Pendant l’épreuve, une femme dans la galerie des visiteurs a crié des slogans tels que « Libérez la Palestine » et « Du sang sur vos mains ».
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Cansin Köktürk John MACDOUGALL / AFP
La députée allemande Cansin Köktürk, du parti de gauche Die Linke, a été expulsée du Bundestag mercredi 4 juin pour avoir porté un t-shirt portant le mot « Palestine ». La présidente du Parlement, Julia Klöckner, du parti chrétien-démocrate (CDU) au pouvoir, a déclaré que ce t-shirt constituait une déclaration politique explicite, contraire au règlement parlementaire.
Durant la séance, Klöckner a rappelé à la députée que « ni les autocollants ni aucune autre forme de déclaration sur des t-shirts ne devraient avoir leur place en séance plénière ». Elle a expliqué que Köktürk avait déjà refusé de retirer son t-shirt après y avoir été invitée. Klöckner lui a donc demandé de quitter l’hémicycle.
Ce n’est pas la première controverse vestimentaire au Bundestag. En 2017, une adolescente visiteuse d’école a été priée de couvrir son sweat à capuche sur lequel était inscrit « Réfugiés bienvenus ». En 2009, un élève a été interpellé pour avoir porté un t-shirt portant l’inscription « Faites l’amour, pas la guerre ». Le député Marcel Bauer a également été expulsé à deux reprises des séances plénières pour avoir refusé de retirer son béret noir.
Ce n’est pas la première fois que Köktürk suscite la controverse. Dès son premier jour de mandat, en mars 2025, elle est entrée dans l’hémicycle coiffée d’un keffieh palestinien. Des membres du groupe conservateur CDU ont alors officiellement appelé à l’interdiction de tels symboles au sein de l’hémicycle.
L’incident s’est produit lors d’une séance particulièrement tendue au cours de laquelle le ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul (CDU) a défendu la poursuite des exportations d’armes vers Israël. Tout en reconnaissant la nécessité de réexaminer ces décisions à la lumière du droit humanitaire, il a réaffirmé l’engagement de Berlin à défendre l’État israélien.
Alors que Köktürk était expulsé, une femme dans la galerie des visiteurs a interrompu le discours du ministre en criant des slogans tels que « Libérez la Palestine » et « Du sang sur vos mains ». Elle a été rapidement évacuée par la sécurité parlementaire.
L’Allemagne n’est pas le seul pays européen à avoir connu des tensions similaires au sein de son parlement national. En Suède, la députée Lorena Delgado Varas, du Parti de gauche suédois, a été suspendue pour avoir partagé des contenus considérés comme antisémites sur les réseaux sociaux et avoir désobéi à plusieurs reprises au règlement parlementaire en portant un keffieh palestinien. Le président du Parlement suédois l’avait déjà mise en garde contre ce comportement.
Le leader du parti britannique d’extrême droite Ukip, Nick Tenconi, s’est livré mercredi à une opération d’intimidation des associations d’aide aux migrants à Calais. Si les provocations sont restées verbales, les bénévoles français s’inquiètent d’une hostilité croissante de certains Britanniques qui ont fait de l’immigration clandestine dans la Manche leur fonds de commerce.
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Le leader du parti d’extrême droite britannique Ukip, Nick Tenconi, à Calais le 4 juin 2025. Crédit : Calais Food Collective
Nouvelles tensions à Calais sur la question migratoire. Le leader du parti europhobe et xénophobe britannique Ukip, Nick Tenconi, s’est rendu avec d’autres individus mercredi 4 juin dans la ville du Pas-de-Calais où il a provoqué des tensions – principalement verbales – avec les associations qui procédaient à une distribution de nourriture avec des migrants.
« Six ou sept personnes ont débarqué dans le lieu de vie avec un mégaphone en haranguant la foule, en disant qu’il s’agit d’immigrés illégaux et que les ONG sont complices des passeurs », raconte à InfoMigrants Flore Judet, coordinatrice de l’association Auberge des migrants.
« Les équipes ont eu peur »
Dans des vidéos postées sur les réseaux sociaux, on voit en effet Nick Tenconi provoquer, à l’aide d’un mégaphone, les bénévoles associatifs, les qualifiant de « communistes », et les accusant de faire venir les migrants au Royaume-Uni, une fausse accusation fréquente de la part de l’extrême droite britannique. « Les équipes ont eu peur, des gros bras débarquent et viennent déverser leur haine. Les exilés sont restés très calmes », précise cependant Flore Judet.
We will be exposing trafficker-enabling organisations posing as charities. @Care4Calais@AubergeMigrants and "La Vie Active".
These traitors work with Albanian human traffickers, ANTIFA and communists to flood Britain with illegals.
Un signalement a été effectué auprès de la préfecture et du procureur de Boulogne-sur-Mer. Contacté par France Bleu, le procureur a répondu que « l’attention des services de police a été appelée sur la présence des individus signalés ».
L’extrême droite britannique à la manœuvre
Ce n’est pas la première fois que des Britanniques se rendent sur le littoral calaisien pour pointer du doigt l’immigration clandestine, mais c’est la première fois qu’un leader politique identifié agit de la sorte. « Un cap a été franchi », estime Flore Judet.
Quelques jours plus tard, Alan Leggett, un autre polémiste d’extrême droite bien connu des réseaux sociaux (140 000 abonnés sur X), avait appelé à se rendre dans le nord de la France pour lutter directement contre l’immigration clandestine. Fin juillet, il était passé aux actes et s’était rendu sur près de Calais pour intimider une maraudes d’Utopia 56 le long du littoral. Il s’est depuis fait retirer son passeport par la justice britannique.
Le gouvernement de Keir Starmer sous pression
L’altercation entre les membres du parti Ukip et les associations d’aide aux migrants intervient quelques jours après un nombre record de traversées en « small boats » dans la Manche. Samedi 31 mai, 1 195 migrants ont franchi la Manche sur des petites embarcations pour atteindre le Royaume-Uni, constituant un record depuis 2022.
Après une accalmie en 2023, le nombre de traversées est repartie à la hausse en 2024 avec 36 800 passages (+25%). Cette accélération se poursuit depuis le début de l’année avec 14 808 passages, ce qui laisse présager d’un nouveau record, et ce malgré les promesses du gouvernement travailliste de Keir Starmer de lutter contre l’immigration illégale. Fin mai, le gouvernement britannique s’est justifié en évoquant une météo bien plus favorable aux traversées ces derniers mois, qu’en 2024, ce qui est en partie vrai.
Dans un communiqué publié le 31 mai, le ministère de l’Intérieur a appelé la France à changer sa doctrine d’intervention policière pour permettre aux forces de l’ordre d’empêcher les départs en bateau dans l’eau, ce qu’interdit pour l’instant la loi française. Une idée à laquelle le très droitier ministre de l’Intérieur français Bruno Retailleau s’est déjà dit favorable.
LONDRES – Dans une victoire retentissante pour la liberté d’expression, un juge du tribunal de première instance de Westminster a démoli aujourd’hui une tentative du Crown Prosecution Service (CPS) d’imposer des conditions de libération sous caution draconiennes à Stephen Yaxley-Lennon, connu sous le nom de Tommy Robinson, qui l’auraient empêché – et à la nation entière – de publier en ligne des informations sur son affaire d’une manière jugée préjudiciable.
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Le juge, profondément sceptique quant à l’excès de pouvoir du CPS, a invalidé la troisième condition, arguant qu’elle limitait de fait la liberté d’expression de tous. Représentée par le procureur Benjamin Holt, la tentative du gouvernement de faire taire toute discussion sur le procès de Robinson s’est heurtée à une résistance farouche de la part de son avocat, Alex Di Francesco, et a finalement été rejetée devant une salle d’audience bondée de sympathisants.
