Les polémiques autour des conséquences écologiques de la production du Comté, le célèbre fromage

Aujourd’hui dans la Lutte Enchantée, le militant Pierre Rigaux explique en quoi la production du Comté pose de nombreux problèmes liés à l’exploitation animale.

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Ce n’est plus un secret : le Comté est sûrement un très bon fromage sur le plan gustatif, mais c’est semble-t-il devenu un mauvais produit sur le plan écologique.
Ça fait des années que la filière de production est pointée du doigt pour les dégâts qu’elle cause aux sols et aux rivières.

Une étude récente décrit les conséquences néfastes de l’élevage des vaches montbéliardes, sur les plateaux du Jura, vaches dont le lait est utilisé pour faire le fameux fromage. En résumé, les déjections bovines chargent les sols en azote et en phosphore.
D’autres pratiques agricoles liées s’ajoutent au problème. Les polluants se retrouvent rapidement dans les rivières.
Résultat : prolifération d’algues, disparition des invertébrés aquatiques, truites malades, bref des cours d’eaux pollués par le Comté.

En cause, l’intensification des pratiques depuis plusieurs décennies. Les vaches dans les prés, ça parait bucolique, mais dans le cas du Comté aujourd’hui, c’est en quelque sorte une agriculture intensive.
D’ailleurs les paysages sont marqués négativement par le Comté dans beaucoup d’endroits : haies arrachées, affleurements rocheux détruits à la machine, ici, Comté ne rime pas ou plus avec biodiversité.

Le cas du Comté est-il vraiment exceptionnel, ou est-ce que c’est simplement un exemple de plus des méfaits d’une certaine forme d’agriculture ?

Oui c’est tout à fait banal hélas, mais ce qui me frappe dans ce dossier, ce sont les pincettes qu’on prend pour en parler, sans vouloir ou oser remettre en question le Comté. Comme si c’était sacré.
Et pour l’instant, je n’ai parlé que d’écologie, or on ne peut pas parler d’élevage sans parler aussi des conséquences sur les animaux.

Il faut rappeler comment on fait du fromage.
Pour produire du lait, la vache doit mettre bas. Pour ça, elle est inséminée. Les veaux femelles serviront à renouveler le troupeau. Les veaux mâles sont envoyés à l’abattoir, avec les souffrances atroces qu’on sait dans ces lieux de mise à mort.

Un éleveur de montbéliardes, que j’ai rencontré il y a quelques jours dans sa ferme, m’a expliqué qu’il retirait les veaux à leur mère 24h après la naissance, et que les petits mâles étaient envoyés à l’âge de 15 jours en Espagne, pour être engraissés puis être abattus là-bas ou ailleurs.

Et que deviennent les vaches qui produisent le précieux lait : après quelques années de bons et loyaux services, ou d’exploitation comme on préfère, elles sont envoyées elles aussi à l’abattoir.
Finalement, tous les animaux utilisés pour faire du Comté finissent à l’abattoir. Le steak haché comme sous-produit du Comté.

Mais alors quoi faire, on arrête de manger du fromage ?

Si je dis ça, on perd les ¾ des auditeurs, mais c’est pourtant la réponse évidente. D’ailleurs, à mes amis végétariens qui ne mangent pas de viande pour qu’on ne tue pas d’animaux, mais qui mangent du fromage, je suis bien obligé de leur rappeler que le fromage tue les animaux tout autant que la viande.

Pardon d’être un peu direct, mais quelles raisons a-t-on encore d’acheter du Comté aujourd’hui, si ce n’est bien sûr, se faire plaisir ? Vous allez me dire que c’est déjà beaucoup, se faire plaisir. Mais est-ce qu’il ne serait pas temps d’évoluer vraiment ?

La question serait complexe si on avait un besoin vital de fromage à pâte dure, mais il se trouve que le fromage, désolé, ça n’a aucun intérêt nutritionnel, c’est même plutôt mauvais pour la santé.
Le Comté, si c’est mauvais écologiquement, et terrible pour les animaux, est-ce que notre petit plaisir à se faire une tranche de fromage, ça vaut plus que tout ça ?

Si oui, si on ne peut même pas changer ça, alors franchement, on est foutu.

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Le chef du RN Bardella confirme qu’il se présentera à la présidentielle si Le Pen est incapable

Le président du Rassemblement national (RN) français, Jordan Bardella, a confirmé qu’il se présenterait comme candidat à la présidentielle si la cheffe de facto Marine Le Pen n’était pas en mesure de se présenter.

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L’homme politique de 29 ans, considéré comme l’héritier du Rassemblement national (RND), parti d’extrême droite français, s’est déclaré prêt dans une interview au Parisien publiée le 26 avril.

« En ce moment, il est absolument essentiel que nous restions unis et soudés. Il n’y a aucune ambiguïté : Marine Le Pen est ma candidate et si elle ne pouvait pas se présenter demain, je crois pouvoir dire que je serais sa candidate », a déclaré Bardella.

Bien qu’il se positionne comme successeur potentiel, il a pris soin de ne pas éclipser Le Pen.

Le président du RN et député européen a souligné sa loyauté : « Je ne commettrai pas l’erreur de me mettre en avant. Je crois que lorsque Marine est attaquée, je le suis aussi. »

« Nous continuerons à travailler ensemble, main dans la main, dans l’intérêt du mouvement, de nos idées et de notre famille politique », a déclaré Bardella.

Il est devenu le candidat le plus probable du plus grand parti de droite français aux élections de 2027 après les problèmes juridiques de Le Pen.

Elle a été reconnue coupable de détournement de fonds et condamnée à une interdiction immédiate de cinq ans d’exercer une fonction publique.

Elle avait été accusée d’avoir détourné des millions de dollars de fonds du Parlement européen pour payer des personnes officiellement employées comme assistantes de députés européens mais qui travaillaient en grande partie sur les activités du RN.



Le Pen a fait appel du verdict.

Bardella n’aura que 31 ans, ce qui fera de lui le plus jeune candidat à ce rôle dans l’histoire de France.

Même s’il est encore trop tôt pour faire des prédictions définitives, il est considéré comme l’un des favoris pour les prochaines élections, selon les sondages.

L’expérience de Bardella sur la scène politique restait cependant limitée. Sa tentative la plus significative à la tête du RN s’est soldée par une déception pour le parti en 2024, celui-ci n’ayant pas réussi à obtenir la majorité au Parlement, ce qui l’a finalement empêché de devenir Premier ministre.

Il a fait valoir que son manque d’expérience politique n’était pas un obstacle.

« Je ne vais pas m’inventer 40 ans de vie politique. Les Français me connaissent : je suis en politique depuis 15 ans et à haut niveau depuis sept », a-t-il déclaré.

Néanmoins, Le Pen n’a pas perdu tout espoir quant à ses propres chances et a récemment exprimé sa détermination à rester dans la course à la présidentielle française.

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En 2024, 16 000 étrangers sont passés en centres de rétention, dont une majorité de Maghrébins, selon un rapport de La Cimade

Selon le dernier rapport de La Cimade, en 2024, la France a recouru massivement aux placements en centres de rétention (CRA) pour tenter d’éloigner les étrangers en situation irrégulière. Parmi eux, une majorité d’Algériens, de Tunisiens et de Marocains. Une méthode inefficace juge la Cimade : 60 % des personnes en CRA finissent par être libérées.

