Programme antiterroriste britannique : critiquer l’immigration de masse est désormais considéré comme « extrémiste »

Les fonctionnaires sont formés à traiter les « préoccupations culturelles occidentales » comme des indicateurs potentiels d’idéologie terroriste.

L’unité officielle britannique de lutte contre la radicalisation a publié un cours de « mise à jour de sensibilisation » sur le site web du gouvernement. Ce cours indique que douter du bien-fondé de l’immigration de masse pourrait désormais justifier le renvoi d’une personne sous surveillance judiciaire.

Prevent est parfois perçu comme gérant une « liste de surveillance du terrorisme au Royaume-Uni », mais son objectif officiel est de « soutenir les personnes susceptibles de se radicaliser ». Il est désormais conseillé aux fonctionnaires suivant sa formation en ligne de se méfier des personnes qui pensent que

La culture occidentale est menacée par les migrations de masse et le manque d’intégration de certains groupes ethniques et culturels.

De nombreux travailleurs du secteur de l’éducation ou des collectivités locales seront tenus de suivre cette formation, soit comme condition d’embauche, soit dans le cadre de leur formation professionnelle continue. Les précédentes versions de la formation Prevent avaient déjà été critiquées pour avoir assimilé le véritable terrorisme d’extrême droite au Royaume-Uni au XXIe siècle (trois morts) au terrorisme islamiste (96 morts).

En fait, même si le nombre total de signalements à Prevent est tombé à son plus bas niveau en trois ans en 2019 (les cas liés à l’islam étant en baisse), les signalements liés à l’extrême droite ont atteint un niveau record, représentant 24 % de tous les cas, contre seulement 18 % l’année précédente.

Le ministère de l’Intérieur a tenté de défendre sa dernière initiative, affirmant

La prévention ne vise pas à restreindre le débat ou la liberté d’expression, mais à protéger les personnes susceptibles de se radicaliser.



Il a depuis été souligné que ces nouveaux critères incluraient la majeure partie de la population britannique, y compris le Premier ministre Keir Starmer, suite à son récent discours sur « L’île des étrangers », ce qui indique à quel point Prevent est une institution politiquement capturée. 

Frank Furedi, directeur exécutif du MCC Bruxelles, a déclaré que l’objectif de la nouvelle directive est d’éradiquer le débat sur le multiculturalisme :

Prevent n’a pas pour objectif d’accroître la population carcérale britannique en s’appuyant sur des nationalistes culturels. Son objectif est de réduire au silence les débats sur les questions raciales, l’islam, la cohésion sociale et le multiculturalisme. L’organisation souhaite s’assurer que les opinions controversées sur ce sujet soient étouffées et que les préoccupations des citoyens deviennent inaudibles.

Alors que les responsables du programme inventent de nouvelles « idéologies terroristes », Prevent semble particulièrement inefficace pour prévenir les menaces réelles pour la population. Parmi les nombreux « orientés » vers le programme ou les diplômés qui commettent ensuite des délits violents figure Axel Rudakubana, triple meurtrier de Southport .

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Italie : un référendum sur l’accès à la citoyenneté divise le pays

Les Italiens votent depuis dimanche, et jusqu’à ce lundi soir, pour dire « oui » ou « non à une mesure visant à faciliter l’obtention de la nationalité, en réduisant le délai nécessaire de présence en Italie de dix à cinq ans. L’opposition de gauche et du centre qui soutient la réforme s’oppose au gouvernement de la Première ministre d’extrême droite Giorgia Meloni qui a fait de la lutte contre l’immigration sa priorité.

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Depuis dimanche 8 juin, et jusqu’à lundi soir, les citoyens italiens sont appelés aux urnes pour un référendum autour de cinq questions regroupées en deux thèmes : l’assouplissement des règles d’obtention de la nationalité italienne et l’abolition de lois libéralisant le marché du travail. Et c’est le premier sujet qui divise le plus le pays.

Actuellement, selon une loi de 1992, un résident non-européen sans lien de mariage ni de sang avec l’Italie doit y vivre pendant dix ans avant de pouvoir demander la naturalisation, processus qui peut ensuite prendre des années. La proposition soumise à référendum propose de réduire ce délai à cinq ans, ce qui alignerait l’Italie sur l’Allemagne et la France.

Outre la condition de durée de résidence, la loi italienne exige actuellement que le demandeur prouve qu’il est intégré dans la société, qu’il dispose d’un revenu minimum, qu’il n’a pas de casier judiciaire et qu’il a une maîtrise suffisante de la langue italienne. Autant de critères que le référendum ne propose pas de toucher.

Zone d’ombre

La citoyenneté peut aussi être acquise par le mariage avec un citoyen italien, ou sur le principe du « ius sanguinis » (droit du sang), selon lequel un enfant né d’un père italien ou d’une mère italienne, même à l’étranger, devient automatiquement un citoyen italien. Mais contrairement à d’autres États européens, le fait d’être né de parents étrangers en Italie ne garantit pas automatiquement la citoyenneté : un mineur ne peut la demander qu’à l’âge de 18 ans, à condition d’avoir vécu légalement et sans interruption en Italie depuis sa naissance.

Cette loi a créé une zone d’ombre pour des centaines de milliers de personnes nées en Italie de parents étrangers – ou arrivées dans le pays alors qu’elles étaient enfants – qui, après des années, n’ont toujours pas obtenu la citoyenneté.

Une banderole en faveur du « oui » au référendum italien, le 4 juin 2025 à Milan. Crédit : Reuters

Ainsi, si cette réforme est adoptée, elle pourrait bénéficier jusqu’à 2,5 millions de personnes, estiment les partisans du « oui », soutenus par le Parti démocrate (PD, centre-gauche), principale forte d’opposition en Italie.

C’est cette opposition qui est à l’origine du référendum. En septembre dernier, l’initiative avait recueilli plus de 500 000 signatures, forçant ainsi le gouvernement de la Première ministre d’extrême droite Giorgia Meloni à l’organiser, comme le stipule la loi.

Selon Riccardo Magi, secrétaire de +Europa (centre-gauche) cité par Euronews, le référendum permettrait de modifier une loi « ancienne et injuste » qu’aucun gouvernement des 30 dernières années « n’a eu la volonté politique de modifier ». La législation actuelle oblige, d’après lui, des centaines de milliers de filles et de garçons nés ou élevés en Italie à vivre comme des étrangers dans ce qui est aussi leur pays ».



Selon Meloni, la loi actuelle est « excellente »

La cheffe du parti Fratelli d’Italia, arrivée au pouvoir en 2022 sur un programme anti-migrants, s’est déclarée « absolument contre » cette mesure. Selon Giorgia Meloni, la loi actuelle sur la nationalité est « excellente » et « très ouverte ». « Nous sommes l’une des nations européennes avec le plus grand nombre de naturalisations », a-t-elle souligné cette semaine.

Selon Eurostat, Rome a accordé en 2023 la nationalité italienne à 213 500 personnes, soit un cinquième des naturalisations dans l’Union européenne (UE). Plus de 90% d’entre elles étaient originaires de pays hors de l’UE, principalement d’Albanie et du Maroc, ainsi que d’Argentine et du Brésil.

En mars, le gouvernement avait publié un décret afin de limiter l’accès à la naturalisation par lien de sang, ne rendant éligibles que les étrangers ayant des grands-parents ou des parents italiens, alors qu’auparavant, l’ascendance pouvait remonter jusqu’aux arrière-arrière-grands-parents. Ce décret est devenu loi en mai après approbation du Parlement italien.

Pour montrer son opposition, le gouvernement demande de boycotter le référendum, afin d’invalider le résultat du vote. Des membres de la droite italienne ont même appelé les citoyens à se rendre à la plage plutôt que d’aller voter, indique la correspondante de France 24 à Rome. Car pour être valide, le référendum doit franchir le seuil de 50 % de votants. À la mi-journée dimanche, la participation s’élevait à 7,41%, selon le ministère de l’Intérieur.

Ce scrutin est un véritable test pour l’opposition de gauche. Un victoire du « oui » serait un camouflet pour Giorgia Meloni qui a fait de la lutte contre l’immigration sa priorité.

Giovanni Puccini, 18 ans, a voté dimanche pour la première fois de sa vie, dans un bureau à Rome. Il estime que l’appel à l’abstention de la Première ministre est « irrespectueux »: « Il faut voter parce que tellement de gens se sont battus, sont même morts, pour ce droit ». Son ami, Pierre Donadio, 21 ans, est convaincu qu’il faut assouplir les lois sur la naturalisation pour « éviter que le pays ne soit trop fermé sur lui-même ».

Très populaire dans le pays, le rappeur Ghali, né à Milan de parents tunisiens, a aussi exhorté ses fans à aller voter. « Certains sont nés ici, ont vécu ici pendant des années, (…) se sentent Italiens à tous les égards, mais ne sont pas reconnus comme citoyens », a-t-il dénoncé sur Instagram.

