles demandes. »

« Le fait est qu’aujourd’hui une demande d’asile sur quatre provient de personnes qui auraient dû quitter la Suède », a-t-il souligné.

Le gouvernement, arrivé au pouvoir en 2022, a donné la priorité à des politiques d’immigration plus strictes en réponse à un changement de l’opinion publique.

Autrefois célébrée pour sa position progressiste sur l’immigration, la Suède a vu ses attitudes se durcir après une décennie de taux de migration record au sein de l’Union européenne.

Si elles sont approuvées par le Parlement, les modifications proposées devraient entrer en vigueur le 1er avril 2025.

La Suède n’est pas le seul pays nordique à durcir sa politique d’immigration :  le Danemark a également introduit des mesures visant à durcir les lois sur l’asile et à adapter le système de retraite pour les migrants « non occidentaux ».

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Amazon subit un coup dur à Noël : 10 000 salariés quittent leur travail au pire moment possible

Près de 10 000 travailleurs d’Amazon dans plusieurs États se sont mis en grève jeudi matin, moins d’une semaine avant Noël.

Des grévistes brandissent des pancartes lors d’une grève à la station de livraison Amazon de Skokie jeudi à Skokie, dans l’Illinois. (Nam Y. Huh / AP)

La Fraternité internationale des Teamsters a annoncé dans un communiqué de presse le lancement de sa grève dans sept usines Amazon situées à New York, Atlanta, dans le sud de la Californie, à San Francisco et à Skokie, dans l’Illinois.

« Si votre colis est retardé pendant les fêtes, vous pouvez blâmer Amazon pour son insatiable cupidité. Nous avons donné à Amazon un délai clair pour négocier et faire ce qu’il faut pour nos membres. Amazon l’a ignoré », a déclaré le président général des Teamsters, Sean M. O’Brien .

« Ces dirigeants avides ont eu toutes les chances de faire preuve de décence et de respect envers les personnes qui rendent possibles leurs profits indécents. Au lieu de cela, ils ont poussé les travailleurs à bout et maintenant ils en paient le prix. Cette grève leur est destinée », a-t-il ajouté.

Fox Business a rapporté que la grève est survenue après qu’Amazon « ait ignoré la date limite du 15 décembre fixée par le syndicat pour négocier de nouveaux contrats pour des salaires plus élevés, de meilleurs avantages sociaux et des conditions de travail plus sûres ».

L’animateur de Fox Business Network, Neil Cavuto, a demandé jeudi à O’Brien pourquoi les travailleurs syndiqués avaient choisi de faire grève la semaine précédant Noël.

O’Brien a déclaré qu’Amazon avait ignoré ses demandes de se réunir et de négocier un contrat pendant plus de deux ans et demi.

« La négociation collective est avant tout une question de levier. C’est notre levier. C’est notre point de rupture », a-t-il déclaré.

Cavuto a rétorqué que les employés d’Amazon sont parmi les travailleurs du commerce de détail les mieux payés du pays.

En septembre, l’entreprise a annoncé qu’elle augmentait sa rémunération globale pour les employés des services de préparation de commandes et de transport à plus de 29 $ l’heure, soit une augmentation de plus de 3 000 $ par an pour l’employé moyen à temps plein. Ce chiffre comprend un salaire de base moyen de 22 $ l’heure, plus le coût des soins de santé et d’autres avantages, a déclaré l’entreprise dans un communiqué de presse .

O’Brien a déclaré à Cavuto : « Ces gens ne reçoivent pas un salaire décent, ils bénéficient de prestations minimales, voire aucune, et c’est une honte, et cela ne devrait pas se produire. Et cette entreprise vaut 2 000 milliards de dollars. »

« Amazon a le devoir de négocier, et ils devraient s’asseoir et négocier de bonne foi », a-t-il soutenu.

Amazon est le deuxième plus grand employeur privé du pays, derrière Walmart, avec plus de 1,6 million d’employés, a rapporté le Gwinett Daily Post en juillet 2022.