Robinson, une figure polarisante et un militant déclaré, a comparu devant le tribunal de première instance de Westminster le 5 juin pour faire face à deux chefs d’accusation de harcèlement provoquant la peur de la violence contre les journalistes du Daily Mail Andrew Young et Jacob Dirnhuber, découlant d’incidents présumés survenus entre le 5 et le 7 août 2024.
Border Hawk, qui a largement couvert les combats de Robinson contre les excès de l’establishment, était sur place pour assister à ce moment charnière. La condition de mise en liberté sous caution proposée par le CPS, qui aurait tenu Robinson responsable des publications en ligne de tiers concernant son affaire, a été fustigée par le juge, la qualifiant d’atteinte sans précédent à la liberté d’expression.
« Cela réduirait effectivement au silence non seulement le défendeur mais la nation entière », a déclaré le juge, garantissant que la condition soit réécrite pour protéger le débat ouvert.
Les accusations portées contre Robinson concernent sa réaction face à des paparazzis qui auraient harcelé sa famille pendant des vacances à Chypre, les photographiant et publiant des images qui, selon eux, mettaient en danger leur sécurité. Ironie du sort, alors que les tactiques intrusives des médias restent impunies, Robinson est poursuivi pour avoir braqué les caméras sur eux.
Ce deux poids, deux mesures fait écho au cas tragique de la princesse Diana, dont la mort dans un accident de voiture à Paris en 1997 a été en partie attribuée à une traque acharnée des paparazzis. Pourtant, le CPS, dirigé par Holt, semble déterminé à protéger la presse tout en ciblant Robinson, une pratique qui, selon ses partisans, reflète un programme plus vaste visant à réprimer la dissidence.
Au cours de l’audience de 20 minutes, Robinson a plaidé non coupable des deux chefs d’accusation et a opté pour un procès devant jury devant la Crown Court, rejetant une audience devant un magistrat. Sa décision témoigne de sa confiance dans un jury composé de pairs plutôt que dans un magistrat unique, une décision défendue par Di Francesco comme une prise de position en faveur de la justice. Robinson a été libéré sous caution sous deux conditions : interdiction de contact direct ou indirect avec les témoins à charge et interdiction de quitter le Royaume-Uni.
Une audience préliminaire est prévue pour le 3 juillet 2025, suivie du procès complet – prévu pour le 7 juillet 2025 – devant une Crown Court.
En dehors du terrain, Robinson a dialogué avec ses supporters et les médias, allant même jusqu’à braquer ses caméras sur un caméraman d’ITV pour mettre en évidence l’hypocrisie des pratiques journalistiques.
Outside the court, we asked @TRobinsonNewEra what’s his message to the hundreds of people who came to show their support today. This is what he had to say. pic.twitter.com/2MyJ4gX6OC
Border Hawk a régulièrement rendu compte des luttes de Robinson, de son activisme à ses batailles juridiques, les considérant comme un microcosme de la lutte contre un système qui punit ceux qui disent la vérité tout en protégeant les puissants.
Le triomphe judiciaire d’aujourd’hui, porté par la défense acharnée de Di Francesco et l’engagement du juge en faveur de la liberté d’expression, renforce la raison pour laquelle la cause de Robinson trouve un écho auprès de tant de personnes.
La tentative du CPS de museler non seulement Robinson, mais aussi toute personne discutant de son cas en ligne, a été une violation effrayante, et son rejet envoie un message fort : le droit de parler librement ne sera pas facilement abandonné.
Alors que Robinson quittait le terrain, ses partisans scandaient son nom, témoignage de son rôle durable de paratonnerre pour ceux qui se sentent réduits au silence par l’establishment.
Border Hawk reste déterminé à couvrir cette affaire, en fournissant des mises à jour non filtrées au fur et à mesure de son évolution.
La lutte pour la liberté d’expression, incarnée par le défi de Robinson, est loin d’être terminée, mais elle a remporté aujourd’hui une victoire essentielle.
Une adolescente de 16 ans en fugue a été retrouvée par les policiers dans un logement à Avignon (Vaucluse) samedi, où elle était séquestrée et forcée à se prostituer. Trois hommes et une femme ont été interpellés et placés en garde à vue.
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Une adolescente de 16 ans a été séquestrée et forcée à se prostituer dans un appartement d’Avignon (Vaucluse). Elle est parvenue à joindre sa mère samedi et à lui indiquer l’endroit où elle se trouvait. Les policiers sont intervenus et ont interpellé trois hommes originaires de Marseille, ainsi qu’une femme, qui ont été placés en garde à vue pour viol, séquestration et proxénétisme.
La victime, en fugue, a alerté sa mère en début de matinée, en lui donnant sa géolocalisation et en lui expliquant qu’elle était séquestrée dans un logement loué en ligne. Elle a précisé qu’elle était retenue sur place par plusieurs personnes, tout en étant forcée à se prostituer, selon une source proche de l’affaire, confirmant une information de La Provence.
Les policiers ont été prévenus par la mère de famille. Ils se sont immédiatement rendus sur place et ont localisé le logement. À l’intérieur, ils ont interpellé trois hommes âgés de 18, 19 et 23 ans, ainsi qu’une femme.
Repérée sur les réseaux sociaux
L’adolescente a été prise en charge et conduite à l’hôpital. Elle a déclaré aux policiers qu’elle avait subi des violences. Elle aurait également été violée par ces trois proxénètes présumés, qui l’auraient repérée sur les réseaux sociaux quelques jours auparavant. L’adolescente a indiqué être tombée sous leur emprise. Elle avait déjà fugué par le passé et s’était déjà prostituée en mettant une annonce en ligne.
Les quatre suspects ont été déférés en début de semaine au parquet d’Avignon.
La Suède et l’Estonie ont conclu un accord permettant au pays nordique de louer des cellules dans les prisons estoniennes.
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Les autorités suédoises et estoniennes ont déclaré que l’accord répondait aux besoins des deux pays : les prisons surpeuplées de la Suède et les installations pénitentiaires sous-utilisées de l’Estonie.
La Suède sera autorisée à louer 400 places, pouvant accueillir jusqu’à 600 détenus, dans la prison de Tartu, dans le sud-est de l’Estonie.
Il s’agira d’hommes de 18 ans et plus qui ont été reconnus coupables de crimes tels que meurtre, crimes économiques ou sexuels en Suède, qu’ils soient citoyens suédois ou étrangers.
Les détenus qui nécessitent des soins intensifs ou qui sont considérés comme présentant un risque de sécurité plus élevé, par exemple les détenus qui ont été condamnés pour des crimes terroristes, des crimes contre la sécurité nationale ou qui ont des liens avec le crime organisé grave, ne seraient pas emprisonnés en Estonie.
Selon le gouvernement suédois, les récentes réformes du système judiciaire dans le pays du nord signifient que « davantage de personnes seront en prison ; par conséquent, avec cet accord, ils visent à contrer le manque de place dans les prisons suédoises ».
« Le besoin de nouvelles places de détention et de prison est donc très important, et le développement doit se poursuivre à plein régime. L’accord avec l’Estonie s’inscrit dans le cadre des efforts intensifs déployés par le gouvernement pour accroître les capacités et alléger la charge pesant sur l’administration pénitentiaire suédoise », a déclaré le gouvernement le 4 juin.
En vertu de l’accord, la loi estonienne s’appliquerait aux ressortissants étrangers condamnés en Suède, tandis que le coût du placement en Estonie serait de 8 500 € par place et par mois.