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Un voyou africain armé d’une machette terrorise le personnel d’un magasin de bouteilles de Melbourne

Un voyou africain armé d’une machette a été filmé en train de menacer les employés d’un magasin de bouteilles de Melbourne après qu’ils l’ont surpris en train de voler.

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Des images de vidéosurveillance obtenues par Noticer News montrent le voleur potentiel entrant chez Dan Murphy à Fawkner samedi après-midi avec une capuche sur la tête et son pull couvrant la majeure partie de son visage.

On peut ensuite le voir agiter une énorme machette vers les caissiers et les agents de sécurité près des caisses avant de fuir le magasin après avoir été interrompu par la sécurité.

Noticer News comprend que le voyou volait de la vodka lorsque la sécurité a tenté de l’arrêter, et il a sorti une machette qu’il avait cachée dans ses vêtements avant de s’enfuir du magasin.

Le voyou quelques instants après avoir sorti sa machette (fournie)

Une source proche du dossier a déclaré que les jeunes employés qui travaillaient à l’époque étaient terrifiés et qu’il s’agissait du troisième vol cette nuit-là, mais le seul impliquant une machette.

« C’est juste le chaos », ont-ils dit.

La source a déclaré que le personnel avait été invité à garder le magasin ouvert et à continuer à travailler comme d’habitude après l’incident, mais qu’il était trop traumatisé pour continuer à travailler et a fermé les portes plus tôt que prévu.

La police de Victoria a déclaré qu’elle enquêtait sur la tentative de vol, qu’aucune arrestation n’avait été effectuée et que personne n’avait été blessé.

Cet incident n’est qu’un des nombreux incidents impliquant des machettes qui ont choqué Melbourne depuis que la Première ministre de Victoria, Jacinta Allan, a interdit la vente de ces lames le mois dernier à la suite d’une bagarre impliquant des membres présumés d’un gang africain avec des machettes au centre commercial Northland .



Vendredi, le centre commercial Caroline Springs Square a été fermé après qu’un groupe d’adolescents a été vu avec des machettes, et dimanche soir, un homme a subi une lacération au bras après avoir été attaqué par deux hommes armés de machettes dans une station-service à Doreen.

Mme Allan  a annoncé l’interdiction en mars  après une série de  crimes choquants impliquant des machettes , dont beaucoup impliquaient  des gangs africains , et à partir de septembre, les machettes seront classées comme une arme prohibée et une amnistie de trois mois sera mise en place.

Image d’en-tête : à gauche, à droite, images de vidéosurveillance de l’incident (fournies).

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Dijon : Plus de 300 bouteilles de protoxyde d’azote saisies dans une épicerie du centre-ville

Lors d’un contrôle dans une épicerie de nuit du centre-ville de Dijon (Côte-d’Or), les policiers ont saisi 330 bouteilles de protoxyde d’azote, des puffs électroniques et plusieurs dizaines de paquets de cigarettes. Le gérant a été placé en garde à vue.

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Des cartouches de protoxyde d’azote et des ballons gonflables. (Illustration / Adobe Stock)

Les policiers ont saisi plus de 300 bouteilles de protoxyde d’azote, appelé également gaz hilarant, dans une épicerie de nuit du centre-ville de Dijon (Côte-d’Or), lors d’une opération de contrôle, a appris Actu17. Des puffs électroniques et une quarantaine de paquets de cigarettes ont également été saisis. Le gérant de l’établissement a été placé en garde à vue.



Il était environ 22h40 lorsque les forces de l’ordre ont procédé au contrôle de cette épicerie située sur la place Saint-Michel. Au niveau du comptoir, les policiers ont découvert des bouteilles de protoxyde d’azote, et des puffs dont la commercialisation est interdite en France depuis février dernier.

Les fonctionnaires ont ensuite découvert 330 bouteilles de gaz hilarant dans le stock du magasin, des centaines de ballons pour consommer ce gaz souvent détournés à des fins récréatives par les jeunes, ainsi qu’une vingtaine de puffs électroniques.

Une enquête a été ouverte et confiée au commissariat de Dijon.

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Peter Kyle critique les Français « complètement absurdes » face au chaos des migrants dans la Manche : « Ils ne s’attaquent pas aux bateaux ! »

Kyle a déclaré que les autorités françaises ne « s’attaquaient pas » aux bateaux lorsqu’ils entraient en eaux peu profondes, bien que cela fasse partie de l’accord franco-britannique.

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Peter Kyle a déclaré que le gouvernement travailliste était déterminé à « aller plus loin »ACTUALITÉS GB

Le secrétaire d’État aux Sciences, Peter Kyle, a accusé la France de ne pas avoir mis en œuvre les mesures convenues pour arrêter les bateaux de migrants dans les eaux peu profondes, contribuant ainsi à un nombre record de traversées de la Manche.

S’exprimant lors de l’émission Camilla Tominey Show de GB News, Kyle a déclaré que les autorités françaises « ne s’attaquaient pas » aux bateaux lorsqu’ils entraient en eaux peu profondes, bien que cela fasse partie de l’accord entre le Royaume-Uni et la France.

Les derniers chiffres révèlent que 1 194 migrants sont arrivés au Royaume-Uni après avoir traversé la Manche la semaine dernière, marquant le total journalier le plus élevé enregistré jusqu’à présent en 2025.

Cela porte le total annuel à 14 811 migrants, soit une augmentation de 42 % par rapport à la même période l’année dernière et de 95 % par rapport à 2023.

Kyle a déclaré : « Vous avez constaté une diminution du nombre d’hôtels utilisés pour héberger les demandeurs d’asile. Ce n’est pas suffisant. Nous devons aller beaucoup plus loin, et nous irons plus loin. »

Vous avez constaté une augmentation d’un tiers du nombre de demandeurs d’asile renvoyés depuis notre pays. Nous maîtrisons notre système d’asile.

« Nous avons encore un long chemin à parcourir, mais l’absurdité des millions dépensés dans les hôtels à la suite de l’échec du dernier gouvernement qui a mené une expérience d’ouverture des frontières, nous oblige à prendre le contrôle de la situation, et nous le faisons maintenant.



« Il faudra du temps, en raison de la nature mondiale de l’immigration, pour que nous puissions obtenir tous les accords, non seulement pour qu’ils soient en place parce que nous avons un bon accord avec la France, mais pour qu’ils soient appliqués et pour l’inaction, nous travaillons très dur là-dessus.

« Nous nous concentrons sur les mesures qui permettront de gérer le flux migratoire et d’empêcher qu’il se produise dans la Manche, car cela n’est bon pour personne.

« Nous travaillons à mettre en place les moyens qui permettront de démanteler ces gangs. Et croyez-moi, nous y parviendrons. »

Interrogé sur les 480 millions de livres sterling versés à la France pour intercepter les bateaux, il a déclaré : « L’accord que nous avons négocié avec eux est désormais en cours de mise en œuvre et nous sommes actuellement dans la phase de mise en œuvre.

« Il y a quelques problèmes qui sont complètement absurdes et nous y travaillons.

Par exemple, les Français s’attaquent aux bateaux lorsqu’ils s’aventurent en eaux profondes. Ils effectuent des travaux sur la plage, mais il y a aussi cette étape cruciale lorsqu’ils sont en eaux peu profondes.

Pour l’instant, ils ne s’en occupent pas. Cela fait partie de notre accord, mais cette partie n’est pas encore mise en œuvre. C’est sur cela que nous travaillons.

« Nous sommes au pouvoir depuis 10 ou 11 mois, nous avons réhabilité nos relations avec nos partenaires mondiaux et nous les utilisons pour conclure des accords, trois accords commerciaux en seulement un mois.

« Et ces négociations et ces accords que nous menons avec la France sur l’immigration, c’est le genre de choses que nous allons réaliser. »

Il a confirmé qu’un accord était déjà en place avec les autorités françaises pour modifier leur approche opérationnelle.

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Les enfants britanniques blancs sont minoritaires dans un quart des écoles en Angleterre

De nouvelles données du ministère britannique de l’Éducation provenant de plus de 21 500 écoles primaires et secondaires en Angleterre montrent que 25 % de tous les élèves natifs sont déjà une minorité dans les classes d’anglais.

Dans une école de Londres, seulement 12 élèves sur 2 779 étaient des Britanniques blancs.

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Les enfants britanniques blancs sont désormais minoritaires dans un quart des écoles d’Angleterre, en raison d’une génération de migration de masse.

De nouvelles données du ministère britannique de l’Éducation, provenant de plus de 21 500 écoles primaires et secondaires en Angleterre, montrent que 25 % de tous les élèves natifs sont déjà une minorité dans les classes d’anglais.

Dans plus de 450 écoles, les élèves britanniques blancs représentaient moins de 2 % des élèves, et dans 72 écoles, il n’y avait pas un seul élève britannique blanc.



Le déclin de la proportion d’élèves britanniques blancs parmi les élèves des écoles a été le plus marqué dans des villes comme Londres, Birmingham, Manchester et Leicester.