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C’est un nouveau rapport très critique envers le gouvernement français. Dans son bilan annuel, publié mardi 29 avril, La Cimade dresse un tableau acerbe « des pratiques abusives et des violations des droits des personnes enfermées » en centres de rétention français en 2024. Des privations de liberté « inutiles », juge l’association de défense des droits des étrangers dès les premières pages du rapport.

Non seulement les expulsions au terme de cet enfermement restent faibles mais surtout le placement en rétention « augmente les tensions entre les personnes retenues, ainsi que leur angoisse et leur détresse, notamment concernant les personnes particulièrement vulnérables, souffrant de maladies graves ou de troubles psychiatriques ».

Au total, 16 228 personnes ont été enfermées dans ces lieux de privation de liberté en France hexagonale, un chiffre peu ou proue similaire à celui de 2023. « Cela représente une baisse de près de 5 % par rapport à l’année précédente », note l’association. Ce nombre grimpe à 40 000 si l’on inclut les étrangers enfermés en CRA à Mayotte (22 300 en 2024) et dans les Outre-mer (Guadeloupe, Réunion, Guyane…)

En ce qui concerne l’Hexagone, La Cimade rappelle que l’écrasante majorité des retenus sont maghrébins, ils constituent le trio de tête des nationalités : un peu plus de 5 000 Algériens, 1 900 Tunisiens et 1 700 Marocains sont passés par des CRA en 2024. Des chiffres loin devant les autres nationalités : 700 Roumains, 450 Albanais, 350 Guinéens, 300 Afghans ou encore 300 Ivoiriens.

128 000 OQTF délivrées en 2024

Pourtant, selon le droit français – et européen – l’enfermement d’un étranger en CRA est une mesure qui ne doit être utilisée qu’en dernier recours, « dans les cas où l’administration n’a pas d’autres moyens moins attentatoires aux libertés pour réaliser l’expulsion », rappelle l’association. Dans les faits, donc, il n’en est rien. L’immense majorité des retenus en France ont été placés en rétention suite à la réception d’une OQTF (Obligation de quitter le territoire français) non respectée. Un peu plus de 128 000 ont été émises l’année dernière, seules 11 % ont été exécutées.

© Pierre Olivier / RFI | La zone de rétention dans le centre de Mayotte. C’est ici que restent les familles avant d’être expulsées.



La Cimade rappelle aussi que la majorité des étrangers en centre de rétention ne sont pas des délinquants – 28 % sont emmenés en CRA à leur sortie de prison. Les autres n’ont commis aucun crime sur le sol français. Ils sont sans-papiers. Mais être en situation irrégulière n’est pas un délit en France mais une irrégularité administrative. 

Une frontière sémantique de plus en plus floue, dénonce La Cimade. Les autorités brandissent de plus en plus « la menace à l’ordre public » pour justifier des placements en rétention. Cette mesure « participe […] à troubler la perception des situations dans l’opinion publique, en martelant l’assimilation entre ‘personnes étrangères’ et ‘délinquance' ».

« La notion de ‘menace à l’ordre public’ a aussi fortement influencé les décisions des juges judiciaires, qui se sont saisis de ce critère (apprécié très largement) pour accorder à la préfecture la prolongation de la rétention », écrit La Cimade. « Ces situations sont révélatrices d’une volonté politique de stigmatiser toujours plus les personnes étrangères ».

3 000 places en rétention d’ici 2027

Pourtant, le gouvernement ne semble pas amorcer de virage moins répressif. En 2023, Gérald Darmanin, alors ministre de l’Intérieur, avait annoncé à l’époque vouloir augmenter les places en CRA – actuellement de 1950 lits – à une capacité de 3 000 lits à l’horizon 2027 à travers la construction de nouveaux centres de privation de liberté et la multiplication des locaux de rétention administrative (LRA), notamment à Dijon, Nantes, Béziers, Aix-en-Provence, Nice, Mayotte, ou encore à Dunkerque. Un objectif inchangé par le nouveau ministre, Bruno Retailleau.

La cour du centre rétention du Mesnil Amelot, à proximité de l’aéroport de Roissy Charles-De-Gaulle en mai 2019. Crédit : InfoMigrants / Maëva Poulet

En 2024, la durée moyenne de rétention s’établissait à près de 33 jours, soit 5 jours de plus par rapport à 2023. « Nos associations constatent quotidiennement l’impact de périodes d’enfermement de plus en plus longues sur la santé mentale et physique des personnes enfermées et sur le niveau de tension dans les CRA. Gestes désespérés, tentatives de suicide, actes d’automutilation, violences […] ». Le gouvernement actuel souhaite pourtant allonger la durée de rétention à 210 jours – contre 90 aujourd’hui. Le 18 mars 2025, le Sénat a adopté en première lecture cette proposition de loi.

Autant de mesures politiques raillées par la Cimade : « La multiplication des locaux de rétention administrative, n’est pensé qu’à l’aune de la chimère selon laquelle enfermer plus permettrait d’éloigner plus ». Il n’en est rien. Près de 60 % des personnes en rétention ont finalement été relâchées l’année dernière, estime l’association, 27 % ont été expulsées dans un pays hors Union européenne (UE), 11 % éloignées vers un pays de l’UE (via le règlement Dublin notamment).

Un manque d’efficacité déjà souligné par la Cour des comptes l’année dernière. Cette dernière recommandait de miser davantage sur les « retours volontaires ». Ils sont moins coûteux qu’un éloignement forcé, rappelait Pierre Moscovici, le premier président de la Cour.

Pour rappel, il est juridiquement contraignant d’expulser un étranger : certains sont inexpulsables (comme les Afghans, par exemple), d’autres, qui n’ont plus de documents d’identité, ne sont pas reconnus par leur pays d’origine (notamment par les pays du Maghreb) – et les États en question ne délivrent pas de laissez-passer consulaires.  

Trois familles enfermées en CRA en 2024

La Cimade insiste enfin sur la présence des mineurs en CRA. La loi asile et immigration du 26 janvier 2024 a acté la fin de l’enfermement des enfants dans les centres de rétention administrative.

Une mesure plutôt respectée à l’exception des préfectures du Bas-Rhin et du Doubs qui ont ordonné le placement en CRA de six enfants et trois familles, selon l’association. « [Ces] préfectures ont profité des quelques semaines du mois de janvier précédant l’entrée en vigueur de la loi pour placer au CRA de Metz-Queuleu trois familles, accompagnées de six enfants. Le plus âgé d’entre eux avait 7 ans, deux étaient des nourrissons », écrit La Cimade.

Cette interdiction du placement des enfants en rétention ne s’appliquera à Mayotte qu’à partir du 1er janvier 2027. « Ce décalage dans le temps vide de son sens la mesure puisque c’est dans ce territoire ultramarin que la majorité des familles avec enfants sont enfermées ; en moyenne ce sont 40 fois plus d’enfants qui y sont privés de liberté par rapport au reste des centres de rétention », écrit La Cimade.

