Samedi soir, un couple âgé de 23 et 31 ans a été la cible de plusieurs dizaines de tirs à Maubeuge (Nord) alors qu’il se trouvait à bord de sa voiture. Pris en chasse par deux autres véhicules, les victimes ont réussi à s’échapper. Une enquête pour tentative d’homicide volontaire en bande organisée a été ouverte.
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Un couple a échappé de justesse à la mort à Maubeuge (Nord) samedi dernier dans la soirée. Âgés de 23 et 31 ans, ils ont été visés par de très nombreux tirs alors qu’ils étaient à bord de leur voiture, près de leur domicile, a appris Actu17. Les deux victimes ont été blessées, sans que leur pronostic vital soit engagé, selon une source proche de l’enquête.
Il était environ 22h30 lorsque les faits se sont produits. Le couple aurait été pris en chasse par des agresseurs à bord de deux autres véhicules. Ces derniers ont ouvert le feu sur le véhicule des victimes, qui ont pris la fuite. Une course-poursuite aurait eu lieu. « Les policiers ont découvert des étuis correspondant aux tirs à deux endroits différents sur la commune », confie la même source.
Une cinquantaine de tirs
Les victimes ont réussi à échapper à leurs agresseurs. Ils ont été pris en charge par les secours et transportées à l’hôpital. Les policiers ont procédé à de longues constatations. Ils ont découvert une cinquantaine d’étuis de calibre 7,62 et 223 Remington. Les fonctionnaires ont également retrouvé l’un des véhicules utilisés par les auteurs, qui avait été aspergé d’essence. Un second, qui a été volé avec violences durant les faits, a été découvert immergé dans la Sambre, en Belgique.
Une enquête pour tentative d’homicide volontaire en bande organisée et vol aggravé en bande organisée a été ouverte. Les investigations ont été confiées aux policiers de la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) du Nord. Sollicité ce mercredi, le parquet d’Avesnes-sur-Helpe n’a pas donné suite.
Le dernier sondage réalisé en France montre que Marine Le Pen, poids lourd du Rassemblement national (RN), est en tête de la course aux prochaines élections présidentielles françaises.
Le sondage, publié le 11 décembre et commandé par le Figaro Magazine, a été réalisé après l’ éviction du Premier ministre français Michel Barnier le 5 décembre.
Cela a montré que Le Pen restait le candidat le plus fort pour le prochain scrutin français, officiellement prévu en avril 2027.
Le sondage révèle que la leader de facto du (RN) devance son adversaire avec environ 36% des suffrages attendus au premier tour de l’élection présidentielle. Cela lui permettrait de passer au second tour du scrutin en deux parties.
Selon Fréderic Dabi, directeur général de l’institut de sondage Ifop, qui a réalisé l’étude, Marine Le Pen aurait même amélioré sa cote dans l’opinion publique.
« Elle a gagné deux points par rapport au même sondage de septembre », a-t-il souligné.
Selon Dabi, Le Pen est quasiment au même niveau que le candidat socialiste à la présidentielle de 1974, François Mitterrand.
Le sondage indique également que la décision de Le Pen de renverser l’ancien Premier ministre français et son détournement présumé de fonds européens n’auraient pas d’impact négatif sur sa position politique en cas d’élection présidentielle.
En 1974, Mitterrand est élu au premier tour avec 43,3 % des voix mais perd au second tour avec 49,19 % des voix face à la conservatrice Valérie Giscard d’Estaing.
Dans le cas où Marine Le Pen serait déclarée inéligible si elle était reconnue coupable à l’issue de son procès pour corruption, le chef officiel du RN, Jordan Bardella, obtiendrait un score légèrement inférieur, selon le sondage.
Mais le RN reste le parti le plus populaire, puisque Bardella recueillerait 34% des voix face à l’ancien Premier ministre de centre-droit Edouard Philippe, aujourd’hui maire du Havre et fondateur du parti politique Horizons. Il a annoncé plus tôt cette année qu’il se présentait à l’élection présidentielle.
De l’autre côté du spectre politique, la gauche française semble être dans le chaos.
Le sondage suppose une division à gauche entre plusieurs candidats ; le chef de file de la France insoumise (LFI) Jean-Luc Mélenchon, le socialiste Olivier Faure ou l’ancien président François Hollande, le député vert Marine Tondelier et le communiste Fabien Roussel.
Parmi les nombreux candidats de gauche, Mélenchon reste le candidat le plus fort du sondage, mais ne recueille que 12 % des voix.
S’il n’y avait qu’un seul candidat de gauche, la gauche française ne recueillerait pas plus de 25 pour cent des voix, selon le sondage.
Bien que les élections soient prévues pour 2027, la gauche et la droite ont appelé le président Emmanuel Macron à démissionner à la lumière du chaos politique en France et d’un Parlement dans l’impasse.
Macron a déjà annoncé qu’il avait l’intention de rester au pouvoir jusqu’à la fin de son mandat présidentiel, mais alors que le désarroi politique en France s’aggrave, il reste incertain s’il en sera capable ou non.
Au lendemain de l’annonce de la chute du régime de Bachar al-Assad, lundi 9 décembre, les autorités autrichiennes ont annoncé suspendre les demandes d’asile des réfugiés syriens et préparer « un programme d’expulsion ». « Désormais, toutes les procédures en cours seront stoppées », a indiqué le ministère de l’Intérieur dans un communiqué. 100 000 Syriens vivent déjà en Autriche et des milliers d’autres ont déposé des demandes et attendent une réponse favorable.
Une décision similaire a été prise en Allemagne, où se trouvent plus d’un million de réfugiés syriens. Les demandes d’asile des Syriens ont été suspendues pour le moment.
Le Danemark et la Norvège, pays d’Europe du Nord, ont emboîté le pas à l’Autriche et à l’Allemagne. La Commission danoise de recours des réfugiés « a décidé de suspendre le traitement des dossiers concernant des personnes venues de Syrie en raison de la situation très incertaine dans le pays après la chute du régime Assad », écrit-elle dans un communiqué. La mesure de précaution s’applique dans les deux sens : plus d’asile, mais aussi une pause dans les expulsions. La date limite de départ des personnes éligibles à l’expulsion vers la Syrie a été repoussée. La Norvège est arrivée aux mêmes conclusions et préfère appliquer le principe de précaution jusqu’à ce que la situation sur place se soit stabilisée. « La situation dans le pays reste très floue et non résolue », écrit la Direction norvégienne de l’immigration dans un communiqué rapporté par la presse française .
Enfin, la Belgique a annoncé qu’elle aussi suspendait le traitement des demandes d’asile qui lui étaient présentées.
La France, de son côté, tergiverse sur ce dossier épineux . La question de la suspension du traitement des demandes d’asile a été évoquée à haut niveau, mais aucune décision n’a été prise, même si le ministère de l’Intérieur assure qu’une décision sera prise « dans les prochaines heures ».
