Le canular du 1er avril a révélé le vrai visage de la gauche française

La perspective de voir le vice-président américain participer à un pèlerinage catholique sur le sol français a mis en émoi un député d’extrême gauche.

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Le vice-président américain JD Vance et la deuxième dame Usha Vance visitent la cathédrale Notre-Dame de Paris avec leurs enfants à Paris le 12 février 2025.

Dans la presse française, il est de tradition que les rédactions publient des canulars sous forme d’informations authentiques le 1er avril. Le site catholique Le Salon Beige s’est prêté au jeu en annonçant la venue en France du vice-président américain J.D. Vance pour participer à l’important pèlerinage traditionaliste de Chartres. Nombreux sont ceux qui se sont laissés prendre, notamment un député français d’extrême gauche, qui n’a pas perdu une seconde pour mettre en garde contre les connotations politiques de la visite de Vance et affirmer que le vice-président allait probablement faire de son pèlerinage une « arme idéologique ». 

La rédaction du Salon Beige avait bien fait son travail . Le matin du 1er avril, elle publiait un article détaillé relatant le parcours spirituel tortueux de celui qui devint vice-président des États-Unis après l’élection de Donald Trump en novembre 2024. Issu d’une famille d’origine évangélique, Vance avait cessé toute pratique religieuse avant de se convertir au catholicisme en 2019. Pour l’occasion, et afin de crédibiliser son annonce, l’auteur de l’article, Michel Janva, avait fait appel au témoignage de Rod Dreher, un ami personnel de J.D. Vance, soulignant l’attrait que le catholicisme avait exercé sur lui, pour « sa profondeur intellectuelle et spirituelle ».

Poursuivant le récit de son parcours de conversion sous le patronage de saint Augustin, l’article se terminait par l’annonce de la participation de Vance au pèlerinage de Chartres. Ce grand rassemblement du monde traditionaliste se tient chaque année à l’occasion de la fête de la Pentecôte et rassemble, année après année, des foules toujours plus nombreuses de croyants pour trois jours de prières et de messes célébrées en latin, dans la forme extraordinaire du missel romain – une liturgie aujourd’hui régulièrement attaquée par le Vatican. Le choix de Vance ainsi mis en avant n’avait rien d’incongru. D’autres personnalités politiques du monde conservateur se sont déjà illustrées parmi les pèlerins de Chartres, comme Louis de Bourbon , duc d’Anjou et prétendant au trône de France, ou Marion Maréchal , députée européenne et nièce de Marine Le Pen. 

Pour ceux qui ont pris la peine de lire l’ article du Salon Beige jusqu’au bout, il y avait un lien en bas de page vers une interview de Vance lui-même… et pointant vers une magnifique photo d’ un poisson rouge : Poissons d’ Avril.

Certains n’ont pas pris la peine de lire l’article en entier. Les informations révélées par Le Salon Beige ont même été jugées suffisamment crédibles pour inquiéter un député d’extrême gauche, qui a interrogé le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, sur la possible visite de Vance en France pour le pèlerinage de Chartres. 

« Le vice-président américain ne viendra pas au pèlerinage en simple pèlerin. Il risque de tenir un discours idéologique frontal contre notre République, avec une certaine vision de la religion qui n’a pas sa place dans le débat public », a averti le député LFI Arnaud Le Gall dans une séquence grotesque où l’on voit le ministre écarquiller les yeux, incrédule, face à cette perspective. Barrot a prudemment répondu qu’il n’avait pas encore été informé d’une telle visite et qu’il accueillerait Vance de toutes les manières, avant qu’une voix ne s’élève dans l’assistance pour révéler la vérité : « Poisson d’avril ! »

Arnaud Le Gall a été pris à partie et a assumé l’entière responsabilité de son erreur sur X. Le 1er avril a été élevé au rang de « fake news » et Vance a été accusé d’utiliser ses convictions religieuses comme une « arme idéologique » et de pratiquer des « voyages agressifs ».

Cette séquence est, bien sûr, assez amusante. Mais elle est surtout particulièrement révélatrice du degré d’animosité d’une partie de la gauche française envers le monde catholique et les conservateurs, dont Vance apparaît comme l’incarnation détestée

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France : la police mise en examen pour « violences » malgré la fuite de 20 jeunes armés de barres de fer

Une vidéo dramatique filmée dans le quartier multiculturel de Seine-Saint-Denis à Paris montre des policiers fuyant une bande de 20 jeunes enragés, vêtus de noir et armés de barres de fer. Alors que deux jeunes sont actuellement inculpés, la police est également sur la sellette et fait l’objet d’une enquête du parquet.

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Le crime potentiel des policiers ? Les policiers auraient pris la fuite trop rapidement avec leurs véhicules et auraient failli percuter certains jeunes. C’est pourquoi ils font actuellement l’objet d’une enquête pour « violences avec arme par personnes dépositaires de l’autorité publique ».

L’incident a débuté lorsque les policiers ont tenté de confisquer des motos lors d’un « rodéo ». Ces « rodéos » sont fréquents dans divers quartiers des villes européennes : courses de rue et acrobaties à haut risque avec des jeunes en voiture ou à moto. Si ces incidents constituent des troubles à l’ordre public dangereux, ils entraînent aussi souvent des tragédies, notamment la mort de jeunes enfants.



Cependant, les interventions policières ont rapidement dégénéré, et la vidéo montre qu’une vingtaine de jeunes poursuivaient les policiers avec des barres de fer et des barrières de chantier. Ils ont ensuite attaqué deux voitures de patrouille.

Des images de caméras corporelles montrent les policiers perdre le contrôle et s’éloigner rapidement des lieux au volant de leurs véhicules. Cependant, Le Parisien rapporte que les policiers « manœuvraient dangereusement » pour échapper à la foule hostile.

« Un véhicule a fait marche arrière dans une foule brandissant des armes, a dévié à gauche pour éviter un piéton, puis a manqué de peu un conducteur de scooter lors d’un second virage d’évitement », écrit le journal français.

Toutefois, l’enquête ne révèle peut-être aucune faute de la part de la police, et certaines autorités publiques ont déjà déclaré que les agents n’avaient violé aucune procédure.

Gwenaëlle Badufle-Douchez, adjointe à la sécurité, a reconnu que les agents « paniqués sous la menace d’une agression » mais a déclaré qu’aucune violation de procédure n’avait été commise.

Le procureur Éric Mathais a déclaré que l’enquête avait été ouverte pour obtenir une « vue d’ensemble » des événements impliquant les policiers et pour déterminer si leurs véhicules avaient été utilisés correctement.

Le parquet de Bobigny a mis en examen deux adolescents de 14 et 16 ans pour « participation à un groupement violent » et violences sur agents.

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Projet d’attentat à la ceinture explosive : trois hommes interpellés dans le Nord et mis en examen

Trois hommes âgés de 19 à 24 ans ont été interpellés dans la région de Dunkerque (Nord) en début de semaine et mis en examen pour un projet d’attentat à l’explosif, en lien avec l’idéologie djihadiste. Deux d’entre eux ont été placés en détention provisoire, le troisième sous contrôle judiciaire.

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Trois hommes soupçonnés d’avoir projeté un attentat à l’explosif ont été interpellés mardi 2 avril dans la région de Dunkerque (Nord) par les policiers, puis mis en examen dimanche 6 avril, indique le parquet national antiterroriste (PNAT), confirmant une information de RTL.