Au total, la France a été condamnée à onze reprises par la CEDH pour l’enfermement d’enfants en centre de rétention.

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Paris : un conducteur de bus en garde à vue après avoir blessé une policière

Ce machiniste RATP a été interpellé ce samedi pour mise en danger de la vie d’autrui après avoir comprimé une policière entre son bus et une voiture de police. La victime, ressentant une forte douleur au coude gauche et au genou droit, a dû se rendre aux urgences.

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Un chauffeur de bus a été interpellé, ce samedi après-midi à Paris (Xe), après avoir coincé et écrasé une policière en pleine intervention. Il est 17h35 dans la rue La Fayette quand les forces de l’ordre patrouillent dans le cadre de leur mission de lutte contre les ventes à la sauvette. Ils roulent sur le couloir de bus et surveillent un suspect qui se livre au trafic de cigarettes. À la vue du véhicule sérigraphié, le vendeur prend la fuite à pied. Les fonctionnaires laissent leur véhicule et poursuivent le suspect à pied.

« Lorsque la cheffe de bord est descendue, elle a signifié au machiniste du bus 45, qui redémarrait, de lui laisser le temps de sortir du véhicule côté rue », précise une source proche de l’affaire. Le machiniste, sans obtempérer, redémarre et comprime la policière entre le bus et la portière du véhicule administratif. « Il a continué sa route malgré les cris et les coups portés sur la vitre du bus », ajoute notre source. Il finit par s’arrêter et permet ainsi à la victime de se dégager.



Il nie avoir serré le véhicule

Une fois libérée, elle s’approche du conducteur et lui demande des explications. Ce dernier nie avoir serré son véhicule. De mauvaise foi, il refuse de décliner son identité et même de sortir du bus. Devant ce comportement, les agents invitent les voyageurs à descendre du véhicule et interpellent le chauffard à 17h40. Ce dernier est placé en garde à vue dans les locaux du commissariat. Les dépistages d’alcoolémie et de stupéfiants se sont révélés négatifs. Les enquêteurs vont exploiter les images de vidéosurveillance pour confirmer le témoignage de leurs collègues. La victime, ressentant une forte douleur au coude gauche et au genou droit, s’est rendue aux urgences de l’hôpital Saint-Louis.

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Présidence LR: Wauquiez met son rival Retailleau sous pression

Laurent Wauquiez a sonné la charge contre son concurrent sur BFMTV dimanche, alors que les deux hommes se sont succédés sur le plateau de la chaîne.

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«Les propositions qui sont en train de sortir de Bercy sont la tête à l’envers»», estime Laurent Wauquiez.AFP

Le patron des députés Les Républicains, Laurent Wauquiez, a mis dimanche sous pression son concurrent à la présidence du parti Bruno Retailleau, l’obligeant à assumer des désaccords avec des positions gouvernementales sur la proportionnelle ou encore la possible suppression d’un abattement fiscal pour les retraités.

Chassé-croisé sur BFMTV dimanche des deux rivaux pour la tête des LR qui, faute de débattre face à face, se sont répondus par média interposé. Alors que Bruno Retailleau est donné favori de l’élection du 17 mai – «je ne le sens pas mal», a-t-il admis dimanche – Laurent Wauquiez a sonné la charge contre son concurrent. Un exercice délicat, avec l’écueil d’offrir le spectacle d’un parti déchiré.

«On est complètement fou !»

Le patron des députés LR, qui a clamé dimanche «je vais gagner», a creusé un de ses sillons favoris: le manque supposé «d’indépendance» du pensionnaire de Beauvau, qui serait tenu par la solidarité gouvernementale, quand lui nourrirait «une parole libre».

Exemple avec l’instauration de la proportionnelle aux législatives – une idée défendue de longue date par François Bayrou qui entame lundi des consultations sur le sujet, mais historiquement combattue par la droite. «La proportionnelle aboutira à ce qu’on va institutionnaliser le chaos politique qu’on connaît en ce moment et qui deviendra la règle. La proportionnelle, c’est les régimes partisans, ce sont les petits accords d’arrière-boutique. C’est les Français qui ne choisissent plus leurs candidats. Je déteste ça», a tonné Laurent Wauquiez. «Ce que je demande donc, c’est que Bruno Retailleau, dont c’est la compétence, s’oppose à cette volonté de François Bayrou» et «impose au Premier ministre» d’abandonner l’idée de légiférer dessus, a-t-il poursuivi.

Même coup de boutoir sur un autre sujet: la suppression de l’abattement fiscal de 10% pour certains retraités évoquée par Bercy. Laurent Wauquiez est «radicalement contre». «Mais on est complètement fou ! Enfin, les propositions qui sont en train de sortir de Bercy sont la tête à l’envers», s’est-il indigné. Et de mettre en garde: il est prêt à initier un «débat» sur la participation au gouvernement de son parti, si le prochain budget comprenait des augmentations d’impôts.

«Je suis un homme de convictions»

Sur le même plateau quelques heures plus tard, Bruno Retailleau a donc dû jouer les équilibristes. Invoquant notamment sa «discipline»: «Aucune petite phrase donc je ne rétorquerai pas» à Laurent Wauquiez. Le ministre de l’Intérieur a toutefois bien dû admettre son opposition à la proportionnelle, qui «provoquerait une instabilité chronique structurelle». «Ca fera du mal au pays et pour moi, c’est rédhibitoire», a-t-il lancé, promettant de répéter sa position à François Bayrou… sans esquisser de porte de sortie s’il n’était pas entendu.

Quant à toucher à l’abattement des retraités, «il faut faire autrement», a-t-il dit, refusant toute «augmentation d’impôts». De là à quitter le gouvernement ? «Vous me connaissez, je suis un homme de convictions. Jamais je ne resterais si mes convictions étaient abîmées, simplement», a-t-il répondu, renvoyant la question à plus tard.

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 Attaques contre des surveillants et les prisons : une vingtaine d’interpellations en cours

Ces arrestations sont en cours en région parisienne, mais aussi à Marseille, Bordeaux, et Lyon sous le contrôle du parquet national antiterroriste (PNAT). Le gang de narcotrafiquants marseillais de la DZ Mafia serait lié à ces attaques.

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L’acronyme « Défense des droits des prisonniers français (DDPF) a été apposé à la bombe de peinture sur la plupart des lieux des quatre-vingt-dix attaques recensées sur l’ensemble du territoire.

Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, l’espérait en fin de semaine dernière. Il a été exaucé. Selon les informations de Paris-Match, une vaste opération a été déclenchée ce lundi 28 avril, dès 6h du matin, dans plusieurs villes de France, en lien avec les récentes attaques visant des agents pénitentiaires et des prisons. Près d’une vingtaine de suspects ont été ciblés dans cette vague d’interpellations, menée dans les départements de Seine-Saint-Denis et de Seine-et-Marne en région parisienne, mais aussi à Bordeaux (Gironde), Lyon (Rhône) et Marseille (Bouches-du-Rhône) par les enquêteurs de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et de la sous-direction antiterroriste (SDAT).