Le directeur de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) recommande simplement de « différer » l’examen des 700 demandes d’asile en cours, tout en déclarant ne pas vouloir « laisser les gens sans réponse trop longtemps ».
« En France, tout Syrien qui voudra continuer à demander l’asile pourra le faire », promet Didier Leschi, directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration. Il estime qu’il n’y a pas d’urgence et que la France peut attendre, car elle n’est pas traditionnellement un pays de destination des réfugiés syriens. Henry Masson, président de la CIMADE ( Comité inter-mouvements auprès des évacués ), se montre optimiste. « La Syrie reste un pays à haut risque », argue-t-il. « Aujourd’hui, on ne sait rien de l’évolution politique » et « on ne peut pas être sûr qu’il n’y aura pas de sanglants combats fratricides », ajoute-t-il. Avant de tempérer son analyse : « il y a une probabilité non négligeable » que de nombreux Syriens veuillent de toute façon « retourner dans leur pays », s’il « se reconstruit pacifiquement et dans le respect de toutes les minorités ».
Politiquement, le sujet est clivant. Sarah Knafo, députée européenne de Reconquête, le parti d’Éric Zemmour, a expliqué que « l’Europe devrait fermer ses portes ». Marine Le Pen, de son côté, a prôné le retour des réfugiés dans leur pays, arguant que les gens ne doivent pas rester réfugiés « toute leur vie ». La gauche, de son côté, a dénoncé le discours « hypocrite et dangereux » de la droite, et une volonté de s’attaquer au « droit inaliénable » qu’est le droit d’asile. La seule voix dissonante et lucide à gauche est celle du dirigeant communiste Fabien Roussel, qui estime qu’il faut faire preuve de prudence. Suspendre l’asile est une « mesure de précaution, car il y a aujourd’hui des terroristes en Syrie, parmi ceux qui ont renversé le dictateur Bachar al-Assad », a-t-il reconnu.
Le gouvernement démissionnaire risque de mettre du temps à prendre une décision car, depuis la chute de Michel Barnier le 4 décembre, il se limite à gérer les affaires courantes en l’absence d’un nouveau Premier ministre.
Un homme de 34 ans est décédé au cours de sa garde à vue au commissariat de Bagneux (Hauts-de-Seine) mardi après-midi. Une enquête a été ouverte et confiée à l’IGPN pour déterminer les causes de la mort.
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Un homme âgé de 34 ans est décédé au cours de sa garde à vue au commissariat de Bagneux (Hauts-de-Seine) ce mardi après-midi. Selon les premiers éléments, il a été victime d’un arrêt cardio-respiratoire et n’a pu être réanimé malgré l’intervention des secours. Une enquête en recherche des causes de la mort a été ouverte et confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), indique le parquet de Nanterre.
L’homme avait été placé en garde à vue ce lundi « dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte pour infractions à la législation sur les stupéfiants », précise la même source. Une enquête menée par les policiers de la sûreté territoriale (ST 92), selon nos informations. Vers 15h45, le trentenaire a été victime d’un malaise. Les policiers lui ont apporté les premiers soins jusqu’à l’arrivée des secours.
Ausculté par un médecin la veille
Selon une source proche de l’affaire, l’homme se sentait déjà mal lundi. Il avait été conduit à l’hôpital pour un examen médical. Le médecin avait alors estimé que son état de santé était compatible avec son placement en garde à vue. Il avait été ramené dans sa cellule au commissariat.
Une autopsie va être pratiquée et devrait préciser les causes du décès de cet homme.
Le président français Emmanuel Macron doit rencontrer les dirigeants politiques nationaux pour discuter de la formation d’un « gouvernement d’intérêt général ».
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Deux absents notables des discussions prévues le 10 décembre à 14 heures sont le Rassemblement national (RN) d’extrême droite et La France insoumise (LFI) d’extrême gauche, que Macron a exclus en raison de ce qu’il a décrit comme leur refus de « compromis ».
Selon les observateurs, cette démarche semble avoir pour but de consolider le soutien des factions plus modérées, la stratégie de Macron visant probablement à fracturer les blocs parlementaires existants et à remodeler les alliances.
Son exclusion de LFI a suscité des tensions au sein de l’alliance de gauche Nouveau Front populaire (NFP).
Le NFP a accusé ses alliés du Parti socialiste de saper la coalition en se rapprochant du programme centriste de Macron.
LFI a soutenu que les socialistes se positionnaient pour abandonner l’alliance au profit d’une collaboration avec le gouvernement Macron.
Dans un communiqué diffusé sur X le 9 décembre, le chef de file du PS Olivier Faure a réitéré la demande de son parti d’un Premier ministre français de gauche.
Il a également fait part d’une volonté apparente de travailler avec d’autres forces au Parlement, laissant potentiellement la porte ouverte au compromis.
Faure a laissé entendre que tout accord dépendrait d’un « véritable changement de direction politique » de la part de Macron.
Les socialistes sont apparus comme de potentiels faiseurs de rois pour le prochain gouvernement de Macron. Ils ont plaidé pour un accord de « non-censure » qui garantirait la stabilité et empêcherait le renversement du nouveau gouvernement par une motion de censure, comme cela s’est produit avec le gouvernement de l’ancien Premier ministre Michel Barnier.
Si le pari de Macron peut créer une coalition plus stable, il risque d’accroître l’attrait de partis exclus comme le RN, estiment beaucoup.
En laissant le RN à l’écart des discussions, Macron a renforcé le statut du parti en tant qu’outsider politique, un rôle qui a historiquement trouvé un écho auprès de sa base.
Selon un récent rapport du journal Le Monde, le groupe de Marine Le Pen, figure emblématique du RN, considère cette exclusion comme une « médaille d’opposition » symbolique offerte par le président.
Jordan Bardella, chef de file du RN, a critiqué l’approche excluante de Macron : « Nos électeurs ne sont pas des citoyens de seconde zone. Comment pouvons-nous former un gouvernement d’intérêt général tout en ignorant la voix de 11 millions d’électeurs français ? »
Bardella a également accusé Macron de tenter de consolider un « super-parti » centriste, du parti des Républicains conservateurs de Laurent Wauquiez au Parti socialiste.
Le président n’a pas encore révélé son candidat au poste de Premier ministre et la pression monte.
Pierre Moscovici, président de la Cour des comptes française, a exhorté Macron à agir rapidement, avertissant sur la radio France Inter le 10 décembre qu’une incertitude prolongée pourrait exacerber l’instabilité économique, politique et financière.
Si Macron réussissait à construire un gouvernement d’intérêt général, il laisserait LFI et RN comme seules forces d’opposition.
