Un homme a été arrêté après avoir attaqué son ex-conjointe et une femme qui l’accompagnait ce vendredi matin à la gare du Chénay-Gagny, en Seine-Saint-Denis.
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L’agression qui s’est déroulée tôt ce vendredi à Gagny laisse deux personnes grièvement blessées, avec un pronostic vital engagé. Vers 7 heures du matin, un homme s’en est pris à la hache à son ex-conjointe et à une jeune femme qui se trouvait avec elle à la gare du Chénay-Gagny (Seine-Saint-Denis), indique le parquet de Bobigny.
La victime dont l’état de santé est le plus inquiétant a été transportée à l’hôpital Henri-Mondor selon Rolin Cranoly (LR), le maire de Gagny joint par Le Parisien. « L’homme a été interpellé avant de quitter les lieux », indiquait dans la matinée le parquet de Bobigny.
Rolin Cranoly a visionné les images des caméras de vidéoprotection présentes sur le parvis de la gare. Ce qu’il a vu l’a horrifié : « Les deux femmes sont arrivées en même temps, elles se tenaient par la main. Il doit y avoir un lien de parenté. Lui est arrivé une minute après, avec un chariot et un sac à dos. La hache était dans le sac à dos. »
Toujours selon l’élu, qui s’est rendu sur place vers 7h30, les deux femmes — des habitantes de la ville — ont quitté la gare à la vue de leur agresseur. Les faits se sont déroulés sur le parvis. « Elles ont reçu plusieurs coups à la tête, reprend Rolin Cranoly. L’auteur a été mis en fuite par des personnes qui buvaient leur café et qui l’ont chassé avec des chaises. Il est parti et il a essayé de changer de vêtements pour être méconnaissable mais il a quand même été interpellé. »
Au-delà de l’agression en elle-même, le maire de Gagny se dit « écœuré de l’attitude humaine et du manque de solidarité » des passants qui ont assisté à la scène. « Des personnes étaient en train de filmer les victimes plutôt que de leur porter secours, décrit-il. C’est déplacé, c’est inhumain. »
Quatre personnes ont été placées en garde à vue après avoir été interpellées ce samedi 21 juin à Disneyland Paris (Seine-et-Marne), après la découverte d’un faux mariage impliquant une fillette. Le parquet de Meaux évoque une mise en scène, sans violences constatées.
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Un homme a tenté de privatiser une partie de Disneyland Paris (Seine-et-Marne) pour organiser une fête de mariage avec une fillette de neuf ans, ce samedi 21 juin. L’événement, organisé en dehors des horaires d’ouverture du parc, a été immédiatement interrompu par les salariés de Disneyland, qui ont alerté les forces de l’ordre. Une enquête a été ouverte par le parquet de Meaux.
Selon le communiqué du parquet, « les fonctionnaires de police du commissariat de CHESSY étaient requis par le personnel de Disneyland Paris pour intervenir dans le cadre de la célébration d’un mariage sur le site, privatisé pour l’occasion, la mariée supposée s’avérant mineure ». Les forces de l’ordre ont procédé à l’interpellation de quatre personnes : « le marié supposé à l’origine de l’évènement, présumé britannique et âgé de 22 ans, la mère de l’enfant, une ukrainienne âgée de 41 ans et deux personnes de nationalité lettone, âgées de 55 ans et 24 ans », précise la même source.
«J’ai vu une enfant petite avec une robe de mariée»
L’homme avait fait appel à une agence pour recruter près de 80 figurants, conviés pour une répétition filmée. À l’arrivée de la « mariée », un membre du service de sécurité du parc a constaté qu’il s’agissait d’une enfant. Une figurante présente témoigne auprès de France Inter : « J’ai assisté à l’affolement des gens de Disney et à travers les vitres, j’ai vu une enfant petite avec une robe de mariée, une dame l’a prise dans les bras et à ce moment-là, j’ai compris que l’enfant était minuscule ».
Disneyland Paris a indiqué à France Inter qu’« un événement privé prévu dans notre destination a été immédiatement annulé par nos équipes après l’identification d’importantes irrégularités. Les forces de l’ordre ont été rapidement alertées et sont intervenues sur place dans les plus brefs délais ». Le parc d’attractions précise coopérer « pleinement avec les autorités dans le cadre de leur enquête » et avoir « déposé une plainte auprès des autorités compétentes ».
D’après le parquet de Meaux, l’enquête et « l’examen médical de la mineure, de nationalité ukrainienne, permettait de constater que celle-ci n’avait subi aucune violence, ni aucun acte contraint et que l’évènement s’avérait être une mise en scène (les convives étant eux-mêmes des figurants) ». Les gardes à vue du « marié supposé » et d’une des personnes de nationalité lettonne ont été prolongées, « des chefs d’escroquerie et de blanchiment ».
PARIS (AP) – Un Français de 55 ans soupçonné d’avoir commis des délits pédophiles en ligne en Colombie a été arrêté et inculpé en France, a annoncé samedi le parquet de Paris.
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Le suspect a été inculpé cette semaine de complicité de traite d’êtres humains sur mineurs de moins de 15 ans victimes de viol, de viol et d’agression sexuelle sur mineurs, y compris d’actes incestueux, ainsi que d’acquisition, de détention et de consultation d’images pornographiques de mineurs. Il a été placé en détention provisoire.
Le parquet a déclaré avoir collaboré avec les autorités colombiennes et que l’opération avait permis l’arrestation simultanée du suspect, des auteurs locaux et des intermédiaires, les soi-disant passeurs d’argent. Plusieurs victimes ont également été identifiées et hébergées.
L’enquête a révélé que le suspect avait transféré plus de 30 000 euros (35 000 dollars) à plusieurs personnes en Colombie en échange d’images de jeunes enfants victimes d’abus sexuels, a indiqué le parquet. Des armes ont également été retrouvées au domicile de l’individu.
La pédophilie en ligne, également connue sous le nom de livestreaming, consiste à commettre des agressions sexuelles et des viols sur mineurs à l’étranger depuis son propre pays, généralement contre rémunération des proches des victimes, directement impliquées. Les auteurs visionnent ensuite ces vidéos en direct.
Two Million User International Paedophile Child Porn Ring Busted by Europolhttps://t.co/Cwh55O53Yv
La ville française est le théâtre d’une guerre de clans alimentée par l’immigration et le trafic de drogue.
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Marseille, autrefois ville portuaire célèbre, est aujourd’hui un symbole de délabrement urbain, de faillite de l’État et de l’effondrement des frontières intérieures de la France. Aujourd’hui connue comme la capitale européenne du trafic d’héroïne, elle est devenue l’épicentre d’une guerre des gangs qui ensanglante ses quartiers populaires. Le narcotrafiquant est le maître ; les balles sont son langage.