Âgés de 19 à 24 ans, les trois suspects ont été interpellés à la suite d’un signalement effectué par un proche de l’un d’entre eux, qui craignait un passage à l’acte. Lors de l’interpellation du principal suspect, âgé de 19 ans et inconnu des services de renseignements, les policiers ont découvert un gilet artisanal contenant des pétards qui étaient reliés à un dispositif de mise à feu, indique une source proche du dossier. Un première modèle qui aurait été fabriqué en vue de la conception d’une véritable ceinture explosive, contenant du TATP, un explosif extrêmement puissant utilisé par les djihadistes.



Une lettre d’allégeance à l’État islamique

Selon les premiers éléments de l’enquête, menée conjointement par la sous-direction antiterroriste (SDAT), la police du Nord et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), ce jeune homme est soupçonné d’avoir voulu s’en prendre à la communauté juive. Il avait rédigé un courrier d’allégeance à l’État islamique et diffusé sur les réseaux sociaux des vidéos de Khamzat Azimov, auteur de l’attentat au couteau perpétré dans le quartier de l’Opéra à Paris en 2018, ainsi que des publications glorifiant l’attentat du Bataclan.

Le deuxième suspect, interpellé un peu plus tard dans la journée, est soupçonné d’avoir fourni une arme à feu, qui s’est révélée factice, au principal mis en cause. Le troisième homme est suspecté d’avoir eu connaissance du projet d’attentat sans le dénoncer.

Ce dimanche 6 avril, les deux premiers suspects ont été mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle », selon le PNAT, qui évoque également la détention de « substance ou produit incendiaire ou explosif ». Ils ont été placés en détention provisoire. Le troisième suspect a été mis en examen pour « non dénonciation de crime terroriste » et placé sous contrôle judiciaire.

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Deux policiers tirent à quinze reprises sur un chien

En Seine-Saint-Denis, des agents ont été attaqués par un chien de sécurité, qui était probablement maltraité. Une enquête a été ouverte.

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Le chien abattu était un malinois.

Mardi à Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), en région parisienne, deux policiers attaqués par un chien ont tué l’animal en lui tirant dessus à quinze reprises.

Selon «Le Parisien», ce chien de sécurité était en train d’être nourri par deux hommes sur un parking lorsque les agents se sont approchés. Le malinois a alors foncé sur eux. Un policier a tiré 8 fois sur lui, l’autre à 7 reprises.



«De ce que j’ai compris, le propriétaire est parti en vacances, et a demandé à des proches de venir nourrir l’animal, qu’il avait laissé dans un véhicule. Il devait être furieux et excité», a commenté dans le quotidien français le socialiste Michel Fourcade, maire délégué de Pierrefitte. Et de noter: «un chien qui reste plusieurs jours dans une voiture n’est pas bien traité ».

Le propriétaire du malinois, un agent de sécurité, risque d’être poursuivi pour maltraitance animale. Et pour le déluge de coups de feu? Était-ce indispensable? La «police des polices», l’IGPN (Inspection générale de la Police nationale), a ouvert une enquête pour le déterminer.

Il est précisé que l’un des policiers qui a ouvert le feu a été emmené à l’hôpital pour un contrôle pour des acouphènes.

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France: le premier ministre critique un rassemblement de l’extrême droite dimanche

Le premier ministre français, François Bayrou, a jugé samedi «ni sain ni souhaitable» de manifester contre une décision de justice, à la veille d’un rassemblement de l’extrême droite à Paris pour dénoncer la condamnation de sa cheffe de file Marine Le Pen qui la rend inéligible pour 5 ans.

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«Manifestation… contre-manifestations…. C’est aussi vieux que la République. Mais ce n’est ni sain ni souhaitable puisque nos institutions organisent à la fois la séparation des pouvoirs et la protection de la justice», a souligné M. Bayrou, un centriste, dans un entretien accordé au journal Le Parisien.

Jugée coupable de détournement de fonds publics dans le dossier des assistants parlementaires de son parti au Parlement européen, Marine Le Pen a été condamnée lundi à quatre ans de prison (dont 2 fermes aménagées sous bracelet électronique) et à une amende de 100 000 euros, assortis d’une peine d’inéligibilité immédiate de cinq ans qui l’empêcherait de prendre part à la présidentielle de 2027. Elle a fait appel, tout comme les autres membres du Rassemblement national (RN) condamnés dans cette affaire.

Dès mercredi, face aux réactions de Mme Le Pen, qui a dénoncé un «scandale démocratique» et des manœuvres du «système», et de ses alliés politiques y compris à l’étranger, le président Emmanuel Macron avait souligné en Conseil des ministres qu’en France «l’autorité judiciaire est indépendante».

Le RN a néanmoins appelé à un «grand rassemblement de soutien» à Marine Le Pen, dimanche aux Invalides à Paris, avec pour mot d’ordre «Sauvons la démocratie». Mme Le Pen doit y prendre la parole.

De source policière, entre 5 000 et 8 000 personnes sont attendues aux Invalides.



«Capitole»

Cet appel à manifester a été critiqué y compris à droite, le président Les Républicains (LR) de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, mettant en garde contre «un mauvais remake du Capitole», en référence à l’assaut du siège du Congrès par les soutiens de Donald Trump après sa défaite à l’élection présidentielle de 2020.

Plusieurs manifestations pour défendre l’État de droit ont été annoncées en opposition à celle des soutiens de Mme Le Pen, à commencer par celle, dimanche Place de la République à Paris, de La France insoumise (LFI, gauche radicale) et des écologistes.

Pour le reste, le premier ministre, qui avait lui-même exprimé son «trouble» après l’annonce du verdict comprenant la peine d’inéligibilité pour Mme Le Pen, s’est défendu samedi de tout traitement de faveur à l’égard de Mme Le Pen quant au délai de traitement de son appel, qui devrait bénéficier d’une décision rapide, à l’été 2026, juste à temps le cas échéant pour participer à la présidentielle de 2027.

«La justice a pris cette décision en toute indépendance. Elle montre qu’elle mesure la gravité des conséquences de ses décisions, et elle ne veut pas être soupçonnée d’agir avec des arrière-pensées», a-t-il argumenté.

Enfin, alors que le président des États-Unis Donald Trump a apporté son soutien à la cheffe de file du RN, l’estimant victime d’une «chasse aux sorcières», M. Bayrou a pointé une «ingérence», mais celle-ci est selon lui «devenue la loi du monde», et «il n’y a plus de frontières pour les grands débats politiques».

Interrogé sur le soutien de Donald Trump, du Kremlin et de Viktor Orban à Marine Le Pen, il a dit ne pas «mélange (r) ces trois situations».

«Mais je vois bien que sur plusieurs continents, certains essaient de constituer une internationale de l’indécence, illibérale, qui a décidé que les droits de l’Homme, l’État de droit, l’entente démocratique entre les nations devaient appartenir au passé», a-t-il ajouté.

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Marseille : 5 étrangers en situation irrégulière se sont échappés du centre de rétention administrative du Canet

Cinq Algériens se sont enfuis du CRA du Canet à Marseille dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 avril. Une évasion qui pourrait avoir été facilitée par du matériel jeté deux jours plus tôt par-dessus les barbelés du centre de rétention. Trois ont été repris, mais deux des fuyards sont toujours activement recherchés.

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Le matériel d’évasion jeté par-dessus les barbelés dans le centre de rétention administrative du Canet dans la nuit du mercredi 2 au jeudi 3 avril, a manifestement rapidement trouvé usage. Plusieurs paquets contenant des lames de scie à métaux, des tournevis et une tenaille avaient été saisis par la police aussitôt après les jets d’objets. Mais l’évasion de plusieurs étrangers retenus au CRA dans l’attente de leur expulsion du territoire français, peut laisser penser que quelques outils avaient quand même pu être récupérés par leurs destinataires avant l’intervention des forces de l’ordre.



Dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 avril dernier, cinq ressortissants algériens sont en effet parvenus à s’échapper du CRA du Canet, dans le 5e arrondissement de Marseille. Deux d’entre eux ont été interceptés alors qu’ils avaient à peine mis un pied dehors. Un troisième a réussi à rejoindre le centre-ville, avant d’être repéré par une patrouille et interpellé. Mais deux des cinq fuyards manquaient toujours à l’appel ce samedi soir 5 avril.

Les deux hommes sont activement recherchés par la police.

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Marine Le Pen dénonce des persécutions politiques après l’interdiction des élections

Il semble que les électeurs français perçoivent l’action excessive des activistes judiciaires en France comme une menace directe pour leur mode de vie. Cela fait écho au sentiment général des Américains, qui a conduit à un second mandat du président Trump.

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Le journaliste français Gilles Bouleau s’est entretenu avec la dirigeante de l’opposition populiste française Marine Le Pen pour une interview combative après qu’elle a été reconnue coupable de détournement de fonds et interdite de se présenter aux élections pendant cinq ans, ce qui n’est rien de moins qu’une condamnation à mort politique pour la candidate favorite en 2027.

Le Pen dénonce une « décision politique »

La première chose qu’il a fait à Le Pen a été de lui demander pourquoi elle avait quitté la salle d’audience avant que sa peine ne soit prononcée, déterminant combien de temps elle serait inéligible pour se présenter.

Sa réponse fut succincte :

Parce que j’ai parfaitement compris ce que la Présidente expliquait, à savoir qu’elle prenait une décision qui était une décision politique.

La magistrate a très clairement pris sur elle de mettre en œuvre l’exécution provisoire de l’inéligibilité, c’est-à-dire, en réalité, de rendre mon recours inutile à ce sujet, de m’empêcher de me présenter et d’être élue, dit-elle, à l’élection présidentielle. Il s’agit donc d’une décision politique.

Je n’avais pas besoin de plus, j’ai compris.

Bouleau a ensuite demandé si la décision était politique… une question à laquelle il connaissait la réponse avant même qu’elle ne soit posée.

Une fois de plus, Le Pen a été très clair sur la nature du jugement :

Elle a été soutenue. Le jugement compte 152 pages. Le président a déclaré : « Je rendrai votre inéligibilité immédiate, contrairement à l’État de droit. » Car en France, lorsqu’on fait appel, l’appel est suspensif. L’appel annule de fait le jugement de première instance, vous remet en situation de présomption d’innocence, et l’affaire est rejugée.

Ce qu’elle a fait, c’est qu’elle a dit : « Je vais vous rendre inéligible immédiatement », et je le fais précisément pour vous empêcher d’être élu président de la République.

Si ce n’est pas une décision politique, je ne sais pas ce que c’est.

Remise en question de la décision des magistrats

Le journaliste a alors décidé de taquiner Le Pen, insistant sur le fait que les magistrats obéissaient à une directive.

Il a continué à la provoquer encore plus en demandant : « Alors, elle a décidé de manière indépendante de la mort politique de Marine Le Pen ? »

Marine Le Pen a réitéré que les magistrats n’avaient pas besoin d’instruction. Elle estime qu’ils ont violé l’État de droit en la condamnant. La dirigeante conservatrice a ensuite souligné que cela l’empêchait de faire appel et de bénéficier du droit de se défendre.

Bouleau la taquina une fois de plus en déclarant : « Mais Madame, l’inéligibilité immédiate, c’est prévu par la loi. Vous-même, dans votre programme, deuxième point du programme de l’élection présidentielle, vous dites qu’il faut de la fermeté, des peines minimales. Nous vous sollicitons pour ce que vous demandiez hier. »

Le Pen connaît bien le droit et a répliqué avec brio : « Non, Monsieur, la loi Sapin II [sur la corruption], contrairement à ce que j’ai souvent entendu aujourd’hui, ne s’applique pas à cette affaire. La loi Sapin II, qui prévoit l’application automatique de l’exécution provisoire en cas d’inéligibilité, a été rejetée par le juge d’instruction car elle a été votée après les faits qui nous sont reprochés. »

Elle vous plaira absolument

Le journaliste a ensuite insisté auprès de Le Pen pour savoir si elle ferait appel. Elle a répondu à plusieurs reprises qu’elle le ferait dès que possible.

Le journaliste de gauche a déformé cette réponse comme on pouvait s’y attendre, en demandant : « Demandez-vous au tribunal de se dépêcher, afin que vous puissiez vous présenter en avril ou mai 2027 à la présidence de la République ? »

Le Pen a rétorqué : « Vous rendez-vous compte, Monsieur Bouleau, que ce soir, il y a des millions de Français qui sont indignés, et indignés à un degré inimaginable, de voir qu’en France, dans le pays des droits de l’homme, des juges ont mis en place des pratiques que l’on pensait réservées aux régimes autoritaires ? »

Le journaliste a évoqué plusieurs cas où, selon lui, ce type de décision s’était déjà produit et où Le Pen n’avait pas été impressionné.

Bouleau n’arrêtait pas de demander si Le Pen ferait appel ou non. Elle lui a répondu catégoriquement qu’elle le ferait, car elle et ses collègues sont innocents.

Elle a également déclaré que les membres de son parti avaient été jugés de manière partiale afin de l’empêcher de concourir aux élections. Elle a souligné l’injustice : si elle était acquittée, il serait trop tard pour les élections.

Le Pen continuera à se battre

Finalement, la journaliste s’est demandée si Jordan Bardella serait un bon remplaçant pour elle en 2027, ce à quoi elle a répondu qu’il le serait, mais qu’elle n’abandonnait en aucun cas.

Elle était catégorique :

Je serai toujours du côté des Français. Des millions de Français croient en moi. Des millions de Français me font confiance. Et je viens de leur dire que je me bats pour eux depuis 30 ans. Et que je lutte contre l’injustice depuis 30 ans. Et donc, je continuerai à le faire. Et je le ferai jusqu’au bout.

Plus tard, elle soulignera également :

Vous savez, je crois que le général de Gaulle, qui est après tout le père de la Constitution, a dit que la Cour suprême, c’est le peuple. La Cour suprême, c’est le peuple. Et aucun juge ne peut décider d’interférer dans une élection aussi importante que l’élection présidentielle, surtout en violant l’État de droit.

Le Pen a ironiquement déclaré qu’il n’était manifestement pas judicieux d’être dans l’opposition en France ces temps-ci. C’est un euphémisme.

Elle a terminé l’interview en déclarant :

Je le répète, ce sont les électeurs qui, en démocratie, décident. Et je leur ai dit ce soir : « Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas démoralisé. Je suis, comme vous, outré. Je suis, comme vous, indigné. »

Mais cette indignation, ce sentiment d’injustice, est peut-être un moteur supplémentaire du combat dans lequel je les entraîne.

Le président Trump soutient Le Pen

Le président Trump a apporté son soutien à Le Pen, tout comme un certain nombre d’autres dirigeants politiques à travers le monde.

« La chasse aux sorcières contre Marine Le Pen est un autre exemple de la façon dont la gauche européenne utilise le Lawfare pour faire taire la liberté d’expression et censurer son adversaire politique, allant cette fois jusqu’à mettre cet adversaire en prison », a affirmé Trump.