Cette stratégie pourrait servir LFI. Son chef Jean-Luc Mélenchon se réjouirait sans doute de l’échec d’un nouveau gouvernement, ce qui ouvrirait la perspective d’une élection présidentielle anticipée avant celle prévue en avril 2027.
LFI poursuit son appel à la démission de Macron.
« Nous ferons partir Macron. Il partira. Notre motion de destitution sera votée. Nous la redéposerons jusqu’à ce qu’elle soit adoptée », a déclaré Mélenchon le 9 décembre.
Une grande coalition de forces modérées devra encore trouver un consensus sur des questions majeures telles que les réformes fiscales, la restructuration des retraites et la politique migratoire.
Ces sujets controversés pourraient mettre à rude épreuve une telle alliance et potentiellement conduire à son effondrement au Parlement.
Trois policiers ont été blessés lors d’une intervention pour un différend conjugal à Nice (Alpes-Maritimes) dimanche soir. Pris à partie par une dizaine de personnes, les fonctionnaires ont essuyé des coups, notamment de béquille. Trois suspects ont été placés en garde à vue.
Illustration. (Jose Hernandez Camera 51 / Shutterstock)
Trois policiers ont été violemment agressés et blessés par un groupe d’individus lors d’une intervention en pleine rue à Nice (Alpes-Maritimes), dimanche soir. Deux hommes et une femme ont été interpellés et placés en garde à vue pour violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique, outrage et rébellion, indique une source proche de l’affaire, confirmant une information de BFM Côte-d’Azur.
Les forces de l’ordre sont intervenues vers 22h40 pour un différend conjugal sur la voie publique entre un homme et une femme, boulevard Auguste-Raynaud. L’homme de 43 ans aurait alors insulté les policiers et la situation a dégénéré. Le quadragénaire a été interpellé mais des membres de sa famille, domiciliés non loin, sont arrivés sur place et ont tenté d’empêcher l’interpellation.
Une dizaine de personnes ont agressé les fonctionnaires, dont la compagne du suspect interpellé. L’un des policiers a reçu des coups de béquille aux jambes et aux bras. Sa collègue a été frappée au visage et a eu les cheveux tirés. Des renforts de police sont arrivés sur les lieux et ont permis de procéder à deux autres interpellations. Les trois policiers blessés ont été conduits à l’hôpital et ont bénéficié de deux jours d’incapacité totale de travail (ITT) chacun.
« Trop, c’est trop ! À quand nos renforts ? Travailler avec le courage ne suffit plus ! », a dénoncé le syndicat Alliance Police Nationale des Alpes-Maritimes sur le réseau social X.
Dans un discours de dix minutes à la nation , M. Macron a accusé l’extrême gauche et l’extrême droite, qui se sont combinées de manière choquante pour voter une motion de censure contre M. Barnier mercredi, de ne penser qu’à elles-mêmes, et non aux électeurs.
Il avait auparavant décrit les deux partis, qui comprennent le Rassemblement national (RN) d’extrême droite, dirigé par Marine Le Pen, et le parti d’extrême gauche La France insoumise, comme une « coalition d’irresponsables ».
Le président a déclaré que les partis s’étaient unis dans ce qu’il a appelé « un front anti-républicain » et a ajouté : « Je n’assumerai pas l’irresponsabilité des autres ».
Il a accusé les groupes d’avoir créé le « chaos » avant Noël dans l’espoir de provoquer une nouvelle élection présidentielle, et a déclaré qu’il ne démissionnerait pas mais terminerait son mandat jusqu’à sa fin naturelle en 2027. Il a ensuite réaffirmé son engagement à rendre la France « plus forte » et « plus juste ».
« Je sais que certaines personnes veulent me pointer du doigt », a-t-il déclaré. « C’est beaucoup plus facile de le faire. J’ai toujours accepté mes responsabilités. »
« Le mandat que vous m’avez confié est d’une durée de cinq ans et je l’exercerai jusqu’au bout. »
M. Barnier, un conservateur chevronné que M. Macron a nommé Premier ministre il y a à peine trois mois, est devenu le Premier ministre au mandat le plus court de l’histoire française moderne après avoir échoué à trouver suffisamment de soutien pour un budget visant à maîtriser un large déficit.
L’Elysée a déclaré que M. Macron avait demandé à M. Barnier et à son gouvernement de rester en poste à titre intérimaire jusqu’à ce qu’un nouveau gouvernement soit formé.
Bien que M. Macron ait mis des mois à nommer M. Barnier plus tôt cette année, il a été rapporté que le président français souhaite trouver un nouveau poste avant une cérémonie samedi pour rouvrir la cathédrale Notre-Dame, qui a été rénovée après un incendie dévastateur.
Le président américain élu Donald Trump devrait être présent aux côtés de nombreux dirigeants mondiaux.
Les alliés de Macron lui-même se sont joints à eux pour réclamer une action rapide. Après les élections anticipées de fin juin et début juillet, il a fallu près de deux mois à Macron pour nommer M. Barnier.
« Je lui recommande de procéder rapidement à la nomination d’un Premier ministre, c’est important, il ne faut pas laisser les choses en suspens », a déclaré sur France Inter la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, avant de rencontrer M. Macron vers midi.
La France risque désormais de terminer l’année sans gouvernement stable ni budget 2025, même si la Constitution prévoit des mesures spéciales qui permettraient d’éviter un shutdown à l’américaine.
Les troubles politiques en France affaiblissent encore davantage l’Union européenne, déjà sous le choc de l’implosion du gouvernement de coalition allemand, et surviennent quelques semaines avant le retour de M. Trump à la Maison Blanche.
Cela affaiblit également M. Macron, qui a précipité la crise avec sa décision malheureuse de convoquer des élections anticipées en juin, qui ont donné naissance à un parlement polarisé dans le pays.
Le président a déjeuné avec François Bayrou, dont le nom a été évoqué par les médias français comme successeur possible de M. Barnier, rapporte le journal Le Parisien .
Le mandat de M. Macron court jusqu’en mai 2027 et il n’a jusqu’à présent montré aucun signe de céder aux appels de l’opposition à la démission, bien qu’un sondage Toluna Harris Interactive pour la chaîne de télévision RTL ait montré que 64 % des électeurs souhaitent désormais que le président démissionne.
« Le principal responsable de la situation actuelle, c’est Emmanuel Macron », a déclaré Marine Le Pen, du RN (extrême droite), sur TF1.
Un président français ne peut être évincé que si les deux tiers des hommes politiques décident qu’il a gravement failli à son rôle, selon un article de la Constitution qui n’a jamais été invoqué.
Le nouveau Premier ministre devra faire face aux mêmes défis face à un Parlement divisé, notamment en adoptant un budget pour 2025 à un moment où la France doit maîtriser ses finances publiques.
Selon les règles constitutionnelles françaises, il ne peut y avoir de nouvelles élections parlementaires avant juillet.