Dans tous les arrondissements de Londres, à l’exception de Bromley, les élèves britanniques blancs étaient minoritaires. Dans une école londonienne, seuls 12 élèves sur 2 779 étaient britanniques blancs.

Un rapport récent du professeur Matt Goodwin prédit que les personnes ayant deux parents britanniques blancs deviendront minoritaires au Royaume-Uni d’ici 2063. Ce chiffre est actuellement de 73 %. D’ici la fin du siècle, les Britanniques blancs pourraient ne représenter que 22,7 % de la population du Royaume-Uni.

Le professeur Goodwin a également prédit qu’une personne sur cinq au Royaume-Uni sera musulmane d’ici 2100.

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L’affiche de la Marche des fiertés de Paris, pro-Palestine et anti-Blancs, dépasse les bornes, même pour les militants LGBT

InterLGBT a tenté de se défendre et a critiqué les « interprétations grossières » de l’affiche

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L’affiche Crédit : Valeurs Actuelles

Une affiche officielle de la Marche des fiertés de Paris, représentant un homme blanc agressé, a été condamnée comme violente et extrémiste, forçant la région Île-de-France à retirer son soutien.

InterLGBT, un groupe d’associations militantes représentant le lobby LGBT en France, a dévoilé l’affiche de la Marche des Fiertés qui se tiendra fin juin. L’image, qui ressemble à un appel explicite à la violence, a été condamnée sur les réseaux sociaux , au point que la région Île-de-France, partenaire de l’événement, a été contrainte de retirer son soutien.

L’affiche criarde représente divers personnages unis contre « l’internationale réactionnaire », symbolisée par un homme blanc humilié et plaqué au sol, retenu par sa cravate – dans une position qui pourrait suggérer qu’il est sur le point d’être pendu. Parmi ses tortionnaires figurent une femme voilée et une autre portant des accessoires aux couleurs du drapeau palestinien.

L’image a commencé à circuler en ligne et a été dénoncée par de nombreux influenceurs. Même l’association juive gay et lesbienne de France a été choquée par l’image. Son porte-parole, Beit Haverim, a dénoncé des « choix de communication inconsidérés » susceptibles de déclencher des « violences ou des actes d’hostilité ». Dans les milieux militants LGBT, la radicalisation d’InterLGBT est préoccupante. Un ancien porte-parole de l’organisation estime que « l’influence de La France Insoumise (LFI) [d’extrême gauche] » est désormais « flagrante ».



InterLGBT a tenté de se défendre et a critiqué les « interprétations grossièrement erronées » de l’affiche. Les couleurs du sac porté par la personne à droite de l’affiche ne sont pas les couleurs palestiniennes, affirme-t-elle, mais « les drapeaux de Hongrie et de Bulgarie, où les marches des fiertés sont actuellement interdites ». Il n’en demeure pas moins que la femme en question porte un pin’s avec le drapeau palestinien et que le personnage central de l’affiche est une femme voilée. Ce n’est pas le moindre des paradoxes lorsqu’on considère le traitement réservé aux homosexuels, aux queers et aux personnes trans dans le monde musulman. InterLGBT maintient ce choix visuel au nom de la célèbre « convergence des luttes ».

Le scandale a éclaté non seulement à cause du contenu de l’affiche, mais aussi à cause du soutien institutionnel apporté à l’événement. En bas, on peut voir que la Marche des Fiertés est soutenue, sans surprise, par la ville de Paris et sa maire socialiste Anne Hidalgo, pro-LGBT, mais aussi par la région Île-de-France, pourtant menée par la droite avec Valérie Pécresse, ancienne candidate des Républicains à l’élection présidentielle de 2022. Valérie Pécresse a donc été interpellée sur les réseaux sociaux par des citoyens français, notamment des habitants de sa région, choqués que des fonds publics puissent servir à soutenir une telle initiative. La présidente de région a donc été contrainte de prendre publiquement position pour dénoncer l’affiche , demander le retrait du logo de son administration et retirer une subvention promise. « La région Île-de-France a demandé le retrait de son logo et la subvention ne sera pas versée », a annoncé Valérie Pécresse sur X.

« Femmes voilées, hommes blancs martyrisés et caricaturés en fascistes, soutien à la Palestine, alors que des homosexuels, des bisexuels et des trans y sont massacrés… voilà la marque des extrémistes », a déclaré le vice-président du Rassemblement national, Sébastien Chenu. À l’inverse, le président de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a exprimé son soutien à l’association organisatrice.

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Manche : un passeur de migrants condamné après une tentative de traversée illégale vers le Royaume-Uni

Un ressortissant Syrien a été condamné lundi 2 juin à un an de prison ferme pour aide à la circulation irrégulière d’un étranger entre la France et le Royaume-Uni. Depuis le début de l’année, le Royaume-Uni connait un regain des traversées irrégulières de la Manche. Près de 1 200 migrants sont arrivés dans la journée du 31 mai sur les côtes britanniques, un record.

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Un tribunal de Picardie a condamné ce lundi 2 juin un ressortissant Syrien à un an de prison ferme pour aide à la circulation irrégulière d’un étranger, dans le cadre du trafic de migrants qui existe au départ des côtes françaises et à destination du Royaume-Uni.

L’homme de 45 ans avait été interpellé après avoir tenté de fuir au volant de son véhicule dans la nuit du samedi au dimanche 1er juin par les gendarmes d’Abbeville, à hauteur de Neufmoulin (dans le département de la Somme). Un autre passager, un ressortissant Irakien âgé de 36 ans, était également présent à bord.

Après inspection du coffre du véhicule, immatriculé en Pologne, les forces de l’ordre ont découvert cinq jerricans de 20 litres, un bateau pneumatique de 20 places, un moteur ainsi que 35 gilets de sauvetage. Des bagages considérés comme constituant le parfait « attirail du passeur ».

Les deux hommes ont affirmé qu’ils participaient à faciliter ces traversées et travaillaient pour « une organisation » afin de pouvoir eux-mêmes rejoindre le Royaume-Uni, sans avoir à payer leur voyage. Le conducteur Syrien a affirmé ne pas connaitre la destination finale du convoi qu’il dirigeait.

Lors de l’audience, la Procureur a comparé ces deux hommes aux « mules », ces personnes chargées d’acheminer les stupéfiants d’un pays à un autre. L’avocat de la défense, Me François Dory a critiqué une volonté d’en faire des « boucs émissaires », un moyen pour la société de « se donner l’impression de faire quelque chose ».

Ces pères de famille vivant en Allemagne étaient poursuivis pour la même inculpation, celle d’aide à la circulation irrégulière d’un étranger. Si le conducteur a écopé d’une peine d’un an ferme d’emprisonnement, le passager a, en revanche, été relaxé de toute poursuite.



Rebond des arrivées irrégulières au Royaume-Uni

Le Royaume-Uni a vu de nombreuses personnes accoster sur ses côtes ce samedi 31 mai : 1 195 migrants ayant traversé la Manche sont arrivés sur les plages britanniques sur cette seule journée, à bord de 19 embarcations clandestines. Tandis que 184 personnes ont également été secourues dans la nuit du vendredi au samedi, au large de Fort­ Mahon et de Wimereux, dans le détroit du Pas-de-Calais, lieu des départs des migrants tentant de rallier le Royaume-Uni.

Le précédent record remonte à septembre 2022 avec le débarquement de 1 305 migrants en un jour. Cette même année, 45 774 migrants en situation irrégulière avaient atteint les côtes du Royaume-Uni.

Ces traversées ont représenté 84% des arrivées illégales au Royaume-Uni l’an dernier. Majoritairement originaires d’Afghanistan, mais aussi de Syrie, d’Iran et du Vietnam, ces migrants arrivés par embarcations clandestines demandent dans la plupart des cas l’asile une fois sur le territoire britannique.

Ces traversées illégales ont connu un net rebond l’an dernier avec 36 800 personnes débarquées, soit 23% de plus qu’en 2023, année qui avait noté une baisse notable. Mais le phénomène semble désormais être reparti à la hausse.

Car malgré les mesures dissuasives et répressives mises en place par Londres pour enrayer l’immigration irrégulière, 14 808 personnes sont arrivées dans le pays depuis janvier 2025, en traversant la Manche. Un niveau inédit.

Particulièrement dangereuses, les traversées de la Manche dans ces “small boat” – de frêles embarcations pneumatiques – provoquent régulièrement des drames. L’année 2024 a été la plus meurtrière recensée depuis 2018 : 78 personnes sont mortes dans une vingtaine de naufrages recensés, selon l’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (Oltim).

Avec les contrôles de sécurité renforcés, les exilés prennent de plus en plus de risques pour passer entre les mailles et déjouer la surveillance des autorités. Depuis le début de l’année, au moins 15 personnes sont mortes dans ces traversées. Le 24 mars, le corps d’une femme érythréenne a été retrouvé sur la plage de Marck, près de Calais. La semaine auparavant, deux cadavres avaient déjà été recensés en moins de 24 heures : l’un était celui d’un homme de 25 ans repêché non loin de Boulogne-sur-Mer, après un naufrage. Le second était celui d’un exilé inconscient récupéré sur un canot par les autorités françaises qui n’avait pas pu être réanimé.