Selon CBS News , Kelly Nantel, porte-parole d’Amazon, a réagi à la grève en déclarant : « Depuis plus d’un an, les Teamsters continuent de tromper intentionnellement le public en prétendant qu’ils représentent des milliers d’employés et de chauffeurs d’Amazon. Ce n’est pas le cas, et il s’agit là d’une nouvelle tentative de diffuser un faux récit. »

Elle a ajouté : « La vérité est que les Teamsters ont activement menacé, intimidé et tenté de contraindre les employés d’Amazon et les chauffeurs tiers à les rejoindre, ce qui est illégal et fait l’objet de multiples accusations de pratiques déloyales de travail en cours contre le syndicat. »

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Un aide-soignant placé en garde à vue pour le viol d’une patiente de 15 ans

Un aide-soignant âgé de 37 ans, qui travaille à l’hôpital Jean-Verdier de Bondy (Seine-Saint-Denis), a été interpellé et placé en garde à vue ce mardi soir, indique le parquet de Bobigny, confirmant une information du Figaro. Le trentenaire est soupçonné d’avoir violé une patiente âgée de 15 ans lundi soir.

L’hôpital Jean-Verdier de Bondy. (Google view)

Selon le récit de l’adolescente, dont la mère a déposé plainte mardi matin, l’aide-soignant s’est introduit dans sa chambre vers 21h30 et lui a imposé une fellation, en l’agressant sexuellement. La jeune patiente a alors été prise « d’une crise de panique, ce qui a alerté les équipes médicales qui ont ensuite appelé la police », a indiqué l’AFP. La jeune fille était hospitalisée depuis dimanche.

L’homme serait passé aux aveux

Le suspect, qui aurait plusieurs années d’expérience, aurait reconnu les faits au cours de sa garde à vue, qui était toujours en cours ce jeudi après-midi. L’homme pourrait être déféré dans les heures à venir en vue de sa mise en examen. L’enquête, ouverte pour viol sur mineur de 15 ans, devra également déterminer si le suspect a pu commettre d’autres faits par le passé. Les investigations ont été confiées aux policiers de la sûreté territoriale de la Seine-Saint-Denis (ST 93).

L’AP-HP a réagi à cette affaire dans un communiqué et indique avoir « pris connaissance du dépôt de plainte de parents d’une mineure hospitalisée au sein de l’hôpital Jean-Verdier pour des faits graves à caractère sexuel, ayant eu lieu dans la nuit du 16 au 17 décembre 2024, et de l’interpellation de l’un de ses professionnels dans la soirée du 17 décembre ». L’établissement public de santé a annoncé l’ouverture d’une enquête interne.

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« Big Brother » ne se contente pas de regarder : il change le fonctionnement de votre cerveau

Chaque fois que vous marchez dans la rue, des yeux électroniques vous observent. Des systèmes de sécurité aux caméras de surveillance routière, la surveillance est omniprésente dans la société moderne. Pourtant, ces caméras pourraient faire plus que simplement enregistrer nos mouvements : selon une nouvelle étude qui s’intéresse à la psychologie de la surveillance, elles pourraient fondamentalement modifier la façon dont notre cerveau traite les informations visuelles.

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Alors que des recherches antérieures ont montré que les caméras de surveillance peuvent modifier notre comportement conscient – ​​nous rendant moins susceptibles de voler ou plus enclins à suivre les règles – une nouvelle étude publiée dans  Neuroscience of Consciousness  suggère qu’être surveillé affecte quelque chose de bien plus fondamental : la façon inconsciente dont notre cerveau perçoit le monde qui nous entoure.

« Nous avons trouvé des preuves directes que le fait d’être  surveillé de près par vidéosurveillance a un impact marqué sur une fonction intrinsèque et involontaire de la perception sensorielle humaine : la capacité à détecter consciemment un visage », explique le professeur associé Kiley Seymour, auteur principal de l’étude, dans un communiqué.

La surveillance à l’épreuve

L’équipe de recherche de l’Université de technologie de Sydney, dirigée par Seymour, a conçu une expérience ingénieuse pour tester l’effet de la surveillance sur notre traitement visuel inconscient. Ils ont recruté 54 étudiants de premier cycle et les ont divisés en deux groupes : un groupe a effectué une tâche visuelle tout en étant surveillé de près par plusieurs caméras de surveillance, tandis que le groupe témoin a effectué la même tâche sans la présence de caméras.