Des suspects auraient notamment agi pour le compte du puissant gang marseillais de la DZ Mafia, dont le nom est apparu au fil des investigations menées depuis le 13 avril, date des premiers faits, toujours selon les informations de Paris Match. Ces arrestations sont menées sous le contrôle du parquet national antiterroriste (PNAT) qui a ouvert une enquête des chefs de « participation à une association de malfaiteurs terroriste en vue de crime contre les personnes », « tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique » et « dégradation ou détérioration en bande organisée du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes ». Les gardes à vue dans cette affaire peuvent durer jusqu’à 96 heures.

Près de 90 faits recensés en moins de 15 jours

Les suspects interpellés ont été identifiés grâce à un minutieux travail d’analyses techniques, scientifiques et de recoupements après les premiers actes de vandalisme commis il y a près de 15 jours par les membres d’une mystérieuse organisation autobaptisée « Défense des droits des prisonniers français (DDPF) » comme l’avait révélé Paris Match. Un acronyme apposé à la bombe de peinture sur la plupart des lieux des quatre-vingt-dix attaques recensées sur l’ensemble du territoire, toujours selon les informations de Paris Match.



Les actes les plus graves ont été notamment commis dans la nuit du 20 au 21 avril, dans l’Isère, où « plusieurs tirs par arme à feu et jets de cocktail Molotov » avaient visé « des pavillons dans un lotissement où résident plusieurs agents pénitentiaires » et « des graffitis DDPF » avaient été découverts, avait indiqué le PNAT, qui s’est saisi de 13 faits. À Villefontaine, commune iséroise située non loin de la prison de Saint-Quentin-Fallavier, la porte d’une maison avait été incendiée et des impacts de tirs avaient été découverts sur la façade.

Toujours selon les informations de Paris Match, les suspects interpellés ce lundi 28 avril seraient, pour la plupart, des « petites mains » recrutées par les commanditaires de ces attaques, via des chaînes sur les messageries cryptées Signal et Telegram.

130 enquêteurs mobilisés à plein temps

Des « exécutants » présumés qui auraient agi pour le compte d’équipes de narcotrafiquants en réponse à la politique de durcissement du régime carcéral les concernant. En déplacement à Marseille la semaine dernière, Bruno Retailleau avait redit son « intime conviction, dès le départ, que ces affaires » étaient « liées au narcotrafic ». « J’espère bien qu’en quelques jours, nous ferons tomber les petites mains, mais aussi les donneurs d’ordres », avait-il également déclaré.

Une proposition de loi destinée à lutter contre le fléau du narcotrafic et qui pourrait être adoptée définitivement à la fin du mois prévoit notamment de créer dans les prisons des quartiers de haute sécurité pour les criminels les plus dangereux. La prison de Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais, se prépare à accueillir à l’été 100 de ces trafiquants.

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Paris : un policier hors service tué lors d’une altercation, un suspect interpellé

Les faits ont eu lieu dans le 6e arrondissement ce dimanche matin. La victime est un brigadier de 33 ans en poste dans le Val-d’Oise. Un suspect a été interpellé et placé en garde à vue.

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Un policier hors service est mort, à la suite d’une altercation devant un bar, dans le 6e arrondissement de Paris, ce dimanche 27 avril, vers 06h00 du matin, selon nos informations. Brigadier en poste dans le Val-d’Oise, âgé de 33 ans, il y passait la nuit avec des amis quand une dispute a d’abord éclaté dans l’établissement qu’il a finalement quitté vers 05h00.

A la sortie du bar, situé rue Saint-André-des-Arts, il s’est ensuite fait balayer sur la voie publique, est tombé lourdement au sol, la tête la première, s’est relevé, puis s’est éloigné avant de s’écrouler une centaine de mètres plus loin, indique une source policière à Valeurs actuelles.



Resté sur place, Mehdy C., âgé de 30 ans et né à Montreuil, en Seine-Saint-Denis, a été interpellé et placé en garde à vue pour violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, selon nos informations. Le 3e district de police judiciaire (DPJ) a été saisi de l’enquête.

« Il ressort des premiers éléments qu’il avait passé la nuit avec des amis au bar The Mazet, et qu’à la suite d’une altercation dans l’établissement il en était sorti vers 5h, sans que sa profession n’ait été connue. C’est alors qu’il avait subi une balayette et avait chuté au sol », confirme le parquet de Paris, contacté par Valeurs actuelles.

« Les témoins et la vidéosurveillance établissent qu’il s’est ensuite éloigné du bar, et a manipulé son téléphone pour commander un Uber. Il est tombé tête vers le sol entre 5h15 et 5h25 », ajoute le parquet. « Le magistrat de permanence s’est rendu sur les lieux. Une autopsie a été ordonnée, afin d’apporter des éléments médicaux sur la cause du décès. »

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Bardella, président du Rassemblement national français, devrait se présenter en 2027 si Le Pen ne peut pas

PARIS, 27 avril (Reuters) – Jordan Bardella envisage d’être le candidat du Rassemblement national (Rassemblement national) à l’élection présidentielle de 2027 si la dirigeante du parti, Marine Le Pen, reste interdite de se présenter, a-t-il déclaré au journal Le Parisien.

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Jordan Bardella, président du parti politique d’extrême droite français Rassemblement national (RN), salue ses partisans lors d’un rassemblement de soutien à la dirigeante d’extrême droite française Marine Le Pen à Paris, en France, le 6 avril 2025. REUTERS/Gonzalo Fuentes/File Photo

Marine Le Pen, 56 ans, qui s’est présentée à l’élection présidentielle à trois reprises et était favorite pour l’élection, s’est vu interdire de briguer une fonction publique pendant cinq ans après qu’un tribunal l’a reconnue, ainsi que certains membres de son parti, coupables en mars de détournement de fonds.

Le Pen a nié tout acte répréhensible, ouvre un nouvel ongletet a déclaré qu’elle ferait appel de la décision, qui, selon elle, était motivée politiquement et visait à bloquer sa candidature à la présidence.

Bardella, président du parti âgé de 29 ans et député européen, n’a pas été mis en cause dans l’affaire judiciaire. Il a déjà éludé les questions concernant sa candidature à la plus haute fonction publique du pays en remplacement de Le Pen.

Il a toutefois déclaré au Parisien samedi soir : « Il n’y a aucune ambiguïté sur le fait que Marine Le Pen est ma candidate, et si elle était empêchée demain, je pense que je pourrais vous dire que je serai candidat. Je ne peux pas être plus clair. »

« Marine est présumé innocent et nous continuerons à utiliser tous les moyens possibles… pour continuer à proclamer notre innocence dans cette affaire », a-t-il déclaré.

Selon la loi française, un citoyen peut se présenter à l’élection présidentielle s’il a plus de 18 ans.

Le Pen et des responsables du parti ont été accusés d’avoir utilisé des fonds de l’Union européenne pour payer le personnel du Rassemblement national en France.

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Antibes : des policiers victimes d’une tentative d’agression au couteau devant le commissariat

Plusieurs agents de police ont été victimes d’une tentative d’agression, ce vendredi 25 avril, devant le commissariat d’Antibes. Un jeune majeur, armé d’un couteau, a tenté de les toucher avec son arme, en vain.