Des règles ont été introduites pour garantir que ces prisonniers conservent les mêmes droits qu’ils auraient eu en Suède, tels que les activités professionnelles, les droits de visite et la communication avec le monde extérieur.
Pour éviter toute barrière linguistique, le personnel pénitentiaire de Tartu serait estonien mais pourrait parler anglais et les détenus auraient droit à des interprètes.
Selon les autorités estoniennes, les personnes condamnées ne pourront pas bénéficier d’une libération ou d’un congé temporaire sur le territoire estonien : « Aucun prisonnier étranger ne sera libéré en Estonie ; au lieu de cela, ils seront renvoyés en Suède au moins un mois avant la fin de leur peine », a déclaré le gouvernement estonien.
La ministre estonienne de la Justice, Liisa-Ly Pakosta, a assuré que cette mesure serait bénéfique pour l’économie du pays.
« L’accord permet à la Suède de placer jusqu’à 600 détenus à faible risque dans la prison de Tartu, tous les frais d’entretien liés aux prisonniers étrangers seront couverts par la Suède, il n’y aura donc pas de charge supplémentaire pour le contribuable estonien », a-t-elle déclaré.
Pakosta a fait valoir que l’accord était un moyen positif de favoriser les « bonnes relations » entre les deux pays.
« Dans le cadre de relations aussi étroites que celles qui unissent l’Estonie et la Suède, il est dans l’intérêt des deux pays d’exploiter toutes les possibilités de renforcer leur coopération en matière de sécurité. Nous considérons cet accord comme une coopération bilatérale visant à renforcer la sécurité des deux pays », a-t-elle déclaré le 4 juin.
En 2024, le nombre de détenus dans les prisons estoniennes a diminué de 164, portant le nombre total de détenus actuellement incarcérés à 1 655. Selon les médias estoniens, la prison de Tartu a licencié 90 membres du personnel en 2024 en raison du manque de travail.
S’adressant à la presse estonienne en janvier 2025, Pakosta a souligné la nécessité de conserver les prisons pour d’éventuels besoins futurs, y compris éventuellement pour les prisonniers de guerre.
L’homme de 42 ans fait face à deux chefs d’accusation de harcèlement provoquant une peur de la violence
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Tommy Robinson a comparu jeudi devant le tribunal de Westminster pour nier avoir harcelé deux journalistes du Daily Mail. Getty
Tommy Robinson a comparu jeudi devant le tribunal de Westminster pour nier avoir harcelé deux journalistes du Daily Mail.
L’activiste de 42 ans, dont le vrai nom est Stephen Yaxley-Lennon, fait face à deux chefs d’accusation de harcèlement provoquant la peur de la violence.
Les accusations portent sur sa conduite présumée envers les deux journalistes entre le 5 et le 7 août 2024.
Robinson, originaire de Luton dans le Bedfordshire, a plaidé non coupable des deux chefs d’accusation lors de l’audience.
L’ancien dirigeant de la Ligue de défense anglaise, aujourd’hui disparue, a été convoqué au tribunal après sa sortie de prison il y a un peu plus d’une semaine.
Robinson a été libéré de la prison de Woodhill le 27 mai après avoir purgé une peine pour violation d’une injonction.
Il avait été emprisonné en octobre dernier après avoir reconnu de multiples violations d’une ordonnance du tribunal de 2021.
L’injonction lui interdisait de répéter de fausses allégations contre un réfugié syrien qui l’avait poursuivi avec succès pour diffamation.
Robinson avait affirmé à tort dans une vidéo en ligne que l’adolescent syrien était un voyou violent.
Il a ensuite répété ces fausses allégations à dix reprises, notamment lors d’un rassemblement à Trafalgar Square à Londres l’année dernière.
Sa peine initiale de 18 mois a été réduite de quatre mois par la Haute Cour.
À sa sortie de la prison de Woodhill, Robinson a été filmé en train de parler sur sa chaîne de médias sociaux X pendant environ 20 minutes.
Il est apparu avec des cheveux plus longs et une barbe touffue, portant un chapelet autour du cou lorsqu’il a quitté la prison.
La vidéo marque sa première apparition publique après sa réduction de peine.
Alors que les gauchistes crient au scandale, la plupart des Italiens soutiennent la nouvelle loi de Meloni, une mesure attendue depuis longtemps pour rétablir le contrôle et protéger les citoyens honnêtes.
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Le Parlement italien a approuvé une nouvelle loi de grande envergure sur la sécurité, soutenue par la Première ministre Giorgia Meloni, qui prévoit des sanctions plus sévères pour les squatteurs, les manifestants et les agresseurs de policiers. Adopté mercredi au Sénat par 109 voix pour et 69 contre, ce projet de loi a suscité un vif débat dans tout l’échiquier politique.
Parmi les changements les plus significatifs figure une nouvelle infraction pour occupation illégale de propriété, permettant l’expulsion de squatteurs sans décision de justice dans certains cas. Les contrevenants encourent jusqu’à sept ans de prison, une réponse à un problème qui a sévi dans de nombreuses villes italiennes et a frustré propriétaires privés et collectivités locales. Il s’agit sans aucun doute d’une avancée décisive en faveur de la propriété privée , principe fondamental de toute démocratie fonctionnelle et condition nécessaire à la bonne santé du marché immobilier .
La loi criminalise également les manœuvres de protestation impliquant des barrages routiers ou des perturbations urbaines, courantes au sein de groupes militants pour le climat comme Ultima Generazione . Bien que cette législation puisse s’avérer controversée, elle reflète une tendance européenne plus large visant à lutter contre les manifestations qui paralysent parfois des villes entières. L’équilibre entre ordre et liberté est difficile à trouver, mais il ne faut pas confondre protestation légitime et sabotage organisé.
L’opposition à ces mesures a été forte. La gauche italienne a protesté avec véhémence au Parlement, par des cris, des sit-in et des accusations d’autoritarisme. Plus de 10 000 personnes sont descendues dans les rues de Rome le week-end dernier, scandant des slogans sur un « état de peur » et comparant le gouvernement aux régimes autoritaires précédents. Cependant, au-delà du bruit médiatique, l’opinion publique italienne salue une action plus ferme sur des questions longtemps ignorées ou tolérées par convenance politique.
La réforme prévoit également un meilleur soutien à la police : caméras-piétons, aide financière aux frais de justice et sanctions plus sévères en cas d’agressions contre des agents publics. Elle réaffirme que les personnes chargées de faire respecter la loi bénéficient du soutien de l’État, un soutien qui était devenu discutable ces dernières années.
Tout dans le décret n’est pas à l’abri de toute critique. La suppression de certaines protections légales pour les femmes enceintes ou les mères de jeunes enfants mérite un examen plus approfondi. Le gouvernement lui-même ferait bien de tenir compte des avertissements concernant les excès potentiels dans la mise en œuvre de ces mesures.
Ce qui est clair, c’est que cette loi marque un nouveau succès discret pour la droite italienne, qui, sans tapage ni drame, continue de faire avancer son programme de sécurité, de loi et d’ordre. À une époque où de nombreux gouvernements errent sans direction, ce type de prise de décision claire et décisive est une rare démonstration de leadership politique.
Depuis le 19 mai, une nouvelle procédure d’asile attend les étrangers en quête de protection, dans le Val-d’Oise. Ils doivent se rendre dans un pôle « France asile », où ils ont le même jour un premier rendez-vous avec la préfecture et un autre avec l’Ofpra, l’agence chargée d’instruire la demande d’asile. Les associations et les syndicats sont vent debout. InfoMigrants vous explique.