Le groupe surveillé a été préalablement informé du dispositif de surveillance, notamment d’une vidéo en direct d’eux-mêmes depuis la pièce adjacente, et a dû signer des formulaires de consentement supplémentaires reconnaissant qu’ils  seraient surveillés . Pour s’assurer que les participants ressentent pleinement le poids de la surveillance, des caméras ont été positionnées de manière à capturer tout leur corps, leur visage et même leurs mains pendant qu’ils effectuaient la tâche.

La tâche visuelle elle-même utilisait une technique astucieuse appelée suppression continue du flash (CFS), qui empêche temporairement les images montrées à un œil d’atteindre  la conscience  pendant que le cerveau les traite encore inconsciemment. Les participants ont vu des images différentes à travers chaque œil : un œil a vu des motifs colorés changeant rapidement, tandis que l’autre a vu des visages qui les regardaient directement ou qui les regardaient dans le vide.

Les « mécanismes de survie anciens » s’activent lorsqu’on les regarde

Les résultats ont été remarquables : « Les participants que nous avons surveillés sont devenus hyper conscients des stimuli faciaux presque une seconde plus vite que le groupe témoin. Cette amélioration perceptive s’est également produite sans que les participants ne s’en rendent compte », explique Seymour. Cela était vrai que les visages les regardaient directement ou non, bien que les deux groupes aient détecté les visages qui les regardaient directement plus rapidement dans l’ensemble.

Cette conscience accrue semble faire appel à des mécanismes de survie anciens. « Ce mécanisme a évolué pour nous permettre de détecter d’autres agents et menaces potentielles dans notre environnement, comme les prédateurs et les autres humains, et il semble être renforcé lorsque  nous sommes surveillés  par des caméras de surveillance », explique Seymour.

Il est important de noter que ce phénomène ne s’explique pas uniquement par le fait que les participants ont fait plus d’efforts ou ont été plus vigilants sous surveillance. Lorsque les chercheurs ont mené la même expérience en utilisant des motifs géométriques simples au lieu de visages, il n’y a eu aucune différence entre les groupes observés et non observés. L’amélioration était spécifique aux stimuli sociaux –  les visages  – suggérant que la surveillance exploite les circuits neuronaux fondamentaux qui ont évolué pour traiter les informations sociales.

Effets sur la santé mentale et la conscience

Ces résultats sont particulièrement pertinents pour la santé mentale. « Nous observons une hypersensibilité au regard dans des troubles de santé mentale comme  la psychose  et  le trouble d’anxiété sociale  , où les individus ont des croyances ou des préoccupations irrationnelles à l’idée d’être observés », note Seymour. Cela suggère que la surveillance pourrait interagir avec ces troubles d’une manière que nous ne comprenons pas encore entièrement.

Le plus troublant a peut-être été le décalage entre l’expérience consciente des participants et la réaction de leur cerveau. « Nous avons fait une découverte surprenante et troublante : même si les participants ont déclaré ne pas être préoccupés par le fait d’être surveillés, les effets de cette surveillance sur le traitement social de base étaient marqués, très significatifs et imperceptibles pour eux », révèle Seymour.

Ces résultats arrivent à un moment crucial de l’histoire de l’humanité, alors que nous sommes confrontés à des niveaux de surveillance technologique sans précédent. Des caméras de vidéosurveillance aux systèmes de reconnaissance faciale, en passant par les appareils de localisation et l’« Internet des objets », nos activités sont de plus en plus surveillées et enregistrées. L’étude suggère que cette observation constante pourrait nous affecter à un niveau plus profond qu’on ne le pensait jusqu’à présent, modifiant des processus perceptifs de base qui opèrent normalement en dehors de notre conscience.

Les implications vont au-delà  des préoccupations individuelles en matière de vie privée  et touchent à la santé mentale publique et aux manières subtiles dont la surveillance pourrait remodeler la cognition humaine et les interactions sociales. À mesure que la technologie de surveillance continue de progresser, notamment les neurotechnologies émergentes qui pourraient potentiellement surveiller notre activité mentale, la compréhension de ces effets inconscients devient de plus en plus cruciale.