Trois jeunes hommes ont été mis en examen à Paris, soupçonnés de préparer un attentat à l’aide d’engins explosifs. Interpellés en début de semaine, ils ont été mis en examen avant d’être écroués. Une information judiciaire a été ouverte du chef d' »association de malfaiteurs terroriste criminelle » et autres infractions liées au terrorisme.
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Trois jeunes hommes de 19 et 20 ans ont été mis en examen ce samedi 7 décembre à Paris, soupçonnés d’avoir projeté un attentat en France avec des engins explosifs. Ils ont été placés en détention provisoire. Une enquête préliminaire a été ouverte le 20 novembre dernier dans ce dossier, indique le parquet national antiterroriste (PNAT), confirmant une information du Parisien.
Les trois suspects ont été interpellés les 3 et 4 décembre dans plusieurs départements, avant d’être placés en garde à vue dans les locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Les mis en cause, radicalisés, auraient notamment envisagé de cibler la mairie de Poitiers (Vienne), d’après le quotidien francilien. Une cible envisagée en lien avec la bataille de Poitiers qui marqua la victoire des troupes de Charles Martel contre les troupes arabo-berbères, en 732. Le siège de la DGSI aurait également fait partie des cibles identifiées par les suspects.
Une information judiciaire a été ouverte samedi des chefs d' »association de malfaiteurs terroriste criminelle », « détention et transport de substance ou produit incendiaire ou explosif en relation avec une entreprise terroriste », « fabrication non autorisée d’engin explosif ou explosif en relation avec une entreprise terroriste ». Les trois jeunes hommes s’étaient lancés dans la conception de TATP, un explosif utilisé par les djihadistes, extrêmement puissant, mais aussi instable.
Deux des suspects ont été mis en examen de l’ensemble des chefs, tandis que le troisième l’a été uniquement du chef d' »association de malfaiteurs terroriste criminelle ».
Une femme afghane qui voulait porter des vêtements occidentaux et adopter les valeurs européennes a été poignardée huit fois par son mari qui exigeait qu’elle reste soumise
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Un migrant afghan est jugé cette semaine en France, accusé de tentative de meurtre sur sa femme parce qu’elle aurait voulu « être européenne » et embrasser des valeurs libérales.
L’accusé, Naceer, âgé de 31 ans, est accusé de tentative de meurtre et de viol après avoir poignardé sa femme Fakhira, âgée de 28 ans, à huit reprises en mai à leur domicile de Noisy-le-Sec, une commune de l’est parisien.
La cour d’assises de Seine-Saint-Denis a entendu comment Naceer et Fakhira ont fui les talibans en 2022 et ont demandé l’asile en France.
Fakhira, qui avait été forcée de quitter l’école et de se marier à l’âge de 17 ans après que son père ait été tué dans un attentat suicide, avait voulu rejeter les normes patriarcales de son pays d’origine en adoptant des libertés qui lui avaient longtemps été refusées, ainsi qu’à d’autres femmes : marcher les cheveux découverts, porter des vêtements modernes et prendre des cours de français.
Son mari, cependant, est devenu rancunier et autoritaire, insistant pour qu’elle se conforme aux attentes traditionnelles. « Elle veut être européenne. Moi non », aurait-il dit à son oncle.
« Il lui a demandé de s’habiller d’une certaine manière et voulait qu’elle reste à la maison », a entendu le tribunal lors du témoignage de son oncle.
Les tensions se sont intensifiées, Fakhria confiant des cas de violence domestique et de coercition, ainsi que les demandes de Naceer pour des « relations sexuelles illégitimes » telles que le sexe anal, bien qu’aucune plainte formelle n’ait été déposée.
L’agression pour laquelle il est jugé a eu lieu le 7 mai 2022, laissant Fakhria gravement blessée. Selon Le Parisien , elle était en compagnie de sa cousine lorsqu’elle a été soudainement confrontée à Naceer, poignardée à plusieurs reprises et laissée pour morte. Son oncle a appelé les secours et est resté avec elle pendant qu’elle se battait pour sa vie. Il a déclaré au tribunal : « Son corps était couvert de sang partout. »
Il a affirmé que les actions de Naceer ont été saluées par certains membres de la diaspora afghane qui ont considéré la violence comme un acte d’honneur et l’ont appelé à « finir le travail ».
« Il était considéré comme un héros », a témoigné l’oncle, ajoutant que Naceer avait plus tard répandu des rumeurs selon lesquelles Fakhira avait été infidèle pour tenter de justifier l’attaque au sein de la communauté afghane.
Le procès est en cours et les procédures judiciaires devraient s’achever vendredi.
Avant la réouverture de la cathédrale Notre-Dame, Trump et Macron se sont salués par une étreinte de 10 secondes au cours de laquelle Trump a saisi avec assurance la main du président français et l’a serrée avec enthousiasme.
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À un moment donné, alors que Macron semblait vouloir s’éloigner, Trump a resserré son étreinte et l’a rapproché pour une séance photo. Après avoir posé pour les photos, Macron a maintenu une prise ferme et a serré le bras du président, l’invitant à entrer dans le palais de l’Élysée.
Macron et Trump ont maintenu leur poignée de main pendant quelques secondes tout en posant pour des photos ( REUTERS )
C’était une salutation familière dont certains se souviendront peut-être qu’elle était un élément essentiel de leur relation lorsque Trump était président de 2017 à 2020.
Dans la nuit de vendredi à samedi à Grenoble (Isère), une jeune femme de 24 ans a été poussée dans l’Isère depuis un pont par un homme de 32 ans. Secourue par les pompiers, elle souffre d’une légère hypothermie. Le suspect, rapidement interpellé, a été interné d’office en psychiatrie.
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Vers 4 heures du matin dans la nuit de vendredi à samedi à Grenoble (Isère), une jeune femme de 24 ans a été poussée dans l’Isère depuis le pont de la Citadelle, qui relie le quartier Saint-Laurent au centre-ville. L’auteur présumé a été rapidement interpellé, rapporte Le Dauphiné. Une information confirmée par le parquet de Grenoble.
Selon les premiers éléments de l’enquête, la jeune femme marchait sur le trottoir lorsqu’elle a croisé un homme de 32 ans. Ce dernier, sans aucune provocation apparente, s’est mis à hurler avant de saisir la victime et de la jeter par-dessus le parapet du pont, la précipitant dans la rivière en contrebas.
La chute, d’une hauteur d’environ cinq mètres, aurait pu avoir des conséquences dramatiques. a victime a eu de la chance de tomber à un endroit où l’eau était suffisamment profonde et proche de la rive. Elle a réussi à s’accrocher à des branchages, ce qui lui a permis de se maintenir à la surface. Un témoin a immédiatement donné l’alerte. Les sapeurs-pompiers sont intervenus rapidement et ont secouru la jeune femme, qui a été transportée au CHU Grenoble Alpes en état d’hypothermie légère. Son état de santé n’inspire pas d’inquiétude.