Rien qu’en 2023, 49 personnes ont été tuées dans des règlements de comptes liés à la drogue. Presque toutes ont été abattues. Certains étaient mineurs. D’autres étaient des passants pris entre deux feux. Un garçon de 10 ans à Nîmes, une étudiante en droit de 24 ans dans sa chambre à Marseille : victimes collatérales d’un système en ruine. La cité de La Paternelle, au nord de la ville, symbolise cette tragédie. Là, la mafia DZ et les clans Yoda se sont livrés une lutte acharnée pour le contrôle d’un unique lieu de trafic de drogue, générant des dizaines de milliers d’euros par jour.
L’activité est rentable. La main-d’œuvre est abondante. La plupart de ces jeunes sont recrutés via les réseaux sociaux, souvent dans des petites villes ou des banlieues parisiennes. Ce sont des immigrés mineurs, attirés par la promesse d’argent facile, de vêtements de marque et d’un statut social élevé. « J’ai commencé à 16 ans et je gagnais 500 € par jour », raconte l’un d’eux. Mais dès qu’ils tentent de partir, ils découvrent qu’ils sont pris au piège : fausses dettes, menaces, enlèvements, torture et esclavage moderne. Le trafic de drogue ne pardonne pas.
Le lien avec l’immigration est évident et de plus en plus indéniable. Les réseaux criminels marseillais opèrent depuis des décennies en symbiose avec des flux migratoires mal gérés. Les gangs d’origine maghrébine, subsaharienne ou métisse ont pris le contrôle de quartiers entiers qui ne répondent plus aux lois de la République, mais à celles du clan. La violence s’est normalisée. L’autorité, lorsqu’elle n’est pas absente, est dépassée. Comme l’a dit un policier : « La médecine que nous pratiquons dans les hôpitaux marseillais est une médecine de guerre. »
Face à cette réalité, l’État réagit lentement. À La Paternelle, des blocs de béton ont été érigés pour bloquer les accès, la présence policière a été renforcée et le centre de trafic de drogue a été démantelé – au moins temporairement. Mais la drogue ne disparaît pas ; elle migre. Le modèle évolue vers des systèmes comparables à ceux de la livraison à domicile. Les structures criminelles sont flexibles, adaptatives et mieux organisées que de nombreuses institutions publiques. Et surtout, elles ne sont pas limitées par des réglementations qui les rendent inefficaces.
Parallèlement, des initiatives citoyennes locales ont vu le jour pour redonner de la dignité au quartier. Fadela, responsable d’une association régionale, organise des activités et des ateliers pour favoriser la réappropriation des espaces publics par la communauté. Mais les cicatrices sont profondes. Se taire est un acte tacite. « Nous avons vécu avec cette violence, mais nous avons appris à nous taire », confie une bénévole.
Marseille se trouve désormais à la croisée des chemins : soit elle reprendra le contrôle de son territoire, soit elle deviendra un modèle pour ce qui attend le reste de la France .
Une élève de de 29 ans de l’École nationale des finances publiques a été victime d’une violente agression au couteau ce jeudi en fin de journée à Noisiel (Seine-et-Marne). L’auteur présumé, un homme sans domicile fixe, a été maîtrisé par un témoin avant d’être placé en garde à vue puis interné en psychiatrie. La victime, blessée à la gorge et à la main, a déposé plainte.
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Une stagiaire de l’École nationale des finances publiques, âgée de 29 ans, a été violemment agressée au couteau jeudi en fin d’après-midi à Noisiel (Seine-et-Marne). L’auteur présumé, un homme de 28 ans sans domicile fixe, a été rapidement interpellé par la police municipale avant d’être interné en psychiatrie. Une enquête pour tentative d’homicide a été ouverte.
Les faits se sont produits vers 18 heures sur le cours des Roches, à proximité d’une boulangerie et d’un Carrefour City. La victime, originaire de la Sarthe, se trouvait sur un trottoir lorsqu’elle a reçu un coup de couteau à la gorge, puis un second à la main. Un résident du foyer d’hébergement Clémentine est intervenu pour maîtriser l’agresseur et le maintenir jusqu’à l’arrivée des policiers municipaux.
«La victime n’aurait pas été choisie par le suspect»
Les forces de l’ordre ont rapidement interpellé un suspect, un homme de 28 ans de nationalité roumaine, sans domicile fixe connu, déjà présent régulièrement dans la commune. Placé en garde à vue dans un premier temps, il a finalement été conduit à l’hôpital, à la suite d’un examen de comportement, avant d’être interné d’office en psychiatrie. Le procureur de la République de Meaux, Jean-Baptiste Bladier, a précisé que « la victime n’aurait pas été choisie par le suspect ». Ces derniers n’ont aucun lien.
Transportée au centre hospitalier de Jossigny, la jeune femme a reçu une dizaine de points de suture à la main. Si ses blessures à la gorge étaient superficielles, une intervention chirurgicale sera nécessaire pour sa main. Après avoir déposé plainte au commissariat de police de Torcy, elle a regagné son domicile.
Le parquet a ouvert une enquête pour tentative d’homicide. Le suspect n’a pas encore pu être interrogé par les enquêteurs en raison de son état de santé.
Une agression d’une «extrême gravité»
Dans un communiqué sur Facebook vendredi matin, le maire de Noisiel, Mathieu Viskovic, a qualifié l’agression « d’une extrême gravité » et salué « l’intervention rapide et coordonnée des sapeurs-pompiers, de la police nationale, et en particulier de notre police municipale, première à intervenir sur les lieux et à avoir porté les premiers secours ». Il a également rendu hommage à « l’intervention exemplaire » du jeune homme du foyer Clémentine, soulignant que celle-ci « a contribué à sécuriser la situation et à porter assistance ».
Une femme a été grièvement blessée à coups de couteau ce jeudi 19 juin à Tours (Indre-et-Loire), dans un appartement occupé par deux jeunes femmes. L’agression est survenue lors d’un différend avec un homme venu pour une prestation sexuelle. La victime s’est réfugiée dans un bar voisin. Le suspect est en fuite.
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Une jeune femme de 23 ans a été grièvement blessée à coups de couteau dans un appartement de la rue Lamartine, à Tours (Indre-et-Loire), ce jeudi 19 juin vers 12h30.
Les faits se sont produits dans un studio situé au rez-de-chaussée du n°11 de cette rue du centre-ville, indique La Nouvelle République. D’après les premiers éléments, le logement loué en ligne était occupé par deux jeunes femmes, dont l’une serait une prostituée. C’est dans ce contexte qu’un homme, qui avait rendez-vous avec cette dernière, aurait eu un différend avec elle au sujet du paiement d’une prestation sexuelle.
Durant l’altercation, la seconde femme, qui se trouvait sous la douche, a été grièvement blessée à l’arme blanche. Le suspect a utilisé un couteau suisse avant de prendre la fuite. Il est actuellement recherché par les services de police. Selon les témoins, il portait un t-shirt noir, une casquette, et une sacoche Gucci, précisent nos confrères.