À l’instar des participants à l’étude qui ont détecté les visages plus rapidement lorsqu’ils étaient surveillés, nous nous adaptons peut-être tous inconsciemment à notre monde de plus en plus surveillé, d’une manière que nous ne comprenons pas encore totalement. Big Brother, semble-t-il, ne se contente pas de nous observer : il change notre façon de voir le monde.

Résumé de l’article
Méthodologie

Les chercheurs ont utilisé une technique visuelle spécialisée appelée suppression continue du flash (CFS) où les participants regardent différentes images à travers chaque œil à l’aide d’un stéréoscope à miroir. Un œil voit un motif coloré qui change rapidement tandis que l’autre voit un visage qui regarde directement devant ou au loin. Le motif changeant empêche temporairement la conscience du visage, mais le cerveau le traite toujours inconsciemment. En mesurant la rapidité avec laquelle les participants prennent conscience de l’emplacement du visage (à gauche ou à droite du centre), les chercheurs peuvent évaluer l’efficacité avec laquelle leur système visuel traite cette information. L’étude a comparé deux groupes : l’un surveillé par plusieurs caméras (groupe expérimental) et l’autre sans caméra (groupe témoin).

Résultats

Le groupe observé a détecté les visages beaucoup plus rapidement que le groupe témoin, avec une différence de vitesse de détection de près d’une seconde complète. Cela s’est vérifié pour les visages en regard direct et en regard détourné, bien que les visages en regard direct aient été détectés plus rapidement par les deux groupes. Fait important, lorsque l’expérience a été répétée en utilisant des motifs géométriques simples au lieu de visages, il n’y a eu aucune différence entre les groupes, ce qui montre que l’effet est spécifique aux stimuli sociaux. Le groupe observé a également montré une plus grande précision dans la détection de l’emplacement des visages.

Limites

L’étude a utilisé un échantillon relativement petit d’étudiants de premier cycle, ce qui limite potentiellement la généralisabilité. La condition de surveillance utilisait plusieurs caméras de manière évidente, ce qui pourrait ne pas refléter parfaitement les situations de surveillance du monde réel où la surveillance est souvent plus subtile. De plus, l’étude n’a examiné que les effets à court terme de la surveillance, laissant sans réponse les questions sur les impacts à long terme.

Discussion et points à retenir

Cette étude révèle que la surveillance affecte non seulement le comportement conscient, mais aussi les processus perceptifs inconscients, notamment le traitement des informations sociales comme les visages. L’effet semble se produire en dehors de la conscience, car les participants n’ont rapporté qu’une légère sensation d’être observés malgré des changements significatifs dans le traitement visuel. Cela suggère que la surveillance pourrait avoir des impacts psychologiques plus profonds que ce que l’on pensait jusqu’à présent, avec des implications potentielles pour la santé mentale publique et l’interaction sociale dans des sociétés de plus en plus surveillées.

Financement et divulgations

L’article précise qu’aucun financement spécifique n’a été déclaré pour cette recherche et que les auteurs n’ont déclaré aucun conflit d’intérêt. L’étude a été approuvée par le Comité d’éthique humaine de l’Université Western Sydney.

Source :  StudyFinds

StudyFinds a pour objectif de trouver de nouvelles recherches qui s’adressent à un large public, sans tout le jargon scientifique. Les articles que nous publions sont des versions digestes et résumées de recherches qui ont pour but d’informer le lecteur et de susciter un débat civilisé et éclairé. Les articles de l’équipe StudyFinds sont assistés par l’IA, mais toujours soigneusement révisés et édités par un membre de l’équipe Study Finds. Lisez notre politique sur l’IA pour plus d’informations.

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YouTube s’associe à la CAA pour permettre aux talents de supprimer les deepfakes générés par l’IA, suscitant ainsi des craintes de censure pour les mèmes et les commentaires

YouTube et CAA unissent leurs forces pour lutter contre les deepfakes de l’IA, permettant aux membres de l’industrie de supprimer du contenu.

Généré par IA

Une nouvelle collaboration entre YouTube et l’agence artistique CAA fait des vagues, mais non sans susciter des inquiétudes quant à ses implications plus larges.

