La guerre de la France contre les fumeurs : une leçon magistrale sur l’incohérence des propos

Incapable de contrôler la criminalité, le gouvernement cible désormais les fumeurs en bord de plage.

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À compter du 1er juillet, la nouvelle loi française antitabac  interdira de fumer dans les lieux publics extérieurs , notamment les plages, les parcs, les cours d’école, les installations sportives et les abribus. L’objectif est de faire disparaître le tabac partout où il y a des enfants. Mais avant même son entrée en vigueur, la loi s’avère impossible à appliquer et le mécontentement grandit.

Cette nouvelle loi fait suite à une loi de 1991 – la loi Evin, du nom de son auteur, Claude Evin, alors ministre de la Santé – qui interdisait déjà de fumer dans les lieux « destinés à un usage collectif ». Elle concernait principalement les espaces clos. La nouveauté de la loi de 2025 est qu’elle s’appliquera en extérieur.

Aujourd’hui, sur le principe, tout le monde semble d’accord sur les avantages de la nouvelle mesure. Mais en pratique, elle s’avère  inapplicable . Au niveau local, l’inquiétude est palpable : les communes n’ont ni le budget ni le personnel nécessaires pour surveiller la population et verbaliser les habitants. Dans les petites communes dépourvues de police municipale, la question ne se pose même pas. « Que veulent-ils ? Je ne vais pas aller me poster sur la plage pour faire la police », s’exclame Agnès Cercel, maire d’un petit village doté d’un centre de loisirs soumis à la loi. « Comme d’habitude avec les mesures prises par l’État, ils ne se soucient même pas de voir si nous pouvons les respecter », déplore-t-elle.



Compte tenu de leurs moyens, les maires devront trancher, et ce ne sera pas en faveur de la chasse aux cigarettes : « Si on doit choisir entre un vrai problème de sécurité pour un habitant et le tabagisme passif, on sait où est notre priorité », explique Laurent Bonnaterre, maire d’une petite commune de Normandie.

La hiérarchie entre sécurité et tabac n’est pas un fantasme d’extrême droite. À l’heure où la criminalité explose dans tout le pays, la lutte contre le tabagisme passif apparaît comme un harcèlement réglementaire inutile et une priorité secondaire.

La question de la place de la cigarette dans la société n’est pas seulement une question de santé ; elle a une forte dimension culturelle et émotionnelle.

En 1991, l’introduction de la loi Évin avait déjà suscité la controverse en France, où la cigarette jouit d’une image culturelle forte, associée à un style de vie et à une élégance typiques de l’identité française. Fumer une cigarette incarne à la fois une forme de liberté et de nonchalance à laquelle les Français sont très attachés. La loi Évin est allée jusqu’à retoucher des photos de personnages historiques pour en retirer leurs cigarettes, comme dans l’un des portraits les plus emblématiques de l’écrivain André Malraux, ou leurs pipes, accessoire indispensable du cinéaste Jacques Tati. Il a fallu  une loi corrective votée en 2011  pour que Malraux récupère sa cigarette et Tati sa pipe.

Un lieu stratégique résiste cependant : les terrasses de café. Pour l’instant, elles ne sont pas concernées par l’interdiction, au grand regret de l’ancien ministre Evin, qui souhaiterait que  la loi aille plus loin . Mais les cafés sont culturellement hautement symboliques, et une interdiction de fumer en terrasse serait perçue comme un geste extrêmement agressif par la population française. 

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« Des gros bras débarquent » : à Calais, l’extrême droite anglaise menace les associations

Le leader du parti britannique d’extrême droite Ukip, Nick Tenconi, s’est livré mercredi à une opération d’intimidation des associations d’aide aux migrants à Calais. Si les provocations sont restées verbales, les bénévoles français s’inquiètent d’une hostilité croissante de certains Britanniques qui ont fait de l’immigration clandestine dans la Manche leur fonds de commerce.

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Le leader du parti d’extrême droite britannique Ukip, Nick Tenconi, à Calais le 4 juin 2025. Crédit : Calais Food Collective

Nouvelles tensions à Calais sur la question migratoire. Le leader du parti europhobe et xénophobe britannique Ukip, Nick Tenconi, s’est rendu avec d’autres individus mercredi 4 juin dans la ville du Pas-de-Calais où il a provoqué des tensions – principalement verbales – avec les associations qui procédaient à une distribution de nourriture avec des migrants.

« Six ou sept personnes ont débarqué dans le lieu de vie avec un mégaphone en haranguant la foule, en disant qu’il s’agit d’immigrés illégaux et que les ONG sont complices des passeurs », raconte à InfoMigrants Flore Judet, coordinatrice de l’association Auberge des migrants.

« Les équipes ont eu peur »

Dans des vidéos postées sur les réseaux sociaux, on voit en effet Nick Tenconi provoquer, à l’aide d’un mégaphone, les bénévoles associatifs, les qualifiant de « communistes », et les accusant de faire venir les migrants au Royaume-Uni, une fausse accusation fréquente de la part de l’extrême droite britannique. « Les équipes ont eu peur, des gros bras débarquent et viennent déverser leur haine. Les exilés sont restés très calmes », précise cependant Flore Judet.

Un signalement a été effectué auprès de la préfecture et du procureur de Boulogne-sur-Mer. Contacté par France Bleu, le procureur a répondu que « l’attention des services de police a été appelée sur la présence des individus signalés ».

L’extrême droite britannique à la manœuvre

Ce n’est pas la première fois que des Britanniques se rendent sur le littoral calaisien pour pointer du doigt l’immigration clandestine, mais c’est la première fois qu’un leader politique identifié agit de la sorte. « Un cap a été franchi », estime Flore Judet.

Selon The Guardian, Nick Tenconi s’était déjà illustré par ses capacités de nuisances lors des émeutes xénophobes de Southport qui ont secoué le Royaume-Uni en août, où il haranguait les manifestants d’extrême droite face aux forces de l’ordre.

Quelques jours plus tard, Alan Leggett, un autre polémiste d’extrême droite bien connu des réseaux sociaux (140 000 abonnés sur X), avait appelé à se rendre dans le nord de la France pour lutter directement contre l’immigration clandestine. Fin juillet, il était passé aux actes et s’était rendu sur près de Calais pour intimider une maraudes d’Utopia 56 le long du littoral. Il s’est depuis fait retirer son passeport par la justice britannique.



Le gouvernement de Keir Starmer sous pression

L’altercation entre les membres du parti Ukip et les associations d’aide aux migrants intervient quelques jours après un nombre record de traversées en « small boats » dans la Manche. Samedi 31 mai, 1 195 migrants ont franchi la Manche sur des petites embarcations pour atteindre le Royaume-Uni, constituant un record depuis 2022.