« C’est la même stratégie qui a été utilisée contre moi par un groupe de fous et de ratés, comme Norm Eisen, Andrew Weissmann et Lisa Monaco. Ils ont passé les neuf dernières années à ne penser à rien d’autre, et ils ont ÉCHOUÉ, car le peuple américain a compris qu’ils n’étaient que des avocats et des politiciens corrompus », a-t-il soutenu.

Je ne connais pas Marine Le Pen, mais j’apprécie le travail acharné qu’elle a accompli pendant tant d’années. Elle a essuyé des pertes, mais a persévéré, et maintenant, juste avant ce qui allait être une grande victoire, ils l’accusent d’une accusation mineure dont elle ignorait probablement tout. Cela ressemble à une erreur de comptabilité. C’est vraiment dommageable pour la France et pour le grand peuple français, quel que soit son camp. LIBÉREZ MARINE LE PEN ! » a écrit Trump sur Truth Social vendredi.

Les électeurs français voient la persécution de Le Pen comme une menace

La juge qui présidait le procès de Le Pen était Bénédicte de Perthuis. Selon CNN , ses agissements constituaient une « atteinte grave et durable aux règles de la vie démocratique en Europe, et plus particulièrement en France » .

Il semble cependant que les électeurs français perçoivent l’action excessive des activistes judiciaires en France comme une menace directe pour leur mode de vie. Cela fait écho au sentiment général des Américains, qui a conduit à un second mandat du président Trump.

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Un «déchaînement de violences» : un homme tué de 40 coups à l’arme blanche à Pauillac, un suspect écroué

Un homme de 35 ans a été mis en examen pour homicide volontaire après la découverte du corps d’un sans-abri de 52 ans, tué par des dizaines de coups à l’arme blanche dans une maison squattée à Pauillac (Gironde). Le suspect est passé aux aveux.

2–3 minutes

Le corps d’un homme de 52 ans a été découvert le mercredi 2 avril dans une bâtisse squattée de Pauillac (Gironde), ce qui a entraîné l’ouverture d’une enquête pour homicide volontaire. La victime présentait une quarantaine de plaies à l’arme blanche. Un homme de 35 ans, bien connu de la justice, a été mis en examen vendredi avant d’être placé en détention provisoire.

Selon le parquet de Bordeaux, c’est un promeneur qui a alerté les forces de l’ordre en début de soirée. « En passant à proximité d’une bâtisse sise à Pauillac, connue pour être squattée, il avait vu un corps dépassant d’une couverture », a précisé le procureur de la République de Bordeaux, Renaud Gaudeul. Rapidement dépêchés sur les lieux, les gendarmes ont constaté le décès de l’homme, identifié comme étant « âgé de 52 ans, originaire de Slovaquie et sans domicile fixe ».

Un magistrat du parquet s’est rendu sur place, « de même que des techniciens en identification criminelle et un médecin légiste ». Les premières constatations médico-légales ont mis en évidence un nombre important de blessures : « une quarantaine de plaies occasionnées par un objet coupant, sur tout le corps », a précisé le parquet.



Déjà condamné à treize reprises

Un homme de 35 ans, également présent sur les lieux au moment de l’intervention des gendarmes, a été interpellé alors qu’il était ivre. Il a été placé en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie de Lesparre-Médoc. Originaire du Morbihan, ce trentenaire est connu de la justice : il « compte treize condamnations sur son casier judiciaire, en particulier pour des faits de violences, de menaces, de consommation de stupéfiants ainsi que des infractions routières », selon le parquet.

Lors de ses premières déclarations, le suspect a tenté de faire croire à une chute accidentelle de la victime depuis une fenêtre. Mais face aux éléments recueillis par les enquêteurs, l’homme est passé aux aveux. « Après avoir prétendu que la mort de la victime résultait de sa chute accidentelle d’une fenêtre », il a finalement « reconnu avoir porté des coups à la victime », a confirmé le parquet.

Mis en examen vendredi soir pour homicide volontaire, l’homme a été placé en détention provisoire. « Les investigations, maintenant confiées à un magistrat instructeur, chercheront à établir l’origine de ce déchaînement de violences », a indiqué le parquet de Bordeaux. À ce stade, la nature exacte des liens entre la victime et le mis en cause n’a pas été précisée.

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Les partisans de Le Pen manifesteront à Paris dimanche

La gauche française condamne la marche pour la démocratie comme une « menace fasciste »

3–5 minutes
Jordan Bardella, président du Rassemblement National (RN) et député européen

Le Rassemblement national (RN), parti d’extrême droite français, a appelé à une manifestation à Paris le dimanche 6 avril en soutien à Marine Le Pen. Cette manifestation, qui fait suite à la condamnation, à la peine de prison et à l’interdiction de se présenter à l’élection présidentielle de 2027 de Le Pen, a suscité la colère de la gauche, qui l’a qualifiée de menace « fasciste ». Malgré cela, le RN, soutenu par une déclaration publique de Donald Trump, affirme que le nombre de ses membres a explosé en quelques jours. 

La mobilisation a été rapide. Dans les heures qui ont suivi le verdict du procès des assistants parlementaires européens du RN , condamnant Marine Le Pen à la prison ferme et à l’inéligibilité, le parti a annoncé la tenue d’une manifestation le dimanche 6 avril, en plein cœur de Paris. Mais, depuis cette annonce, la tension est montée d’un cran, à tel point que, selon un sondage réalisé pour la chaîne d’information LCI, une majorité de Français craignent que des troubles n’éclatent en marge de la manifestation. 

Le président du RN, Jordan Bardella, a rassuré la population lors d’une allocution télévisée . Cet événement se déroulera « dans un esprit totalement pacifique », a-t-il déclaré. « C’est une mobilisation pour la démocratie et pour le respect de nos droits. » 

La gauche a décidé d’agiter le spectre d’une apparente menace « fasciste », prétextant un risque élevé de trouble à l’ordre public. L’un des principaux opposants à ces accusations était le chef de file de l’extrême gauche Jean-Luc Mélenchon, pourtant l’un des premiers à déplorer l’interdiction faite à Marine Le Pen de se présenter à l’élection présidentielle de 2027. Mélenchon a invoqué un « risque séditieux » élevé associé au rassemblement de dimanche, qu’il a qualifié de « rassemblement de fachos » .

Eugénie Bastié, chroniqueuse au Figaro , a dénoncé l’hypocrisie du leader d’extrême gauche, rappelant que Mélenchon lui-même avait appelé ses partisans à « marcher sur Matignon » et à exiger un Premier ministre de gauche dans la foulée des législatives de l’été 2024. « L’obsession du fascisme des années 1930 aveugle certains observateurs sur une réalité indéniable : ces dernières années, c’est dans les manifestations d’extrême gauche que des policiers sont battus, brûlés et blessés, et que des slogans haineux, violents ou séditieux sont criés », écrit la journaliste . Le président du RN, Jordan Bardella, a également souligné que toutes les violences enregistrées lors des manifestations en France ces derniers mois ont été perpétrées par des groupes d’ultra-gauche violents.

De son côté, l’ancien ministre centriste Xavier Bertrand, opposant de longue date à Marine Le Pen au niveau local dans les Hauts-de-France, a affirmé que la manifestation pourrait se transformer en « un mauvais remake du Capitole », une référence aux troubles qui ont accompagné la victoire de Joe Biden sur Donald Trump en 2021.