Ce partenariat, qui vise à permettre aux célébrités d’identifier et de supprimer les deepfakes générés par l’IA, est présenté comme une étape vers une « IA responsable ». Cependant, comme pour les fonctions de suppression automatique des droits d’auteur de YouTube, cette nouvelle fonctionnalité pourrait ouvrir la voie à une pente glissante de censure de contenu, réduisant potentiellement au silence la satire, les mèmes et même les commentaires critiques.

YouTube, qui se positionne comme un champion des industries créatives, a développé un outil de gestion de l’image de marque destiné à aider les talents à lutter contre les contenus créés par l’IA. Cet outil permettrait aux acteurs, aux athlètes et à d’autres personnalités publiques de signaler et de demander la suppression des vidéos deepfake présentant leurs images.

Les clients de CAA, décrits comme ayant été « impactés par les récentes innovations en matière d’IA », seront parmi les premiers à tester ce système début 2025. Bien que l’identité des célébrités participantes reste confidentielle, YouTube prévoit d’étendre les tests pour inclure les meilleurs créateurs et d’autres personnalités de premier plan.

Selon YouTube, cette initiative s’inscrit dans le cadre de ses efforts plus vastes visant à établir un « écosystème d’IA responsable ».

Dans un article de blog, l’entreprise a souligné son engagement à fournir aux talents des outils pour protéger leurs identités numériques. Mais les sceptiques affirment depuis longtemps que cette approche risque d’aller trop loin, en donnant à quelques privilégiés le pouvoir de dicter ce qui peut ou non être partagé en ligne.

Bryan Lourd, PDG de la CAA, a salué les efforts de YouTube, affirmant que ce partenariat s’aligne sur les objectifs de l’agence visant à protéger les artistes tout en explorant de nouvelles voies pour la créativité. « Chez CAA, nos discussions sur l’IA sont centrées sur l’éthique et les droits des talents », a déclaré Lourd, saluant la solution « favorable aux talents » de YouTube. Mais si ces objectifs semblent nobles, ils masquent une préoccupation plus vaste : où se situe la limite entre la protection de l’image d’une personne et l’étouffement de l’expression légitime ?

Les critiques de l’initiative craignent qu’elle puisse conduire à une suppression involontaire de contenu, en particulier de mèmes et de parodies qui s’appuient souvent sur une réinterprétation créative de personnalités publiques.

Historiquement, ce type de contenu a été protégé par les lois sur l’utilisation équitable, mais la volonté croissante de réglementer les médias générés par l’IA risque de porter atteinte à ces protections. Alors que YouTube expérimente de nouveaux outils pour détecter et gérer les visages générés par l’IA, il convient de se demander comment cette technologie pourrait être utilisée comme arme pour réprimer la dissidence ou la critique sur la place publique numérique.

L’annonce de YouTube fait suite à l’introduction d’autres technologies de détection d’IA, qui alimentent la controverse. Récemment, la plateforme a déployé des outils permettant d’identifier les voix de chant synthétiques et a donné aux créateurs la possibilité d’autoriser des tiers à utiliser leur contenu pour former des modèles d’IA. Si ces avancées sont présentées comme des atouts, elles confèrent également à YouTube un immense contrôle sur les limites de la créativité numérique.

Le PDG de YouTube, Neal Mohan, a salué l’implication de la CAA, décrivant l’agence comme un « premier partenaire solide » pour tester ses outils de détection d’IA. « Chez YouTube, nous pensons qu’une approche responsable de l’IA commence par des partenariats solides », a déclaré M. Mohan. Mais les critiques restent prudents, se demandant dans quelle mesure de telles initiatives peuvent être « responsables » lorsqu’elles sont susceptibles de restreindre la liberté d’expression.

À mesure que les technologies d’IA évoluent, le débat sur la manière de gérer leurs impacts s’intensifie. Si la protection contre les deepfakes malveillants est indéniablement importante, les outils conçus pour les combattre ne doivent pas se faire au détriment de la créativité, de la critique et de l’échange d’idées ouvert. Alors que YouTube et la CAA repoussent les limites de la gestion des droits numériques, il reste à voir si ces efforts parviendront à trouver le bon équilibre ou à faire pencher la balance en faveur de la censure.

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