Renforcement de la collaboration franco-britannique

Pour renforcer la lutte contre les réseaux internationaux de trafiquants, la collaboration entre Londres et Paris a été accrue. En février 2025, Londres et Paris ont prolongé jusqu’en 2027 leur traité contre l’immigration clandestine, par lequel les Britanniques financent une partie des contrôles menés côté français.

Lors de cette rencontre, le ministre français de l’Intérieur Bruno Retailleau avait plaidé pour un « changement de doctrine » permettant aux forces françaises d’intercepter des bateaux déjà à l’eau, pour contrer la nouvelle tactique des « taxis-boats », qui embarquent des migrants directement dans la mer, en évitant les contrôles sur les plages. 

Depuis sa prise de fonction en juillet dernier, le gouvernement travailliste de Keir Starmer, comme ses prédécesseurs conservateurs, a fait de l‘immigration irrégulière l’une de ses priorités. Il a promis d’endiguer le phénomène des « small boats » apparu en 2018. Un objectif qui passe notamment par la lutte contre les passeurs. 

« Ce gouvernement a bâti un plan sérieux pour s’attaquer aux réseaux à chaque étape », a défendu un porte-parole du ministère de l’Intérieur britannique.

Sous pression et critiqué pour ses résultats, le Premier ministre a présenté mi-mai une série de nouvelles mesures pour réduire l’immigration, y compris légale. Parmi elles, une loi sur le contrôle des frontières est en cours d’examen au Parlement. Celle-ci doit notamment donner davantage de pouvoir et moyens aux forces de l’ordre contre les réseaux de passeurs.

Le gouvernement britannique a également conclu des accords de coopération avec plusieurs pays de départ ou de transit comme l’Irak, l’Allemagne, la Serbie, le Kosovo, et envisage d’envoyer les déboutés de l’asile dans des « centres de retour », dans des pays tiers.

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Allemagne : un demandeur d’asile iranien a failli étrangler à mort une femme âgée avec la laisse de son propre chien, jugé « trop dangereux » pour être expulsé

Malgré trois tentatives d’expulsion de l’Iranien, les autorités ont déclaré que l’homme était trop dangereux pour être expulsé dans un avion sans sécurité adéquate.

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Ali S., photographié à gauche, est un migrant iranien illégal qui a terrorisé la ville allemande de Glinde.

Début mai, une Allemande de 56 ans a été agressée par un migrant iranien qui a soudainement enlevé son chien dans un parc. Alors qu’elle le poursuivait, il l’a poussée à terre, s’est agenouillé sur sa poitrine et l’a étranglée avec la laisse de son chien.

L’incident, survenu à Glinde, dans le Schleswig-Holstein, a failli se terminer par un homicide, mais la vie de la femme a été sauvée grâce à l’intervention rapide d’un témoin. Une source policière a déclaré au journal Bild que la femme « avait déjà abandonné. Il voulait l’étrangler, et il a presque réussi ».

Cet acte troublant est lié à une affaire impliquant un demandeur d’asile, soulevant de sérieuses questions sur les raisons pour lesquelles l’homme était en liberté et toujours dans le pays.

Le suspect, Ali S., est un Iranien de 32 ans. Sa demande d’asile a été rejetée et il faisait l’objet d’un arrêté d’expulsion exécutoire, mais la police a refusé de l’expulser.

L’Iranien a terrorisé la ville de Glinde

Ali S. est arrivé en Allemagne en 2018 et a déjà été suivi par la police. En 2024, il a terrorisé l’administration municipale de Glinde, proférant des menaces de mort contre des employés.

Le maire Rainhard Zug a réagi en fermant l’hôtel de ville à la circulation piétonne et en engageant des agents de sécurité privés pour contrôler les entrées pendant les heures d’ouverture. Autrement dit, il a transformé une société de confiance en une société exigeant une sécurité privée, à l’image des piscines allemandes, qui ont désormais besoin de services de sécurité privés pour éviter les émeutes et les agressions sexuelles.



Zug a conclu que l’homme était « incontrôlable », citant les rapports des employés sur sa transformation comportementale soudaine et erratique.

Des tentatives répétées ont été faites pour convaincre Ali S. de quitter le pays volontairement, et il a accepté à trois reprises. Cependant, le ministère des Affaires sociales du Schleswig-Holstein a confirmé que « tous les rendez-vous ont échoué, le dernier en raison d’un refus d’embarquement de la compagnie aérienne ».

Concrètement, début mai, le pilote d’un vol régulier à destination de l’Iran a refusé de laisser Ali S. monter à bord, jugeant cela trop risqué.

Le ministère a déclaré qu’en raison de son comportement violent, l’intéressé devrait désormais être expulsé sous escorte. Compte tenu de la situation dans la région iranienne, il est nécessaire que la police fédérale fournisse une escorte.

Cela nécessite un nouvel accord du gouvernement au pouvoir, car, comme de nombreux pays, l’Iran n’a pas conclu d’accord d’expulsion avec l’Allemagne. De plus, Ali S. ne possède pas de passeport iranien.

Comme cela a été démontré à maintes reprises, la bureaucratie et l’ingérence « humanitaire » de la gauche deviennent mortelles en Europe, l’échec de l’expulsion d’Ali S. contribuant directement à ce qu’une femme âgée soit presque étranglée à mort avec la laisse de son chien.

Un maire désespéré à court d’options

Le maire de Glinde, Zoug, a exprimé sa colère et son désespoir, relatant ses efforts considérables pour contacter le bureau de l’immigration du district, l’administrateur du district, les députés du Land et le ministère des Affaires sociales. Malgré ces échanges, le bureau de l’immigration a maintenu que « les conditions d’expulsion ne sont pas remplies », ce qui a frustré Zoug.

En réponse à une enquête du journal Bild, le district de Stormarn a déclaré que son service de psychiatrie sociale avait eu « de multiples contacts avec la personne concernée au cours des 1,5 dernières années. À aucun moment de ces contacts, il n’existait de conditions d’admission (en clinique psychiatrique) en raison d’un danger aigu pour elle-même ou pour autrui. »

Cette déclaration intervient malgré les menaces de mort spécifiques proférées par le maire à l’encontre des employés du gouvernement municipal.

Ali S. ne s’est pas présenté à un rendez-vous de suivi après sa dernière tentative infructueuse de quitter le pays le 8 mai. Il aurait commis l’agression peu après. Ali S. est actuellement interné dans un établissement psychiatrique.

Le parquet a qualifié le crime de tentative d’homicide involontaire, tandis que le tribunal l’a qualifié de coups et blessures graves. L’issue judiciaire finale reste incertaine, mais comme dans de nombreux autres cas en Allemagne, le suspect pourrait ne pas être condamné à une peine de prison pour ses actes, les tribunaux ayant jugé qu’il était psychologiquement inapte à être tenu responsable.

Comme détaillé dans les liens de l’article fournis dans cet article, les cas de migrants « terrorisant » des villes et villages en Allemagne sont monnaie courante, certains délinquants commettant des dizaines et parfois plus de 150 délits, avec peu de conséquences et certainement aucune expulsion.

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Manche: la France envisage de mener des interceptions en mer

Pour faire face à la hausse des traversées de la Manche, la France envisage de changer de doctrine et de mener des interceptions en mer. Des opérations impossibles aujourd’hui car le droit de la mer interdit à la police française d’agir en mer, sauf pour mener des opérations de secours.

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50 migrants ont été secourus dans la Manche samedi 12 avril 2025. Crédit : compte X de la Premar

Pour lutter contre l’immigration irrégulière au départ des côtes françaises vers le Royaume-Uni, la France va présenter un plan pour intercepter les migrants en mer. Elle veut ainsi contrer le phénomène des « taxis-boats », cette technique consistant à mettre le bateau à l’eau en amont de l’embarquement pour éviter les interceptions terrestres par la police.

Cette manœuvre des passeurs rend l’interception des traversées difficiles pour les forces de l’ordre car le droit de la mer interdit à la police française d’intervenir en mer, sauf pour mener des opérations de secours.

« Malgré l’action menée sans relâche sur le territoire français pour réduire le nombre de traversées transmanche, force est de constater l’augmentation de 42 % du nombre d’individus arrivés au Royaume-Uni par rapport à 2024 », a déclaré une source au ministère de l’Intérieur quelques jours après le débarquement au Royaume-Uni de 1 195 migrants à bord de 19 embarcations. Il s’agit d’un record d’arrivées en une seule journée jamais atteint depuis 2022.

« Nous sommes conscients du fort enjeu que représentent les interventions en mer et d’une nécessaire adaptation de notre doctrine d’action », a déclaré cette même source. Ainsi, la France va « faire évoluer » le dispositif actuel « afin de pouvoir agir dans les eaux peu profondes, jusqu’à 300 mètres des côtes, et ainsi intercepter les ‘taxi-boats’, tout en respectant les principes de la convention des Nations unies sur le droit de la mer ».