Blessée à la poitrine
Blessée, la victime, paniquée et nue, est parvenue à se réfugier dans le bar voisin « Le 25 avril ». Plusieurs clients lui ont porté assistance. Le gérant du bar l’a mise à l’abri avant d’alerter les secours. La jeune femme présentait une plaie importante au niveau de la poitrine.
Elle a été prise en charge sur place par les secours, avant d’être transportée vers le CHRU Trousseau de Chambray-lès-Tours. Une enquête a été ouverte pour tenter de retrouver l’agresseur et déterminer les circonstances exactes de l’agression.
Le permis de l’automobiliste de 27 ans, qui circulait à bord d’un véhicule professionnel, lui a été immédiatement retiré. La vitesse maximale autorisée dans le secteur est de 50 km/h.
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Illustration. La monitrice auto-école a été contrôlée lors d’une opération conjointe menée par la police municipale de Clichy et la police nationale. LP/Alexis Bisson
À vouloir aller trop vite, elle a perdu très gros. Coupable d’un très grand excès de vitesse, mercredi soir, à Clichy, une monitrice d’auto-école a dit adieu à son permis de conduire et donc, très probablement, à son emploi.
Son permis de conduire d’abord. Celui-ci lui a été retiré sur-le-champ, alors que la Renault Clio que la monitrice conduisait — équipée, pour la petite histoire, de son petit panneau de toit « auto-école » — a fait l’objet d’une immobilisation administrative. Il faut dire que l’automobiliste de 27 ans ne s’est pas contentée d’un bref coup d’accélérateur. Alors qu’elle n’était pas censée dépasser les 50 km/h, la voiture de la jeune femme, contrôlée sur les quais de Clichy, peu avant 22 heures, alors qu’elle circulait dans le sens Saint-Ouen-Clichy, est apparue dans la mire des jumelles à plus de 130 km/h. Lancée, comme sur une autoroute.
« Conduire à cette allure en pleine agglomération, c’est irresponsable »
« La vitesse retenue est exactement de 132 km/h, précise une source policière. Soit 82 km/h au-dessus de la vitesse autorisée. Conduire à cette allure en pleine agglomération, c’est tout simplement irresponsable. ». « Une criminelle en puissance » commente sur X (ex-Twitter), l’adjoint à la sécurité de Clichy, Patrice Pinard, qui, au passage, remercie les forces de l’ordre d’avoir stoppé la course folle de l’automobiliste.
Contrôle routier sur les quais à #clichy ➡️ Vitesse de ce véhicule : 132 km/h contre une limitation fixée à 50 km/h Vous avez bien lu ! Et je ne vous parle pas des stupéfiants… Merci à la #policemunicipale d'avoir stoppé cette criminelle en puissance ! pic.twitter.com/1tY6ogHCBI
Circonstance aggravante, le test salivaire auquel la jeune femme a été soumise — systématique en cas de très grand excès de vitesse — s’est révélé positif. « Elle avait fumé du cannabis et en détenait quelques grammes dans son sac » précise la même source policière. La jeune femme a été convoquée à une date ultérieure au commissariat de Clichy mais peut déjà se préparer à faire une croix sur son titre professionnel d’enseignement de la conduite et de la sécurité routière.
« Sa situation s’annonce très compliquée, confirme une avocate du barreau de Paris spécialiste du droit routier. La conduite sous stups et les très grands excès de vitesse constituent deux infractions qui, à elles seules, justifient l’interdiction d’enseigner la conduite. »
Le président français Emmanuel Macron a averti qu’un changement de régime en Iran pourrait conduire au « chaos », alors que des responsables français et allemands ont exprimé leurs inquiétudes quant à d’éventuelles attaques terroristes liées à Téhéran en Europe dans le cadre du conflit au Moyen-Orient.
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S’exprimant en marge du sommet du G7 au Canada mardi, le président Macron a déclaré que la France s’opposerait à toute « action militaire » qui conduirait au renversement du régime islamiste en Iran dans le contexte du conflit avec Israël.
« La plus grande erreur aujourd’hui est de chercher un changement militaire en Iran, car ce sera le chaos », a déclaré Macron , selon Le Figaro .
« Quelqu’un pense-t-il que ce qui a été fait en Irak en 2003… ce qui a été fait en Libye la décennie précédente était une bonne idée ? Non ! » a-t-il déclaré.
Le dirigeant français a déclaré que « parce que personne ne sait ce qui va suivre », Paris n’est pas favorable à des frappes militaires sur les infrastructures énergétiques de l’Iran, sur les populations civiles, ou à des « actions militaires qui conduiraient à un changement de régime ».
Macron a ensuite appelé le président américain Donald Trump à « ramener tout le monde à la table des négociations » et à résoudre le conflit entre Jérusalem et Téhéran.
Les propos du président français font suite à une altercation publique avec le président Trump cette semaine. Le dirigeant américain a fustigé son homologue pour « recherche de publicité » après que Macron a affirmé avoir écourté son voyage au G7 pour obtenir un cessez-le-feu au Moyen-Orient.
« Faux ! Il ignore pourquoi je suis en route pour Washington, mais cela n’a certainement rien à voir avec un cessez-le-feu. Bien plus grave que cela. Volontairement ou non, Emmanuel se trompe toujours. Restez connectés ! » a écrit Trump sur Truth Social.
Parallèlement, des inquiétudes ont été exprimées quant à la possibilité que la guerre entre Israël et l’Iran s’étende à des nations de plus en plus multiculturelles d’Europe occidentale.
Mardi, le ministre français de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a averti que son pays était confronté à une menace de la part d’un « mouvement islamiste » interne à la France, motivé par les événements en Iran pour commettre un attentat.
Retailleau a également averti qu’il existe des menaces « venant directement du régime des Mollahs », affirmant que Paris a déjà déjoué des tentatives d’attentats terroristes parrainées par l’Iran en 2018 et 2021.
Le ministre de l’Intérieur a déclaré que l’Iran recourt souvent à des « hommes de main liés au crime organisé et au trafic de drogue en France », qui peuvent ignorer pour qui ils agissent. Retailleau a ajouté que les services de renseignement français surveillent actuellement « quelques individus en particulier » et doivent rester vigilants dans les jours à venir.
Des inquiétudes ont également été exprimées en Allemagne voisine par le député social-démocrate Sebastian Fiedler, qui a déclaré au magazine Stern que le régime islamiste pourrait tenter d’utiliser un exode de réfugiés pour faire entrer ses agents en Europe.