Le soutien public apporté par Donald Trump et J.D. Vance à Marine Le Pen alimente également la machine à fantasmes de la gauche et des centristes. Dans la nuit du jeudi 3 au vendredi 4, le président américain a appelé à la libération de Marine Le Pen (« Libérez Marine Le Pen ») dans une publication sur son réseau social Truth Social, jugeant que sa condamnation à l’inéligibilité était une « chasse aux sorcières » visant à l’empêcher de remporter l’élection présidentielle française de 2027. Peu auparavant, son vice-président, J.D. Vance, avait également critiqué la décision de justice, affirmant que « ce n’est pas ça, la démocratie ».

L’entourage de Marine Le Pen a cherché à minimiser le soutien du président américain pour souligner l’indépendance du RN, malgré les multiples déclarations internationales en sa faveur. « De nombreux dirigeants étrangers se sont exprimés ces derniers jours, exprimant leur inquiétude face à ce qui est perçu comme une instrumentalisation de la justice contre des opposants politiques. Certains l’ont fait de bonne foi, d’autres pour nous renvoyer nos propres leçons de morale démocratique », a expliqué le député RN Philippe Lottiaux. 

Même s’il est difficile de prédire l’affluence à la manifestation de dimanche, le RN se félicite de la forte hausse des adhérents depuis l’annonce du verdict : 20.000 en trois jours, selon Marine le Pen et Jordan Bardella, pour un parti qui avait dépassé la barre des 100.000 adhérents en septembre 2024. 

Une pétition de soutien à Le Pen, lancée lundi 31 mars, jour du verdict, a déjà recueilli plus de 500 000 signatures. 

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Importation de cocaïne par «drop-off» : 800 kg de drogue saisis en Normandie, 30 suspects en garde à vue

Trente personnes ont été placées en garde à vue après une opération d’ampleur menée dans la nuit du 3 au 4 avril dans le Calvados et en Seine-Maritime. Coordonnée par la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Rennes, l’intervention visait à démanteler un réseau de trafic international de cocaïne utilisant un « drop-off ». Environ 800 kg de cocaïne ont été saisis.

3–5 minutes
Une partie de la drogue saisie lors de l’opération. (parquet de Rennes)

Une opération de police judiciaire d’envergure a permis l’interpellation de huit individus dans la nuit du 3 au 4 avril dans le Calvados et en Seine-Maritime, lors d’un flagrant délit d’importation de cocaïne par la mer, selon un mode opératoire appelé « drop-off », a annoncé le procureur de la République de Rennes, Frédéric Teillet, ce vendredi 4 avril. Trente personnes ont été placées en garde à vue au total, tandis qu’environ 800 kilos de cocaïne ont été saisis.

L’enquête avait débuté sous forme préliminaire sous l’autorité du parquet de Caen, avant d’être confiée au parquet de la JIRS (Juridiction interrégionale spécialisée) de Rennes le 19 octobre 2023. Une information judiciaire a ensuite été ouverte le 19 février 2024 pour de nombreux chefs d’infraction, dont « importation en bande organisée de produits stupéfiants », « association de malfaiteurs », « blanchiment », ou encore « importation en contrebande de marchandise dangereuse pour la santé publique ».

Le procureur de la République de Rennes, Frédéric Teillet, a confirmé qu’« après 18 mois d’investigations », la division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) de la Direction interdépartementale de la police nationale du Calvados (DIPN 14), en co-saisine avec le Groupe interministériel de recherches (GIR) de Caen, l’Office antistupéfiants (OFAST) central, l’antenne OFAST du Havre, le Service interdépartemental de police judiciaire de Seine-Maritime (SIPJ 76), sa Brigade de recherches et d’intervention (BRI) et le Service interministériel d’assistance technique (SIAT), ont surveillé de près plusieurs suspects, dont « l’équipage d’un bateau de pêche de Ouistreham (Calvados) » et « le propriétaire d’un bateau rapide habituellement amarré en Seine-Maritime ».

Pour mener l’opération, les moyens humains et aériens du RAID et de la direction générale de la police nationale (DGPN) ont été mobilisés, notamment pour assurer la surveillance et l’interpellation en zone côtière et urbaine. 



Un «mode opératoire caractéristique des groupes criminels organisés les plus aguerris»

Ce mode opératoire consiste à récupérer en mer des ballots de stupéfiants largués par un navire cargo. Frédéric Teillet souligne qu’il s’agit d’un « mode opératoire caractéristique des groupes criminels organisés les plus aguerris ».

Un important dispositif de surveillance a été déployé autour de plusieurs suspects, dont « l’équipage d’un bateau de pêche de Ouistreham (Calvados) » et « le propriétaire d’un bateau rapide habituellement amarré en Seine-Maritime ». Le magistrat instructeur a requis l’appui de plusieurs services, dont l’OFAST d’Ille-et-Vilaine, la Section de recherches maritime, ainsi que les groupements de gendarmerie des départements du Nord et du Pas-de-Calais. La Garde côtes a également été mobilisée avec « trois vedettes, un hélicoptère et un patrouilleur », appuyée par la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), soit au total « environ 75 effectifs », selon le parquet.

Près de 100 policiers pour interpeller les suspects

« Vers minuit, une opération inédite coordonnant l’ensemble de ces services est déclenchée », a précisé Frédéric Teillet. Près de 100 policiers ont été engagés à terre pour intercepter les suspects à leur retour sur la côte, notamment à Ouistreham (Calvados) et Tancarville (Seine-Maritime).

Au total, « six hommes, dont trois marins-pêcheurs, et deux femmes » ont été interpellés à Ouistreham, Le Havre et Tancarville. Ils sont nés entre 1976 et 1999 et résident dans le Calvados ou en Seine-Maritime. « L’un d’entre eux est un ressortissant albanais », précise le procureur, qui ajoute que « certains ont des casiers judiciaires liés à des infractions de pêche, d’autres des condamnations pour vols aggravés, violences ou trafic de produits stupéfiants ».

«Une première en France»

Dans le même temps, les services douaniers ont identifié un navire cargo suspecté d’avoir convoyé la marchandise illicite jusqu’à la zone de largage. Le bateau, en provenance du Brésil et à destination d’Amsterdam, a été « dérouté le jeudi 4 avril 2025, vers le port de Dunkerque (Nord) », sur ordre du juge d’instruction, grâce aux analyses du Centre opérationnel douanier maritime et de l’échelon DNRED de Nantes.

« L’ensemble de l’équipage, composé de 22 marins d’origine philippine, est placé en garde à vue » par la Section de recherches maritime, mobilisant « 70 gendarmes et 5 chiens stupéfiants ». Le cargo a été intégralement inspecté par les enquêteurs.

Le parquet de Rennes souligne que cette « opération exceptionnelle est une première en France » par l’utilisation de ce mode d’importation. Jusqu’à présent, « la technique du drop-off ne se traduisait que par des échouages massifs de marchandise perdue sur les plages », conclut Frédéric Teillet.

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Deux jeunes se battent, le père de l’un tue celui de l’autre

Suite à une dispute pour un téléphone, l’affaire a dégénéré, les paternels s’en sont mêlés et l’un a écrasé l’autre avec sa voiture.

1–2 minutes

Une enquête pour meurtre a été ouverte après la mort, jeudi dans le Gard, d’un père de famille, percuté par la voiture du père d’un autre jeune lors d’une rixe à propos d’un téléphone, a indiqué vendredi le parquet d’Alès.