Le Comité interministériel de contrôle de l’immigration (CiCI) a donc mandaté le secrétariat général de la mer (SGMer), qui coordonne l’action de l’État en mer, pour formuler une proposition visant à faire évoluer la doctrine.



Pratique dangereuse

Cette pratique est interdite par le droit de la mer parce qu’elle peut être dangereuse. Interrogé par InfoMigrants en décembre 2023, le procureur de la République de Saint-Omer avait émis des réserves au sujet des aux interceptions maritimes. « Le préfet a donné des consignes extrêmement claires aux forces de l’ordre sur le fait de ne jamais mettre en péril la vie des migrants », avait-il dit.

En 2021, Priti Patel, alors ministre de l’Intérieur britannique, avait déjà évoqué la mise en place d’opérations en mer. Mais ce projet avait été rapidement abandonné suite au refus de la France de mener des pratiques contraires au droit de la mer. À l’époque, le projet avait aussi été décrié par les ONG, estimant que cela pousserait les migrants à emprunter des voix encore plus dangereuses.

Mais la volonté des gouvernements français et britannique de renforcer le contrôle de la frontière pourrait bien avoir raison de cette règle en place depuis plusieurs années. En février dernier, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau – qui avait annoncé des effectifs de police supplémentaires et la construction du CRA de Dunkerque – avait déjà évoqué ce changement de doctrine.

© Benoit Tessier/REUTERS | Une embarcation de migrants quittant la plage française à Wimereux pour tenter de gagner le Royaume-Uni par la Manche, le 4 septembre 2024 (Image d’illustration)

« Dans la bande côtière, dans les premiers 300m, il faut que l’on puisse revoir notre organisation, pour que l’on puisse arraisonner ces bateaux lorsqu’ils arrivent pour prendre les migrants. Il faudrait sans doute prévoir que la gendarmerie nationale, qui a des forces maritimes, puisse intervenir », avait-il évoqué.

De son côté, la ministre de l’Intérieur britannique Yvette Cooper n’a pas caché son exaspération après l’arrivée record de lundi. Les photographies montrant des policiers français assister au départ de migrants depuis la plage sans intervenir ont aussi fait largement réagir côté britannique. Elle a donc réclamé davantage de mobilisation de la part des Français et souhaite que la France intercepte les embarcations non seulement dans les eaux peu profondes lorsqu’ils quittent les plages, mais dans les rivières et les voies navigables intérieures, où sont déployés les « small-boats ».

Ce nouveau plan est attendu « d’ici l’été », précise-t-on au ministère de l’Intérieur. Notamment car un sommet franco-britannique doit avoir lieu en juillet. Le président français est attendu du 8 au 10 juillet au Royaume-Uni pour une visite d’État.

Traversées en hausse

Malgré les mesures dissuasives et répressives mises en place par Londres et Paris pour enrayer l’immigration irrégulière, 14 808 personnes sont arrivées dans le pays depuis janvier 2025, en traversant la Manche. Un niveau inédit.

Ces traversées illégales ont aussi connu un net rebond l’an dernier avec 36 800 personnes débarquées, soit 23 % de plus qu’en 2023, année qui avait noté une baisse notable.

Et elles sont de plus en plus mortelles. Depuis le début de l’année, au moins 15 personnes sont mortes. L’année dernière, ce sont 78 migrants qui ont perdu la vie sur cette route migratoire, un record.

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Allemagne : les étrangers sont majoritaires dans les délits criminels violents commis dans les transports publics du Bade-Wurtemberg

Les étrangers sont responsables de 62 % de tous les crimes commis dans les transports publics en Allemagne, alors qu’ils ne représentent que 16 % de la population.

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La criminalité dans les transports publics en Allemagne est un sujet majeur. La gauche souhaite que davantage de personnes utilisent les transports publics tout en promouvant l’ouverture des frontières, ce qui rend les transports publics de plus en plus dangereux. Les données montrent depuis des années que les migrants agressent sexuellement des femmes, commettent des agressions au couteau et, de manière générale, rendent les transports publics infernaux pour les Allemands. Les dernières données du Bade-Wurtemberg, dans le sud du pays, ne font que souligner cette tendance.

Une enquête récente de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) auprès du ministère de l’Intérieur, de la Numérisation et des Communes révèle une image préoccupante de la sécurité dans les transports publics du Bade-Wurtemberg.

En 2024, les transports publics du Bade-Wurtemberg ont recensé 30 950 suspects pour divers délits, soit une moyenne d’environ 85 suspects par jour. Il est important de noter que ce chiffre n’inclut pas les infractions liées à l’immigration, qui ne peuvent être commises que par des étrangers. On compte 20 339 infractions supplémentaires à la législation sur l’immigration, portant le total des incidents enregistrés dans les transports publics à 51 289.



Il est significatif que les étrangers soient également en tête des statistiques pour toutes les autres catégories de criminalité, y compris les crimes violents. Sur les 30 950 suspects d’infractions dans les transports publics, 19 138 (62 %) n’étaient pas allemands, contre 11 812 (38 %) suspects allemands.

Une analyse plus approfondie des catégories de crimes spécifiques met encore plus en évidence la tendance :

  • Crimes violents :  Sur les 1 942 suspects enregistrés pour des crimes violents en 2024 (y compris meurtre, homicide involontaire, viol, vol et diverses formes de lésions corporelles), 1 037 (53 %) n’étaient pas allemands, tandis que 906 (47 %) étaient allemands.
  • Vols :  Parmi les 2 180 suspects enregistrés pour vol, 1 397 (64 %) étaient des étrangers, contre 783 (36 %) des Allemands.
  • Infractions liées aux stupéfiants :  Les suspects non allemands constituaient également la majorité des infractions liées aux stupéfiants, représentant 1 216 (56 %) sur un total de 2 189 suspects, dont 973 (44 %) étaient allemands.
  • Infractions liées aux armes :  Sur 422 suspects, 257 (61 %) n’étaient pas allemands, tandis que 165 (39 %) étaient allemands.

Le nombre de suspects d’attaques au couteau dans les transports publics n’a cessé d’augmenter au cours des trois dernières années dans le Bade-Wurtemberg, passant de 181 en 2022 à 184 en 2023, pour atteindre 224 suspects en 2024.

Sur les 224 cas d’attaques au couteau, les étrangers constituaient la majorité, avec 127 suspects (environ 57 %), contre 97 suspects allemands (43 %). Parmi les agresseurs étrangers, les ressortissants de pays demandeurs d’asile arrivaient en tête : Syrie (30 suspects), Tunisie (14), Maroc (13) et Algérie (9). La Turquie et l’Irak comptaient chacun six suspects, tandis que la Pologne et l’Afghanistan en comptaient cinq chacun.

Une « attaque au couteau » est définie comme une infraction dans laquelle une attaque au couteau est directement menacée ou menée contre une personne.

Il convient de noter que parmi les délinquants allemands, beaucoup sont issus de l’immigration, mais l’Allemagne ne collecte pas de données à ce sujet. Cependant, dans certains cas où les noms des suspects ont été obtenus, nombre de ces délinquants allemands sont clairement d’origine étrangère, comme le révèlent les données relatives aux viols collectifs en Rhénanie-du-Nord-Westphalie.

En outre, les étrangers ne représentent qu’environ 16 % de la population allemande, et pourtant leur surreprésentation extrême dans les statistiques criminelles est frappante.

Les passagers ne sont pas les seuls à être menacés par l’explosion de la criminalité, mais aussi le personnel des transports publics. Les syndicats ferroviaires allemands ont tiré la sonnette d’alarme.

« J’ai en moyenne trois employés qui viennent chaque semaine à mon bureau d’Erfurt pour des conseils juridiques. Ils ont été agressés, crachés dessus, insultés, menacés ou bousculés », a déclaré Steffi Recknagel, présidente du syndicat des chemins de fer et des transports (EVG) de Thuringe, lors d’un entretien .

« Le pire cas est celui où une employée de train a été menacée avec un couteau », a déclaré Recknagel, tandis qu’une autre a été agressée physiquement par derrière et « l’a privée d’air ».

Dans d’autres cas, des employées de train ont été « giflées », « frappées à coups de pied », « déshabillées » et « traitées avec agressivité ». Dans certains cas, les agresseurs ont déclaré à ces employées qu’elles n’étaient pas autorisées à parler parce qu’elles étaient des femmes.

La responsable syndicale de cette région a déclaré que, malgré l’existence de zones problématiques dans tout le Land, un tronçon particulièrement difficile se situe entre Erfurt, la capitale du Land, et Suhl. Elle a expliqué que cette situation « extrême » est due à la présence d’un centre de réfugiés à Suhl, qui accueille principalement des migrants syriens, afghans et turcs, qui font régulièrement des allers-retours entre Erfurt et Suhl.