« Si des personnes souhaitent trouver protection ici en Allemagne, nous devrons également veiller à notre sécurité, notamment celle des réfugiés de sexe masculin », a déclaré Fiedler. « Nous ne devons en aucun cas permettre au régime iranien, et notamment aux Gardiens de la révolution, d’exploiter la situation critique des réfugiés pour infiltrer leur propre peuple ici. »
Les politiciens français locaux ont déclaré que le Royaume-Uni était toujours considéré comme « un Eldorado »
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Des policiers français observent un groupe de personnes soupçonnées d’être des migrants embarquer sur un petit bateau quittant la plage de Gravelines. Pennsylvanie
Les passeurs opérant sur les côtes françaises ont changé leurs méthodes : des gangs proposent des réductions aux personnes souhaitant traverser la Manche.
Les gangs ont changé leurs tactiques pour lancer des « bateaux-taxis » à partir de sites plus cachés, opérant à une vitesse beaucoup plus rapide et à des tarifs moins chers pour ceux qui cherchent désespérément à traverser vers le Royaume-Uni.
Au lieu de gonfler et de lancer depuis les dunes le long de la côte française, les gangs partent d’endroits mieux cachés, souvent à des dizaines de kilomètres des principales plages de départ.
Les bateaux longent ensuite la côte, récupérant des clients qui attendent dans des eaux à hauteur de taille où la police française ne peut pas les arrêter.
Downing Street a déclaré que la situation se « détériore » car les gangs criminels albanais proposent désormais des traversées de la Manche pour seulement 2 000 £ par personne, le prix le plus bas depuis 2002 dans le cadre d’une « réduction d’été ».
Un groupe de migrants attendant de traverserPennsylvanie
Environ 16 317 migrants ont traversé la Manche jusqu’à présent cette année, soit plus de 40 % de plus qu’à la même période l’année dernière et le record pour une année depuis les premières arrivées par la Manche en 2018.
Dans une publication sur un groupe Facebook destiné aux Albanais, une publicité disait : « Nous avons un voyage sur un petit bateau. Seulement 2 000 £. »
Un expert albanais en immigration a déclaré au Telegraph : « La baisse des prix est due à une forte baisse d’intérêt des Albanais utilisant de petits bateaux.
Il s’agit de l’offre la moins chère jamais proposée, clairement destinée à attirer de nouveaux clients. L’année dernière, seuls 630 Albanais ont fait le déplacement, contre 940 en 2023.
« Les Albanais évitent désormais les traversées en petits bateaux, sachant qu’ils seront traités par le ministère de l’Intérieur à Douvres et probablement envoyés dans des centres de détention, en vue d’être expulsés. »
Pendant ce temps, des migrants africains ont raconté à la BBC les dangers qu’ils courent en empruntant les bateaux-taxis. Luna, une Somalienne de Mogadiscio, a déclaré : « J’ai déjà essayé douze fois de traverser. »
Parfois, la police est très violente. J’ai moi-même été touché. Ils lancent des gaz lacrymogènes, un truc dans l’air qui rend la respiration impossible. Parfois, le bateau est très loin [en mer]. C’est pourquoi les femmes et les enfants sont si souvent abandonnés. C’est tellement dangereux, tellement risqué. On ne peut pas nager. Je ne veux pas mourir.
Stéphane Pinto, maire d’Ambleteuse, a ajouté : « Pour les migrants, le Royaume-Uni est toujours perçu comme un eldorado. Les Britanniques doivent s’attaquer à ce problème avec plus de détermination. »
« Ce n’est plus seulement un problème lié à la dictature ou à la guerre. Il s’aggrave en raison de ce qui se passe à l’échelle mondiale : changement climatique, effondrement des économies de certains pays, etc.
« Nous sentons qu’une nouvelle vague se développe aujourd’hui, et si nous ne nous y attaquons pas vraiment, nous ne serons malheureusement que spectateurs de ce qui se passera dans les années à venir. »
Plus tôt dans la journée, le ministre fantôme de l’Intérieur, Chris Philp, a critiqué la vice-première ministre Angela Rayner au sujet de l’échec du Parti travailliste à s’attaquer à la crise migratoire au Royaume-Uni.
S’en prenant à Rayner lors des questions au Premier ministre, Philp, le député de Croydon South, a déclaré : « Elle a le cran de prétendre qu’elle a la situation sous contrôle, alors que le nombre de personnes traversant la Manche cette année est le plus élevé de l’histoire.
« Elle a posé des questions sur la dissuasion au Rwanda, je le répète, elle n’a visiblement pas écouté ce que j’ai dit plus tôt, le projet du Rwanda n’a jamais commencé. »
Le procès de trois personnes, accusées de traite d’êtres humains, s’est ouvert ce jeudi au tribunal correctionnel de Châlons-en-Champagne, dans le nord-est de la France. Les prévenus sont soupçonnés d’avoir exploité et hébergé dans des conditions indignes 57 travailleurs, pour la plupart en situation irrégulière, lors des vendanges 2023 dans le prestigieux vignoble de Champagne.
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Un champ de vignes en France. Credit : Wikimedia Commons
Le procès s’est ouvert jeudi 19 juin à 9h au tribunal correctionnel de Châlons-en-Champagne, dans le nord-est de la France, pour juger trois personnes accusées de traite d’êtres humains.
Ce procès constitue l’aboutissement de plusieurs mois d’enquête qui ont mis au jour des conditions d’hébergement et de travail sordides pour les migrants employés et permis d’identifier 57 victimes – en majorité des étrangers en situation irrégulière originaires du Mali, de Mauritanie, de Côte d’Ivoire ou encore du Sénégal.
Parmi les prévenus figure la dirigeante d’Anavim, une société de prestations viticoles. Cette femme de 44 ans originaire du Kirghizistan est poursuivie pour travail dissimulé, emploi d’étrangers sans autorisation de travail salarié, soumission de personnes vulnérables à des conditions d’hébergement indignes et avec une rétribution inexistante ou insuffisante.
Deux hommes âgés de 33 ans, soupçonnés d’avoir participé au recrutement des vendangeurs en région parisienne, seront jugés à ses côtés.
Le syndicat CGT, qui s’est porté partie civile, regrette l’absence des donneurs d’ordre. Pour Diane Grandchamp, secrétaire fédérale agro-alimentaire interrogée par RFI, « si ces prestataires existent, c’est parce qu’il y a des donneurs d’ordre qui demandent ce type de prestation à bas coût », estime-t-elle. « Ils disent qu’ils ne sont pas au courant. Sauf que ce n’est pas possible de fermer les yeux sur les conditions dans lesquelles sont les salariés qui travaillent la terre de ces exploitants ».
Conditions de vie « insalubres » et « indignes »
L’affaire remonte aux vendanges 2023 qualifiées depuis de « vendanges de la honte » par la CGT. En septembre 2023, à la suite d’un signalement de riverains, l’inspection du travail procède à un contrôle et constate des conditions de vie portant « gravement atteinte à la sécurité, à la santé et à la dignité des occupants », selon la procureure Annick Browne.