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Un guichet de l’Ofpra (image d’illustration). Crédit : gouvernement.fr
Depuis le 19 mai, les demandeurs d’asile primo-arrivants qui résident dans le Val-d’Oise, en région parisienne, doivent se présenter dans une toute nouvelle structure : un pôle « France asile » installé à la préfecture de Cergy-Pontoise. Ce projet pilote, prévu dans la loi immigration de 2024 (dite loi Darmanin), devrait déboucher sur trois lieux similaires à Metz et Toulouse.
Qu’est-ce que le pôle « France asile » ?
Dans le pôle « France asile » de Cergy, les exilés sont reçus successivement par trois services : ceux de la préfecture, de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) et de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra).
Concrètement, ils déposent d’abord leurs empreintes auprès d’un membre de la préfecture, puis se voient attribuer les conditions matérielles d’accueil (hébergement, aides financières) par l’Offi et enfin, introduisent leur demande d’asile auprès d’un représentant de l’Ofpra.
Un entretien dans les locaux de l’Office est ensuite organisé ultérieurement.
Qu’est-ce qui change ?
Dans les autres départements français, la procédure est différente. L’Ofpra est indépendante de la préfecture, les deux structures ne se rencontrent jamais.
Les demandeurs d’asile doivent en premier lieu se rendre à la préfecture – via un bureau spécifique appelé Guda (guichet unique pour demandeur d’asile). Le Guda réunit les services de la préfecture et de l’Ofii. À l’issue de ces entretiens, les agents ne demandent pas à la personne concernée de se présenter à un agent de l’Ofpra – aucun représentant de l’Office n’est présent dans la préfecture. Ils lui remettent un dossier d’asile que l’étranger pourra remplir sous 21 jours avant de le transmettre à l’Ofpra.
Les locaux de l’Ofpra, en région parisienne. Crédit : InfoMigrants
Et c’est dans ces 21 jours de répit que se concentre toute la nuance. Durant ces trois semaines, ils ont le temps d’écrire leur récit d’exil (d’introduire leur demande) et d’en expliquer le motif. Ils peuvent être épaulés par des assistants sociaux et des interprètes dans les centres d’hébergement pour les aider à écrire en langue française.
Cette étape est très importante, car lors de leur convocation dans les bureaux de l’Ofpra, l’officier de protection reviendra sur toutes les déclarations retranscrites dans ce formulaire de demande d’asile.
Dans le nouveau pôle « France asile », tout sera plus rapide. Juste après son passage devant un agent de la préfecture, l’étranger rencontrera le même jour un membre de l’Ofpra. Sa demande sera enregistrée directement par cet agent – sans le délai de 21 jours. « L’agent de l’Ofpra recueillera les éléments d’état civil du demandeur ainsi que les éléments essentiels de son récit », indique à InfoMigrants l’agence. En clair, les demandeurs doivent livrer leur récit immédiatement – avec l’aide si besoin d’un interprète par téléphone.
Qu’est-ce qui choque ?
Cette nouvelle organisation « soulève déjà de nombreuses inquiétudes », indiquent plusieurs associations, dont La Cimade et le Gisti, dans un communiqué publié fin mai.
Les militants craignent que la suppression du délai de 21 jours ne soit préjudiciable pour les exilés. Lors de l’entretien avec un agent de l’Ofpra dans le pôle « France asile », « la personne peut, à ce stade, avoir des difficultés à répondre à des questions de manière structurée et précise sans y avoir été préparée », estiment les associations.
Un avis partagé par les syndicats de l’Ofpra, qui s’étaient soulevés contre cette disposition lors de mouvements de grève début 2024. « Ce n’est pas le moment de délivrer un récit. Comment formaliser un récit traumatisant dans ces conditions ? Les personnes sont dans une position de stress, et se retrouvent face à un personnel qui n’a pas l’habitude de recueillir ce type de témoignages car il n’a pas été formé, contrairement aux officiers de protection », dénonce Jean-Charles Lallemand, co-secrétaire général de la CGT Ofpra, joint par InfoMigrants.
Pour l’Ofpra, cette critique est infondée. L’agence indique que les demandeurs d’asile peuvent compléter leur récit pendant 21 jours en envoyant un mail à cette adresse : recit@ofpra.com
Le représentant syndical insiste cependant pour que les premiers éléments délivrés dans le pôle « France asile » ne soient pas définitifs et puissent être modifiables au moment de l’entretien dans les locaux de l’Ofpra. « On a peur que les ajouts ne soient pas pris en compte ou que le demandeur d’asile doive se justifier de ne pas avoir évoqué un aspect au départ », affirme Jean-Charles Lallemand. « Ce qui prévaut, c’est l’oralité. C’est déjà le cas aujourd’hui et ça le restera », rétorque à InfoMigrants l’Ofpra. Autrement dit, l’agence soutient que toute modification indiquée lors du deuxième entretien sera prise en compte.
Autre grief des associations : elles estiment que la présence de l’Ofpra dans les locaux de la préfecture fait peser un risque de « confusion des genres » et interroge sur son indépendance. « Ce lieu intégré dans la préfecture [peut] légitimement [être] perçu comme un espace insécurisant ou maltraitant par les personnes étrangères », signalent les associations dans leur communiqué.
« Pour son indépendance, l’Ofpra a besoin d’être isolé, dans ses murs », renchérit Gérard Sadik, responsable national asile de La Cimade, joint par InfoMigrants. « On a déjà vu en Outre-mer que lorsqu’il y a une proximité physique entre l’Office et la préfecture, les officiers de protection de l’Ofpra craignent d’être sous influence du préfet ».
La police aurait une photo du suspect mais refuse de la publier
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Un garçon de 11 ans marchait dans la ville allemande de Dietzenbach lorsqu’il a été violemment agressé par un inconnu qui parlait turc. L’homme l’a battu si violemment qu’il a dû être hospitalisé pour une commotion cérébrale. La police refuse actuellement de publier une photo du suspect pour des raisons inconnues.
Le garçon se tenait près d’une agence bancaire lorsque, pour des raisons inconnues, le suspect l’a jeté à terre et lui a asséné plusieurs coups de pied à la tête. Le garçon se trouvait près d’une agence bancaire locale au moment de l’agression. Grâce à l’intervention de témoins, l’homme a pris la fuite.
Le garçon a été transporté à l’hôpital où on lui a diagnostiqué, entre autres blessures, une commotion cérébrale, selon la police d’Offenbach.
GERMANY:🇩🇪
This video of 20 foreigners beating a German 14-year-old was originally released by Remix News and garnered over 200,000 views. The video has since been censored on our X page and is no longer being distributed.https://t.co/meznLUPGu7
L’attaque, survenue lundi soir près de la Rathausplatz, fait toujours l’objet d’une enquête, selon le rapport de police . Il s’agirait d’une attaque aléatoire.
La police a lancé 12 unités de patrouille différentes à la recherche du suspect, mais après avoir ratissé la zone, elle ne l’a pas trouvé.
Non seulement la police dispose d’images de surveillance du suspect, mais des témoins ont également filmé l’homme. Malgré ces images, la police refuse de publier une photo de l’homme. Elle a indiqué avoir effectué des recherches sur son apparence et n’avoir trouvé aucune trace de sa présence dans sa base de données.
Le média allemand OP Online écrit : « Selon la police, il n’est pas possible de publier une photo de l’agresseur dans les circonstances actuelles. »
La police a publié la description de l’homme, un suspect de 30 ans aux cheveux noirs et courts, portant une barbe foncée. Il est mince et portait une veste bleue, un t-shirt bleu, un jean bleu et des chaussures noires. Fait peut-être plus important pour déterminer ses origines : des témoins ont déclaré que l’homme parlait turc.