Le suspect hospitalisé d’office en psychiatrie
Le suspect a été interpellé par la police à proximité du lieu de l’agression. Il aurait tenu des propos incohérents au moment de son arrestation. Placé en garde à vue, il a ensuite été soumis à un examen psychiatrique. « La garde à vue du mis en cause a été levée en raison de ses problèmes psychiatriques. Il a été conduit à l’hôpital psychiatrique », a précisé le procureur de la République de Grenoble, Éric Vaillant.
Une enquête a été ouverte et confiée au Service local de police judiciaire (SLPJ).
Une plainte pour viol visant un animateur périscolaire de l’école maternelle Christine-de-Pisan, dans le XVIIe arrondissement de Paris, a conduit à sa suspension seulement dix jours plus tard. Les parents dénoncent des défaillances dans la gestion de l’affaire et réclament des mesures pour éviter de telles situations à l’avenir.
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Une famille du XVIIe arrondissement de Paris dénonce des défaillances dans le traitement de l’affaire concernant leur fille de 5 ans, victime présumée de viol par un animateur périscolaire. Malgré le dépôt d’une plainte le 18 septembre dernier, l’animateur a continué à exercer à l’école maternelle Christine-de-Pisan jusqu’au 27 septembre, révèle Le Parisien.
Selon la mère de la victime présumée, le viol aurait eu lieu pendant les activités périscolaires. Elle a déposé plainte le 18 septembre, mais les policiers n’ont pas immédiatement informé la mairie ou l’établissement scolaire. « Il y a eu un défaut du côté de la police, tonnent des élus de tous bords. Selon le protocole, nous aurions dû être prévenus par eux immédiatement après l’audition de la mère », déplorent-ils auprès de nos confrères.
«Nous avons saisi le commissariat pour comprendre ce qu’il s’est passé»
Les parents, choqués par l’absence de réaction, ont alerté la directrice de l’école le 27 septembre. Celle-ci a alors contacté la Circonscription des affaires scolaires et de la petite enfance (CASPE), ce qui a conduit, après 48 heures, à la suspension de l’animateur. « Pour tout signalement relatif à une suspicion de fait grave et dès connaissance de cette dernière, l’agent mis en cause est retiré du terrain sans délai », précise la Ville de Paris. Le maire du XVIIe arrondissement, Geoffroy Boulard (LR), critique la lenteur du protocole et a demandé des explications au commissariat. « Nous avons saisi le commissariat pour comprendre ce qu’il s’est passé, il ne faut plus que cela puisse se produire », a-t-il déclaré.
Des réunions avec les parents d’élèves ont été organisées les 8 et 15 octobre pour répondre aux inquiétudes et offrir un accompagnement psychologique. L’Hôtel de Ville a également sollicité un psychologue scolaire pour observer la situation dans l’établissement. En parallèle, une déclaration a été transmise au Service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (SDJES), responsable du contrôle des animateurs travaillant avec des mineurs.
«On nous a affirmé que les animateurs n’étaient jamais seuls avec un enfant, sauf que c’est complètement faux»
Certains parents dénoncent des pratiques laxistes au sein de l’établissement. « On nous a affirmé que les animateurs n’étaient jamais seuls avec un enfant, sauf que c’est complètement faux », rapporte le père d’une élève au Parisien. Il assure avoir vu des animateurs seuls avec des enfants, en particulier dans des moments comme les soins ou les passages aux toilettes. Les autorités municipales envisagent des ajustements dans le protocole pour prévenir de tels dysfonctionnements. À la CASPE, on reconnaît des marges d’amélioration : « On pourrait simplifier notre protocole pour que ces affaires de mœurs passent encore davantage en priorité ».
La Ville de Paris assure par ailleurs que des vérifications sont effectuées lors du recrutement des animateurs, notamment en contrôlant leur casier judiciaire et leur non-inscription au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAIS). L’enquête judiciaire est toujours en cours pour faire la lumière sur cette affaire.
La nature a horreur du vide. La politique aussi. A peine le président élu Donald Trump a-t-il été confirmé comme prochain occupant de la Maison Blanche que le président français Emmanuel Macron, assiégé, a cherché à l’inviter à la réouverture samedi de la cathédrale Notre-Dame de Paris, magnifiquement restaurée.
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Trump a dûment accepté, comme l’a rapporté Breitbart News .
Il sera présent, mais aussi plus de 50 autres chefs d’État, tous tout aussi désireux de renouer avec le président républicain de retour.
Le prince William de Grande-Bretagne sera présent pour voir un chef-d’œuvre gothique médiéval qui a été ravagé par un incendie il y a plus de cinq ans, a confirmé le palais de Kensington.
William, prince de Galles, assiste à la cérémonie au nom du Royaume-Uni à la demande du gouvernement britannique, a déclaré le palais.
La liste définitive des chefs d’Etat présents à l’investiture du 7 décembre n’est pas encore connue.
Parmi les invités, un nom se murmure déjà sans confirmation : celui du président ukrainien Volodymyr Zelensky.
L’un d’eux brillera cependant par son absence : le pape François, qui a volontairement choisi de ne pas venir célébrer la réouverture de Notre-Dame, au profit d’un déplacement en Corse une semaine plus tard.
Ce geste a suscité l’incompréhension de nombreux catholiques, mais environ 170 évêques venus de toute la France et du monde entier assisteront également à la cérémonie, ainsi qu’un prêtre de chacune des 106 paroisses de l’archidiocèse de Paris.
Les premières célébrations, qui débuteront samedi après-midi, mêleront rituel religieux et show-biz, rapporte l’AFP .
L’archevêque de Paris Laurent Ulrich présidera une cérémonie de réouverture, frappant aux portes fermées de Notre-Dame avec son personnel pour les rouvrir, indique le site Internet de la cathédrale.
Après la cérémonie, les chanteuses d’opéra Pretty Yende, d’Afrique du Sud, et Julie Fuchs, de France, le pianiste chinois Lang Lang, le violoncelliste Yo-Yo Ma, la chanteuse béninoise Angélique Kidjo, la chanteuse libanaise Hiba Tawaji et d’autres se produiront samedi soir lors d’un concert pour la cathédrale et ceux qui ont participé à la reconstruction, a indiqué le diffuseur de l’émission, France Télévisions.
Au total, ce sera une magnifique célébration de la détermination de la France à redonner toute sa splendeur à l’un de ses principaux éléments du patrimoine culturel.
Et Donald Trump sera là pour dire au monde qu’il est de retour – même s’il n’est jamais vraiment parti.
L’effondrement du gouvernement français suite à une motion de censure soutenue par l’extrême gauche et l’extrême droite a plongé la France dans un chaos politique plus profond.