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« Des gros bras débarquent » : à Calais, l’extrême droite anglaise menace les associations

Le leader du parti britannique d’extrême droite Ukip, Nick Tenconi, s’est livré mercredi à une opération d’intimidation des associations d’aide aux migrants à Calais. Si les provocations sont restées verbales, les bénévoles français s’inquiètent d’une hostilité croissante de certains Britanniques qui ont fait de l’immigration clandestine dans la Manche leur fonds de commerce.

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Le leader du parti d’extrême droite britannique Ukip, Nick Tenconi, à Calais le 4 juin 2025. Crédit : Calais Food Collective

Nouvelles tensions à Calais sur la question migratoire. Le leader du parti europhobe et xénophobe britannique Ukip, Nick Tenconi, s’est rendu avec d’autres individus mercredi 4 juin dans la ville du Pas-de-Calais où il a provoqué des tensions – principalement verbales – avec les associations qui procédaient à une distribution de nourriture avec des migrants.

« Six ou sept personnes ont débarqué dans le lieu de vie avec un mégaphone en haranguant la foule, en disant qu’il s’agit d’immigrés illégaux et que les ONG sont complices des passeurs », raconte à InfoMigrants Flore Judet, coordinatrice de l’association Auberge des migrants.

« Les équipes ont eu peur »

Dans des vidéos postées sur les réseaux sociaux, on voit en effet Nick Tenconi provoquer, à l’aide d’un mégaphone, les bénévoles associatifs, les qualifiant de « communistes », et les accusant de faire venir les migrants au Royaume-Uni, une fausse accusation fréquente de la part de l’extrême droite britannique. « Les équipes ont eu peur, des gros bras débarquent et viennent déverser leur haine. Les exilés sont restés très calmes », précise cependant Flore Judet.

Un signalement a été effectué auprès de la préfecture et du procureur de Boulogne-sur-Mer. Contacté par France Bleu, le procureur a répondu que « l’attention des services de police a été appelée sur la présence des individus signalés ».

L’extrême droite britannique à la manœuvre

Ce n’est pas la première fois que des Britanniques se rendent sur le littoral calaisien pour pointer du doigt l’immigration clandestine, mais c’est la première fois qu’un leader politique identifié agit de la sorte. « Un cap a été franchi », estime Flore Judet.

Selon The Guardian, Nick Tenconi s’était déjà illustré par ses capacités de nuisances lors des émeutes xénophobes de Southport qui ont secoué le Royaume-Uni en août, où il haranguait les manifestants d’extrême droite face aux forces de l’ordre.

Quelques jours plus tard, Alan Leggett, un autre polémiste d’extrême droite bien connu des réseaux sociaux (140 000 abonnés sur X), avait appelé à se rendre dans le nord de la France pour lutter directement contre l’immigration clandestine. Fin juillet, il était passé aux actes et s’était rendu sur près de Calais pour intimider une maraudes d’Utopia 56 le long du littoral. Il s’est depuis fait retirer son passeport par la justice britannique.



Le gouvernement de Keir Starmer sous pression

L’altercation entre les membres du parti Ukip et les associations d’aide aux migrants intervient quelques jours après un nombre record de traversées en « small boats » dans la Manche. Samedi 31 mai, 1 195 migrants ont franchi la Manche sur des petites embarcations pour atteindre le Royaume-Uni, constituant un record depuis 2022.

Après une accalmie en 2023, le nombre de traversées est repartie à la hausse en 2024 avec 36 800 passages (+25%). Cette accélération se poursuit depuis le début de l’année avec 14 808 passages, ce qui laisse présager d’un nouveau record, et ce malgré les promesses du gouvernement travailliste de Keir Starmer de lutter contre l’immigration illégale. Fin mai, le gouvernement britannique s’est justifié en évoquant une météo bien plus favorable aux traversées ces derniers mois, qu’en 2024, ce qui est en partie vrai.

Dans un communiqué publié le 31 mai, le ministère de l’Intérieur a appelé la France à changer sa doctrine d’intervention policière pour permettre aux forces de l’ordre d’empêcher les départs en bateau dans l’eau, ce qu’interdit pour l’instant la loi française. Une idée à laquelle le très droitier ministre de l’Intérieur français Bruno Retailleau s’est déjà dit favorable.

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Un gang criminel asiatique aurait construit des laboratoires de drogue dans des appartements de Sydney

Un syndicat du crime asiatique a été arrêté alors qu’il dirigeait un laboratoire de MDMA dans un appartement du nord-ouest de Sydney .

2–4 minutes

Jeudi, la force de frappe de la police de Nouvelle-Galles du Sud, Coorabel, a effectué une descente dans une unité de Tallawong où se trouverait un laboratoire de drogue clandestin, et les agents auraient saisi 2 kg de MDMA d’une valeur d’environ 150 000 dollars ainsi que des produits chimiques précurseurs.

Les photos du raid montrent le laboratoire de drogue présumé installé dans la salle de bain et la cuisine de l’appartement, qui semble être flambant neuf, avec des sacs de courses Coles, des livraisons McDonald’s, des paquets de Tim Tams et un jeu pour enfants éparpillés un peu partout.

(Police de Nouvelle-Galles du Sud)

(Police de Nouvelle-Galles du Sud)

La police a ensuite perquisitionné une maison à Lidcombe où elle a arrêté trois hommes âgés de 22, 29 et 40 ans et aurait saisi des téléphones portables, 720 g de kétamine d’une valeur marchande estimée à 100 000 $ et d’autres petites quantités de drogue.

L’homme de 40 ans a été accusé de participation à un groupe criminel, de contribution à une activité criminelle, d’organisation/de conduite/d’assistance à des locaux de trafic de drogue, d’avoir été trouvé sur/entrant/sortant de locaux de trafic de drogue, d’avoir organisé/conduit/assisté des locaux de trafic de drogue et d’avoir fourni de la drogue interdite en quantité supérieure à celle autorisée par la loi et inférieure à la quantité commerciale (deux chefs d’accusation).

L’homme de 29 ans a été accusé de fabrication de drogue interdite en quantité supérieure à celle autorisée par un acte d’accusation, d’organisation/de conduite/d’assistance à des locaux de vente de drogue, de prise de pièces, de fourniture de drogue interdite en quantité supérieure à celle autorisée par un acte d’accusation et inférieure à la quantité commerciale, d’avoir été trouvé sur/entrant/sortant de locaux de vente de drogue et de fourniture de drogue interdite en quantité supérieure à celle autorisée par un acte d’accusation et inférieure à la quantité commerciale (deux chefs d’accusation).



L’homme de 22 ans a été accusé de fabrication de drogue interdite en quantité supérieure à la quantité autorisée par la loi, de fourniture de drogue interdite en quantité supérieure à la quantité autorisée par la loi et inférieure à la quantité commerciale, d’organisation/de conduite/d’assistance à des locaux de drogue (deux chefs d’accusation) et d’avoir été trouvé sur/entrant/sortant de locaux de drogue.

Il a également été accusé d’avoir entravé ou résisté à un agent de police dans l’exécution de ses fonctions, d’avoir fourni une quantité de drogue interdite supérieure à la quantité autorisée par la loi et inférieure à la quantité commerciale (deux chefs d’accusation) et d’avoir fourni une quantité de drogue interdite supérieure ou égale à une grande quantité commerciale.

La Strike Force Coorabel a été créée par la brigade des drogues et des armes à feu du commandement de la criminalité de l’État pour enquêter sur la fabrication et la fourniture de drogues interdites par un syndicat criminel originaire d’Asie.

Des policiers spécialisés de l’unité des opérations chimiques de la brigade des drogues et des armes à feu, de l’unité de soutien technique médico-légal et des pompiers et sauveteurs de Nouvelle-Galles du Sud ont été appelés pour démanteler le laboratoire présumé.

Image d’en-tête : Le laboratoire de drogue présumé (police de Nouvelle-Galles du Sud).

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Un tribunal de Berlin ordonne au Sénat de divulguer les prénoms des suspects après la victoire juridique de l’AfD

Le gouvernement du Land de Berlin devra désormais divulguer les premiers noms des agresseurs au couteau, révélant ainsi le véritable coût de l’immigration de masse dans la capitale allemande.

3–4 minutes

La Cour constitutionnelle de Berlin a décidé que le Sénat devait divulguer les prénoms les plus courants des suspects d’attaques au couteau, se rangeant ainsi du côté de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) de droite dans un conflit politiquement chargé sur la transparence des données criminelles.

La décision, annoncée lundi, oblige le Sénat de Berlin à fournir au groupe parlementaire AfD à la Chambre des représentants la liste des 20 prénoms les plus courants chez les citoyens allemands soupçonnés d’infractions liées aux armes blanches. Cette décision fait suite au refus du Sénat de donner suite à une demande formulée par le député AfD Marc Vallendar en mai 2024, invoquant des préoccupations relatives à la protection des données personnelles.

Selon le tribunal, si la divulgation des noms de suspects implique une intrusion dans les données personnelles, rien ne prouve de manière convaincante que cela représente un risque réel d’identification pour des individus spécifiques. « L’hypothèse d’un risque pertinent d’identification pour des individus spécifiques n’est pas plausible », a déclaré un porte-parole du tribunal.