🇩🇪 A photo of the 9-year-old boy killed in the German Christmas market has been released.
He was murdered by a Saudi Arabian man who made threatened to slaughter and murder Germans multiple times.
Au vu de la description, certains sur X se demandent s’il s’agit d’une autre attaque impliquant un migrant ou un homme issu de l’immigration.
La police lance un appel à témoins.
Comme l’a documenté Remix News au fil des ans, les enfants sont souvent victimes d’une violence croissante en Allemagne. Souvent, ces jeunes sont agressés au hasard, y compris à l’arme blanche dans leur école .
Dans d’autres cas, les jeunes Allemands sont battus par des camarades de classe étrangers ou par des gangs de leur quartier, qui se regroupent souvent, attaquent leur victime et publient ensuite la vidéo sur Internet.
🇩🇪JUST IN: White German teen is relentlessly beaten by migrant youth in new viral video. pic.twitter.com/sGHJJSkum2
Un adolescent de 15 ans, filmé en train de commettre des dégradations à Paris en marge des célébrations du sacre du PSG, a été placé en garde à vue ce mercredi. Il s’était vanté de ses actes sur TikTok.
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L’adolescent de 15 ans s’est exprimé dans une vidéo sur TikTok. (capture écran / DR)
L’adolescent de 15 ans qui avait été filmé en train de briser un abribus à coups de barre de fer, dans la nuit de samedi à dimanche à Paris, lors des violences en marge des rassemblements pour célébrer le sacre du Paris-Saint-Germain, a été placé en garde à vue ce mercredi matin au commissariat du VIIIe arrondissement de la capitale. Le mineur s’était également exprimé dans une vidéo sur le réseau social TikTok dimanche, largement partagée sur les réseaux sociaux, dans laquelle il s’est félicité de son acte.
L’adolescent originaire du Val-de-Marne a été rapidement identifié par les enquêteurs de la brigade de délégation des enquêtes de proximité (BDEP) du VIIIe arrondissement, celui-ci étant déjà connu des services de police, selon une source proche de l’enquête, confirmant une information de Valeurs Actuelles. Le suspect s’est présenté au commissariat en début de matinée après avoir été contacté par les policiers. Il a été immédiatement placé en garde à vue.
Les investigations, et notamment les exploitations des vidéos amateurs publiées sur les réseaux sociaux, ainsi que des images de vidéoprotections de la ville, ont montré que le mineur avait commis d’autres dégradations durant cette nuit où quatre magasins ont été pillés dans le secteur des Champs-Élysées, tandis que les forces de l’ordre étaient visées par des jets de projectiles et des tirs de mortiers d’artifice. « Il a participé à des dégradations avec des groupes de casseurs, et a notamment été filmé alors qu’il tentait de briser la porte d’entrée du magasin Chanel », décrit la même source. Le magasin de luxe n’a finalement pas été pillé, les policiers étant intervenus à temps pour faire fuir les voleurs.
«J’ai trouvé ça satisfaisant»
Face aux enquêteurs, l’adolescent a tenté de minimiser les faits, affirmant qu’un ami l’avait incité à commettre des dégradations. « Il a expliqué qu’il avait reçu de nombreuses insultes sur les réseaux sociaux, suite à la diffusion de ses vidéos », ajoute cette source. Dans sa vidéo publiée sur TikTok où il s’exprime face caméra, le mineur se félicite que plusieurs médias ont diffusé les images où on le voit briser l’abribus. « T’as vu j’ai mis un coup [de barre de fer], deux coups, le troisième ça s’est cassé », déclare-t-il. « J’ai trouvé ça satisfaisant. (…) J’ai envoyé un chassé, le deuxième il s’est cassé ». Plus loin, il fait pourtant son mea culpa : « J’ai agi bêtement. Je suis pas un exemple. C’est pas quelque chose que j’avais à faire ».
L’adolescent a été déféré en fin de journée au parquet de Créteil, afin d’être présenté devant un juge des enfants.
Le ministre de l’Intérieur entretient «un climat de suspicion vis-à-vis des étrangers», a accusé mardi le Premier secrétaire du PS.
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Le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure (photo), accuse Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, d’installer un «racisme d’atmosphère» en France. AFP
Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau banalise «un racisme d’atmosphère» en entretenant «un climat de suspicion vis-à-vis des étrangers ou des Français vécus comme étrangers», a accusé mardi le Premier secrétaire du PS Olivier Faure.
Certes, le ministre a fermement dénoncé lundi comme un «crime raciste» le meurtre samedi dans le Var d’un homme de nationalité tunisienne, a reconnu M. Faure sur TF1.
«Mais il participe dans le débat public avec ceux qui, à l’extrême droite, cherchent à banaliser le racisme, à expliquer qu’il y a une forme de menace qui serait créée par nos concitoyens d’origine étrangère», a-t-il jugé.
Bruno Retailleau «cherche a minima à créer une forme de racisme d’atmosphère, en tout cas à le laisser perdurer, à laisser penser que ce n’est pas une pensée absurde», a-t-il estimé.
«Il y a une banalisation ou une fascination pour certains d’un discours qui va mettre en cause les Français d’origine étrangère, les musulmans dans l’exercice de leur culte, l’islam comme religion qui ne serait pas, pour certains, compatible avec la République», a renchéri le député socialiste Jérôme Guedj sur Sud Radio.
«Il y a des mots qui, par leur répétition, forgent dans des esprits disponibles à ça, parfois, des passages à l’acte», a-t-il regretté, jugeant que «le racisme se combat d’abord et avant tout par une forme non pas de retenue mais d’exigence morale dans les mots qu’on utilise dans le débat politique».
«Je le dis à Bruno Retailleau, comme ministre de l’Intérieur et comme ministre des Cultes, il devrait le premier, lui, être complètement d’équerre sur ces questions-là», a-t-il insisté.
Jérôme Guedj a en outre reproché à celui qui est également président de LR de se rendre mardi à l’ambassade de Tunisie à Paris et non dans le Var, où vivait la victime.
«Avant d’être un Tunisien vivant en France, c’était une personne dans son lieu de vie, là où elle habitait, là où elle travaillait, avait des amis», a-t-il argumenté, regrettant un «deux poids deux mesures» comme lors de l’assassinat d’Aboubakar Cissé dans une mosquée fin avril dans le Gard.
«Il fallait dans la minute se rendre sur place et pas à la sous-préfecture à côté» plusieurs jours après, a critiqué le député socialiste.
Le ministre de l’Intérieur est accusé régulièrement par la gauche de racisme en ciblant, notamment par son vocabulaire, les immigrés, les musulmans, les jeunes de banlieue, Français ou pas.
Il a ainsi qualifié de «barbares» les auteurs de violences ce week-end en marge des célébrations de la victoire du PSG en Ligue des champions, une expression dénoncée à gauche comme visant les étrangers.
Le tribunal administratif de Lille a tranché. L’élue contestait cette déchéance liée à sa condamnation en mars dernier pour détournement de fonds publics.
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Le tribunal administratif de Lille a confirmé mercredi la démission d’office de Marine Le Pen de son mandat de conseillère départementale du Pas-de-Calais. AFP
Le tribunal administratif de Lille a confirmé mercredi la démission d’office de Marine Le Pen de son mandat de conseillère départementale du Pas-de-Calais, déboutant l’élue qui contestait cette déchéance liée à sa condamnation en mars pour détournement de fonds publics.
Mais l’avocat de la patronne des députés Rassemblement National, Thomas Laval, a immédiatement annoncé qu’elle faisait appel de cette décision, un appel qui suspend la démission d’office.