Dans la foulée, la préfecture ordonne la fermeture de cet hébergement collectif mis à disposition par Anavim près de Reims (nord-est), en raison de conditions de vie jugées « insalubres » et « indignes ».
Les vendangeurs étaient logés dans une maison en travaux et un hangar, dormant sur des matelas gonflables à même le sol, avec des douches de fortune, des toilettes inutilisables et de nombreuses anomalies électriques, détaille aussi le parquet.
Ils étaient en outre transportés de leur hébergement à leur lieu de travail, « entassés à l’arrière de camionnettes » sans sièges ni ouvertures, et travaillaient « minimum dix heures par jour avec une unique pause déjeuner de 30 minutes », sans équipement de protection individuel et souvent avec des salaires « sans rapport » avec le travail accompli, relève le parquet.
Boubacar Soumaré, l’un des migrants exploités, avait à l’époque raconté son quotidien dans les vignes à RFI : « Ça me fait pleurer tellement on a souffert là-bas. Il n’y a pas de nourriture, même de l’eau, de l’eau simple. Alors qu’on commence le travail depuis 7h jusqu’à 18h30 ».
Une affaire similaire
Pour la première fois dans un procès sur le sujet des vendangeurs, le Comité Champagne, qui représente 16 200 vignerons, 130 coopératives et 370 maisons de Champagne, est lui aussi partie civile.
Les vendanges de 2023 dans la région avaient été émaillées d’incidents. Quatre personnes travaillant à la récolte du raisin sont notamment décédées lors d’un mois de septembre particulièrement chaud cette année-là.
Depuis plusieurs années, les scandales se multiplient dans cette région, où le raisin doit être ramassé à la main, avec un pic d’activité de seulement deux à trois semaines.
En septembre 2020, les gérants d’une société de prestations viticoles ont été reconnus coupables de « trafic d’êtres humains » par le tribunal correctionnel de Reims et condamnés à trois ans d’emprisonnement dont un an avec sursis.
Au total, six prévenus étaient poursuivis dans cette affaire pour « travail dissimulé aggravé et recours au service d’une personne exerçant un travail dissimulé aggravé », « emploi d’étrangers sans titre », « conditions d’hébergement indigne » et « traite d’êtres humains ».
L’affaire avait débuté en août 2018 lorsque des enquêteurs anti-fraude avaient découvert chez un prestataire viticole, près d’Épernay, de nombreuses personnes en situation irrégulière, dont des Afghans et des ouvriers de différents pays d’Afrique. Selon le récit des gendarmes qui ont ensuite mené l’enquête, ces ouvriers viticoles étaient soumis à des cadences quotidiennes éprouvantes et percevaient une rémunération « insignifiante », voire inexistante.
Il est accusé d’avoir donné des bonbons à de jeunes clients afin d’obtenir leurs numéros et de leur envoyer des messages sexuellement explicites.
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Un homme de 35 ans arrivé illégalement en France en 2018 a été reconnu coupable d’avoir envoyé des messages sexuels à deux jeunes filles lors de son procès le 13 juin.
L’homme n’a pas nié les accusations d’envoi de messages sexuels aux adolescentes, toutes deux âgées de 16 ans, déclarant au tribunal : « Je ne sais pas ce qui m’a pris. Je leur présente mes excuses ainsi qu’à leurs familles. »
Jamel, qui n’est pas son vrai nom, a été jugé devant le tribunal correctionnel d’Évry-Courcouronnes.
Décrit comme un « employé aimable et généreux », l’homme, employé dans une boulangerie de Mennecy, était connu pour offrir des cadeaux aux jeunes clientes qui fréquentaient la boutique. Cependant, il échangeait également des numéros de téléphone avec certaines de ces clientes. L’accusation a soutenu qu’il avait utilisé des bonbons et des cadeaux comme moyen de pression pour obtenir des numéros de téléphone et parler aux jeunes filles, selon l’agence de presse française ACTU Essone .
L’homme, qui consommait régulièrement de l’alcool et du cannabis, envoyait des messages sexuels à deux clients de 16 ans.
« Je n’étais pas dans mon état normal », a-t-il déclaré au tribunal après avoir été interrogé par le juge.
« Vous vous réfugiez derrière votre addiction pour justifier votre comportement. Mais vos manœuvres répétées sont tout sauf anodines », a déclaré le juge.
Il a été condamné à un an de prison, dont six mois avec sursis. Il purgera une partie de sa peine en résidence surveillée.
On ne sait pas encore de quel pays cet homme est originaire ni si l’affaire pourrait avoir des conséquences sur son statut en France, comme une expulsion.
La police a interpellé ce mercredi 11 juin deux personnes en train de livrer 200 kg de cannabis dans une zone isolée de la commune de Feyzin (Rhône).
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200 kg de résine de cannabis ont été saisis mercredi 11 juin à Feyzin, a appris BFM Lyon de sources concordantes.
La direction interdépartementale de la police nationale (DIPN)indique que dans le même temps, deux personnes ont été interpellées dans le cadre d’une enquête menée par l’office anti-stupéfiants (OFAST) de Lyon.
D’après nos informations, ces interpellations ont eu lieu au cours de la livraison de ces produits stupéfiants dans une zone isolée de la commune de Feyzin. Cette marchandise semblait destinée à alimenter le marché lyonnais.
Il s’agissait d’une cargaison en provenance d’Espagne transportée par un chauffeur d’origine marocaine, qui a donc été interpellé. Le deuxième homme interpellé, âgé de 27 ans, est lui originaire de Feyzin.
Défèrement et placement en détention provisoire
Les enquêteurs de l’OFAST ont surveillé cette cargaison alors qu’elle avait franchi la frontière espagnole dans la nuit de mardi à mercredi et ont pu procéder quelques heures plus tard à ces interpellations et cette saisie.
Les deux hommes ont été déférés vendredi dernier et placés en détention provisoire dans l’attente de leur jugement fixé au 7 août 2025, confirme le parquet à BFM Lyon.
Cela survient après que le Premier ministre a admis que la situation dans la Manche se « détériorait ».
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Plus de 2 000 migrants en petites embarcations ont traversé la Manche en moins d’une semaine, révèle GB News.
Au moins 250 personnes ont déjà effectué la traversée périlleuse mardi.
Les autorités françaises sont confrontées à une importante flambée de violence dans les camps de migrants, avec de multiples fusillades et attaques au couteau mortelles depuis le week-end.
Des sources ont déclaré à la chaîne People’s Channel que les camps de migrants sont « comme une zone de guerre ».
Le dernier décompte des traversées intervient quelques heures seulement après que Sir Keir Starmer a admis que la situation dans la Manche se « détériore » à la suite de discussions cruciales avec Emmanuel Macron, Giorgia Meloni et Friedrich Merz lors d’un sommet du G7 au Canada.