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Le président Emmanuel Macron, sous une pression croissante après le vote et la démission de Michel Barnier comme Premier ministre, s’est adressé à la nation le 5 décembre pour tenter de reprendre le contrôle.
Lors de son discours, Macron a rejeté les appels croissants à sa démission avant la fin de son mandat en 2027 et a annoncé son intention de voter une loi budgétaire spéciale plus tard en décembre.
Il a également critiqué ce qu’il a appelé les forces « anti-républicaines » qui ont uni leurs forces pour renverser Barnier, les qualifiant de « destructrices » pour le tissu démocratique français.
Les leaders de l’opposition ont dénoncé son choix de mots.
« Dans son discours, Emmanuel Macron a poursuivi une tendance inquiétante du régime Macron : prétendre que s’opposer à lui, contester ses choix, est illégitime, irresponsable et condamnable par principe », a déclaré le chef du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella.
Jean-Luc Mélenchon, chef de file du parti d’extrême gauche La France Insoumise (LFI), a déclaré que Macron ne comprenait pas ce qui se passait dans le pays ni ses coutumes politiques.
Alors que Macron cherche à nommer un successeur, les spéculations vont bon train autour de trois candidats de premier plan.
Dans une Assemblée nationale dans l’impasse, Macron a besoin d’une personnalité capable de combler les divisions et d’éviter une nouvelle crise provoquée par une majorité fragmentée de députés.
L’un des principaux prétendants est Sébastien Lecornu, ministre sortant des Armées et membre chevronné du gouvernement Macron depuis 2017.
Avec son passé conservateur, Lecornu s’est avéré populaire au sein du bloc central de Macron, même si ses détracteurs ont fait valoir que s’appuyer uniquement sur ce bloc s’était déjà avéré insuffisant, comme l’a démontré la chute de Barnier.
Le ministre français des Armées sortant Sébastien Lecornu (EPA-EFE/TERESA SUAREZ)
Un autre choix potentiel est Bruno Retailleau, le ministre sortant de l’Intérieur.
Visage familier de l’opinion publique française, les bonnes relations de Retailleau avec le RN d’extrême droite pourraient servir à neutraliser d’éventuelles alliances entre ce parti et l’extrême gauche LFI – stabilisant potentiellement l’Assemblée.
Choisir un autre républicain comme Premier ministre pourrait cependant signaler à certains que Macron n’a pas respecté le vote des députés qui ont évincé le républicain Barnier.
Bruno Retailleau, ministre français de l’Intérieur sortant, (EPA-EFE/CHRISTOPHE PETIT TESSON)
François Bayrou, poids lourd du centre et président du parti MoDem, apparaît également comme une option viable.
Bayrou, qui a rencontré Macron lors d’un déjeuner le 5 décembre, est considéré comme un bâtisseur de ponts capable d’élargir le bloc central du président français en tendant la main aux Verts et aux socialistes.
Sa réputation de rassembleur pourrait également aider Macron à élargir sa base de soutien à l’Assemblée nationale.
François Bayrou, chef du parti centriste MoDem. (EPA-EFE/TERESA SUAREZ)
Parmi ces favoris, un autre nom a fait surface : Ségolène Royal.
L’ancienne candidate socialiste à la présidentielle et figure de proue de la gauche a indiqué qu’elle était prête à assumer cette responsabilité.
«Je suis disponible et j’ai écrit une lettre au président», a-t-elle déclaré le 4 décembre.
« Je le dois à toutes les femmes et à toutes les petites filles », a-t-elle ajouté.
Connue pour ses profondes racines dans le paysage politique français, l’inclusion de Royal signalerait un pivot vers l’engagement de la gauche.
Alors que Macron cherche un nouveau Premier ministre, espérant stabiliser une Assemblée nationale divisée, les factions de gauche du pays se fracturent.
Le Parti socialiste, dirigé par Olivier Faure, a affiché une volonté de compromis, creusant encore davantage le fossé avec la ligne plus dure de LFI.
Le 6 décembre, Faure a déclaré que les socialistes étaient prêts à négocier sur des questions controversées telles que les retraites et les réformes fiscales.
Il a notamment laissé entendre que son parti pourrait ne pas chercher immédiatement à abroger la réforme controversée des retraites de Macron, qui a relevé l’âge de la retraite à 64 ans – une mesure qui avait déclenché des manifestations à l’échelle nationale plus tôt cette année.
Les socialistes ont également lancé l’idée d’un « accord de défiance », par lequel ils s’abstiendraient de voter contre le prochain gouvernement.
Cela a été perçu comme une tentative claire de se distancer de l’approche conflictuelle du LFI.
Faure a explicitement critiqué LFI, suggérant que le refus du parti de faire des compromis l’excluait de fait de toute influence sur le prochain gouvernement.
Les dirigeants de LFI n’ont pas tardé à condamner la position des socialistes.
Manuel Bompard, coordinateur de LFI, a dénoncé ce qu’il considère comme une trahison de leur engagement commun d’abroger la réforme des retraites.
« Pour rejoindre une coalition avec les macronistes, le Parti socialiste est désormais prêt à renoncer à l’abrogation de la retraite à 64 ans. Le serment du 8 juin 2023 de « tout faire » pour cette abrogation serait-il déjà enterré ? Etonnant », écrit-il.
La présidence affaiblie de Macron, un gouvernement paralysé et des luttes politiques incessantes ont érodé l’influence de la France en Europe.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, est en train de finaliser l’accord avec le Mercosur – malgré l’opposition française.
L’effondrement du gouvernement Barnier après seulement deux mois et 29 jours — le plus court mandat de l’histoire de la Cinquième République — n’a fait qu’amplifier les inquiétudes quant à la stabilité du pays.
Une question se pose parmi les observateurs : le prochain gouvernement d’Emmanuel Macron pourra-t-il survivre au mandat de Barnier, ou le chaos politique va-t-il s’aggraver davantage ?
Une importante saisie de drogue, comprenant 12 kg de 3-MMC et près d’un kilo de cocaïne, a été réalisée par les policiers du XIXe arrondissement de Paris. Une centaine de munitions de calibre 7,62 Tokarev a également été saisie. Un homme de 26 ans a été interpellé et placé en garde à vue.
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Les policiers de la brigade territoriale de contact (BTC) du XIXe arrondissement de Paris sont à l’origine d’une importante saisie de drogue, qui a eu lieu ce mercredi. Une quinzaine de kilos de drogue de synthèse et de cocaïne ont été saisis dans un appartement et un homme de 26 ans a été placé en garde à vue, a appris Actu17.
L’affaire a débuté par le récit de plusieurs témoins évoquant des allées et venues incessantes dans un appartement du quartier Saint-Fargeau. Les policiers de la BTC ont mis en place un dispositif de surveillance afin de recueillir des éléments sur cette activité suspecte. Ils ont rapidement compris qu’ils avaient affaire à un trafic de stupéfiants. Un jeune homme a été identifié puis interpellé ce mardi soir vers 22 heures, alors qu’il venait de sortir du logement situé dans une rue du XXe arrondissement, limitrophe avec le XIXe.