Le tribunal a jugé que le code électoral impose «au préfet de déclarer démissionnaire d’office l’élu départemental déclaré inéligible par le juge pénal, par un jugement assorti de l’exécution provisoire», explique la juridiction dans un communiqué.
Il a également rejeté la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par l’avocat de la cheffe de file de l’extrême droite. Celui-ci estimait que la démission d’office prévue en cas de peine d’inéligibilité non définitive mais exécutoire provisoirement pourrait porter atteinte à la liberté des électeurs et à d’autres principes constitutionnels.
Le tribunal administratif a souligné que ces dispositions législatives ont déjà été jugées conformes à la Constitution par une décision du Conseil constitutionnel du 28 mars 2025, portant sur les conseillers municipaux, soumis aux mêmes règles que les conseillers départementaux.
Dans une déclaration transmise à la presse, l’avocat de Marine Le Pen déplore une décision qui «la prive de représenter les électeurs du canton d’Hénin-Beaumont 2», alors «même qu’elle est encore aujourd’hui présumée innocente des faits qu’on lui reproche».
Mme le Pen a fait appel de sa condamnation fin mars par le tribunal correctionnel de Paris à quatre ans d’emprisonnement, dont deux ferme, et à une inéligibilité immédiate de cinq ans.
«Le mécanisme de la démission d’office pour une peine d’inéligibilité non-définitive, viole plusieurs principes fondamentaux dans un État de droit, comme le principe de la contradiction, ainsi que plusieurs engagements internationaux de la France», selon Me Laval.
Mme Le Pen a été condamnée le 31 mars à une inéligibilité immédiate de cinq ans dans le dossier des assistants d’eurodéputés de son parti. Elle conserve selon la jurisprudence son mandat de députée du Pas-de-Calais, mais a été démise en avril de son mandat de conseillère départementale.
Le tribunal avait estimé qu’elle était au «cœur» d’un système de détournement de fonds publics mis en place pour payer des salariés du parti avec l’argent du Parlement européen, entre 2004 et 2016. Le montant total des détournements s’élève à 4,4 millions d’euros.
Aylo, propriétaire des principaux sites pour adultes Pornhub, RedTube et YouPorn, a déclaré qu’il suspendrait l’accès à ses plateformes françaises en signe de protestation contre les nouvelles exigences strictes de vérification de l’âge en France.
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Les utilisateurs français qui tenteront d’accéder à ces sites verront à la place un message critiquant la loi, a annoncé Aylo.
« Votre gouvernement propose de vérifier votre âge à chaque visite sur notre site. C’est insensé ! Cela ne protège pas les mineurs. Au contraire, cela met en danger la vie privée de chacun et met les enfants en danger », pouvait-on lire sur les plateformes à partir du 4 juin.
Selon Solomon Friedman, vice-président chargé de la conformité chez Ethical Capital Partners, la société mère d’Aylo, cette décision était un moyen de « communiquer directement avec le peuple français » sur ce qu’Aylo considérait comme une loi dangereuse, invasive et inefficace.
La France a mis en place une réglementation obligeant les sites Web pour adultes à vérifier l’âge des utilisateurs au moyen d’informations officielles telles que des documents d’identité ou des informations de carte de crédit.
Désormais, pour protéger la vie privée des utilisateurs, la loi impose l’utilisation d’un système tiers « en double aveugle ».
En vertu de la législation française, un tiers de confiance, rémunéré par le site web, vérifiait la majorité d’un internaute sur la base d’un document fourni par celui-ci, tel qu’une pièce d’identité. Ce tiers ignorait les sites web que l’internaute consulterait ultérieurement.
Cocher une case indiquant qu’un utilisateur a plus de 18 ans ne suffirait plus.
Selon l’Arcom, l’autorité de régulation du web en France, l’objectif était de bloquer l’accès aux 2,3 millions de mineurs en France qui visitaient des sites pornographiques.
Aylo a soutenu que même si elle soutenait en principe l’idée de la vérification de l’âge, le modèle français actuel était imparfait.
Alex Kekesi, vice-président de la marque et de la communauté d’Aylo, a déclaré que l’entreprise était « extrêmement favorable au concept de vérification de l’âge », mais que le nouveau système était « une solution non testée » qui risquait de violer la vie privée et pouvait conduire à des violations de données.
Il peut également y avoir d’autres raisons derrière l’opposition du propriétaire de Pornhub, Aylo, à une vérification approfondie de l’âge.
S’adressant au média technologique américain Wired en mai, Kekesi a déclaré que le trafic en Louisiane avait chuté de 80 % après l’ajout de contrôles d’âge, car les utilisateurs ne voulaient pas partager leurs identifiants.
Des représentants du gouvernement français ont réfuté les affirmations d’Aylo. La ministre du Numérique, Clara Chapaz, a accusé l’entreprise de mensonges.
« Le cadre Arcom garantit la confidentialité grâce au double anonymat. Mentir lorsqu’on ne veut pas se conformer à la loi et prendre autrui en otage est inacceptable », a-t-elle déclaré.
Les adultes sont libres de consommer de la pornographie, mais pas au détriment de la protection de nos enfants. Exiger des sites pornographiques qu’ils vérifient l’ âge de leurs utilisateurs ne vise pas à stigmatiser les adultes, mais bel et bien à protéger nos enfants. D’autres l’ ont fait .
« Si Aylo préfère quitter la France plutôt que de se conformer à notre loi, c’est son choix », a -t – elle ajouté.
La ministre de la Culture, Aurore Bergé, a écrit sur X le 3 juin qu’il serait « tant mieux » que Pornhub et les autres propriétés d’Aylo coupent l’accès aux utilisateurs français plutôt que de « se conformer à notre cadre juridique ».
« Il y aura moins de contenus violents, dégradants et humiliants accessibles aux mineurs en France », a-t-elle ajouté.
Aylo fait également l’objet d’une enquête de la Commission européenne, soupçonné, avec plusieurs autres, de ne pas prendre de mesures suffisantes pour empêcher les mineurs d’accéder à leurs contenus.
Selon les données de Pornhub de décembre 2024, la France se classe parmi les trois premiers pays avec le plus grand nombre de visiteurs.
Le rapport suggère que la population musulmane pourrait représenter une personne sur cinq d’ici la fin du siècle.
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Selon le rapport, les Britanniques blancs deviendront une minorité d’ici 2063 (image d’archive)GETTY
Selon un nouveau rapport, les Britanniques blancs deviendront une minorité au Royaume-Uni dans les 40 prochaines années.
En analysant les taux de natalité et de mortalité ainsi que les chiffres de migration jusqu’à la fin du 21e siècle, on prédit que les Blancs deviendront une minorité d’ici 2063.
Actuellement, 73 % de la population britannique est blanche, mais ce chiffre devrait chuter à 57 % d’ici 2050.
Une étude menée par Matt Goodwin, présentateur de GB News et professeur à l’Université de Buckingham, prévoit une augmentation significative du nombre d’individus nés à l’étranger et d’immigrants de deuxième génération, passant de moins de 20 % à 33,5 % au cours des 25 prochaines années.
D’ici 2100, le rapport suggère que 60 % des Britanniques auront au moins un parent immigré ou ne seront pas nés au Royaume-Uni.
On estime que la population musulmane devrait atteindre 19,2 % d’ici la fin du siècle, contre 7 % actuellement.
Goodwin a déclaré que la recherche est basée sur les données du recensement et de l’Office for National Statistics, et soulèvera « de profondes questions sur la capacité de l’État britannique à absorber et à gérer cette ampleur de changement démographique ».
Il a ajouté que de nombreux électeurs sont favorables à une réduction de l’immigration et que « leurs préoccupations devront être reconnues, respectées et prises en compte ».