Après une accalmie en 2023, le nombre de traversées est repartie à la hausse en 2024 avec 36 800 passages (+25%). Cette accélération se poursuit depuis le début de l’année avec 14 808 passages, ce qui laisse présager d’un nouveau record, et ce malgré les promesses du gouvernement travailliste de Keir Starmer de lutter contre l’immigration illégale. Fin mai, le gouvernement britannique s’est justifié en évoquant une météo bien plus favorable aux traversées ces derniers mois, qu’en 2024, ce qui est en partie vrai.

Dans un communiqué publié le 31 mai, le ministère de l’Intérieur a appelé la France à changer sa doctrine d’intervention policière pour permettre aux forces de l’ordre d’empêcher les départs en bateau dans l’eau, ce qu’interdit pour l’instant la loi française. Une idée à laquelle le très droitier ministre de l’Intérieur français Bruno Retailleau s’est déjà dit favorable.

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Avignon : Séquestrée et forcée à se prostituer, l’adolescente de 16 ans parvient à donner l’alerte

Une adolescente de 16 ans en fugue a été retrouvée par les policiers dans un logement à Avignon (Vaucluse) samedi, où elle était séquestrée et forcée à se prostituer. Trois hommes et une femme ont été interpellés et placés en garde à vue.

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Une adolescente de 16 ans a été séquestrée et forcée à se prostituer dans un appartement d’Avignon (Vaucluse). Elle est parvenue à joindre sa mère samedi et à lui indiquer l’endroit où elle se trouvait. Les policiers sont intervenus et ont interpellé trois hommes originaires de Marseille, ainsi qu’une femme, qui ont été placés en garde à vue pour viol, séquestration et proxénétisme.

La victime, en fugue, a alerté sa mère en début de matinée, en lui donnant sa géolocalisation et en lui expliquant qu’elle était séquestrée dans un logement loué en ligne. Elle a précisé qu’elle était retenue sur place par plusieurs personnes, tout en étant forcée à se prostituer, selon une source proche de l’affaire, confirmant une information de La Provence.

Les policiers ont été prévenus par la mère de famille. Ils se sont immédiatement rendus sur place et ont localisé le logement. À l’intérieur, ils ont interpellé trois hommes âgés de 18, 19 et 23 ans, ainsi qu’une femme.



Repérée sur les réseaux sociaux

L’adolescente a été prise en charge et conduite à l’hôpital. Elle a déclaré aux policiers qu’elle avait subi des violences. Elle aurait également été violée par ces trois proxénètes présumés, qui l’auraient repérée sur les réseaux sociaux quelques jours auparavant. L’adolescente a indiqué être tombée sous leur emprise. Elle avait déjà fugué par le passé et s’était déjà prostituée en mettant une annonce en ligne.

Les quatre suspects ont été déférés en début de semaine au parquet d’Avignon.

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« Confusion des genres », « souci d’indépendance » : pourquoi les nouveaux pôles « France asile » pour les demandeurs d’asile inquiètent les associations ?

Depuis le 19 mai, une nouvelle procédure d’asile attend les étrangers en quête de protection, dans le Val-d’Oise. Ils doivent se rendre dans un pôle « France asile », où ils ont le même jour un premier rendez-vous avec la préfecture et un autre avec l’Ofpra, l’agence chargée d’instruire la demande d’asile. Les associations et les syndicats sont vent debout. InfoMigrants vous explique.

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Un guichet de l’Ofpra (image d’illustration). Crédit : gouvernement.fr

Depuis le 19 mai, les demandeurs d’asile primo-arrivants qui résident dans le Val-d’Oise, en région parisienne, doivent se présenter dans une toute nouvelle structure : un pôle « France asile » installé à la préfecture de Cergy-Pontoise. Ce projet pilote, prévu dans la loi immigration de 2024 (dite loi Darmanin), devrait déboucher sur trois lieux similaires à Metz et Toulouse.

Qu’est-ce que le pôle « France asile » ?

Dans le pôle « France asile » de Cergy, les exilés sont reçus successivement par trois services : ceux de la préfecture, de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) et de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra).

Concrètement, ils déposent d’abord leurs empreintes auprès d’un membre de la préfecture, puis se voient attribuer les conditions matérielles d’accueil (hébergement, aides financières) par l’Offi et enfin, introduisent leur demande d’asile auprès d’un représentant de l’Ofpra.

Un entretien dans les locaux de l’Office est ensuite organisé ultérieurement.

Qu’est-ce qui change ?

Dans les autres départements français, la procédure est différente. L’Ofpra est indépendante de la préfecture, les deux structures ne se rencontrent jamais. 

Les demandeurs d’asile doivent en premier lieu se rendre à la préfecture – via un bureau spécifique appelé Guda (guichet unique pour demandeur d’asile). Le Guda réunit les services de la préfecture et de l’Ofii. À l’issue de ces entretiens, les agents ne demandent pas à la personne concernée de se présenter à un agent de l’Ofpra – aucun représentant de l’Office n’est présent dans la préfecture. Ils lui remettent un dossier d’asile que l’étranger pourra remplir sous 21 jours avant de le transmettre à l’Ofpra.

Les locaux de l’Ofpra, en région parisienne. Crédit : InfoMigrants



Et c’est dans ces 21 jours de répit que se concentre toute la nuance. Durant ces trois semaines, ils ont le temps d’écrire leur récit d’exil (d’introduire leur demande) et d’en expliquer le motif. Ils peuvent être épaulés par des assistants sociaux et des interprètes dans les centres d’hébergement pour les aider à écrire en langue française.

Cette étape est très importante, car lors de leur convocation dans les bureaux de l’Ofpra, l’officier de protection reviendra sur toutes les déclarations retranscrites dans ce formulaire de demande d’asile.

Dans le nouveau pôle « France asile », tout sera plus rapide. Juste après son passage devant un agent de la préfecture, l’étranger rencontrera le même jour un membre de l’Ofpra. Sa demande sera enregistrée directement par cet agent – sans le délai de 21 jours. « L’agent de l’Ofpra recueillera les éléments d’état civil du demandeur ainsi que les éléments essentiels de son récit », indique à InfoMigrants l’agence. En clair, les demandeurs doivent livrer leur récit immédiatement – avec l’aide si besoin d’un interprète par téléphone. 

Qu’est-ce qui choque ?

Cette nouvelle organisation « soulève déjà de nombreuses inquiétudes », indiquent plusieurs associations, dont La Cimade et le Gisti, dans un communiqué publié fin mai.