15 litres de cocaïne liquide
Le suspect a été placé en garde à vue et une perquisition a été menée dans l’appartement. Les enquêteurs du XIXe arrondissement ont alors découvert 12 kg de 3-MMC, 1,4 kg de méthamphétamine, près d’un kg de cocaïne, environ 15 litres de cocaïne liquide, et deux autres kilos de drogue de synthèse. Dans cet appartement nourrice, les forces de l’ordre ont également mis la main sur une centaine de munitions de calibre 7,62 Tokarev, sur du matériel de conditionnement, ainsi que des balances, et près de 1000 euros en numéraire.
« La quantité de drogue saisie représente près de 2 millions d’euros à la revente, sur le marché illicite », souligne une source proche de l’affaire. La suite des investigations a été confiée à la brigade des stupéfiants de la police judiciaire parisienne. La garde à vue du suspect peut s’étendre jusqu’à 96 heures.
La société française se déplace encore plus à droite sur la question de l’immigration, les femmes et les jeunes étant les plus grands partisans de l’immigration zéro
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Un nouveau sondage montre que près d’une majorité de Français ne souhaitent aucune immigration, qu’elle soit légale ou illégale.
Le sondage CSA , réalisé pour Europe 1, CNews et le Journal du Dimanche, montre que 48 % des Français souhaitent qu’aucun immigré ne vienne sur le territoire français. C’est une hausse de 7 points par rapport au même sondage réalisé en octobre 2021. Lors de ce précédent sondage, seuls 41 % des Français se disaient favorables à une immigration zéro.
Le sondage montre notamment que les jeunes et les femmes, les deux groupes sans doute les plus touchés par l’immigration de masse, se retournent rapidement contre l’idée d’une augmentation du nombre d’immigrés. En fait, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à être favorables à une immigration zéro, avec 53 % des femmes en faveur contre 44 % des hommes. En France, la catégorie des professionnels et des cols blancs, désignée par l’acronyme CSP+, montre que 45 % de ce groupe souhaite une immigration zéro.
Le pourcentage le plus élevé de jeunes Français favorables à l’immigration zéro se situe chez les 18-24 ans, avec 55% d’entre eux favorables à l’immigration zéro. Le pourcentage le plus faible se situe chez les plus de 65 ans, avec 54% d’entre eux opposés à la politique d’immigration zéro.
Le groupe des 25-34 ans était à 49 pour cent en faveur de la migration zéro, celui des 5-49 ans à 48 pour cent et celui des 50-64 ans à 51 pour cent.
Comme on l’a vu lors des élections nationales de cette année, ce sont les baby-boomers qui ont sauvé le président français Emmanuel Macron de la défaite électorale, en votant massivement pour le président pro-immigration. De son côté, Marine Le Pen, anti-immigration, a fait mieux auprès des jeunes. Cependant, les sondages actuels montrent qu’elle est la candidate la plus populaire du pays et que si des élections avaient lieu aujourd’hui, elle serait choisie comme nouveau président de la France. Elle fait cependant face à un procès pénal qui pourrait l’exclure de la politique électorale – une décision critiquée comme un désastre pour la démocratie.
Le sondage révèle également que 82 % des sympathisants du Rassemblement national souhaitent une immigration zéro, tandis que pour les partis de gauche combinés – PS, Verts et LFI – seulement 21 % sont pour une immigration zéro et 79 % y sont opposés.
Dans l’ensemble, une majorité des personnes interrogées se sont déclarées contre l’immigration zéro, soit 51 %, tandis que seulement 1 % étaient indécises. Il est toutefois important de noter que le sondage ne porte que sur l’immigration zéro. Il se peut, par exemple, que des électeurs opposés à l’idée d’une immigration zéro soient toujours favorables à des contrôles stricts de l’immigration en France, à l’expulsion des criminels migrants illégaux et à d’autres mesures sévères contre l’immigration, sans nécessairement soutenir un arrêt complet de l’immigration. Notamment, d’autres sondages ont montré de fortes majorités en faveur de la restriction de l’immigration , supérieures à 70 % dans de nombreux cas .
Le fait que près d’une majorité de Français soit favorable à un arrêt complet et total de toute immigration indique que la société française est fortement anti-immigration, et il existe des majorités encore plus importantes en faveur de contrôles stricts de l’immigration et de plafonnements du nombre de migrants. Certains de ceux qui s’opposent à un arrêt de toute immigration peuvent également être favorables, par exemple, à une réduction totale de l’immigration illégale ou même à un arrêt de tous les immigrants non européens.
Paris (AFP) – Une cour d’appel française doit décider mercredi si le réalisateur franco-polonais Roman Polanski doit des dommages et intérêts à une actrice britannique après avoir été acquitté d’une affaire de diffamation contre elle lorsqu’elle l’accusait de viol.
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En mai, un tribunal correctionnel de Paris a déclaré Polanski, 91 ans, non coupable d’avoir diffamé Charlotte Lewis, 57 ans, après avoir déclaré que son accusation de viol était un « mensonge odieux ».
Lewis a fait appel de la décision, mais le parquet n’a pas suivi son exemple.
Cela signifie que son acquittement est définitif, mais la cour d’appel de Paris pourrait toujours décider que Polanski a commis un manquement à ses devoirs civiques et doit des dommages et intérêts à Lewis.
Il s’agit de la dernière d’une série de batailles juridiques pour le réalisateur oscarisé, qui a fait face à de multiples accusations d’agression sexuelle.
Lewis a déclaré au tribunal en mars qu’elle avait été victime d’une « campagne de diffamation » qui avait « presque détruit » sa vie après avoir dénoncé l’agression présumée de 1983, alors qu’elle était adolescente.
« Il m’a violée », a-t-elle déclaré, expliquant qu’il lui avait fallu du temps pour mettre un nom sur l’incident survenu à Paris alors qu’elle avait 16 ans.
Le verdict de mai porte strictement sur l’accusation de diffamation et non sur l’accusation de viol de l’acteur contre Polanski.
Le cinéaste, dont les films oscarisés incluent « Rosemary’s Baby », « Chinatown » et « Le Pianiste », n’a assisté à aucune audience.
Mais son avocat a déclaré que cela démontrait qu’il était « possible de mettre en doute la parole d’une accusatrice ».
Lewis, en larmes, a déclaré que c’était un « jour triste pour les femmes qui accusent leurs agresseurs ».
Batailles juridiques internationales
Polanski est recherché aux États-Unis pour le viol d’une adolescente de 13 ans en 1977 et fait face à plusieurs autres accusations d’agression sexuelle remontant à des décennies et au-delà du délai de prescription – toutes des accusations qu’il a rejetées.