Le rapport a montré que les taux de fécondité sont les plus bas parmi les personnes nées au Royaume-Uni.GB News/Source : ONS
L’analyse suggère que la population blanche, y compris les Britanniques blancs et les autres Blancs, deviendrait une minorité d’ici 2079.
Goodwin a déclaré : « D’ici la fin du siècle actuel, la plupart des habitants de ces îles ne pourront pas retracer leurs racines dans ce pays sur plus d’une ou deux générations.
« D’ici 2100, selon nos projections, six personnes sur dix au Royaume-Uni ne seront pas nées au Royaume-Uni ou ne seront pas nées de deux parents nés au Royaume-Uni.
« Cela soulève d’énormes questions sur la capacité de notre pays et de nos dirigeants à unifier les gens autour d’un sentiment commun d’identité, de valeurs, de modes de vie et de culture, et à éviter le risque très réel que nous devenions ce que Sir Keir Starmer a qualifié en mai d’« île d’étrangers ». »
Le rapport suggère que la part de la population née au Royaume-Uni chutera de 81 % à 39 % d’ici la fin du siècle.
En 2022, il a été révélé que Londres et Birmingham étaient devenues des villes britanniques blanches minoritaires.
Un rapport de l’ONS de 2023 a indiqué que 46 % des Londoniens étaient issus de groupes ethniques noirs et minoritaires.
Un recensement du Birmingham City Observatory a noté en 2021 que le pourcentage de personnes blanches était passé de 57,9 % à 48,6 % entre 2011 et 2021.
Malgré ses affirmations d’innocence, l’homme de 31 ans, d’origine marocaine, a été condamné à six ans de prison et à l’interdiction de travailler avec des mineurs pendant plus d’une décennie, mais ne sera pas expulsé.
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Un ressortissant marocain a été condamné à six ans de prison pour avoir agressé sexuellement une mineure alors qu’il travaillait comme éducateur dans un centre pour mineurs.
La Cour provinciale de Murcie a jugé que l’homme de 31 ans avait pris la jeune fille en voiture et l’avait conduite dans un champ isolé, où ils avaient eu des rapports sexuels. Bien que la Cour ait reconnu que l’acte pouvait paraître consensuel, elle a souligné qu’en vertu du droit espagnol, une personne de moins de 16 ans ne peut légalement consentir à des relations sexuelles, ce qui en fait une infraction pénale.
Dans d’autres juridictions, ce délit est connu sous le nom de viol statutaire, bien qu’il ne soit pas désigné par ce terme exact dans le droit espagnol.
Comme le rapporte La Opinión de Murcia , l’incident s’est produit en mars 2021, mais n’a été résolu que cette année par une décision de justice définitive. De retour dans son foyer, la victime s’est confiée à un camarade de classe, qui a signalé l’incident à d’autres enseignants. L’homme a été immédiatement muté de son poste le lendemain.
Outre sa peine de prison, l’homme devra purger cinq ans de probation avec sursis après sa libération. Il lui sera interdit d’approcher la victime pendant six ans et d’exercer toute activité impliquant des contacts réguliers avec des mineurs pendant onze ans.
Il ne semble pas faire l’objet d’une procédure d’expulsion.
Le condamné travaillait au centre pour mineurs comme éducateur et traducteur. Il a nié les accusations, affirmant n’avoir jamais été seul avec la jeune fille et laissant entendre qu’il y avait toujours un agent de sécurité à proximité. Il a également affirmé que la jeune fille et un autre mineur l’avaient harcelé, tenu des propos déplacés et l’avaient touché. Selon son témoignage, lorsqu’il les a punis, ils ont répondu par des menaces : « Fils de pute, on va te faire souffrir toute ta vie. »
Il a également affirmé que la fille lui avait dit plus tard : « Si tu ne me fais rien, je vais te gâcher la vie. »
Cependant, le tribunal a donné raison à la victime. Elle a témoigné avoir rencontré l’homme pendant le confinement lié à la Covid-19, alors qu’elle vivait au centre. Après avoir emménagé dans un appartement protégé, ils ont échangé leurs numéros de téléphone et ont commencé à discuter sur WhatsApp. Elle a déclaré qu’ils avaient convenu de se rencontrer en personne, et que l’homme était venu la chercher à la gare routière de Murcie.
Avant de se rendre dans un champ, il lui aurait demandé de « jurer à sa mère » qu’elle ne dénoncerait pas ce qu’ils s’apprêtaient à faire. Sur place, a déclaré la victime, ils ont eu des rapports sexuels complets.
La jeune fille a également expliqué que lorsqu’elle avait parlé de cette rencontre à une amie, elle en avait peut-être minimisé la gravité, pensant être amoureuse. Avec le temps, elle a réalisé qu’elle avait été manipulée et soumise à des pressions, une prise de conscience qui est devenue évidente à 17 ans, lorsqu’elle a commencé à gérer les conséquences psychologiques.
Dans son jugement, le tribunal a relevé le caractère coercitif de la relation et le déséquilibre de pouvoir entre l’adulte et le mineur, soulignant comment le défendeur avait « transmis franchise et conviction » dans ses relations avec l’enfant.
Des données du ministère espagnol de l’Intérieur rapportées par La Gaceta en février ont révélé que plus de 5 400 Marocains sont actuellement incarcérés en Espagne, ce qui représente 29,5 pour cent de la population carcérale étrangère.
Les Marocains constituent de loin le groupe le plus important de détenus étrangers dans les prisons espagnoles.
Des restrictions importantes sur l’accès à l’espace en ligne auraient un impact sur un groupe démographique qui commence à peine à remettre en question le consensus.
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Ce qui n’était au départ qu’une initiative visant à renforcer la sécurité numérique des mineurs évolue rapidement vers l’une des réformes réglementaires les plus ambitieuses – et potentiellement controversées – de l’espace numérique européen. Le Danemark, la Slovénie et Chypre ont rejoint le projet lancé par l’Espagne, la France et la Grèce visant à établir un âge minimum commun dans l’Union européenne (UE) pour l’accès des mineurs aux plateformes de réseaux sociaux comme Instagram, TikTok ou X.
La proposition sera officiellement présentée ce vendredi 6 juin lors du Conseil des télécommunications de l’UE à Luxembourg. Bien qu’aucun âge spécifique n’ait encore été proposé pour la réglementation européenne globale, la France, l’un des promoteurs de la réforme européenne, interdisait déjà en 2023 l’accès aux réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans sans le consentement des parents, et l’Espagne travaille sur une loi visant à relever ce seuil à 16 ans. L’objectif affiché est de protéger les mineurs des risques psychologiques et sociaux associés à ces plateformes.
Dans le cadre de cette stratégie plus large, la Commission européenne développe une application mobile permettant aux utilisateurs de vérifier s’ils ont plus de 18 ans, sans divulguer leur âge exact. Cet outil, actuellement en phase pilote et dont le lancement est prévu en juillet, bénéficie de la participation de l’Espagne, de la France, de la Grèce, du Danemark et de l’Italie. Cette initiative est liée aux obligations de la loi sur les services numériques (DSA) , qui vise à limiter l’exposition des mineurs à des contenus inappropriés et à empêcher leurs interactions avec des utilisateurs inconnus.
Have your say on the protection of minors online!
This public consultation under the Digital Services Act (DSA) aims to create a safer online environment for children by ensuring a high level of:
Il est cependant difficile d’ignorer que cette proposition émerge à un moment où la jeunesse européenne se tourne de plus en plus vers la droite. En Espagne, par exemple, le parti souverainiste VOX est actuellement en tête auprès des électeurs de moins de 25 ans, avec 27,4 % de soutien, selon le baromètre 40dB. En France, le Rassemblement national de Marine Le Pen a été le parti le plus plébiscité aux élections européennes de 2024, avec un soutien dépassant les 30 % chez les moins de 35 ans. En Allemagne, l’Alternative für Deutschland (AfD) obtient entre 15 % et 20 % des voix chez les moins de 30 ans, améliorant ainsi considérablement ses résultats de 2019.