Les militants craignent que la suppression du délai de 21 jours ne soit préjudiciable pour les exilés. Lors de l’entretien avec un agent de l’Ofpra dans le pôle « France asile », « la personne peut, à ce stade, avoir des difficultés à répondre à des questions de manière structurée et précise sans y avoir été préparée », estiment les associations.

Un avis partagé par les syndicats de l’Ofpra, qui s’étaient soulevés contre cette disposition lors de mouvements de grève début 2024. « Ce n’est pas le moment de délivrer un récit. Comment formaliser un récit traumatisant dans ces conditions ? Les personnes sont dans une position de stress, et se retrouvent face à un personnel qui n’a pas l’habitude de recueillir ce type de témoignages car il n’a pas été formé, contrairement aux officiers de protection », dénonce Jean-Charles Lallemand, co-secrétaire général de la CGT Ofpra, joint par InfoMigrants.

Pour l’Ofpra, cette critique est infondée. L’agence indique que les demandeurs d’asile peuvent compléter leur récit pendant 21 jours en envoyant un mail à cette adresse : recit@ofpra.com

Le représentant syndical insiste cependant pour que les premiers éléments délivrés dans le pôle « France asile » ne soient pas définitifs et puissent être modifiables au moment de l’entretien dans les locaux de l’Ofpra. « On a peur que les ajouts ne soient pas pris en compte ou que le demandeur d’asile doive se justifier de ne pas avoir évoqué un aspect au départ », affirme Jean-Charles Lallemand. « Ce qui prévaut, c’est l’oralité. C’est déjà le cas aujourd’hui et ça le restera », rétorque à InfoMigrants l’Ofpra. Autrement dit, l’agence soutient que toute modification indiquée lors du deuxième entretien sera prise en compte.

Autre grief des associations : elles estiment que la présence de l’Ofpra dans les locaux de la préfecture fait peser un risque de « confusion des genres » et interroge sur son indépendance. « Ce lieu intégré dans la préfecture [peut] légitimement [être] perçu comme un espace insécurisant ou maltraitant par les personnes étrangères », signalent les associations dans leur communiqué.

« Pour son indépendance, l’Ofpra a besoin d’être isolé, dans ses murs », renchérit Gérard Sadik, responsable national asile de La Cimade, joint par InfoMigrants. « On a déjà vu en Outre-mer que lorsqu’il y a une proximité physique entre l’Office et la préfecture, les officiers de protection de l’Ofpra craignent d’être sous influence du préfet ».

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Violences après le sacre du PSG : un mineur en garde à vue après s’être vanté de dégradations sur TikTok

Un adolescent de 15 ans, filmé en train de commettre des dégradations à Paris en marge des célébrations du sacre du PSG, a été placé en garde à vue ce mercredi. Il s’était vanté de ses actes sur TikTok.

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L’adolescent de 15 ans s’est exprimé dans une vidéo sur TikTok. (capture écran / DR)

L’adolescent de 15 ans qui avait été filmé en train de briser un abribus à coups de barre de fer, dans la nuit de samedi à dimanche à Paris, lors des violences en marge des rassemblements pour célébrer le sacre du Paris-Saint-Germain, a été placé en garde à vue ce mercredi matin au commissariat du VIIIe arrondissement de la capitale. Le mineur s’était également exprimé dans une vidéo sur le réseau social TikTok dimanche, largement partagée sur les réseaux sociaux, dans laquelle il s’est félicité de son acte.

L’adolescent originaire du Val-de-Marne a été rapidement identifié par les enquêteurs de la brigade de délégation des enquêtes de proximité (BDEP) du VIIIe arrondissement, celui-ci étant déjà connu des services de police, selon une source proche de l’enquête, confirmant une information de Valeurs Actuelles. Le suspect s’est présenté au commissariat en début de matinée après avoir été contacté par les policiers. Il a été immédiatement placé en garde à vue.



Les investigations, et notamment les exploitations des vidéos amateurs publiées sur les réseaux sociaux, ainsi que des images de vidéoprotections de la ville, ont montré que le mineur avait commis d’autres dégradations durant cette nuit où quatre magasins ont été pillés dans le secteur des Champs-Élysées, tandis que les forces de l’ordre étaient visées par des jets de projectiles et des tirs de mortiers d’artifice. « Il a participé à des dégradations avec des groupes de casseurs, et a notamment été filmé alors qu’il tentait de briser la porte d’entrée du magasin Chanel », décrit la même source. Le magasin de luxe n’a finalement pas été pillé, les policiers étant intervenus à temps pour faire fuir les voleurs.

«J’ai trouvé ça satisfaisant»

Face aux enquêteurs, l’adolescent a tenté de minimiser les faits, affirmant qu’un ami l’avait incité à commettre des dégradations. « Il a expliqué qu’il avait reçu de nombreuses insultes sur les réseaux sociaux, suite à la diffusion de ses vidéos », ajoute cette source. Dans sa vidéo publiée sur TikTok où il s’exprime face caméra, le mineur se félicite que plusieurs médias ont diffusé les images où on le voit briser l’abribus. « T’as vu j’ai mis un coup [de barre de fer], deux coups, le troisième ça s’est cassé », déclare-t-il. « J’ai trouvé ça satisfaisant. (…) J’ai envoyé un chassé, le deuxième il s’est cassé ». Plus loin, il fait pourtant son mea culpa : « J’ai agi bêtement. Je suis pas un exemple. C’est pas quelque chose que j’avais à faire ».

L’adolescent a été déféré en fin de journée au parquet de Créteil, afin d’être présenté devant un juge des enfants.

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«Je suis hétérosexuel», affirme Jordan Bardella

Le président du RN a balayé les rumeurs d’homosexualité dimanche sur M6, dans «Ambition intime».

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Jordan Bardella s’est confié face à Karine Le Marchand.Capture d’écran M6

Invité dans l’émission «Ambition intime», dimanche sur M6, le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a été interrogé sur sa vie amoureuse par Karine Le Marchand. Et sa réponse sonne comme une mise au point, alors que des rumeurs lui ont prêté une relation avec l’ex-premier ministre Gabriel Attal.

«Je suis hétérosexuel. Je peux vous dire le contraire pour vous faire plaisir, mais bon», a expliqué Jordan Bardella.



L’homme politique français de 29 ans a même précisé son type de femme: «brune», «plutôt grande», avec «de la personnalité»… «Je serai sensible à son intelligence et à son charisme.»