Le Premier ministre, qui promet de « détruire les gangs » depuis son élection il y a près d’un an, fait pression sur les autorités de l’autre côté de la Manche pour qu’elles fassent davantage pour limiter les passages.
Starmer a déclaré : « Je souhaite voir davantage de coopération dans le nord de la France, et c’est une question que j’ai soulevée et que je soulèverai à nouveau avec le président Macron. »
Suite à la rencontre de Starmer avec le président français, un porte-parole du 10 Downing Street a déclaré : « La migration devrait être une priorité étant donné la détérioration de la situation dans la Manche, ont-ils confirmé, ajoutant qu’ils devraient continuer à travailler en étroite collaboration avec d’autres partenaires pour trouver des moyens innovants de faire avancer les choses. »
Des sources ont déclaré que les camps de migrants sont « comme une zone de guerre »Pennsylvanie
Alors que le Premier ministre s’apprête à célébrer sa première année au 10 Downing Street, les traversées de la Manche ont explosé, atteignant 30 000 le 26 mars.
Le même jour, GB News a révélé que le nombre de migrants traversant la frontière pour 2025 avait déjà atteint 6 100.
Depuis lors, ce nombre a grimpé à plus de 17 000, ce qui signifie que le nombre total depuis l’entrée en fonction de Starmer pourrait atteindre 40 000.
Il s’agit du chiffre le plus élevé jamais enregistré à ce stade depuis le début de la crise en 2018.
Le chiffre provisoire de 17 006 personnes publié par GB News est supérieur de 47 % au nombre de personnes ayant traversé la frontière à la même époque l’année dernière.
Le cap des 17 000 migrants a été franchi peu après 17 heures mardi, après l’arrivée du dernier des 461 migrants dans le port de Douvres.
GB News a révélé qu’au cours des 10 derniers jours seulement, 10 migrants ont été abattus dans un camp français à l’extérieur de Dunkerque, dont deux mortellement.
Trois migrants ont été extraits hier d’un bateau au large des côtes françaises et transférés à l’hôpital avec des blessures par arme blanche.
Notre source a déclaré à la chaîne populaire qu’une grande partie de la violence était liée à des conflits entre les gangs bien établis de passeurs kurdes et les migrants africains.
La source a déclaré : « Ces camps ont toujours été assez anarchiques, mais ce que nous voyons maintenant est profondément inquiétant.
« Nous voyons des gangs kurdes s’en prendre aux migrants soudanais et africains pour punir ceux qui envisagent de prendre d’assaut les petits bateaux sans payer.
« Tout cela découle de cette tactique de plus en plus courante des gangs de migrants, principalement africains, qui prennent d’assaut les petites embarcations au moment de leur mise à l’eau, forçant leur accès à bord, utilisant souvent des armes pour intimider les autres migrants et voler leur place.
« Il était inévitable que cela arrive à un point critique, et c’est exactement ce que nous voyons maintenant.
« Ces camps ressemblent parfois à une zone de guerre. »
La croisade de la France contre les contenus pour adultes se transforme en une campagne furtive visant à supprimer l’anonymat numérique, une plateforme à la fois.
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Les efforts déployés par le gouvernement français pour lutter contre l’accès à la pornographie en ligne se transforment rapidement en une initiative plus large visant à démanteler l’anonymat en ligne, suscitant une vive inquiétude parmi les défenseurs de la vie privée.
Les autorités envisagent désormais d’appliquer des mandats stricts de vérification de l’âge non seulement aux sites explicites, mais également aux réseaux sociaux comme Reddit, Mastodon et Bluesky, des plateformes où du contenu pour adultes peut apparaître mais où l’identité n’est généralement pas liée à des informations d’identification réelles.
Ce changement n’implique pas de nouvelle législation, mais une réinterprétation des lois existantes, conformément à la réglementation française récemment promulguée. Cela permettrait à l’État de qualifier de sites pornographiques les plateformes qui « permettent le partage de contenus pornographiques », les soumettant ainsi à des contrôles d’identité numérique parmi les plus invasifs jamais proposés dans l’UE.
Le cabinet de la ministre du Numérique, Clara Chappaz, a déclaré : « Notre priorité est la vérification de l’âge pour toute plateforme qui distribue ou permet le partage de contenu pornographique. »
Bien que présentée comme une mesure visant à protéger les enfants, les implications vont bien au-delà de la sécurité des jeunes. Tout service pris dans ce piège serait contraint de suivre l’âge et, par extension, l’identité de ses utilisateurs, portant ainsi atteinte au pseudonymat et menaçant de rendre toute activité anonyme en ligne impossible en pratique.
L’urgence renouvelée du gouvernement fait suite au meurtre tragique d’un assistant d’enseignement dans un lycée, que le président Emmanuel Macron a utilisé pour réitérer son appel à interdire les réseaux sociaux aux utilisateurs de moins de 15 ans. Bien que sans rapport avec la pornographie, l’incident est utilisé pour justifier des contrôles radicaux sur les espaces numériques.
Les plateformes qui ne respectent pas les nouvelles règles de vérification de l’âge risquent d’être sanctionnées, mises sur liste noire par les moteurs de recherche, voire bloquées. Chappaz a récemment signalé que la plateforme X d’Elon Musk était sur le point d’être classée comme plateforme pornographique, malgré sa fonction première de réseau social textuel, soulignant ainsi le flou et l’étendue des définitions gouvernementales.
Cependant, la voie juridique est loin d’être claire. En vertu de la législation européenne sur les services numériques (DSA) , les décisions concernant les « très grandes plateformes en ligne » relèvent de la compétence de la Commission européenne, et non des États membres.
Ces plateformes sont censées évaluer et atténuer les risques, notamment ceux liés aux contenus pour adultes, mais conservent leur liberté quant à la manière de procéder. Une révision juridique serait en cours en France, témoignant de la volonté de l’État de promouvoir cette politique malgré les conflits potentiels avec le droit européen.
Certaines plateformes réagissent. Aylo Freesites, l’entreprise à l’origine de nombreux sites pour adultes, a déjà bloqué l’accès en France en signe de protestation, avertissant que le modèle gouvernemental est « dangereux » et « potentiellement attentatoire à la vie privée ».
D’autres ont refusé de mettre en place les barrières d’âge et pourraient faire face à des sanctions de la part du régulateur français Arcom.
Cette initiative n’est pas isolée. Partout en Europe, les gouvernements s’intéressent de plus en plus à la vérification de l’âge, soi-disant pour protéger les mineurs. Mais cette tendance permet également une collecte de données plus approfondie et facilite le lien entre les comportements numériques et les identités réelles.
La France est l’un des cinq pays participant à un projet pilote de l’UE pour une solution officielle de vérification de l’âge.
Thomas Regnier, porte-parole de la Commission européenne, a déclaré que la DSA oblige les plateformes comme X à prendre « des mesures appropriées d’atténuation des risques, y compris sur le contenu pornographique ».