Vallendar a justifié sa demande en soulignant ce qu’il a appelé un manque de transparence dans les données sur la criminalité, en particulier depuis que le gouvernement allemand a cessé d’enregistrer séparément les antécédents migratoires des suspects en 2022. Selon lui, le seul indice statistique restant sur l’origine des suspects réside dans leurs prénoms.

Le Sénat avait précédemment soutenu que la publication de telles données pourrait entraîner une « stigmatisation sociale » et des interprétations erronées. Il a évoqué le risque que des noms soient utilisés pour construire des hiérarchies sociales ou alimenter des discours biaisés, notamment compte tenu de l’attention publique actuelle portée aux violences liées aux armes blanches.

L’administration de l’Intérieur de Berlin a soutenu que la divulgation des prénoms contribuerait peu à un débat éclairé et pourrait au contraire conduire à des suppositions trompeuses. Néanmoins, le tribunal a estimé que l’intérêt public à la transparence l’emportait sur les préoccupations du Sénat.

Cette décision est considérée comme une victoire importante pour l’AfD, qui critique depuis longtemps ce qu’elle appelle la censure politique et le manque de transparence des statistiques criminelles.

De nombreux migrants nés au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, désormais citoyens allemands, sont classés comme Allemands dans les statistiques fédérales de la criminalité, atténuant ainsi l’impact dévastateur de l’immigration massive sur la montée de la criminalité. Berlin, l’une des régions les plus multiculturelles du pays, a été considérablement touchée.

En 2024, les crimes violents ont atteint un niveau record dans tout le pays, laissant de nombreux Allemands craintifs à l’idée de quitter leur domicile et ayant moins confiance dans les autorités pour assurer leur sécurité.

Au total, les non-Allemands ont été responsables de 39 pour cent de tous les crimes l’année dernière, mais les citoyens naturalisés nés à l’étranger ne sont pas inclus dans ce pourcentage – une divergence qui, selon l’AfD, cache le véritable coût de l’immigration de masse.

Kristin Brinker, porte-parole de l’AfD au parlement du Land de Berlin, a commenté la décision sur X. « Le fait que Marc Vallendar ait dû porter plainte devant la Cour constitutionnelle est révélateur. Espérons que le Sénat de Berlin reviendra à la raison et fournira enfin les informations demandées sur les prénoms des auteurs des agressions au couteau. »

Le fait que le Sénat, dirigé par Kai Wegner, refuse de révéler les prénoms est particulièrement remarquable. Après tout, c’est Wegner lui-même qui a pu remporter la campagne électorale de 2023 en demandant les prénoms des auteurs des émeutes du Nouvel An.

« Wegner n’a pas non plus obtenu de réponse à l’époque et a laissé toute l’affaire en l’état après son élection », a-t-elle ajouté.

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La Suède va louer des cellules de prison en Estonie pour accueillir jusqu’à 600 détenus

La Suède et l’Estonie ont conclu un accord permettant au pays nordique de louer des cellules dans les prisons estoniennes.

3–4 minutes

Les autorités suédoises et estoniennes ont déclaré que l’accord répondait aux besoins des deux pays : les prisons surpeuplées de la Suède et les installations pénitentiaires sous-utilisées de l’Estonie.

La Suède sera autorisée à louer 400 places, pouvant accueillir jusqu’à 600 détenus, dans la prison de Tartu, dans le sud-est de l’Estonie.

Il s’agira d’hommes de 18 ans et plus qui ont été reconnus coupables de crimes tels que meurtre, crimes économiques ou sexuels en Suède, qu’ils soient citoyens suédois ou étrangers.

Les détenus qui nécessitent des soins intensifs ou qui sont considérés comme présentant un risque de sécurité plus élevé, par exemple les détenus qui ont été condamnés pour des crimes terroristes, des crimes contre la sécurité nationale ou qui ont des liens avec le crime organisé grave, ne seraient pas emprisonnés en Estonie.

Selon le gouvernement suédois, les récentes réformes du système judiciaire dans le pays du nord signifient que « davantage de personnes seront en prison ; par conséquent, avec cet accord, ils visent à contrer le manque de place dans les prisons suédoises ».

« Le besoin de nouvelles places de détention et de prison est donc très important, et le développement doit se poursuivre à plein régime. L’accord avec l’Estonie s’inscrit dans le cadre des efforts intensifs déployés par le gouvernement pour accroître les capacités et alléger la charge pesant sur l’administration pénitentiaire suédoise », a déclaré le gouvernement le 4 juin.



En vertu de l’accord, la loi estonienne s’appliquerait aux ressortissants étrangers condamnés en Suède, tandis que le coût du placement en Estonie serait de 8 500 € par place et par mois.

Des règles ont été introduites pour garantir que ces prisonniers conservent les mêmes droits qu’ils auraient eu en Suède, tels que les activités professionnelles, les droits de visite et la communication avec le monde extérieur.

Pour éviter toute barrière linguistique, le personnel pénitentiaire de Tartu serait estonien mais pourrait parler anglais et les détenus auraient droit à des interprètes.

Selon les autorités estoniennes, les personnes condamnées ne pourront pas bénéficier d’une libération ou d’un congé temporaire sur le territoire estonien : « Aucun prisonnier étranger ne sera libéré en Estonie ; au lieu de cela, ils seront renvoyés en Suède au moins un mois avant la fin de leur peine », a déclaré le gouvernement estonien.

La ministre estonienne de la Justice, Liisa-Ly Pakosta, a assuré que cette mesure serait bénéfique pour l’économie du pays.

« L’accord permet à la Suède de placer jusqu’à 600 détenus à faible risque dans la prison de Tartu, tous les frais d’entretien liés aux prisonniers étrangers seront couverts par la Suède, il n’y aura donc pas de charge supplémentaire pour le contribuable estonien », a-t-elle déclaré.

Pakosta a fait valoir que l’accord était un moyen positif de favoriser les « bonnes relations » entre les deux pays.

« Dans le cadre de relations aussi étroites que celles qui unissent l’Estonie et la Suède, il est dans l’intérêt des deux pays d’exploiter toutes les possibilités de renforcer leur coopération en matière de sécurité. Nous considérons cet accord comme une coopération bilatérale visant à renforcer la sécurité des deux pays », a-t-elle déclaré le 4 juin.

En 2024, le nombre de détenus dans les prisons estoniennes a diminué de 164, portant le nombre total de détenus actuellement incarcérés à 1 655. Selon les médias estoniens, la prison de Tartu a licencié 90 membres du personnel en 2024 en raison du manque de travail.

S’adressant à la presse estonienne en janvier 2025, Pakosta a souligné la nécessité de conserver les prisons pour d’éventuels besoins futurs, y compris éventuellement pour les prisonniers de guerre.

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Trump signe une interdiction de voyager pour plus d’une douzaine de pays hostiles

« Nous ne laisserons pas ce qui s’est passé en Europe arriver à l’Amérique », a déclaré Trump.

1–2 minutes
Crédit image : The Washington Post / Contributeur / Getty

« Nous ne pouvons pas avoir une migration ouverte en provenance d’un pays où nous ne pouvons pas contrôler et filtrer de manière sûre et fiable… C’est pourquoi je signe aujourd’hui un nouveau décret imposant des restrictions de voyage à des pays comme le Yémen, la Somalie, Haïti, la Libye et de nombreux autres », a déclaré Trump .

Le président a également expliqué comment des restrictions de voyage similaires mises en place au cours de son premier mandat faisaient partie intégrante de la protection de l’Amérique contre les menaces terroristes étrangères.

« Nous ne laisserons pas ce qui s’est passé en Europe arriver à l’Amérique », a déclaré Trump.

Bien que la liste des pays soumis à une interdiction totale de voyager soit susceptible de changer, elle comprend actuellement : l’Afghanistan, la Birmanie, le Tchad, la République du Congo, la Guinée équatoriale, l’Érythrée, Haïti, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Yémen.



De nombreux autres pays sont également soumis à des interdictions partielles de voyager, notamment : le Burundi, Cuba, le Laos, la Sierra Leone, le Togo, le Turkménistan et le Venezuela.

« En tant que président, je dois agir pour protéger la sécurité nationale et les intérêts nationaux des États-Unis et de leur peuple », a déclaré Trump dans sa proclamation . « Je reste déterminé à collaborer avec les pays disposés à coopérer pour améliorer les procédures de partage d’informations et de gestion des identités, et pour faire face aux risques liés au terrorisme et à la sécurité publique. Les ressortissants de certains pays présentent également un risque important de séjour prolongé aux États-Unis, ce qui alourdit la charge de travail des services d’immigration et des forces de l’ordre, et aggrave souvent d’autres risques liés à la sécurité nationale et à la sécurité publique. »

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« La sécurité est un pilier de la liberté » : l’Italie durcit le ton face aux squatteurs et au chaos des rues

Alors que les gauchistes crient au scandale, la plupart des Italiens soutiennent la nouvelle loi de Meloni, une mesure attendue depuis longtemps pour rétablir le contrôle et protéger les citoyens honnêtes.