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Un agent de police – Image d’illustration – AFP

Un jeune homme majeur a tenté, ce vendredi 25 avril, en fin de journée, d’agresser plusieurs agents de police au commissariat d’Antibes avec un couteau, a appris BFM Nice Côte d’Azur auprès d’une source policière.

Les faits se sont déroulés devant la façade du commissariat. Le mis en cause s’est adressé d’une façon inaudible à un agent via un parlophone sous un faux prétexte. Plusieurs policiers sont sortis du bâtiment et se sont approchés de lui.

Le jeune homme a alors sorti un couteau et a tenté de les toucher. En vain. Les policiers n’ont reçu que quelques coups, mais ne souffrent pas de blessures.

L’individu a été interpellé puis placé en garde à vue.

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Le « titre de séjour pour soins » français, cette faille peu connue que les migrants exploitent pour obtenir des soins médicaux et un séjour gratuits

Alors que le système de santé est déjà au bord du gouffre, des milliers de migrants arrivent chaque année en France et demandent un titre de séjour pour soins, leur accordant des soins médicaux gratuits et un droit de séjour pendant toute la durée de leur traitement.

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Le magazine français Marianne publie une enquête exclusive révélant l’exploitation généralisée du « titre de séjour pour soins », initialement créé pour des cas médicaux exceptionnels mais désormais largement utilisé par des étrangers non-résidents en quête de soins coûteux et gratuits en France.

Selon le rapport d’Ève Szeftel, directrice de la rédaction de Marianne, cette pratique pèse lourdement sur les hôpitaux publics français, déjà débordés.

Initialement introduit par le ministre de l’Intérieur Jean-Pierre Chevènement en 1998, ce permis visait à aider les patients gravement malades, notamment ceux originaires des anciennes colonies africaines de la France atteints du sida, dont l’expulsion équivaudrait à une condamnation à mort.

Les étrangers sont effectivement autorisés à obtenir ou à renouveler un titre de séjour pour la durée de leurs soins médicaux. Toute personne résidant en France depuis moins d’un an, justifiant de l’impossibilité de bénéficier des soins nécessaires dans son pays d’origine et n’ayant pas été condamnée pour une infraction grave, peut demander un titre de séjour par ce biais.

Cependant, l’intention initiale a été considérablement atténuée. Le rapport suggère que les permis sont fréquemment accordés aujourd’hui sans respecter les critères initiaux. De nombreux bénéficiaires, notamment originaires de pays comme l’Algérie, le Kosovo, la Géorgie, le Bangladesh et même les États-Unis, se rendraient en France uniquement pour bénéficier de traitements médicaux coûteux, indisponibles ou inabordables dans leur pays d’origine.

Entre 2017 et 2024, 228 000 demandes ont été déposées, dont 58 % ont été acceptées . En conséquence, les dépenses liées à l’aide médicale d’État (AME) sont passées de 139 millions d’euros en 2000 à 1,2 milliard d’euros par an, avec plus de 440 000 bénéficiaires actuels.



Cet afflux a généré d’importantes difficultés financières, suscitant des inquiétudes quant à la pérennité du système de sécurité sociale français, actuellement en déficit de 15,3 milliards d’euros. La situation a également engendré des tensions au sein des établissements de santé, le personnel médical faisant état de pressions ou de menaces visant à établir de faux diagnostics afin de faciliter l’obtention d’un permis de séjour légal pour des raisons médicales ou humanitaires par les migrants en situation irrégulière.

Le Dr Thanh Le-Luong, ancien médecin-chef de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), a confirmé l’exploitation du système, notant que les passeurs promeuvent activement des destinations médicales spécifiques en France en fonction des types de traitement.

Les implications politiques deviennent de plus en plus évidentes, car les professionnels de santé modifieraient leur soutien politique en raison de leur frustration face aux abus incontrôlés et à la dégradation des conditions de travail. Entre les élections présidentielles de 2017 et 2024, le soutien à Marine Le Pen parmi les fonctionnaires hospitaliers aurait doublé, passant de 17 % à 34 %.

En décembre dernier, les députés du parti de centre-droit Les Républicains (LR) ont déposé un projet de loi visant à supprimer le titre de séjour pour soins.

Le projet de loi précise : « À l’origine, il s’agissait principalement de permettre aux étrangers en situation irrégulière, présents sur notre sol depuis un certain temps, d’être régularisés pour bénéficier d’un traitement contre le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), inexistant dans leur pays d’origine. Or, il concerne désormais majoritairement les étrangers venus spécifiquement en France pour bénéficier du traitement de maladies chroniques liées au mode de vie (obésité, diabète, maladies cardiovasculaires, cancers). »

Il a également souligné que les migrants peuvent toujours demander la résidence en utilisant cette méthode si le traitement est simplement plus cher dans leur pays d’origine.

Dans son dernier rapport annuel, l’OFII précise : « Il ne s’agit pas toujours de rechercher des soins qui ne sont pas disponibles dans le pays d’origine, mais des soins de meilleure qualité que ceux qui y existent, ou des soins très coûteux et innovants, que seul un système comme l’Assurance maladie en France peut proposer. »

Le chef du groupe parlementaire LR, Laurent Wauquiez, a déclaré au Parisien en début d’année que ce projet « est peu évoqué et très coûteux », coûtant à l’Etat « des centaines de millions d’euros » chaque année.

Selon les dernières données disponibles sur les permis de séjour pour soins, quelque 2 103 ressortissants algériens ont obtenu un permis de séjour de cette manière en 2022, soit 7 % de tous les Algériens à qui un permis a été accordé cette année-là.

Les Algériens ont été les principaux bénéficiaires de ces permis de séjour cette année-là, suivis des migrants originaires de Côte d’Ivoire (1 700) et de Géorgie (1 500).

Le chef du Rassemblement national, Jordan Bardella, a également promis d’abolir ce dispositif si son parti de droite entrait au gouvernement, appelant à « la fin du scandale des visas pour soins, c’est-à-dire des titulaires de visas devant être soignés dans notre pays aux frais des contribuables ».

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Paris : Mouvement de foule sur les Champs-Élysées après le signalement de détonations, la police sur place

Un important dispositif de police a été déployé ce samedi soir sur les Champs-Élysées à Paris, à la suite d’un mouvement de foule et du signalement de détonations. Des jets de pétards seraient à l’origine des faits, selon nos informations. Une enquête a été ouverte.

1–2 minutes

Scène de panique et mouvement de foule au magasin Sephora situé sur les Champs-Élysées à Paris (VIIIe arrondissement) ce samedi en début de soirée. Des détonations vers 19h45 sont à l’origine des faits, selon des témoignages.

Une vidéo amateur montre de nombreuses personnes quittant en courant le magasin. La police est rapidement arrivée sur place et un périmètre de sécurité a été installé. L’établissement a été entièrement évacué. Une levée de doute a ensuite été réalisée par les policiers de la compagnie de sécurisation et d’intervention (CSI) parisienne et a pris fin vers 21 heures. Aucun objet dangereux n’a été découvert et aucun suspect n’a été interpellé.

Selon les premiers éléments, il ne s’agit pas de coups de feu mais de jets de pétards. Un suspect aurait été filmé par les caméras de vidéoprotection. Trois personnes ont été blessées dans le mouvement de foule, selon une source proche de l’affaire.