Alors que la France avance sans consensus européen, les conséquences se font déjà sentir. Alors que les décideurs politiques invoquent la sécurité des enfants, les outils en cours de développement risquent d’ouvrir la voie à un Internet beaucoup plus surveillé, où exprimer sa dissidence, demander de l’aide ou simplement tenir un discours privé pourrait avoir pour prix de révéler son identité à l’État.
Avec un fort soutien du public, les députés font adopter une loi visant à empêcher les immigrants illégaux d’utiliser le mariage civil pour éviter l’expulsion.
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Après plusieurs affaires médiatisées, les députés français ont voté l’inscription dans la loi de l’interdiction faite aux maires de célébrer les mariages entre des Français et des personnes menacées d’expulsion. La mobilisation de maires courageux contre l’immigration clandestine a donc enfin porté ses fruits.
Il y a quelques mois, Robert Ménard, maire conservateur de Béziers, dans le sud de la France, a été traduit en justice pour avoir refusé de marier une habitante de la commune à un immigré algérien en situation irrégulière sous le coup d’une OQTF. Refusant de plaider coupable, il a réclamé une modification de la loi française, qui sanctionne actuellement les élus refusant de célébrer des mariages dans ce cas, indépendamment de la présence irrégulière du fiancé sur le territoire français. Il encourt jusqu’à cinq ans de prison, 75 000 € d’amende et l’interdiction d’exercer une fonction publique.
Quelques semaines plus tard, un autre maire lui a emboîté le pas. Marlène Mourier , maire de Bourg-lès-Valence, a refusé de célébrer un mariage qualifié de « mariage de complaisance » entre une Française et un immigré tunisien en situation irrégulière. Mourier et Ménard, rejoints par deux autres maires, ont publié une lettre ouverte dans Le Figaro appelant à une révision de la loi française afin d’éviter que de telles situations ne se reproduisent et ne placent les élus locaux dans une position impossible : celle de donner leur aval public à une situation manifestement illégale. Le président Macron lui-même, dans son allocution télévisée du mois dernier , a qualifié l’affaire Ménard de « grotesque » et s’est prononcé en faveur d’une modification de la loi.
Le processus est désormais engagé, puisque les députés ont adopté lundi 16 juin en commission une proposition de loi visant à interdire la célébration de mariages civils lorsque l’un des futurs époux est en situation irrégulière. L’objectif, selon le député Éric Michoux, membre de l’Union des droits pour la République (UDR), alliée au Rassemblement national (RN), est de « protéger les maires », jusqu’ici « complices involontaires d’un détournement de la loi » lorsqu’ils ont célébré de telles unions.
Le projet de loi, issu du Sénat, a déjà été approuvé par la chambre haute il y a quelques semaines. Il doit maintenant être examiné par les députés en séance plénière à la fin du mois. 73 % des Français sont favorables à cette mesure de bon sens, mais la gauche a déjà clairement exprimé son opposition. Socialistes et écologistes dénoncent « une nouvelle dérive à droite et à l’extrême droite », qualifiant la loi de « xénophobe et liberticide ». Ils y voient le résultat d’une « normalisation d’un discours réactionnaire, déguisé en liberté de conscience ou de tradition ». Au centre, les partisans de Macron se retranchent derrière des arguments formels pour se démarquer du projet de loi, soulignant son caractère potentiellement inconstitutionnel, car discriminatoire.
Depuis ce mercredi matin et jusqu’à demain soir, les contrôles sont renforcés dans les gares, à bord des trains et des bus, en particulier ceux à destination ou à l’arrivée de pays voisins. Cette opération nationale de lutte contre « l’immigration irrégulière » lancée par l’Intérieur fait suite à une précédente, mi-mai, qui avait donné lieu à des centaines d’interpellations.
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Dans les trains, les bus et les halls de gare, les contrôles sont exceptionnellement renforcés ce mercredi 18 et jeudi 19 juin. Une opération nationale de lutte contre « l’immigration irrégulière » doit être menée durant ces 48 heures, dans le cadre d’une note d’instruction du ministère de l’Intérieur révélée par l’AFP, mardi. L’opération a démarré ce mercredi matin à 8h, et s’achèvera demain à 20h.
Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a annoncé sur CNews que « 4 000″ gendarmes, policiers, douaniers et forces Sentinelle » sont mobilisées « pour interpeller des clandestins ». Le ministre souhaite envoyer un signal clair : « Ce que je veux dire, c’est que les clandestins ne sont pas les bienvenus en France de la façon la plus ferme et définitive ».
Concrètement, les grandes gares françaises, ainsi que les trains régionaux dans les zones frontalières, vont être les zones les plus visées. « Vous veillerez à prioriser, dans toutes les gares ferroviaires, les contrôles des trains à destination des pays voisins et des grandes métropoles françaises, en arrivée comme en départ. Les trains régionaux, en particulier dans les zones frontalières, pourront utilement être contrôlés après sensibilisation des instances régionales concernées », détaille dans sa note d’instruction le ministre de l’Intérieur.
Plus de 750 interpellations lors de la précédente opération il y a un mois
Cette note a été adressée aux préfets, au général d’armée, aux directions de la gendarmerie et de police ainsi qu’aux douanes. « En complément du réseau routier, le réseau ferroviaire international et national semble constituer un vecteur essentiel de transit pour les clandestins depuis l’étranger et en interne entre les régions, en particulier vers la zone Nord », argumente le document.
Les forces de sécurité sont donc sommées de prêter particulièrement attention aux fraudes liées à l’usage de faux documents d’identité. Du côté des trains, elles seront assistées dans ces tâches par la SNCF, dont les agents « ont été préalablement sensibilisés à cette opération nationale », indique la note.
Il y a un peu moins d’un mois, une opération similaire avait été lancée. Cette « opération nationale de contrôle des flux » menée les 20 et 21 mai dernier avait mené à l’interpellation de plus de 750 personnes, selon l’Intérieur.
Plus globalement, dans cette note, le ministre, chef de fil des Républicains, se félicite d’une« augmentation conséquente d’interception d’ESI (étrangers en situation irrégulière) ces dernières semaines (+28%) ». Mercredi matin, il a donné le chiffre de 47 000 interpellations depuis le début de l’année.
« Discrimination raciale »
Les associations d’aide aux personnes exilées dénoncent cette opération et la large communication de l’Intérieur autour de celle-ci. Utopia 56 la qualifie de « grande campagne de discrimination raciale ».
Ce type de contrôles dans les transports se pratiquent déjà de manière quotidienne dans certaines zones frontalières : par exemple dans le train régional reliant Vintimille (Italie) à Menton (France). « Dès qu’ils sont rentrés dans le train, les policiers nous ont dit de sortir. Directement, sans regarder nos documents. Moi, j’étais aux toilettes à ce moment-là : ils sont rentrés, ils m’ont tirée dehors. Je ne comprenais pas ce qu’il se passait. C’est là que je me suis rendue compte qu’ils avaient fait sortir tous les Noirs du train », a témoigné par exemple auprès d’InfoMigrants Edwige*, une Ivoirienne de 33 ans.