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Le Parlement italien a approuvé une nouvelle loi de grande envergure sur la sécurité, soutenue par la Première ministre Giorgia Meloni, qui prévoit des sanctions plus sévères pour les squatteurs, les manifestants et les agresseurs de policiers. Adopté mercredi au Sénat par 109 voix pour et 69 contre, ce projet de loi a suscité un vif débat dans tout l’échiquier politique.

Parmi les changements les plus significatifs figure une nouvelle infraction pour occupation illégale de propriété, permettant l’expulsion de squatteurs sans décision de justice dans certains cas. Les contrevenants encourent jusqu’à sept ans de prison, une réponse à un problème qui a sévi dans de nombreuses villes italiennes et a frustré propriétaires privés et collectivités locales. Il s’agit sans aucun doute d’une avancée décisive en faveur de la propriété privée , principe fondamental de toute démocratie fonctionnelle et condition nécessaire à la bonne santé du marché immobilier .

La loi criminalise également les manœuvres de protestation impliquant des barrages routiers ou des perturbations urbaines, courantes au sein de groupes militants pour le climat comme Ultima Generazione . Bien que cette législation puisse s’avérer controversée, elle reflète une tendance européenne plus large visant à lutter contre les manifestations qui paralysent parfois des villes entières. L’équilibre entre ordre et liberté est difficile à trouver, mais il ne faut pas confondre protestation légitime et sabotage organisé.



L’opposition à ces mesures a été forte. La gauche italienne a protesté avec véhémence au Parlement, par des cris, des sit-in et des accusations d’autoritarisme. Plus de 10 000 personnes sont descendues dans les rues de Rome le week-end dernier, scandant des slogans sur un « état de peur » et comparant le gouvernement aux régimes autoritaires précédents. Cependant, au-delà du bruit médiatique, l’opinion publique italienne salue une action plus ferme sur des questions longtemps ignorées ou tolérées par convenance politique.

La réforme prévoit également un meilleur soutien à la police : caméras-piétons, aide financière aux frais de justice et sanctions plus sévères en cas d’agressions contre des agents publics. Elle réaffirme que les personnes chargées de faire respecter la loi bénéficient du soutien de l’État, un soutien qui était devenu discutable ces dernières années.

Tout dans le décret n’est pas à l’abri de toute critique. La suppression de certaines protections légales pour les femmes enceintes ou les mères de jeunes enfants mérite un examen plus approfondi. Le gouvernement lui-même ferait bien de tenir compte des avertissements concernant les excès potentiels dans la mise en œuvre de ces mesures.

Ce qui est clair, c’est que cette loi marque un nouveau succès discret pour la droite italienne, qui, sans tapage ni drame, continue de faire avancer son programme de sécurité, de loi et d’ordre. À une époque où de nombreux gouvernements errent sans direction, ce type de prise de décision claire et décisive est une rare démonstration de leadership politique.

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« Confusion des genres », « souci d’indépendance » : pourquoi les nouveaux pôles « France asile » pour les demandeurs d’asile inquiètent les associations ?

Depuis le 19 mai, une nouvelle procédure d’asile attend les étrangers en quête de protection, dans le Val-d’Oise. Ils doivent se rendre dans un pôle « France asile », où ils ont le même jour un premier rendez-vous avec la préfecture et un autre avec l’Ofpra, l’agence chargée d’instruire la demande d’asile. Les associations et les syndicats sont vent debout. InfoMigrants vous explique.

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Un guichet de l’Ofpra (image d’illustration). Crédit : gouvernement.fr

Depuis le 19 mai, les demandeurs d’asile primo-arrivants qui résident dans le Val-d’Oise, en région parisienne, doivent se présenter dans une toute nouvelle structure : un pôle « France asile » installé à la préfecture de Cergy-Pontoise. Ce projet pilote, prévu dans la loi immigration de 2024 (dite loi Darmanin), devrait déboucher sur trois lieux similaires à Metz et Toulouse.

Qu’est-ce que le pôle « France asile » ?

Dans le pôle « France asile » de Cergy, les exilés sont reçus successivement par trois services : ceux de la préfecture, de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) et de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra).

Concrètement, ils déposent d’abord leurs empreintes auprès d’un membre de la préfecture, puis se voient attribuer les conditions matérielles d’accueil (hébergement, aides financières) par l’Offi et enfin, introduisent leur demande d’asile auprès d’un représentant de l’Ofpra.

Un entretien dans les locaux de l’Office est ensuite organisé ultérieurement.

Qu’est-ce qui change ?

Dans les autres départements français, la procédure est différente. L’Ofpra est indépendante de la préfecture, les deux structures ne se rencontrent jamais. 

Les demandeurs d’asile doivent en premier lieu se rendre à la préfecture – via un bureau spécifique appelé Guda (guichet unique pour demandeur d’asile). Le Guda réunit les services de la préfecture et de l’Ofii. À l’issue de ces entretiens, les agents ne demandent pas à la personne concernée de se présenter à un agent de l’Ofpra – aucun représentant de l’Office n’est présent dans la préfecture. Ils lui remettent un dossier d’asile que l’étranger pourra remplir sous 21 jours avant de le transmettre à l’Ofpra.

Les locaux de l’Ofpra, en région parisienne. Crédit : InfoMigrants



Et c’est dans ces 21 jours de répit que se concentre toute la nuance. Durant ces trois semaines, ils ont le temps d’écrire leur récit d’exil (d’introduire leur demande) et d’en expliquer le motif. Ils peuvent être épaulés par des assistants sociaux et des interprètes dans les centres d’hébergement pour les aider à écrire en langue française.

Cette étape est très importante, car lors de leur convocation dans les bureaux de l’Ofpra, l’officier de protection reviendra sur toutes les déclarations retranscrites dans ce formulaire de demande d’asile.

Dans le nouveau pôle « France asile », tout sera plus rapide. Juste après son passage devant un agent de la préfecture, l’étranger rencontrera le même jour un membre de l’Ofpra. Sa demande sera enregistrée directement par cet agent – sans le délai de 21 jours. « L’agent de l’Ofpra recueillera les éléments d’état civil du demandeur ainsi que les éléments essentiels de son récit », indique à InfoMigrants l’agence. En clair, les demandeurs doivent livrer leur récit immédiatement – avec l’aide si besoin d’un interprète par téléphone. 

Qu’est-ce qui choque ?

Cette nouvelle organisation « soulève déjà de nombreuses inquiétudes », indiquent plusieurs associations, dont La Cimade et le Gisti, dans un communiqué publié fin mai.

Les militants craignent que la suppression du délai de 21 jours ne soit préjudiciable pour les exilés. Lors de l’entretien avec un agent de l’Ofpra dans le pôle « France asile », « la personne peut, à ce stade, avoir des difficultés à répondre à des questions de manière structurée et précise sans y avoir été préparée », estiment les associations.

Un avis partagé par les syndicats de l’Ofpra, qui s’étaient soulevés contre cette disposition lors de mouvements de grève début 2024. « Ce n’est pas le moment de délivrer un récit. Comment formaliser un récit traumatisant dans ces conditions ? Les personnes sont dans une position de stress, et se retrouvent face à un personnel qui n’a pas l’habitude de recueillir ce type de témoignages car il n’a pas été formé, contrairement aux officiers de protection », dénonce Jean-Charles Lallemand, co-secrétaire général de la CGT Ofpra, joint par InfoMigrants.

Pour l’Ofpra, cette critique est infondée. L’agence indique que les demandeurs d’asile peuvent compléter leur récit pendant 21 jours en envoyant un mail à cette adresse : recit@ofpra.com

Le représentant syndical insiste cependant pour que les premiers éléments délivrés dans le pôle « France asile » ne soient pas définitifs et puissent être modifiables au moment de l’entretien dans les locaux de l’Ofpra. « On a peur que les ajouts ne soient pas pris en compte ou que le demandeur d’asile doive se justifier de ne pas avoir évoqué un aspect au départ », affirme Jean-Charles Lallemand. « Ce qui prévaut, c’est l’oralité. C’est déjà le cas aujourd’hui et ça le restera », rétorque à InfoMigrants l’Ofpra. Autrement dit, l’agence soutient que toute modification indiquée lors du deuxième entretien sera prise en compte.

Autre grief des associations : elles estiment que la présence de l’Ofpra dans les locaux de la préfecture fait peser un risque de « confusion des genres » et interroge sur son indépendance. « Ce lieu intégré dans la préfecture [peut] légitimement [être] perçu comme un espace insécurisant ou maltraitant par les personnes étrangères », signalent les associations dans leur communiqué.

« Pour son indépendance, l’Ofpra a besoin d’être isolé, dans ses murs », renchérit Gérard Sadik, responsable national asile de La Cimade, joint par InfoMigrants. « On a déjà vu en Outre-mer que lorsqu’il y a une proximité physique entre l’Office et la préfecture, les officiers de protection de l’Ofpra craignent d’être sous influence du préfet ».

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