Il n’a cependant pas révélé s’il était célibataire ou non, assurant «avoir toujours cherché à protéger sa vie privée». Jordan Bardella a toutefois indiqué que sa situation amoureuse n’était «pas facile». «La politique prend beaucoup de temps, peut-être trop», a-t-il admis, tout en dévoilant que, lors des meetings, il reçoit des courriers avec des numéros de téléphone.

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Faure accuse Retailleau d’installer un «racisme d’atmosphère»

Le ministre de l’Intérieur entretient «un climat de suspicion vis-à-vis des étrangers», a accusé mardi le Premier secrétaire du PS.

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Le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure (photo), accuse Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, d’installer un «racisme d’atmosphère» en France. AFP

Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau banalise «un racisme d’atmosphère» en entretenant «un climat de suspicion vis-à-vis des étrangers ou des Français vécus comme étrangers», a accusé mardi le Premier secrétaire du PS Olivier Faure.

Certes, le ministre a fermement dénoncé lundi comme un «crime raciste» le meurtre samedi dans le Var d’un homme de nationalité tunisienne, a reconnu M. Faure sur TF1.

«Mais il participe dans le débat public avec ceux qui, à l’extrême droite, cherchent à banaliser le racisme, à expliquer qu’il y a une forme de menace qui serait créée par nos concitoyens d’origine étrangère», a-t-il jugé.

Bruno Retailleau «cherche a minima à créer une forme de racisme d’atmosphère, en tout cas à le laisser perdurer, à laisser penser que ce n’est pas une pensée absurde», a-t-il estimé.

«Il y a une banalisation ou une fascination pour certains d’un discours qui va mettre en cause les Français d’origine étrangère, les musulmans dans l’exercice de leur culte, l’islam comme religion qui ne serait pas, pour certains, compatible avec la République», a renchéri le député socialiste Jérôme Guedj sur Sud Radio.



«Il y a des mots qui, par leur répétition, forgent dans des esprits disponibles à ça, parfois, des passages à l’acte», a-t-il regretté, jugeant que «le racisme se combat d’abord et avant tout par une forme non pas de retenue mais d’exigence morale dans les mots qu’on utilise dans le débat politique».

«Je le dis à Bruno Retailleau, comme ministre de l’Intérieur et comme ministre des Cultes, il devrait le premier, lui, être complètement d’équerre sur ces questions-là», a-t-il insisté.

Jérôme Guedj a en outre reproché à celui qui est également président de LR de se rendre mardi à l’ambassade de Tunisie à Paris et non dans le Var, où vivait la victime.

«Avant d’être un Tunisien vivant en France, c’était une personne dans son lieu de vie, là où elle habitait, là où elle travaillait, avait des amis», a-t-il argumenté, regrettant un «deux poids deux mesures» comme lors de l’assassinat d’Aboubakar Cissé dans une mosquée fin avril dans le Gard.

«Il fallait dans la minute se rendre sur place et pas à la sous-préfecture à côté» plusieurs jours après, a critiqué le député socialiste.

Le ministre de l’Intérieur est accusé régulièrement par la gauche de racisme en ciblant, notamment par son vocabulaire, les immigrés, les musulmans, les jeunes de banlieue, Français ou pas.

Il a ainsi qualifié de «barbares» les auteurs de violences ce week-end en marge des célébrations de la victoire du PSG en Ligue des champions, une expression dénoncée à gauche comme visant les étrangers.

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Marine Le Pen perd son mandat de conseillère départementale

Le tribunal administratif de Lille a tranché. L’élue contestait cette déchéance liée à sa condamnation en mars dernier pour détournement de fonds publics.

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Le tribunal administratif de Lille a confirmé mercredi la démission d’office de Marine Le Pen de son mandat de conseillère départementale du Pas-de-Calais. AFP

Le tribunal administratif de Lille a confirmé mercredi la démission d’office de Marine Le Pen de son mandat de conseillère départementale du Pas-de-Calais, déboutant l’élue qui contestait cette déchéance liée à sa condamnation en mars pour détournement de fonds publics.

Mais l’avocat de la patronne des députés Rassemblement National, Thomas Laval, a immédiatement annoncé qu’elle faisait appel de cette décision, un appel qui suspend la démission d’office.

Le tribunal a jugé que le code électoral impose «au préfet de déclarer démissionnaire d’office l’élu départemental déclaré inéligible par le juge pénal, par un jugement assorti de l’exécution provisoire», explique la juridiction dans un communiqué.

Il a également rejeté la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par l’avocat de la cheffe de file de l’extrême droite. Celui-ci estimait que la démission d’office prévue en cas de peine d’inéligibilité non définitive mais exécutoire provisoirement pourrait porter atteinte à la liberté des électeurs et à d’autres principes constitutionnels.

Le tribunal administratif a souligné que ces dispositions législatives ont déjà été jugées conformes à la Constitution par une décision du Conseil constitutionnel du 28 mars 2025, portant sur les conseillers municipaux, soumis aux mêmes règles que les conseillers départementaux.



Dans une déclaration transmise à la presse, l’avocat de Marine Le Pen déplore une décision qui «la prive de représenter les électeurs du canton d’Hénin-Beaumont 2», alors «même qu’elle est encore aujourd’hui présumée innocente des faits qu’on lui reproche».

Mme le Pen a fait appel de sa condamnation fin mars par le tribunal correctionnel de Paris à quatre ans d’emprisonnement, dont deux ferme, et à une inéligibilité immédiate de cinq ans.

«Le mécanisme de la démission d’office pour une peine d’inéligibilité non-définitive, viole plusieurs principes fondamentaux dans un État de droit, comme le principe de la contradiction, ainsi que plusieurs engagements internationaux de la France», selon Me Laval.

Mme Le Pen a été condamnée le 31 mars à une inéligibilité immédiate de cinq ans dans le dossier des assistants d’eurodéputés de son parti. Elle conserve selon la jurisprudence son mandat de députée du Pas-de-Calais, mais a été démise en avril de son mandat de conseillère départementale.

Le tribunal avait estimé qu’elle était au «cœur» d’un système de détournement de fonds publics mis en place pour payer des salariés du parti avec l’argent du Parlement européen, entre 2004 et 2016. Le montant total des détournements s’élève à 4,4 millions d’euros.

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Pornhub se retire de France en signe de protestation contre la nouvelle loi sur la vérification de l’âge

Aylo, propriétaire des principaux sites pour adultes Pornhub, RedTube et YouPorn, a déclaré qu’il suspendrait l’accès à ses plateformes françaises en signe de protestation contre les nouvelles exigences strictes de vérification de l’âge en France.

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Les utilisateurs français qui tenteront d’accéder à ces sites verront à la place un message critiquant la loi, a annoncé Aylo.