«Un regrettable jet de pétard»

« Fin de prospection, levée de doute effectuée. Incident terminé », annonce la préfecture de police, sur X. « Il s’agirait d’un regrettable jet de pétard à l’intérieur d’un commerce. Une enquête est ouverte, notamment pour identifier l’auteur ». La préfecture avait évoqué un peu plus tôt « un bruit pouvant s’apparenter à une détonation ou une chute d’objet lourd ».

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Homicide dans une mosquée en France : le meurtrier insulte «Allah» dans une vidéo

L’auteur du meurtre d’un fidèle vendredi dans la mosquée d’une commune du sud de la France est entendu insultant « Allah » sur une vidéo qu’il a lui-même filmée juste après son attaque au couteau, a appris l’AFP de source proche du dossier samedi. 

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« Je l’ai fait (…), ton Allah de merde », lâche le meurtrier, à deux reprises, alors qu’il est en train de filmer la victime agonisante avec son téléphone portable, avant de réaliser qu’il est aussi filmé par les caméras de surveillance à l’intérieur de la mosquée de la commune de La Grand-Combe dans le département du Gard, à une dizaine de kilomètres de la ville d’Alès.

« Je vais être arrêté, c’est sûr », lance alors l’homme, qui était toujours en fuite samedi.

Confirmant à l’AFP la tenue de ces propos par le meurtrier, le procureur de la République d’Alès Abdelkrim Grini a précisé que « toutes les pistes étaient envisagées, dont celle d’un acte à dimension islamophobe », et a confirmé que le Parquet national antiterroriste (Pnat) était « en évaluation » de ce dossier pour éventuellement s’en saisir.

« C’est une affaire prise très au sérieux, les faits sont très graves », a insisté le procureur.



Toujours de source proche du dossier, l’auteur des faits aurait envoyé sa vidéo à une autre personne, qui l’aurait alors diffusée sur un réseau social, avant qu’elle soit supprimée.

Selon une autre source proche du dossier, l’auteur a désormais été identifié, mais n’a toujours pas été arrêté. De nationalité française, il serait d’origine bosniaque.

La victime, âgée de 23-24 ans, « fréquentait régulièrement » cette mosquée de La Grand-Combe, dans le hameau du Trescol, a précisé le procureur d’Alès à l’AFP. En revanche, « l’auteur présumé ne la fréquentait absolument pas et n’y était a priori jamais venu auparavant ».

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Les manifestants anti-touristes entrent en guerre contre les Britanniques alors que les aéroports et les points chauds sont pris pour cible

Quelque 15 000 manifestants ont envahi les rues de Majorque l’année dernière

2–4 minutes
Un manifestant est vu brandissant une pancarte sur laquelle on peut lire « un touriste de plus, c’est un voisin de moins » en espagnol.GETTY

Les vacanciers britanniques voyageant vers des destinations européennes populaires cet été pourraient être confrontés à une vague croissante de manifestations anti-tourisme, alors que les habitants frustrés cherchent à instiller un sentiment de « peur » parmi les visiteurs.

Alimentés par l’impact du tourisme de masse sur le logement et la vie quotidienne, les habitants de plusieurs pays européens ont exprimé leur fureur et leur intention de provoquer un été de mécontentement pour les Britanniques.

Dans des pays comme l’Espagne, l’Italie, la France et le Portugal, les habitants accusent de plus en plus les touristes d’être responsables de la flambée des loyers, de la disponibilité limitée des logements et de la priorité accordée aux hébergements de vacances par rapport aux besoins locaux.

Certains manifestants envisagent même de cibler les aéroports pour rendre leur opposition plus visible.

L’été dernier, d’importantes manifestations ont éclaté aux îles Baléares et aux Canaries, ainsi que dans des villes comme Barcelone et Malaga.GETTY

« Nous voulons que les touristes aient un certain niveau de peur face à la situation – sans peur, il n’y a pas de changement », a déclaré au Mirror Elena Boschi, professeur d’anglais de la Riviera italienne.

Elle a ajouté : « Nos villes et nos régions ne sont pas à vendre et il est urgent de limiter la croissance du tourisme, d’exiger un changement de cap et de décider d’une voie vers la décroissance du tourisme comme solution. »

Le réseau européen SET contre la touristification, composé de groupes de protestation de 17 villes et régions du sud de l’Europe, coordonne les efforts pour lutter contre ce qu’ils appellent le « tourisme prédateur ».

Daniel Pardo, l’un des dirigeants du réseau, a déclaré qu’il n’y avait « pas de stratégie unique » et que chaque zone « décidera de la manière dont elle souhaite agir ».

Leurs inquiétudes se reflètent dans les statistiques : en Espagne, les prix des loyers ont doublé au cours de la dernière décennie et les prix de l’immobilier ont augmenté de plus de 44 %.

Depuis la pandémie, l’offre de logements locatifs à long terme a considérablement diminué, tandis que les locations de vacances à court terme ont explosé.

L’été dernier, d’importantes manifestations ont éclaté aux îles Baléares et aux Canaries, ainsi que dans des villes comme Barcelone et Malaga.

À Barcelone, les manifestants ont utilisé des pistolets à eau sur les clients des restaurants et ont bloqué les sorties des hôtels avec du ruban adhésif tout en scandant des slogans.

À Ibiza, les tensions se sont intensifiées lorsque des propriétaires fonciers ont bloqué le célèbre point de vue d’Es Vedra avec des rochers et des panneaux indiquant « Propriété privée. Accès restreint ».

Plus récemment, la réaction a dégénéré en violence à Tenerife, où des militants masqués auraient incendié une vingtaine de voitures de location dans la station balnéaire de Costa Adeje, très prisée des touristes britanniques.

À Majorque, l’année dernière, environ 15 000 manifestants ont envahi les rues pour protester contre la flambée des prix de l’immobilier.

Des banderoles sur lesquelles on pouvait lire « Salvem Mallorca, guiris arruix » (« Sauvons Majorque, les étrangers dehors ») et des chants « touristes, rentrez chez vous » reflétaient la colère grandissante.

Le terme « guiri », une référence familière et souvent péjorative aux touristes étrangers, était très présent dans les manifestations.

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Grenoble : les policiers déjouent une attaque d’un fourgon blindé en plein centre-ville

Une attaque de fourgon blindé a été déjouée de peu en plein centre-ville de Grenoble ce jeudi 24 avril. Des hommes encagoulés ont voulu s’en prendre à un véhicule qui sortait de la Banque de France mais les forces de l’ordre sont arrivées à temps.

2–3 minutes
La police présente devant la Banque de France à Grenoble ce jeudi 24 avril. © Radio France – Théo Hetsch

Les policiers ont déjoué ce jeudi une attaque d’un fourgon blindé en plein centre-ville de Grenoble (Isère), ont appris ce jeudi « Ici Isère » et franceinfo de source policière et proche du dossier. Des individus encagoulés étaient prêts à s’en prendre à un véhicule qui allait sortir de la Banque de France.