Les faits se sont déroulés jeudi soir vers 18 h 30 à Saint-Martin-de-Valgalgues, ancienne cité minière de la banlieue d’Alès. Malgré l’intervention des secours, la victime, un homme de 56 ans, est décédée des suites de ses blessures. Le mis en cause, 43 ans, a été interpellé et placé en garde à vue pour «meurtre», selon le parquet.

«Il y a de nombreux témoins qui indiquent qu’il aurait été percuté volontairement» par la voiture, a indiqué à l’AFP le procureur de la République d’Alès, Abdelkrim Grini, ce que conteste le mis en cause.



Tout aurait commencé mercredi par une dispute à propos d’un téléphone portable entre deux jeunes hommes de 18 et 19 ans. Jeudi en fin de journée, ils se sont à nouveau croisés dans les rues du village. L’un aurait tenté de s’excuser, mais a reçu en retour un coup de poing, selon le procureur.

Des membres des deux familles, soit une trentaine de personnes, les ont alors rejoints et ont échangé coups et insultes. Le père de l’un des jeunes s’est alors éloigné en disant qu’il allait chercher un fusil. Après avoir pris sa voiture et parcouru quelques dizaines mètres, il aurait fait demi-tour puis aurait percuté le père de l’autre jeune homme.

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Montreuil : Deux policiers de la BRAV-M blessés dans un accident, l’un en urgence absolue

Deux policiers de la BRAV-M ont été blessés, l’un grièvement, dans un accident de la circulation à Montreuil (Seine-Saint-Denis), jeudi soir, alors qu’ils escortaient un véhicule de police transportant un interpellé.

2–3 minutes

Deux policiers de la brigade de répression de l’action violente motorisée (BRAV-M) ont été blessés, l’un grièvement, dans un accident de la circulation à Montreuil (Seine-Saint-Denis), ce jeudi soir. Le pronostic vital du fonctionnaire le plus gravement touché était engagé lorsqu’il a été transporté à l’hôpital, selon des sources proches de l’affaire. La préfecture de police de Paris indique de son côté, ce vendredi matin, que les jours du policier ne sont pas en danger.

L’accident s’est produit vers 19h30 dans la rue de Rosny. Les policiers à moto de la BRAV-M venaient de réaliser une interpellation en lien avec les stupéfiants, et un véhicule du commissariat local s’est rendu sur place pour transporter l’interpellé jusqu’au commissariat de Gagny. Les fonctionnaires à moto de la BRAV-M ont ouvert la route.

À l’angle avec la rue des Roches, une automobiliste aurait commis un refus de priorité, percutant violemment la moto des policiers, qui ont été projetés à une dizaine de mètres, selon l’une des sources. Le passager du deux-roues, gravement blessé, a été pris en charge par les sapeurs-pompiers avant d’être transporté à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris (XIIIe arrondissement) en état d’urgence absolue, à l’aide d’une escorte afin de limiter le temps de trajet. Il souffre de plusieurs fractures et d’un traumatisme crânien. Son collègue, moins gravement blessé, a quant à lui été conduit à l’hôpital Beaujon à Clichy (Hauts-de-Seine).



L’automobiliste, au volant d’une Peugeot 107, a subi des tests de dépistage qui ont montré qu’il n’avait pas consommé d’alcool ou de drogue au moment de l’accident. Il va être interrogé par les policiers. Le commissariat de Montreuil a été chargé de l’enquête.

Les syndicats de policiers Alliance Police Nationale et Un1té ont réagi au grave accident, sur le réseau social X, et ont souhaité un prompt rétablissement aux deux policiers blessés.

Sur les images de l’agence CLPress, il est possible de voir la moto très endommagée des policiers de la BRAV-M, ainsi que l’avant de la voiture de l’automobiliste qui a été enfoncé, au moment où les deux véhicules ont été évacués.

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Marine Le Pen pourrait encore se présenter aux prochaines élections malgré une interdiction de cinq ans, les tribunaux accélérant la procédure d’appel

Le président Emmanuel Macron a condamné les menaces proférées contre les juges

3–4 minutes
La présidente du groupe parlementaire du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, a été condamnée pour détournement de fonds du Parlement européen.

Marine Le Pen pourrait encore se présenter à l’élection présidentielle française de 2027 malgré une interdiction de cinq ans d’exercer une fonction publique.

La cour d’appel de Paris a annoncé qu’elle allait accélérer le traitement de son dossier, avec une décision attendue d’ici l’été 2026.

Ce calendrier accéléré donnerait à la dirigeante du Rassemblement national d’extrême droite suffisamment de temps pour entrer dans la course si elle était blanchie de tout acte répréhensible.

Le tribunal l’a reconnue coupable d’avoir mis en place un système de faux contrats de travail pour détourner des fonds européens destinés aux assistants parlementaires afin de payer les travailleurs du parti en France.

Au total, 24 personnes étaient impliquées dans l’affaire, outre le parti lui-même. Les juges ont ordonné que l’interdiction prenne effet immédiatement, sans attendre l’issue d’un procès en appel.

Mme Le Pen a qualifié cela de « condamnation à mort politique » et de menace pour la démocratie, tout en exprimant sa satisfaction quant à la décision du tribunal d’accélérer son appel.

Elle a déclaré aux journalistes à Paris : « C’est une très bonne nouvelle. J’y vois le malaise que le verdict du tribunal a provoqué… Il semble qu’ils m’aient écoutée. »



Son avocat, Rodolphe Bosselut, a qualifié le délai d’appel de preuve que la justice avait « désavoué » la décision « indéfendable » de lundi d’interdire Marine Le Pen, favorite des sondages pour l’élection de 2027.

La juge présidente de l’affaire, Bénédicte de Perthuis, a été placée sous protection policière suite à des menaces de mort. Son adresse a été diffusée en ligne après le prononcé de sa décision lundi.

L’ancien comptable de 62 ans, qui a passé une décennie au sein du cabinet de conseil EY avant de se tourner vers le droit, a été confronté à des insultes virulentes sur des sites et des réseaux sociaux d’extrême droite.

La police parisienne a confirmé qu’une enquête était en cours sur ces menaces.

Le président Macron a déclaré que le pouvoir judiciaire français était indépendant et devait être protégé.

S’exprimant mercredi, le président français a déclaré aux ministres que « les juges doivent être protégés » et que « tous les justiciables ont le droit de faire appel ».

« Les menaces proférées contre les juges sont absolument insupportables et intolérables », a déclaré Macron, selon la porte-parole du gouvernement Sophie Primas.

Il a rappelé aux ministres que les décisions judiciaires doivent être respectées en tant que pilier de la démocratie et que Le Pen a abandonné sa campagne de 15 ans visant à détoxifier son parti et mène désormais une offensive tous azimuts contre « le système ».

Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, organise des manifestations de masse

Au Parlement, elle s’est comparée à Alexeï Navalny, l’ancien opposant au président russe Poutine, et à Ekrem Imamoglu, le maire emprisonné d’Istanbul.

Jordan Bardella, son lieutenant de 29 ans qui préside le parti, organise des manifestations de masse. Un rassemblement public est prévu dimanche devant le complexe militaire des Invalides, près du Parlement.

Pour que Le Pen puisse se présenter en 2027, elle devra être acquittée ou recevoir une peine qui n’inclut pas l’inéligibilité immédiate.

Sans la suspension de la clause d’« effet immédiat », elle devrait envisager de céder sa place à un autre. En attendant, Le Pen peut conserver son siège de députée, mais il lui est interdit de se présenter aux élections avant mi-2026.