« Votre gouvernement propose de vérifier votre âge à chaque visite sur notre site. C’est insensé ! Cela ne protège pas les mineurs. Au contraire, cela met en danger la vie privée de chacun et met les enfants en danger », pouvait-on lire sur les plateformes à partir du 4 juin.

Selon Solomon Friedman, vice-président chargé de la conformité chez Ethical Capital Partners, la société mère d’Aylo, cette décision était un moyen de « communiquer directement avec le peuple français » sur ce qu’Aylo considérait comme une loi dangereuse, invasive et inefficace.

La France a mis en place une réglementation obligeant les sites Web pour adultes à vérifier l’âge des utilisateurs au moyen d’informations officielles telles que des documents d’identité ou des informations de carte de crédit.

Désormais, pour protéger la vie privée des utilisateurs, la loi impose l’utilisation d’un système tiers « en double aveugle ».

En vertu de la législation française, un tiers de confiance, rémunéré par le site web, vérifiait la majorité d’un internaute sur la base d’un document fourni par celui-ci, tel qu’une pièce d’identité. Ce tiers ignorait les sites web que l’internaute consulterait ultérieurement.

Cocher une case indiquant qu’un utilisateur a plus de 18 ans ne suffirait plus.

Selon l’Arcom, l’autorité de régulation du web en France, l’objectif était de bloquer l’accès aux 2,3 millions de mineurs en France qui visitaient des sites pornographiques.

Aylo a soutenu que même si elle soutenait en principe l’idée de la vérification de l’âge, le modèle français actuel était imparfait.

Alex Kekesi, vice-président de la marque et de la communauté d’Aylo, a déclaré que l’entreprise était « extrêmement favorable au concept de vérification de l’âge », mais que le nouveau système était « une solution non testée » qui risquait de violer la vie privée et pouvait conduire à des violations de données.



Il peut également y avoir d’autres raisons derrière l’opposition du propriétaire de Pornhub, Aylo, à une vérification approfondie de l’âge.

S’adressant au média technologique américain Wired en mai, Kekesi a déclaré que le trafic en Louisiane avait chuté de 80 % après l’ajout de contrôles d’âge, car les utilisateurs ne voulaient pas partager leurs identifiants.

Des représentants du gouvernement français ont réfuté les affirmations d’Aylo. La ministre du Numérique, Clara Chapaz, a accusé l’entreprise de mensonges.

« Le cadre Arcom garantit la confidentialité grâce au double anonymat. Mentir lorsqu’on ne veut pas se conformer à la loi et prendre autrui en otage est inacceptable », a-t-elle déclaré.

Les adultes sont libres de consommer de la pornographie, mais pas au détriment de la protection de nos enfants. Exiger des sites pornographiques qu’ils vérifient l’ âge de leurs utilisateurs ne vise pas à stigmatiser les adultes, mais bel et bien à protéger nos enfants. D’autres l’ ont fait .

« Si Aylo préfère quitter la France plutôt que de se conformer à notre loi, c’est son choix », a -t – elle ajouté.

La ministre de la Culture, Aurore Bergé, a écrit sur X le 3 juin qu’il serait « tant mieux » que Pornhub et les autres propriétés d’Aylo coupent l’accès aux utilisateurs français plutôt que de « se conformer à notre cadre juridique ».

« Il y aura moins de contenus violents, dégradants et humiliants accessibles aux mineurs en France », a-t-elle ajouté.

Aylo fait également l’objet d’une enquête de la Commission européenne, soupçonné, avec plusieurs autres, de ne pas prendre de mesures suffisantes pour empêcher les mineurs d’accéder à leurs contenus.

Selon les données de Pornhub de décembre 2024, la France se classe parmi les trois premiers pays avec le plus grand nombre de visiteurs.

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Bergerac : Un pompier du GRIMP meurt dans une chute lors d’un entraînement

Un pompier professionnel de 53 ans est mort ce mardi 3 juin à Bergerac (Dordogne) après une chute de plusieurs mètres lors d’un exercice d’entraînement sur le parking République. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances du drame.

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Un sapeur-pompier de 53 ans est décédé ce mardi 3 juin à Bergerac (Dordogne) lors d’un exercice d’entraînement organisé sur le parking de la République, en plein centre-ville.

Le drame s’est produit en fin de matinée, alors que l’homme, membre du Groupe de reconnaissance et d’intervention en milieux périlleux (GRIMP) de Bergerac, participait à une manœuvre. Selon les premiers éléments, il aurait chuté d’une hauteur d’environ dix mètres à travers une grille d’aération située au-dessus du premier sous-sol du parking, au moment du compte-rendu de l’exercice dont il était le responsable d’intervention.

Malgré l’intervention rapide de ses collègues, puis du SMUR et d’autres pompiers, le sapeur-pompier n’a pas pu être réanimé. La procureure de la République de Bergerac, Sylvie Guedes, présente sur les lieux, a confirmé qu’il s’agissait d’un pompier professionnel de 53 ans, rattaché au centre de secours de Bergerac.

Marié et père de famille

La victime, mariée et père d’un garçon de 15 ans, avait été décorée en octobre dernier de la Médaille de la Sécurité Intérieure avec agrafe « Sapeurs-Pompiers », échelon argent. « C’était un pilier des pompiers de Bergerac », a déclaré le contrôleur général Alain Rivière, chef du Service départemental d’incendie et de secours de la Dordogne, auprès de nos confrères d’Ici.



Un périmètre de sécurité a été mis en place autour du parking République. Les policiers nationaux et municipaux se sont rendus sur les lieux. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes du drame.

Le maire de Bergerac, Jonathan Prioleaud, s’est rendu sur place dans l’après-midi. Trois psychologues ont été mobilisés pour accompagner les personnels de la caserne de Bergerac, particulièrement touchés par ce décès.

Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a réagi au drame sur le réseau social X : « J’apporte tout mon soutien et ma compassion à son épouse, son fils de 16 ans ainsi qu’à l’ensemble des sapeurs-pompiers de Dordogne. La communauté de la sécurité civile est aujourd’hui endeuillée par ce drame. Je suis à ses côtés ».

La préfète de Dordogne a elle aussi réagi sur X.

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Rosny-sous-Bois : 623 kg de cannabis, 1 kg de cocaïne et 48 000 euros saisis

Deux suspects, dont un mineur, ont été interpellés au cours de cette importante saisie. Ils ont été placés en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire de Seine-Saint-Denis.