Une course-poursuite avec la police

D’après les premiers éléments, de source proche du dossier à franceinfo, les policiers en faction devant les locaux de la Banque de France ont repéré deux véhicules (une Mercedes et une Alfa Roméo) qui faisaient du repérage devant le bâtiment. Une course poursuite s’est alors engagée avec les véhicules, via la porte de France et l’autoroute A48, que les malfaiteurs empruntent à contre-sens. Ils parviennent à semer les forces de l’ordre.

Finalement, les véhicules sont retrouvés. L’un a été abandonné à Saint-Martin-le-Vinoux, l’autre devant une habitation à Fontaine, dans la périphérie de Grenoble, où les malfaiteurs ont volé la voiture du propriétaire pour fuir avec. Cette source proche du dossier ajoute que le RAID a été mobilisé pour s’assurer qu’aucun des malfrats ne se trouvait dans le domicile. Le propriétaire du domicile est entendu pour s’assurer qu’il ne s’agit que d’une victime. Aucun des suspects n’a pour l’instant été retrouvé, ajoute cette source. Par ailleurs les policiers ont retrouvé des armes et des gilets pare-balle dans les deux véhicules.

Une attaque ratée mais impressionnante en octobre dernier

Le 10 octobre dernier, déjà à Grenoble et en pleine matinée, un fourgon blindé avait été attaqué à l’angle du Cours Berriat et du Cours Jean-Jaurès. Des hommes armés de kalashnikovs avaient tiré sur un fourgon. Les convoyeurs de fonds avaient réussi à s’enfuir après un échange de tirs et à rejoindre une caserne de gendarmerie de l’agglomération pour se mettre à l’abri.

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Macron ne retirera pas la Légion d’honneur à Nicolas Sarkozy

Le président dit qu’il faut respecter ceux qui ont occupé ce poste. Lui enlever cette décoration serait une «mauvaise idée».

2–3 minutes
Même si Emmanuel Macron semble regarder la Légion d’honneur de Nicolas Sarkozy, il ne compte pas la lui retirer.AFP

Emmanuel Macron, grand maître de l’Ordre national de la Légion d’honneur, a indiqué jeudi qu’il «ne prendra aucune décision» de retrait de cette décoration à son prédécesseur Nicolas Sarkozy, définitivement condamné par les juridictions pénales françaises.

«Je pense que c’est très important que les anciens présidents soient respectés», a fait valoir le chef de l’État en marge d’un déplacement à Madagascar, en considérant «que ce ne serait pas une bonne décision» que de déchoir Nicolas Sarkozy de la Légion d’honneur.

La question a été ouverte après la condamnation définitive en décembre de Sarkozy à trois ans d’emprisonnement, dont un an ferme, pour corruption d’un haut magistrat dans l’affaire dite des écoutes. Depuis février, l’ancien chef de l’État est équipé d’un bracelet électronique limitant ses déplacements.

Lors d’une conférence début mars, le général François Lecointre, chancelier de la Légion d’honneur, avait affirmé que le retrait de la Légion d’honneur de Nicolas Sarkozy était «de droit».

L’avocat de l’ancien président de la République, Me Patrice Spinosi, avait alors rappelé que son client avait été élevé grand-croix lors de son accession à la tête de l’État en 2007. La Légion d’honneur de Nicolas Sarkozy est «attachée à sa fonction» d’ancien chef de l’État et non à sa personne, a fait valoir l’avocat.

Pas de nouvelle dissolution

Lors de cette même intervention, Emmanuel Macron a affirmé jeudi n’avoir «jamais envisagé» de dissoudre une nouvelle fois l’Assemblée nationale, récusant ainsi des informations rapportées dans la semaine par l’agence de presse Bloomberg.

«J’ai vu qu’un de vos confrères avait écrit n’importe quoi. Ce n’est pas sérieux de la part de Bloomberg d’avoir écrit ça. Je n’ai jamais dit une telle chose, ni envisagé une telle chose». «J’ai sans doute commis des erreurs, j’ai fait des choses qui parfois n’étaient pas comprises. C’est sans doute le cas de la dissolution», a-t-il encore reconnu devant la presse.

L’Élysée a déjà formellement démenti mercredi qu’Emmanuel Macron envisagerait de dissoudre à nouveau l’Assemblée nationale cet automne, après la dissolution ratée de juin 2024. «La Présidence de la République dément, comme elle l’a déjà fait en amont de la publication de l’article», a indiqué le palais présidentiel sur le réseau social X.

L’agence de presse américaine affirmait que le chef de l’État avait «consulté ces dernières semaines des personnes de son premier cercle à propos d’un tel scénario».

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Un ministre français réfute la décision du tribunal et affirme que l’école musulmane est un « bastion de l’influence islamiste »

Le ministre français de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a contesté la décision de rétablir le financement public du lycée privé musulman Averroès de Lille, suite à une récente décision du tribunal administratif de Lille en faveur de l’établissement.

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Il a décrit l’école comme un « bastion d’infiltration islamiste » et a exhorté l’État à faire appel de la décision du tribunal.

Lors d’une conférence de presse le 24 avril, Retailleau a déclaré : « La ministre de l’Éducation a indiqué qu’elle se réservait le droit de faire appel. J’espère que l’État fera appel. »

« Ces faits sont révélateurs d’une infiltration islamiste, que j’entends combattre avec la plus grande fermeté. Pour nous, le lycée Averroès est un bastion de cette infiltration », a-t-il ajouté.

L’école a été créée il y a 20 ans et compte actuellement 800 élèves et 60 enseignants, selon son site Internet.

Le contrat d’association de l’établissement, garanti par l’État, qui permet aux établissements privés de recevoir des financements publics en échange du respect des programmes de l’Éducation nationale, a été résilié en décembre 2023.

En vertu de ce contrat, les établissements s’engagent à dispenser un enseignement conforme aux règles et aux programmes de l’Éducation nationale française. En contrepartie, ils reçoivent des subventions de l’État et leurs enseignants sont rémunérés par le ministère de l’Éducation nationale.

La décision de mettre fin au financement de l’école a été justifiée par ce que les autorités ont qualifié de « violations graves des principes fondamentaux de la République » et de manque de transparence.

« Il ne s’agissait pas de fermer une école mais de mettre fin au contrat par lequel l’Etat subventionne l’école avec l’argent public », avait alors déclaré la préfecture du Nord de Lille.

Le 23 avril dernier, le tribunal administratif de Lille a jugé que « la condition relative à l’existence de manquements graves à la loi n’était pas remplie » et que « la procédure suivie était entachée d’irrégularités ».

Après le jugement, la ministre de l’Éducation nationale Élisabeth Borne a publié un communiqué affirmant que la confiance entre les autorités publiques et l’école avait été rompue.



Elle a ajouté que le ministère se réservait le droit de faire appel de la décision du tribunal.

Concernant ses inquiétudes concernant l’école privée musulmane, Retailleau a également annoncé son intention de publier un rapport sur l’islamisme radical en France, « établi à partir des services de renseignement du plus haut niveau », a-t-il précisé.

Il a qualifié le rapport de « accablant » et il devait détailler les inquiétudes concernant le « frérisme », un terme désignant les Frères musulmans, et ce que Retailleau a appelé « l’entrisme » du groupe dans la société française.