Cela inclut les élections municipales du printemps prochain ou d’éventuelles élections législatives en 2025.

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Un étranger afghan déclare au tribunal avoir sodomisé un garçon de 13 ans pour se « venger » de la France

Il a également violé une femme sans-abri et tenté de poignarder un touriste.

2–3 minutes

Un migrant afghan a avoué hier devant le tribunal avoir violé par voie anale un garçon de 13 ans du village français de Croisilles, affirmant avoir agi ainsi par vengeance contre la France qui lui avait refusé l’asile. Il a également avoué avoir violé une femme sans-abri du même village. 

Le village est devenu célèbre dans les médias pour avoir créé un centre d’accueil pour les migrants. 

Zalakahan S., l’Afghan dans cette affaire, a fait ces aveux à Paris lors d’un procès pour meurtre distinct auquel il est confronté pour un incident survenu en 2022 au cours duquel il aurait tenté de poignarder un touriste dans le cou.

Zalakahan S. a déclaré avoir regardé le garçon jouer au football, lui avoir volé son téléphone portable, puis avoir brutalement sodomisé la victime. 

Lors du procès, Zalakahan S. a avoué avoir violé le garçon par l’intermédiaire d’un interprète, car il ne parle pas français. Il a également déclaré « détester l’Europe ».

L’incident s’est produit vers 15h30 près du stade de football, le jeune garçon s’étant enfui après le viol pour se réfugier chez un habitant.

Zalakahan S. était déjà connu des autorités pour avoir été expulsé du centre d’accueil de Croisilles en 2020 après avoir menacé de tuer un employé, mais malgré l’infraction, il est revenu y résider en mars 2022.

Il est à noter que la mère du garçon violé est une bénévole qui enseigne aux migrants dans la ville de Croisilles.



Ce n’est pas le seul viol de Zalakahan S. : il a également violé une femme sans-abri dans la même ville, ce qu’il a également avoué lors du procès.

Un responsable judiciaire de la ville a d’abord tenté de minimiser l’importance du viol, affirmant que la plupart des viols étaient « interfamiliaux ». Cependant, trois enfants de ce village de 2 000 habitants ont été agressés sexuellement par des réfugiés.

Le maire de Croisilles, Gérard Dué, est accusé d’avoir gardé le viol secret, selon le journaliste. Amaury Bucco , qui a révélé l’affaire, a seulement admis le vol d’un téléphone, sans mentionner le viol. Il n’a pas encore commenté les allégations de viol.

Il pourrait toutefois avoir de bonnes raisons d’agir ainsi, car il était au cœur d’une bataille politique pour l’installation du centre d’accueil des migrants dans le village. Il a été félicité par de hauts responsables, dont Emmanuel Macron, pour ses efforts en faveur des migrants. 

Son procès pour tentative de meurtre à Paris est en cours. 

Le parquet d’Arras envisage désormais une information judiciaire sur les faits de Croisilles, devant le tribunal de Béthune, en raison de leur caractère criminel.

Ce ne sont pas les seuls incidents survenus à Croisilles depuis l’ouverture du centre pour migrants en 2017. En 2020, un autre migrant afghan a été condamné à six mois de prison pour avoir agressé sexuellement un garçon, et en 2018, un migrant marocain a agressé une fille dans un supermarché.

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Une Française enceinte vit un calvaire après avoir été cambriolée sous la menace d’une arme à feu par un gang de faux postiers

Les invasions de domicile sont en hausse en France

Avant que George Floyd ne devienne un nom connu dans le monde entier, il a participé à une invasion de domicile impliquant un gang d’hommes qui ont volé une femme enceinte sous la menace d’une arme, un acte pour lequel il a purgé cinq ans de prison .

Un cas similaire s’est toutefois produit en France, où de faux postiers ont menacé une femme enceinte avec un pistolet après avoir fait irruption chez elle et l’avoir ligotée.

La femme, qui se trouvait vendredi à son domicile du 13e arrondissement de Paris, a été victime d’une intrusion de trois malfaiteurs à 12 h 55, dans le quartier de Maison Blanche. Une femme, déguisée en postière, a sonné à la porte de l’appartement. Un autre locataire l’a laissée entrer, et elle et ses complices ont alors fait irruption dans l’appartement armés d’une arme.

Ils ont forcé la femme à entrer dans une chambre et l’ont ligotée avec du ruban adhésif orange. Ils ont ensuite emporté un coffre-fort non scellé et deux montres de luxe avant de prendre la fuite, selon le journal français Le Parisien .



Une fois libérée, la victime a appelé la police.

« Elle est enceinte et profondément choquée », a déclaré une source policière.

La femme est gérante d’un café réputé de la rue de Rivoli. Elle n’a pas été transportée à l’hôpital.

La police dispose de quelques indices, notamment une caméra de surveillance qui a filmé la voiture des suspects. Ils conduisaient un SUV hybride et se sont dirigés vers l’autoroute A6 après le cambriolage. Ils sont toujours en fuite.

Les voleurs se font de plus en plus passer pour de faux livreurs de colis pour perpétrer des cambriolages, notamment contre des cibles importantes et fortunées, notamment des célébrités et des hommes d’affaires. Comme le rapporte Remix News , les bandes de jeunes sont souvent composées de jeunes étrangers ou issus de l’immigration, souvent dirigés par des membres plus âgés qui savent que ces suspects risquent peu de peine de prison compte tenu de leur âge.

Dans le cas de George Floyd, il a été condamné à cinq ans de prison en 2009 pour une agression et un vol commis deux ans plus tôt. Il a été reconnu coupable après avoir plaidé coupable d’être entré au domicile d’une femme enceinte et de lui avoir pointé une arme dans le ventre alors qu’il cherchait de l’argent et de la drogue, selon  les documents judiciaires .

Selon le rapport du tribunal, la victime enceinte a déclaré que le membre le plus important du groupe, qu’elle a identifié comme Floyd, « s’est introduit de force dans la résidence, a placé un pistolet contre l’abdomen de la plaignante et l’a forcée à entrer dans le salon de la résidence ».

« Ce grand suspect a ensuite procédé à la fouille de la résidence tandis qu’un autre suspect armé surveillait la plaignante, qui a été frappée à la tête et aux flancs par ce deuxième suspect armé avec son pistolet alors qu’elle criait à l’aide. »

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Octogénaire enterré dans un garage en Dordogne : sa femme l’avait tué à coups de marteau en 2019

Une femme de 59 ans a été mise en examen à Périgueux (Dordogne) et placée en détention provisoire après avoir avoué le meurtre de son mari en 2019. Le corps de l’octogénaire a été retrouvé ce lundi, six ans plus tard, dissimulé dans la fosse du garage familial, à Ribérac.

2–3 minutes

Une femme de 59 ans a été mise en examen pour meurtre par conjoint après avoir reconnu avoir tué son mari en 2019 à leur domicile de Ribérac (Dordogne) et dissimulé son corps dans le garage pendant près de six ans.

Selon le parquet de Périgueux, la suspecte a expliqué aux enquêteurs qu’elle avait été menacée par son époux alors qu’il exigeait une relation sexuelle. « Selon elle, alors qu’ils se trouvaient à leur domicile de Ribérac, son mari lui avait demandé une relation sexuelle en tenant un couteau en main. Elle avait refusé cette relation sexuelle et elle lui avait porté des coups de marteau à la tête. Quelques jours plus tard, elle avait enfoui son corps dans une fosse du garage », a indiqué Jacques-Edouard Andrault, procureur de la République à Périgueux, dans un communiqué.