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C’est une nouvelle prise d’ampleur. Selon les informations de Paris Match, 623 kg de résine de cannabis, 3 kg d’herbe de la même drogue, 1 kg de cocaïne et 48 000 euros en argent liquide ont été saisis, ce jeudi 29 mai, dans un appartement d’un immeuble de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

Alertés par un témoin, intrigué de voir quatre hommes en train de s’affairer autour d’un véhicule immatriculé à l’étranger, les policiers de la brigade anticriminalité (BAC) de Rosny-sous-Bois ont investi un immeuble, tout proche. Accompagnés d’un chien, spécialement entraîné pour la recherche de produits stupéfiants, ils ont fini par investir un logement, situé au 2e étage.



623 kg de cannabis, 1 kg de cocaïne et 48 000 euros saisis © DR

À l’intérieur, après avoir maîtrisé deux suspects, dont un mineur, qui se trouvaient dans les lieux, ils n’ont pas tardé à découvrir quinze ballots de drogue, dénommés « valises marocaines » dans le jargon policier, renfermant des pains de résine de cannabis pour un poids total de 623 kg.

Entreposée dans un réfrigérateur

Une partie de ce haschisch avait été déconditionnée avant d’être entreposée dans un réfrigérateur. Les policiers de la BAC ont également découvert de l’herbe de cannabis et de la cocaïne dans une mini-valise.

La valeur à la revente de cette drogue est estimée à près de 2,2 millions d’euros.

Informé des faits, le parquet de Bobigny a aussitôt saisi les enquêteurs du service départemental de police judiciaire (SDPJ) de Seine-Saint-Denis de la poursuite des investigations.

Ce samedi 31 mai, les gardes à vue des deux suspects sont toujours en cours.

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La statue de cire d’Emmanuel Macron volée au musée Grévin à Paris par des militants de Greenpeace

La statue de cire d’Emmanuel Macron a été volée lundi matin au musée Grévin à Paris par des militants de Greenpeace. Ces derniers ont ensuite utilisé la statue lors d’une action devant l’ambassade de Russie pour dénoncer les échanges commerciaux entre la France et Moscou

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La statue de cire du président Emmanuel Macron a été dérobée ce lundi matin au musée Grévin, situé dans le IXe arrondissement de Paris, par des militants de Greenpeace. Ils l’ont ensuite déposée devant l’ambassade de Russie en signe de protestation contre les liens économiques de la France avec la Russie.

Deux femmes et un homme, qui semblaient être des touristes, ont pénétré dans le musée avant de se changer pour se faire passer pour des employés. Les individus ont ensuite emporté la statue, estimée à 40 000 euros, en la dissimulant sous une couverture et en empruntant une sortie de secours.



Peu après le vol, un homme s’est présenté comme membre de Greenpeace et a contacté le musée pour revendiquer l’action. Dans le même temps, plusieurs militants de l’organisation écologiste ont organisé une action devant l’ambassade de Russie, dans le XVIe arrondissement de Paris. La statue du chef de l’État y a été exhibée aux côtés de pancartes, d’un drapeau russe et de faux panneaux de signalisation.

«Pour nous la France joue un double jeu»

Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France, a justifié cette action auprès de l’AFP : « Pour nous la France joue un double jeu » et « Emmanuel Macron incarne ce double discours : il soutient l’Ukraine mais encourage les entreprises françaises à continuer à faire commerce avec la Russie. (…) On vise nommément Emmanuel Macron, parce qu’il a une responsabilité toute particulière dans cette situation là. C’est lui qui devrait être le premier dans les discussions européennes » pour mettre fin aux contrats commerciaux entre la Russie et les pays européens.

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Un maire français interdit le drapeau palestinien, considéré comme un « symbole d’émeute » après une violente célébration d’un match de football

L’interdiction du drapeau palestinien dans la ville française de Chalon-sur-Saône a été décidée par le maire local.

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Cette décision intervient à la suite des problèmes survenus lors de la victoire du Paris Saint-Germain (PSG) en finale de la Ligue des champions contre l’Inter Milan, qui s’est déroulée au stade Parc des Princes de la capitale française.

Gilles Platret a soutenu que la bannière avait servi de « symbole d’émeute » lors des troubles qui ont eu lieu dans le pays et dans sa ville de l’est de la France.

Il a déclaré que « le football a servi de prétexte »  mais que « le véritable motif était marqué par la présence d’ un drapeau palestinien » lors des célébrations de la victoire de l’équipe. 

« Après les célébrations légitimes des supporters parisiens, des individus des environs de notre ville ont saisi l’occasion pour créer du désordre avec un motif politique », a déclaré Platret le 1er juin.

Deux personnes sont mortes et des centaines ont été arrêtées à travers la France après la victoire du PSG le 31 mai, selon le ministère français de l’Intérieur.

À Dax, dans le sud-ouest de la France, un jeune homme de 17 ans est décédé après avoir été poignardé à la poitrine tard dans la soirée du 31 mai, ont rapporté les médias locaux.

Un homme de 23 ans qui circulait en scooter dans le centre de Paris a également été tué après avoir été percuté par un véhicule, a indiqué le parquet.



Selon le maire, les émeutiers ont lancé des feux d’artifice sur la police, mis le feu à des biens publics et lancé des pavés et des bouteilles sur les policiers.

L’un des meneurs, a-t-il affirmé, a pris pour cible à plusieurs reprises la police tout en brandissant un drapeau palestinien comme symbole de mobilisation, ce qui, selon lui, « indiquait clairement une intention politique ».

Un arrêté municipal interdira désormais l’affichage et la vente de drapeaux palestiniens à Chalon-sur-Saône, ville d’environ 45 000 habitants. La vente du drapeau sera également interdite sur les marchés.

L’organisation France Palestine Solidarité 71 a dénoncé ces mesures dans un communiqué.

« Nous avons été choqués et étonnés d’apprendre la déclaration de Gilles Platret », a-t-il déclaré.

Elle a fait valoir que le moment choisi par le maire pour prendre sa décision ne pouvait être ignoré.

« Cette déclaration intervient alors que, partout dans le monde et en France, des personnalités de tous horizons politiques, y compris d’éminentes personnalités juives, dénoncent le génocide en cours et exigent un cessez-le-feu immédiat.

« Comment ne pas voir dans cette affirmation un prétexte fallacieux et indigne ? » a-t-il déclaré.

Si les violences à Chalon ont été limitées, des affrontements majeurs ont également éclaté à Paris, où de nombreux magasins ont été pillés.

Des vidéos circulant en ligne montrent des voitures incendiées et des vitres brisées, y compris un incident où deux femmes étaient toujours assises à l’intérieur d’un véhicule qui a été incendié.

Les scènes de chaos ont éclipsé la victoire historique du PSG en Ligue des champions.