Il s’enfuit en Europe en 1978.
En 2010, Lewis a accusé Polanski d’avoir abusé d’elle « de la pire façon possible » en 1983, à Paris, alors qu’elle avait 16 ans, après s’être rendue là-bas pour une séance de casting. Elle est apparue dans son film « Pirates » de 1986.
Le cinéaste d’origine française a rétorqué qu’il s’agissait d’un « mensonge odieux » dans une conversation accordée en 2019 au magazine Paris Match.
Selon Paris Match, il aurait sorti une copie d’un article de 1999 du tabloïd britannique News of the World, aujourd’hui disparu, et aurait cité Lewis qui aurait déclaré : « Je voulais être son amant. »
Lewis a déclaré que les citations qui lui étaient attribuées dans cette interview n’étaient pas exactes.
Elle a déposé plainte pour diffamation et le réalisateur a été automatiquement poursuivi en justice selon la loi française.
En 2010, Lewis a déclaré qu’elle avait décidé de s’exprimer pour contrer les suggestions de l’équipe juridique de Polanski selon lesquelles l’affaire de viol de 1977 était un incident isolé.
La Suisse, la France et la Pologne ont refusé d’extrader Polanski vers les États-Unis.
Entre 2017 et 2019, quatre autres femmes ont dénoncé les abus dont Polanski aurait été victime dans les années 1970, dont trois alors qu’elles étaient mineures. Polanski a nié toutes ces allégations.
Le gouvernement français s’est effondré mercredi soir après qu’une motion de censure historique a renversé Michel Barnier, qui est devenu le Premier ministre français au mandat le plus court de l’histoire moderne.
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Le gouvernement minoritaire français de Michel Barnier a été renversé mercredi après avoir été battu lors d’un vote de défiance à l’Assemblée nationale – faisant de lui le Premier ministre français au mandat le plus court de l’histoire moderne et le premier à être renversé de cette manière depuis 1962.
La motion de censure a été adoptée avec le soutien de 331 députés sur 574, dépassant les 288 voix requises. L’opposition, dont le Rassemblement national de droite de Marine Le Pen et les partis de gauche, s’est unie pour faire tomber Barnier après que le politicien centriste nommé par Macron ait cherché à faire passer son projet de budget de la sécurité sociale pour l’année prochaine sans l’approbation du Parlement.
Le budget vise à mettre en œuvre 60 milliards d’euros de réductions des dépenses et d’augmentations d’impôts pour faire face au déficit français, qui devrait bientôt dépasser 6 % du PIB.
Barnier est désormais obligé de présenter sa démission, ce qui donne du fil à retordre au président Emmanuel Macron avant la visite du président élu américain Donald Trump ce week-end.
L’effondrement du gouvernement français coïncide avec l’instabilité politique en Allemagne, où des élections fédérales doivent se tenir en février, laissant les deux plus grandes économies de l’Union européenne dans la tourmente avant le retour de Trump à la Maison Blanche le mois prochain.
Le président français a également dû faire face mercredi à des appels à la démission de la part de certains députés de l’hémicycle, dont la députée de gauche La France Insoumise (LFI) Mathilde Panot, mais a insisté sur le fait qu’il irait au bout de son mandat qui se termine en 2027.
Macron doit désormais chercher à nommer un nouveau Premier ministre capable de gérer un Parlement fragmenté ; cependant, bon nombre des mêmes problèmes persisteront et de nouvelles élections parlementaires ne pourront pas être convoquées avant juillet prochain.
Un tableau d’affichage à l’Assemblée nationale montre les résultats d’un vote de défiance provoqué par des conflits budgétaires qui obligent le Premier ministre Michel Barnier à démissionner, mercredi 4 décembre 2024 à Paris. (AP Photo/Michel Euler)
Le dernier Premier ministre à avoir perdu son poste à la suite d’une motion de censure était Georges Pompidou en 1962.
S’adressant aux parlementaires, Barnier a admis que des erreurs avaient été commises durant son court mandat, mais a déclaré aux législateurs que son éviction ne résoudrait pas comme par magie les problèmes auxquels la France est confrontée.
« Nous avons atteint un moment de vérité et un moment de responsabilité. Je reconnais que le projet de budget n’était pas parfait, que nous n’avons pas tout fait correctement dès le début », a-t-il déclaré.
« Je me suis levé devant vous pour vous dire que le peuple français ne nous pardonnerait pas si nous n’agissions pas, et que notre République est fragile… et que nos concitoyens, nos compatriotes, nous demandent de surmonter nos divisions, d’agir dans l’intérêt supérieur.
« Ce dont je suis sûr, ce que je dis avec gravité devant vous, c’est que cette motion va rendre tout plus grave et plus difficile », a-t-il ajouté, concluant en disant que cela avait été un honneur « d’avoir servi la France et les Français avec dignité ».
Plus tôt dans le débat, la nationaliste Marine Le Pen avait dressé un bilan cinglant du gouvernement minoritaire de Barnier, affirmant qu’il était « dépourvu de tout fondement démocratique ».
Elle a accusé Barnier lui-même d’« intransigeance, de sectarisme et de dogmatisme », et a déclaré que son projet de budget d’austérité n’avait « aucune direction ni vision », était technocratique et ne faisait aucune tentative pour « toucher au totem qu’est l’immigration incontrôlable ».
« C’est un budget qui prend en otage les Français, en particulier les plus vulnérables : les retraités à faibles revenus, les malades, les salariés les plus pauvres, ces Français trop riches pour être aidés, mais pas assez pauvres pour échapper au poids des impôts », a ajouté Mme Le Pen.
Les politiciens du Nouveau Front populaire (NFP), parti de gauche, avaient des raisons différentes de s’opposer au budget de Barnier – l’accusant de se rapprocher de l’extrême droite pour tenter de le faire passer – mais sont arrivés au même résultat que leurs adversaires politiques lorsqu’il s’est agi de l’avenir du Premier ministre.
Cyrielle Chatelain, cheffe du groupe parlementaire des Verts, a confirmé que ses partisans voteraient contre Barnier car ils « continuent d’espérer que quelque chose de mieux est encore possible ».
« Votre erreur, Monsieur le Premier ministre, c’est d’avoir cru que Marine Le Pen vous permettrait de faire passer un budget », a-t-elle déclaré, ajoutant que la motion de censure visait « à donner à la France la possibilité d’avoir un gouvernement qui mette en œuvre la politique que les Français méritent, une politique qui les respecte et qui réponde à leurs besoins et à leurs attentes ».
L’Élysée va désormais chercher un remplaçant pour ramener une certaine forme de stabilité au parlement. Interrogé sur la date de la nomination d’un nouveau candidat et sur l’existence de favoris, un porte-parole de la présidence a répondu : « Rien n’a été décidé. »