Loin d’être anecdotiques, ces chiffres révèlent un changement générationnel où les médias sociaux sont devenus un espace de divertissement et un forum de sensibilisation politique, de formation idéologique et d’accès à des sources d’information hors du commun. La mise en place de systèmes de vérification obligatoire pourrait profondément remodeler cet espace, limitant potentiellement son utilisation par une population qui commence à remettre en question le consensus.
Stefano Addeo a accusé ChatGPT d’être responsable de son explosion sur les réseaux sociaux visant la fillette de huit ans, avant de tenter de se suicider.
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Un professeur de lycée du sud de l’Italie a été suspendu et fait l’objet d’une enquête disciplinaire officielle après avoir publié un message sur les réseaux sociaux dans lequel il souhaitait la mort de la jeune fille du Premier ministre italien Giorgia Meloni.
Stefano Addeo, 65 ans, professeur au lycée « Medi » de Cicciano, près de Naples, a publié sur Facebook un message dans lequel il espérait que Ginevra, la fille de Meloni, âgée de huit ans, « subirait le même sort » qu’une adolescente de 14 ans récemment assassinée par son ex-petit ami à Afragola. Le message a été rapidement supprimé, mais non sans avoir été largement diffusé.
Suite au tollé général, la Direction régionale de l’éducation de Campanie a annoncé l’ouverture d’une procédure disciplinaire. Dans un communiqué publié mardi soir, elle a confirmé qu’« afin de garantir et de préserver la sérénité de la communauté scolaire », Addeo avait été suspendu à titre conservatoire, avec effet immédiat, dans l’attente des résultats de l’enquête. Selon la loi italienne, une telle suspension comprend une réduction de moitié du salaire, mais les allocations familiales restent versées.
La Repubblica a rapporté qu’Addeo avait ensuite tenté de se suicider en ingérant un mélange d’alcool et de médicaments dimanche soir. Il a été retrouvé par les secours, alerté, semble-t-il, par la directrice de l’école, et conduit à l’hôpital. Malgré son refus initial d’être hospitalisé, il a ensuite pu sortir de l’hôpital dans un état stable.
L’enseignant a tenté de se dédouaner de la publication, affirmant au Corriere della Sera qu’il n’avait pas écrit le message lui-même, mais qu’il s’était fié à ChatGPT pour le rédiger. « Je l’ai publié de manière imprudente et stupide », a-t-il déclaré, qualifiant la publication d’« erreur » dans une lettre adressée à Meloni. Il a ajouté : « Je m’excuse pour le contenu de ce message : on ne souhaite jamais la mort, surtout à un enfant », tout en précisant qu’il n’avait aucune intention de revenir sur ses opinions politiques, déclarant : « Je ne me sens pas représenté par ce gouvernement. Je n’ai jamais fait de politique en classe. Mes élèves m’adorent. »
Cependant, selon des informations parues dans la presse italienne, Addeo souhaiterait la mort d’enfants, au moins de manière semi-régulière. Il Sole 24 Ore a rapporté dimanche qu’Addeo avait déjà tenu des propos incendiaires similaires, notamment dans un autre message souhaitant aux enfants de Meloni, du ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani et du vice-Premier ministre Matteo Salvini le même sort que les enfants de Gaza.
La réaction négative suscitée par sa dernière publication sur les réseaux sociaux n’a pas seulement entraîné une suspension de son poste, mais Addeo fait désormais l’objet d’une enquête pour incitation à la haine, ainsi que pour menaces et harcèlement.
L’enseignant a affirmé que des objets avaient été jetés aux fenêtres de son appartement et qu’il avait reçu de nombreuses menaces de mort de la part de sympathisants de Meloni. Des rapports de police ont été déposés suite à ces incidents.
Meloni n’a pas répondu directement à la lettre d’Addeo ni à sa demande de rencontre, mais dans des remarques largement interprétées comme abordant l’incident, elle a dénoncé le « fanatisme idéologique qui a perdu toute mesure ».
Air Canada a été contrainte de couper l’accès public à ses réponses sur les réseaux sociaux après avoir lancé une célébration spéciale du Mois de la fierté qui a suscité des réactions critiques plutôt que des applaudissements.
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Le transporteur national canadien a publié un message sur X – anciennement Twitter – célébrant son « premier vol entièrement 2SLGBTQIA+ ».
La vidéo astucieuse de 90 secondes a été diffusée sur toutes ses plateformes, mettant en vedette des employés, des pilotes et des ingénieurs au personnel au sol et au personnel de cabine, qui s’identifient à travers le spectre autoproclamé « 2SLGBTQIA+ » – Two-Spirit (2S), Lesbienne (L), Gay (G), Bisexuel (B), Transgenre (T), Queer ou en questionnement (Q), Intersexué (I), Asexuel (A).
« Notre premier vol entièrement réservé à la communauté 2SLGBTQIA+ a été une célébration sincère reflétant notre engagement indéfectible envers l’inclusion et l’égalité, dans les airs et au sol », a déclaré Air Canada sur X.
Our first all-2SLGBTQIA+ flight was a heartfelt celebration reflecting our unwavering commitment to inclusivity and equality, in the air and on the ground. pic.twitter.com/OZ2Ic8ob5K
Malheureusement pour la compagnie aérienne – qui fête aujourd’hui ses 87 ans – la section des commentaires était loin d’être accueillante et inondée de réponses négatives qui ont submergé les likes et les partages, rapporte le Daily Mail .
Malgré l’enthousiasme initial de la compagnie aérienne, les réponses ont été désactivées en quelques heures, une intervention rare signalant que la célébration de la Fierté d’Air Canada s’était déroulée tout sauf sans heurts en raison de conséquences imprévues.
La plupart des commentateurs ont exprimé leur frustration face au fait que l’identité sexuelle, plutôt que la compétence et les capacités professionnelles, était mise en avant, a noté le Mail .
« Quand je réserve un vol, je sais que ma première préoccupation est la sexualité de l’équipage. LGB, tu n’en as pas assez d’être exploité ? » a demandé l’un d’eux.
« Rien ne crie plus haut l’inclusion que d’empêcher la plupart du public de commenter les publications de votre entreprise », a déclaré un autre.
D’autres encore se sont joints à eux, et un autre a déclaré : « En tant qu’homme gay, je trouve absolument terrifiant que l’on place des gens dans le cockpit en fonction de leur identité plutôt que de leur aptitude à piloter un avion… »
Ce n’est pas la première fois qu’Air Canada se retrouve sous les feux de la rampe pour des raisons qu’elle n’avait pas prévues.
Comme l’ a rapporté Breitbart News , en 2019, la compagnie aérienne a rompu avec la tradition en abandonnant l’expression « mesdames et messieurs » ou « mesdames et messieurs » lorsqu’elle salue les passagers à bord de ses avions, ce qui constitue un changement majeur dans les protocoles de la compagnie aérienne.
Au lieu de cela, l’équipage a reçu l’ordre d’utiliser des salutations neutres telles que « bonjour à tous » afin de ménager les sentiments des passagers de genre fluide.
Une note de service de l’entreprise indiquait : « Nous voulons garantir un espace inclusif pour tous, y compris ceux qui s’identifient au genre X. »
Le changement de langage a été adopté par les agents de porte, les agents de bord et les pilotes.