S’exprimant sur CBS Sports Network, l’attaquant français Ousmane Dembélé a exhorté les fans à célébrer pacifiquement et à éviter la violence.

Les troubles ont relancé le débat en France sur l’immigration et l’intégration.

Le politicien français d’extrême droite Éric Zemmour a déclaré le 1er juin : « De nouvelles émeutes à Paris . Mais attention , il ne faut surtout pas poser la question délicate : d’ où viennent ces gens ? Et pourquoi sont -ils encore là ? »

Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a condamné les troubles comme étant de la « barbarie » et a appelé à une approche judiciaire plus stricte pour compléter les efforts de la police dans la poursuite des émeutiers.

Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a critiqué Retailleau, affirmant que le gouvernement avait sous-estimé la menace sécuritaire et n’avait pas agi de manière décisive.

« Bruno Retailleau parle de “barbares” dans les rues de Paris. Ce soir, nous avons une nouvelle preuve que les mots, même les plus durs, ne remplaceront jamais les actes », a déclaré Bardella.

« Il devra expliquer ce fiasco. »

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Var : Il tue son voisin par balle à Puget-sur-Argens, la piste d’un acte raciste étudiée

Un homme de 53 ans a été interpellé à Puget-sur-Argens (Var) après avoir tué un voisin et en avoir blessé un autre par balle. Les faits pourraient avoir un mobile raciste, selon le parquet de Draguignan.

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Un homme de 53 ans a été interpellé dans la nuit de samedi à dimanche à Puget-sur-Argens (Var) après avoir tiré sur deux de ses voisins, tuant l’un d’eux et blessant l’autre à la main. La piste d’un acte raciste est étudiée par les enquêteurs.

Les faits se sont produits en fin de soirée. C’est la compagne du suspect qui a alerté les gendarmes, affirmant que son compagnon venait d’ouvrir le feu sur un habitant du voisinage. Les militaires de la gendarmerie se sont rapidement rendus sur les lieux. Selon le procureur de la République de Draguignan, Pierre Couttenier, « les militaires de la Gendarmerie Nationale dépêchés rapidement sur les lieux constataient le décès d’une première victime, un homme mortellement blessé par balle. Une seconde personne, également blessée par balle à la main, était prise en charge pour être transportée à l’hôpital de Fréjus ».



Le tireur, qui pratique le tir sportif, avait pris la fuite à bord de son véhicule. Plusieurs armes ont été découvertes à l’intérieur du véhicule : pistolet automatique, fusil à pompe et arme de poing, précise le parquet. L’homme a été interpellé « à proximité du lieu de commission des faits » par des gendarmes du GIGN d’Orange.

Deux vidéos «au contenu raciste et haineux»

Avant et après son passage à l’acte, le mis en cause avait diffusé « deux vidéos sur son compte d’un réseau social au contenu raciste et haineux », selon le procureur de Draguignan.

Une enquête de flagrance a été ouverte des chefs de « meurtre commis en raison de l’appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée de la victime à une ethnie, une nation, une prétendue race ou religion déterminée commis en concomitance avec un autre crime » et de « tentative de meurtre commis en raison de l’appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée de la victime à une ethnie, une nation, une prétendue race ou religion déterminée commis en concomitance ». Le parquet précise que « les qualifications seront susceptibles d’évoluer en fonction de la progression des investigations ».

L’identité de la victime décédée n’est pas encore formellement établie, mais il « pourrait » s’agir d’un homme « possiblement âgé de 35 ans, de nationalité tunisienne ». La deuxième victime, blessée à la main, est « âgée de 25 ans » et « de nationalité turque ».

Le suspect a été placé en garde à vue, « laquelle va être prolongée ». Il sera « présenté à la juridiction dans le cadre d’une information judiciaire qui sera donc requise », a conclu le magistrat.

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« Terrain de jeu pour voyous » : deux morts, 700 incendies et près de 560 arrestations en France après la finale de la Ligue des champions

La France a enregistré un nombre record d’arrestations à la suite d’un événement sportif majeur après que des scènes meurtrières ont éclaté après la victoire du Paris Saint-Germain sur l’Inter Milan en finale de la Ligue des champions samedi.

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Deux personnes ont perdu la vie, dont un adolescent de 17 ans poignardé à mort à Dax et un jeune de 20 ans renversé par une voiture à Paris. Plusieurs autres personnes ont été blessées lorsqu’une voiture a percuté la foule à Grenoble.

Selon un bilan du  Figaro , au moins 192 personnes ont été blessées lors des troubles, dont sept pompiers et 22 policiers, dont l’un serait dans le coma.

Le journal, citant des sources policières, indique que 559 arrestations ont été effectuées dans la soirée et jusqu’aux premières heures de dimanche, dont 491 à Paris. Ce chiffre éclipse les précédentes violences liées au sport, comme les 227 arrestations qui ont suivi la finale de la Coupe du monde 2022.

TOPSHOT – Des policiers anti-émeutes arrêtent une personne alors que les supporters du Paris Saint-Germain célèbrent la victoire du PSG lors de la finale de l’UEFA Champions League entre le Paris Saint-Germain (PSG) et l’Inter Milan qui s’est tenue à Munich, sur l’avenue des Champs-Élysées à Paris, le 31 mai 2025. (Photo de LOU BENOIST / AFP) (Photo de LOU BENOIST/AFP via Getty Images)

Des supporters du PSG et des opportunistes violents ont pillé des magasins à travers le pays, notamment un Foot Locker sur les Champs-Élysées à Paris, ainsi qu’à Annemasse, Nantes et Pau. Au moins 700 incendies ont été déclenchés et 264 voitures ont été incendiées.

Ces scènes ont suscité de vives condamnations de la part des dirigeants politiques, dont le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, qui a dénoncé les « barbares » et les « voyous » qui sont descendus dans la rue après le match de football.

Des supporters du Paris Saint-Germain (PSG) se rassemblent, fumant des cigarettes, dans une rue de Paris, le 1er juin 2025, pour célébrer leur victoire 5-0 en finale de la Ligue des champions de l’UEFA entre le Paris Saint-Germain (PSG) et l’Inter Milan, à Munich. (Photo de LOU BENOIST / AFP) (Photo de LOU BENOIST/AFP via Getty Images)

Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a déclaré : « Comme à chaque fête populaire, la capitale française devient le terrain de jeu des voyous. Toujours les mêmes profils et toujours la même impuissance de l’État. Ce n’est plus seulement un grave problème d’insécurité : c’est toute l’image de la France qui est ternie dans le monde. »

Un supporter du Paris Saint-Germain (PSG) célèbre sa victoire 5-0 en finale de la Ligue des champions de l’UEFA contre l’Inter Milan, à Munich, le 1er juin 2025. (Photo de Nael Chahine / Middle East Images / Middle East Images via AFP) (Photo de Nael Chahine/Middle East Images/AFP via Getty Images)

Bardella a également reproché à Retailleau d’avoir « clairement sous-estimé » la présence policière nécessaire samedi soir. Selon Le Figaro, quelque 5 000 policiers étaient mobilisés à Paris.