Le corps de l’homme, âgé de 86 ans, a été découvert lundi 31 mars dans la fosse pour la réparation de véhicules, au fond du garage de leur maison, lors d’une perquisition menée par les gendarmes. « Lors de l’opération », a précisé le procureur, l’épouse « a simplement déclaré qu’elle était à l’origine de sa mort ». L’autopsie a confirmé des « lésions à la tête pouvant résulter d’un choc avec un objet contondant ». Un marteau « susceptible de correspondre à celui utilisé pour tuer la victime » a été saisi.



Selon Ici, la femme a immédiatement reconnu les faits dès l’arrivée des gendarmes, mettant fin à un secret qu’elle avait gardé seule pendant plusieurs années. Les deux vivants ensemble depuis une vingtaine d’années. Aucun des deux n’avait d’antécédents judiciaires, comme l’a précisé le parquet.

Elle met les voitures de son époux en vente, le maire donne l’alerte

La victime, Daniel, était un ancien imprimeur et libraire connu à Ribérac. Il était également passionné de voitures anciennes. Il possédait notamment une 205 GTI d’usine, une 504 pick-up, une 604, une Dyane et une 2CV. « C’est quand elle a mis en vente les véhicules de collection de son époux, ces voitures auxquelles il tenait plus que tout, que le maire s’est décidé à alerter la gendarmerie », ajoute Ici.

C’est donc jeudi dernier que le maire de la commune, inquiet de cette absence prolongée, a signalé la disparition de l’homme aux gendarmes de Ribérac. « J’ai eu des premières inquiétudes durant la période du Covid-19. Je voyais parfois son épouse aller faire ses courses. Mais lui était invisible », a-t-il confié à Sud-Ouest. Une enquête pour recherche des causes de disparition a alors été ouverte.

Durant toutes ces années, la femme n’avait livré aucun indice. Aux voisins, elle affirmait que son mari était « parti en retraite spirituelle » dans un « monastère », ou encore qu’il « bricolait » au garage, détaille Ici.

Mise en examen également pour escroquerie

Mercredi 2 avril, la femme a été mise en examen pour « meurtre par conjoint » et placée en détention provisoire. Elle a également été placée sous le statut de témoin assisté pour « escroquerie », en lien avec la vente des voitures de collection appartenant à son époux.

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Vol d’un fourgon contenant 3 millions en lingots et œuvres d’art

Le véhicule a été dérobé dans une entreprise du Tarn-et-Garonne spécialisée dans le transport d’œuvres d’art. Puis il a été incendié.

1–2 minutes

Un fourgon contenant œuvres et mobilier d’art ainsi que des lingots d’or a été dérobé dans la nuit de dimanche à lundi dans une entreprise de transport de Verdun-sur-Garonne (Tarn-et-Garonne), pour un préjudice estimé à 3 millions d’euros, selon le parquet de Montauban.

Le procureur de Montauban, Bruno Sauvage, a déclaré mardi à l’AFP avoir ouvert une enquête pour «vol avec effraction en réunion», précisant que l’alarme s’était déclenchée vers 23h30 dimanche dans cette entreprise spécialisée dans le transport d’œuvres d’art.



Très vite a été constaté le vol d’un fourgon contenant «des œuvres et du mobilier d’art» comme des «bronzes», ainsi que des lingots et pièces d’or, des «marchandises destinées à différents propriétaires de plusieurs régions de France», a précisé le magistrat, ajoutant que le véhicule avait ensuite été retrouvé calciné à quelques kilomètres du lieu du vol.

Selon «La Dépêche du Midi», qui a révélé l’information, les malfaiteurs auraient mis le feu au camion, détruisant du même coup certaines des œuvres transportées et augmentant ainsi le préjudice causé.

Interrogé à ce sujet, Bruno Sauvage n’était pas en mesure de confirmer cette information, affirmant que des «techniciens étaient sur place» pour poursuivre les investigations, confiées à la section de recherches de la gendarmerie de Toulouse.

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Le juge qui a exclu Marine Le Pen en France bénéficie d’une protection policière suite à des menaces

PARIS, 2 avril (Reuters) – La juge qui a interdit à la dirigeante d’extrême droite Marine Le Pen de se présenter à l’élection présidentielle française de 2027 est sous protection policière après avoir reçu des menaces de mort et vu son adresse personnelle partagée en ligne, a déclaré une source proche du dossier.

2–4 minutes

L’adresse du domicile de Bénédicte de Perthuis, présidente de la commission de trois juges qui a reconnu Marine Le Pen coupable de détournement de fonds européens et lui a infligé une interdiction de cinq ans de briguer une fonction publique, a été partagée en ligne après le prononcé de sa décision lundi, a indiqué la source. Elle bénéficie désormais d’une protection policière au travail et à son domicile.

De Perthuis a également reçu des menaces sur les réseaux sociaux, sa photo étant placardée sur des sites X et d’extrême droite.

La police parisienne a confirmé qu’une enquête était en cours sur ces menaces, renvoyant d’autres questions au parquet de Paris, qui n’a pas répondu.

Les menaces contre de Perthuis et d’autres responsables judiciaires impliqués dans le procès de Le Pen ont suscité en France une introspection quant à un courant de mécontentement populiste qui sape la confiance dans le système judiciaire du pays.

Près de 90% des sympathisants du Rassemblement national (RN) de Marine Le Pen estiment que le tribunal l’a traitée plus durement que d’autres responsables politiques, tandis que plus de la moitié des Français estiment qu’elle a bénéficié d’un procès équitable, selon un sondage d’opinion Odoxa publié lundi.



Avant l’élection de lundi, Le Pen était la favorite pour les élections de 2027. Elle et ses alliés, aux États-Unis comme à l’étranger, ont accusé l’establishment français de saboter ses ambitions présidentielles, affirmant que les juges ont provoqué une crise pour la démocratie en s’immisçant dans la politique.

Marine Le Pen a nié avoir attisé la colère contre la justice et a condamné les menaces proférées contre Mme de Perthuis. Elle s’est engagée à recourir à la justice pour faire annuler sa condamnation, en faisant appel du jugement.

Christophe Soulard, président de la Cour de cassation, la plus haute juridiction judiciaire française, a déclaré dans un entretien au Monde publié mercredi que les menaces montraient que la démocratie française était affaiblie et faisait face à un « moment inquiétant ».

« S’attaquer au système judiciaire, c’est non seulement s’attaquer aux juges, mais aussi aux fondements de notre démocratie », a-t-il déclaré. « Aujourd’hui, les juges sont attaqués personnellement, notamment sur les réseaux sociaux, ce qui est un phénomène nouveau. »La décision Le Pen et les menaces contre de Perthuis font écho aux frictions observées dans d’autres pays sur la manière dont les juges tranchent les questions politiques épineuses.

Après que le président Donald Trump a appelé à la destitution d’un juge, le président de la Cour suprême des États-Unis, John Roberts, a publié le mois dernier une rare déclaration publique affirmant que les appels, et non la destitution, étaient la réponse appropriée au désaccord avec les décisions judiciaires.

Le soutien politique à Mme de Perthuis et à ses collègues a afflué, notamment de la part du ministre de la Justice Gérald Darmanin, qui a condamné les menaces, et du Conseil supérieur de la magistrature.

Mathilde Panot, présidente d’un parti d’extrême gauche à l’Assemblée nationale, a jugé inacceptable qu’un juge ait besoin de la protection policière et a blâmé ce qu’elle a appelé les « méthodes de l’extrême droite ».

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