« Ce rapport montre qu’il existe des menaces d’entrisme et d’islamisme politique qui se propagent silencieusement, infiltrant la société française à travers les associations sportives, culturelles et sociales, et même les conseils locaux », a-t-il déclaré.

Cette forme d’islam politique s’inscrit dans la durée et est stratégique. Son objectif n’est plus seulement de créer des communautés isolées du collectif national, comme le séparatisme cherchait autrefois à le faire.

« Son objectif ultime est de soumettre toute la société française à la charia, avec la conviction que la loi islamique prime sur la loi républicaine », a-t-il ajouté.

Dans un communiqué de presse publié tard le 24 avril, l’école a dénoncé les propos de Retailleau et l’a accusé d’attiser la division en ciblant les musulmans en France.

« Quelques heures seulement après le jugement, le président de la région Hauts-de-France et le ministre de l’Intérieur ont contesté la décision du tribunal, accusant une nouvelle fois notre école d’être un symbole de l’« entrisme islamiste » », peut-on lire dans le communiqué.

« Nous, la direction du Lycée Averroès, regrettons profondément que deux personnalités politiques de premier plan, dont l’une occupe une haute fonction au sein du gouvernement national, portent atteinte à l’État de droit et perpétuent des discours néfastes qui divisent la société française en ciblant ses citoyens musulmans. »

Les dirigeants de l’école ont appelé au respect de l’État de droit et exigé la reconnaissance de « l’excellence et de l’intégrité de notre école ».

« La justice a été rendue dans le strict respect des procédures légales : la loi, rien que la loi. Défendre les valeurs de la République, c’est avant tout en respecter les règles – une obligation qui s’impose à tous les citoyens », ont-ils déclaré.

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Le Bourget : Victime de «revenge porn», une collégienne brûlée au fer à repasser par sa mère et frappée par son frère

Une collégienne de 15 ans a été victime de « revenge porn » au Bourget (Seine-Saint-Denis), après avoir été filmée à son insu par ses deux camarades. Ces dernières ont publié la vidéo. La victime a alors subi de graves violences de la part de sa mère et son frère.

2–3 minutes

Une rivalité amoureuse entre deux adolescentes de 15 ans du collège Didier-Daurat au Bourget (Seine-Saint-Denis) a pris une tournure dramatique, raconte Le Parisien. L’une des jeunes filles, Anna* a été victime de « revenge porn » : elle a été filmée alors qu’elle faisait une fellation au jeune homme qu’elle convoite, par sa copine, Alice*, qui est elle aussi attirée par l’adolescent. Cette dernière a ensuite partagé la vidéo. La mère d’Anna l’a découverte et s’en est violemment prise à elle, tout comme son frère. La mère de famille a été écrouée.

C’est au sein d’un trio d’amies que les faits se sont déroulés. Avec Cynthia, Alice a organisé un rendez-vous dans une cave avec le jeune garçon en question. L’une des adolescentes a alors filmé Anna pendant l’acte sexuel, tandis que la seconde a publié la vidéo sur les réseaux sociaux. Ces images ont rapidement circulé dans l’établissement, portant atteinte à la réputation d’Anna.



10 jours d’ITT

Alice et Cynthia ont décidé d’aller plus loin. Elles connaissent la famille d’Anna et se sont rendues à son domicile. Là, les deux amies sont tombées sur le frère, réputé violent. Elles lui ont montré la vidéo. Le jeune homme a alors roué de coups sa petite sœur sous les yeux des deux adolescentes. Plus tard, la mère d’Anna aurait utilisé un fer à repasser pour tenter de la brûler au visage, avant de la blesser finalement à un mollet. À l’hôpital, la victime s’est vu attribuer 10 jours d’incapacité totale de travail (ITT).

Au collège, une élève finit par alerter l’équipe pédagogique sur l’existence de cette vidéo. Anna est interrogée le 9 avril par la direction du collège et explique ce qui lui est arrivé. Le parquet de Bobigny est alors alerté et une enquête ouverte. Les policiers ont alors convoqué les deux adolescentes, mais seule l’une d’entre elles s’est présentée dans les locaux de la brigade locale de la protection de la famille (BLPF) du commissariat de La Courneuve. Cette dernière a avoué avoir participé à la diffusion de la vidéo, indique Le Parisien.

La mère et le frère d’Anna ont été placés en garde à vue. Ils ont été déférés au tribunal de Bobigny le 11 avril. « La mère de la victime a été placée en détention provisoire, tandis que son frère a été placé sous contrôle judiciaire dans l’attente de l’audience qui se tiendra le 30 mai devant la 17e chambre », précise le parquet. De son côté, le père de la jeune fille va faire l’objet d’un stage de responsabilité parentale.

* les prénoms ont été modifiés

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Une attaque au couteau dans une école française fait un mort et plusieurs blessés

Un périmètre de police reste en place autour de la zone

2–3 minutes

Un élève est décédé suite à une attaque au couteau dans un lycée de Nantes, dans l’ouest de la France.

Trois autres étudiants ont été blessés et ont reçu des soins médicaux lors de l’incident survenu mercredi.

Deux des trois étudiants seraient dans un état grave, l’un d’entre eux étant décrit comme « critique ».

L’agresseur serait un élève de 15 ans de l’école.

Les enseignants ont maîtrisé l’agresseur avant l’arrivée de la police sur les lieux, selon un porte-parole de la police.

Les autorités ont déclaré qu’il n’y avait aucune preuve suggérant un mobile terroriste.

Les médias locaux ont rapporté qu’un lycéen est entré dans les locaux de Notre-Dame-de-Toutes-Aides armé d’un couteau vers midi, heure locale.

Selon BFM, la victime décédée était une femme.

L’agresseur se serait rendu au deuxième étage de l’école et l’aurait poignardée avant de redescendre et d’attaquer au moins trois autres adolescents.



Des parents inquiets se seraient précipités vers l’école, qui a depuis été bouclée par la police. Les médias locaux ont décrit une scène émouvante, où des élèves ont été vus en pleurs et se consolant mutuellement après l’attaque.

Alors que les enquêtes se poursuivent, un périmètre de police reste en place autour de la zone.

S’adressant aux médias locaux, un étudiant a décrit l’agresseur comme étant « un peu bizarre depuis le début de l’année ».

Il raconte : « J’étais dans la salle d’étude et nous avons vu beaucoup d’élèves du collège qui sont venus, à ce moment-là nous n’avions aucune information.

« Ce sont les collégiens qui nous ont dit qu’il y avait un élève armé d’un couteau.

« J’ai pu parler avec deux élèves de sa classe apparemment, c’était un élève qui était un peu bizarre depuis le début de l’année. »

Un élève de terminale a confié à Ouest France : « On est très choqués. On ne voit ça qu’à la télévision. On ne pensait pas que ça pouvait arriver dans notre lycée. »

Un autre étudiant a raconté : « Nous avons entendu une alarme retentir à 12 h 30, mais rien de plus. En partant à 13 h, nous avons vu des élèves de deuxième année pleurer, puis des amis m’ont raconté que c’était arrivé du côté des élèves de deuxième année, avec trois personnes poignardées. »

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