Bruno Retailleau parle de “barbares” dans les rues de Paris : ce soir, nous avons une nouvelle preuve que les mots, même durs, ne remplaceront jamais les actes. Il devra s’expliquer sur ce fiasco », a déclaré le chef du Rassemblement national.

En réponse à une image d’émeutiers au sommet d’une statue honorant la sainte patronne française Jeanne d’Arc, l’eurodéputée française Marion Maréchal a déclaré : « Quelques jours avant l’anniversaire de son bûcher, Jeanne d’Arc méritait-elle cela ? »

« Peut-être ignorent-ils même l’identité du saint dont ils profanent la statue… Personne ne peut encore prétendre qu’en continuant, nous avancerons vers un avenir radieux de paix et de cohésion nationale. Un changement de trajectoire est impératif et urgent. »

Les supporters du Paris Saint-Germain célèbrent la victoire du PSG lors de la finale de la Ligue des champions de l’UEFA entre le Paris Saint-Germain (PSG) et l’Inter Milan à Munich, sur l’avenue des Champs-Élysées, où des affrontements ont lieu entre les supporters et la police utilisant beaucoup de gaz lacrymogène à Paris, en France, le 31 mai 2025. (Photo de Jerome Gilles/NurPhoto via Getty Images)

Le député Antoine Léaument, présent samedi, a déclaré : « Comme des dizaines de milliers de supporters du PSG, je n’ai rien cassé ni rien pillé. J’étais juste avec mes amis pour faire la fête sur les Champs-Élysées. »

« Mais la fête a viré au gaz lacrymogène. Retailleau est vraiment un piètre ministre de l’Intérieur. »

De son côté, le député LFI de gauche, Eric Coquerel, a fustigé le ministre de l’Intérieur Retailleu pour l’utilisation du mot « barbares », qui selon lui avait des « connotations racistes ».

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Zones vertes, lignes rouges : la guerre de la France contre l’automobile ouvrière

Le plan du gouvernement aurait pour effet de maintenir les personnes à faibles revenus hors des plus grandes villes de France.

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Pour la deuxième fois, les députés français ont voté en faveur de la suppression des zones à faibles émissions (ZFE), destinées à interdire les voitures les plus polluantes dans les grandes agglomérations.

Deux lois successives, votées en 2019 et 2021, prévoyaient la création de ZFE dans les grandes agglomérations de plus de 150 000 habitants. La zone serait interdite aux véhicules les plus polluants, identifiés par une classification basée sur leur âge.

Depuis sa création, ce dispositif suscite la controverse, car il exclut de fait les populations les plus pauvres, incapables de remplacer leurs vieux véhicules par des véhicules moins polluants. Des voix s’élèvent, à droite comme à gauche, contre le risque de « ségrégation spatiale » qui pourrait s’installer sous couvert d’urgence climatique.

Plusieurs villes ont déjà suspendu la mise en place de ZFE ou en ont retardé l’introduction, certaines indéfiniment. Derrière ces décisions locales se cache la crainte d’une révolte des automobilistes, très mécontents des restrictions imposées à leur liberté de circulation depuis les Gilets jaunes.



En mars , une première offensive contre les LEZ a consisté en un comité spécial qui a voté leur abolition dans le cadre d’un projet de loi global « sur la simplification de la vie économique ».

Mercredi 28 mai, les ZFE ont subi un nouveau revers avec l’adoption d’un article présenté par le député du Rassemblement national (RN) Pierre Meurin, appelant clairement à leur suppression. Cet article a été adopté par une coalition de députés de droite – RN et alliés –, rejoints par des députés de gauche et même des parlementaires macronistes.

Le vote du 28 mai ne signifie toutefois pas que les zones tant décriées seront complètement supprimées. Cet article n’est qu’un élément parmi d’autres d’un projet de loi beaucoup plus vaste visant à simplifier la vie économique, examiné lors de plusieurs sessions en raison de sa longueur considérable. Les députés n’auront pas terminé l’examen des 600 amendements qu’il contient encore avant la mi-juin : d’ici là, les ZFE sont donc en suspens. De plus, même si le projet de loi est adopté dans son intégralité, l’article devra également être approuvé par le Sénat, ce qui n’est pas garanti à ce stade.

Néanmoins, l’adoption de cet article constitue un cruel reproche au gouvernement, qui tente désespérément d’imposer ces zones par divers moyens. Face à la contestation croissante, la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, a tenté de présenter un amendement visant à limiter les ZFE obligatoires aux seules agglomérations parisienne et lyonnaise, mais celui-ci a été massivement rejeté.

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Grenoble : Un automobiliste percute des piétons au centre-ville, des blessés dont deux graves

Quatre membres d’une même famille ont été percutés par un automobiliste à Grenoble (Isère) samedi soir, en marge des célébrations du titre du PSG en Ligue des champions. Deux d’entre eux sont grièvement blessés. Le conducteur a été placé en garde à vue.

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La fête a viré au drame à Grenoble (Isère) ce samedi soir, alors que les supporters du Paris-Saint-Germain fêtaient le premier titre du club en Ligue des Champions. Un automobiliste a percuté quatre piétons, deux jeunes hommes et deux femmes de la même famille, indique Le Dauphiné. Les quatre victimes sont blessées, dont deux grièvement. L’une d’elles aurait son pronostic vital engagé. Le conducteur a été placé en garde à vue, a indiqué le parquet de Grenoble.



Le drame a eu lieu vers 23h30, sur le cours Jean-Jaurès. Un homme au volant d’une BMW série 1 à vive allure, sur les voies centrales du tramway, a voulu faire demi-tour en utilisant le frein à main, à l’intersection de l’avenue Alsace-Lorraine, décrit le quotidien régional. Quatre piétons ont alors été fauchés, deux mineurs de 17 ans ainsi que deux femmes de 23 et 46 ans. Ils ont tous les quatre été transportés au CHU Grenoble-Alpes.

Le chauffard a alors pris la fuite en abandonnant sa voiture sur place. Il aurait craint d’être lynché par la foule. L’homme se serait finalement rendu aux policiers peu après. On ignore s’il s’agit d’un accident ou d’un acte volontaire.

Une enquête a été ouverte.

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