Or, ces pratiques relèvent du « contrôle racial », analysait auprès d’InfoMigrants Ulrich Stege, avocat en droit des étrangers et enseignant à l’université de Turin. « Il n’y a pas d’autres mots pour ça : les contrôles visent seulement les personnes de couleur », expliquait-il, « ce qui n’est pas légal ».
Un homme a été interpellé puis placé en garde à vue, ce lundi 16 juin, après la découverte de cette importante quantité de drogue, d’argent et d’armes à son domicile de Seine-et-Marne.
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C’est un important coup de filet contre un intense trafic de drogue en région parisienne. Selon les informations de Paris Match, les policiers du commissariat d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) ont découvert 75 kg de cocaïne, cinq armes et plus de 100 000€ en argent liquide chez un homme, domicilié à Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne). Les gendarmes de la section de recherches (SR) de Paris ont été chargés de la poursuite des investigations. Le suspect a été placé en garde à vue. Son audition est toujours en cours.
S’agit-il d’une simple nourrice, chargée de conserver cette drogue pour autrui ? Ou d’un trafiquant d’envergure ? Pour l’heure, les réponses à ces questions restent en suspens. Seule certitude : le lieu de son interpellation est tout sauf anodin.
Le suspect a été contrôlé au volant de sa voiture
Toujours selon les informations de Paris Match, le suspect a été contrôlé au volant de sa voiture, avenue du Travail à Sevran, à deux pas du quartier des Beaudottes, haut-lieu du trafic de stupéfiants en Seine-Saint-Denis. Dans son véhicule, un chien policier, dressé pour détecter la présence de drogue, a marqué l’arrêt sous un siège, permettant la découverte de quelques grammes de stupéfiants. Rendus à son domicile, les policiers ont alors mis la main sur ces 75kg de cocaïne, dissimulés dans une cache aménagée dans un second véhicule, stationné dans le garage du suspect, ainsi que dans une valise.
Les mêmes enquêteurs ont ensuite découvert, dans le même logement, un fusil à pompe, un pistolet semi-automatique et trois armes longues ainsi que plus de 100 000€.
Le procureur de Meaux, Jean-Baptiste Bladier, « ne confirme rien en l’état ».
Cette information intervient après que plus de 2 000 migrants ont été découverts ayant traversé la Manche cette semaine.
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Les autorités françaises peinent à faire face à une forte augmentation de violences graves dans les camps de migrants du nord de la France, a déclaré une source de sécurité de haut rang à GB News.
Des fusillades, des coups de couteau et d’autres violences graves sont monnaie courante dans les camps autour de Dunkerque et de Calais.
Au cours des derniers jours seulement, dix migrants ont été blessés par balle, dont deux mortellement, lors d’incidents distincts dans un immense camp de migrants à la périphérie de Dunkerque.
Hier encore, trois migrants ont été extraits d’un bateau au large des côtes françaises et transférés à l’hôpital avec des blessures à l’arme blanche.
Une source a déclaré à la chaîne populaire qu’une grande partie de la violence était liée à des conflits entre les gangs de passeurs kurdes bien établis et les migrants africains, qui tentent souvent de prendre d’assaut de petits bateaux sur les plages françaises sans payer les passeurs.
La source a déclaré : « Ces camps ont toujours été assez anarchiques, mais ce que nous voyons maintenant est profondément inquiétant.
« Nous voyons des gangs kurdes s’en prendre aux migrants soudanais et africains pour punir ceux qui envisagent de prendre d’assaut les petits bateaux sans payer.
« Tout cela découle de cette tactique de plus en plus courante des gangs de migrants, principalement africains, qui prennent d’assaut les petites embarcations au moment de leur mise à l’eau, forçant leur accès à bord, utilisant souvent des armes pour intimider les autres migrants et voler leur place.
« Il était évident que la situation allait dégénérer, et c’est exactement ce que nous constatons aujourd’hui. Ces camps ressemblent parfois à des zones de guerre. »
Samedi dernier, un migrant soudanais a été abattu dans le camp de Loon Plage, près de Dunkerque, et cinq autres ont été blessés, après que deux migrants ont ouvert le feu sur leur bivouac avec des armes de poing et une arme à canon long.
Une femme et un petit enfant figurent parmi les personnes grièvement blessées lors de la fusillade.
Un fusil d’assaut AK47 a ensuite été récupéré par la police française et un ressortissant irakien de 29 ans a été arrêté, ainsi qu’un ressortissant afghan de 16 ans, soupçonné d’être impliqué dans la fusillade.
Dans le même camp, un jour plus tard, un migrant a été blessé par balle à la tête et est décédé sur place.
Les données du ministère de l’Intérieur montrent le nombre total cumulé de migrants ayant traversé la Manche jusqu’à présent cette année BUREAU À DOMICILE/PA
Deux autres migrants ont été transportés à l’hôpital, l’un blessé par balle à la tête et l’autre au genou.
Ces derniers jours, la police a également répondu à des attaques au marteau, à des coups de couteau et à d’autres agressions graves dans des camps de migrants autour de Dunkerque et de Calais, ainsi qu’à des attaques violentes sur des plages françaises.
Cela survient alors que la police française semble avoir adopté une approche plus ferme dans la gestion des migrants qui tentent de monter à bord de petites embarcations.
Lundi matin, les forces de l’ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser des centaines de migrants qui tentaient de rejoindre un bateau près de Dunkerque.
Des migrants peinent à embarquer sur un petit bateau à destination de la Grande-BretagnePennsylvanie
La police a lancé plusieurs grenades lacrymogènes sur le grand groupe, alors qu’ils attendait dans les dunes de sable à côté de la plage de Graveline.
Les migrants de tous âges qui ont réussi à atteindre la mer ont dû attendre dans l’eau jusqu’à la taille pendant près d’une heure avant de pouvoir embarquer sur le petit bateau.
Beaucoup d’autres n’ont jamais atteint l’eau, levant les bras en signe de reddition sous une épaisse couche de gaz lacrymogène tiré par la police nationale française.
Mais malgré l’augmentation apparente de l’activité des forces de l’ordre, mardi midi, environ 300 migrants en petites embarcations avaient traversé illégalement la frontière vers le Royaume-Uni.
Cela porte à plus de 17 000 le nombre total de personnes ayant traversé illégalement la frontière cette année.
Ce chiffre est supérieur de 47 % au nombre de personnes ayant traversé la frontière à la même période l’année dernière, et intervient alors que le Premier ministre a admis lors du sommet du G7 dans la nuit que la crise des migrants « se détériorait ».