Cette jeune fille de 17 ans, engagée depuis deux ans au RNJ, a été violentée lundi vers 6 heures à quelques mètres de son domicile, à Villejuif. L’auteur se serait enfui en criant « Siamo tutti antifascisti », soit « Nous sommes tous des antifascistes ». Une enquête est en cours.
2–3 minutes
Depuis ce lundi, elle se méfie de « tout le monde » dans la rue. Émilie (le prénom a été changé), 17 ans, militante au Rassemblement national, a été agressée ce jour-là en sortant de chez elle. Vers 6 heures du matin, la lycéenne qui doit se rendre à Paris, emprunte, comme habituellement, un chemin à une centaine de mètres de son domicile à Vitry-sur-Seine, côté Villejuif. Là, un individu dissimulé sous une capuche semble l’attendre.
« Il m’a regardée fixement, comme s’il cherchait à vérifier que j’étais la bonne personne, puis il m’a tiré les cheveux avant de m’étrangler », nous explique-t-elle ce vendredi. La jeune fille doit son salut à l’arrivée d’un passant. L’agresseur, en s’enfuyant, aurait crié « Siamo tutti antifascisti », un slogan qui signifie « Nous sommes tous des antifascistes ». La lycéenne a porté plainte au commissariat du XIIIe arrondissement à Paris. Un arrêt de 12 jours lui a été prescrit par son médecin personnel.
Des photos d’elle et de son lieu de résidence auraient circulé sur une boucle Telegram
Émilie a adhéré voilà deux ans au Rassemblement national jeunes et a « beaucoup milité » lors des dernières législatives, dans son département d’origine en Indre-et-Loire. Une « exposition », selon elle, qui lui a valu d’être « fichée » par un groupuscule d’extrême gauche antifasciste. Selon ses déclarations dans un complément de plainte remis à la police le 6 mars, avec copies d’écran à l’appui, elle indique que « des photos ont été relayées sur le canal Telegram » d’un certain collectif implanté en région parisienne, des photos d’elle mais aussi du lieu de sa résidence, accompagnées de « propos diffamatoires ». Sollicitée via ses comptes Instagram et Facebook, cette organisation connue, n’a pu être jointe.
Selon le RNJ du Val-de-Marne, qui revendique 400 inscrits, cette agression est « déstabilisante pour de jeunes militants. Nous ne sommes pas dans l’action violente. On n’est plus dans les années 1970 ou 1980», réagit Olivier Garrecht, lui-même attaqué l’été dernier dans sa ville de Champigny. Dans un communiqué, le délégué du RNJ 94 appelle ainsi « les autorités à prévenir de tels incidents à l’avenir ».
Ce vendredi, Émilie reconnaît être devenue « un peu parano », alors qu’elle a reçu ce jeudi soir un message menaçant sur son compte Instagram : « Ce groupe a des milliers de followers sur les réseaux sociaux », lâche-t-elle. Pour l’heure, elle n’emprunte plus son itinéraire habituel.
Le parquet de Créteil indique ce vendredi que « la procédure a été reprise par le commissariat du Kremlin-Bicêtre » et « les investigations se poursuivent ».
« Que deux dirigeants de nations défendent leurs intérêts nationaux, défendent la vision qu’ils considèrent la plus juste pour le monde, ne me semble pas être quelque chose d’extraordinaire »
2–3 minutes
Après une conférence des dirigeants pro-guerre à Londres, Marine Le Pen a critiqué l’Union européenne sur X pour avoir tenté de « prendre le pouvoir ».
« La Commission européenne outrepasse complètement ses pouvoirs. Comme toujours, elle utilise une crise pour s’emparer d’un pouvoir qui ne lui appartient pas, mais qui appartient aux États membres. Elle a déjà utilisé cette méthode auparavant, lorsqu’elle s’est emparée de la politique d’immigration sous prétexte de crise migratoire, puis de la politique de santé pendant la crise du Covid… Cela doit être rejeté avec la plus grande fermeté ! », a-t-elle écrit.
Le Pen avait déjà fait auparavant des commentaires concernant la rencontre Zelensky-Trump, rapporte Le Figaro .
Interrogée sur la dispute dans le Bureau ovale, Le Pen a déclaré que le « moment désagréable » ne l’avait pas « particulièrement surprise ».
« Que deux dirigeants de nations défendent leurs intérêts nationaux, défendent la vision qu’ils considèrent comme la plus juste pour le monde, ne me semble pas être quelque chose d’extraordinaire. Qu’il y ait des frictions, des mots qui vont plus haut que ce que nous voudrions, ce sont des choses qui arrivent en politique, mais souvent en coulisses. Hier, à la stupéfaction générale, cela s’est produit en public », a-t-elle déclaré.
Marine Le Pen a ajouté qu’elle espérait que « ce moment difficile sera un pas vers la paix que je considère comme inexorable, alors que certains voudraient continuer la guerre ».
Le politicien nationaliste français a également regretté que la France, « une voix forte et indépendante », ait été « effacée des négociations ».
« Nous avons été, comme diraient les jeunes, « fantômes » de ces négociations, alors que notre pays aurait pu intervenir positivement », a-t-elle déclaré.
A la question d’un journaliste : « Les Etats-Unis sont-ils toujours nos alliés ? », Le Pen a répondu catégoriquement : « Oui », ajoutant que ceux qui prétendent le contraire « ne sont pas raisonnables ».
La présidente du groupe Rassemblement national (RN) à l’Assemblée nationale a également déclaré que le rôle des Européens était « d’œuvrer pour la paix », tout en déplorant qu’il n’y ait pas de voix européenne commune sur ce front et en réitérant qu’elle ne peut prôner une poursuite du conflit.
« Si la Commission européenne veut être en première ligne pour continuer la guerre, alors ce sera un nouveau sujet de désaccord entre nous… Ce ne sera pas le premier », a-t-elle déclaré aux médias.
Le Pen était également présente au Salon de l’agriculture samedi, où elle a déclaré aux agriculteurs qu’elle et son parti étaient prêts à les défendre et à aider « l’agriculture française à renaître ».
Plus de 59 millions d’électeurs L’Alternative pour l’Allemagne peut espérer au moins 20% des votes, deux fois plus qu’en 2021 et un résultat record.
3–5 minutes
Une Allemagne déstabilisée par les crises vote dimanche pour des législatives où l’opposition conservatrice part largement favorite après une campagne bousculée par le retour au pouvoir de Donald Trump et l’essor de l’extrême droite.
Surveillé dans le monde entier, le scrutin va doter la première puissance européenne d’un nouveau parlement pour affronter les défis qui ébranlent son modèle de prospérité et inquiètent la population.
«Nous traversons une période très incertaine», constatait à Berlin Daniel Hofmann, rencontré à la sortie d’un bureau de vote.
«Il faut donc que les relations au sein du gouvernement soient claires. Et il faut aussi un changement, une transformation», selon cet urbaniste de 62 ans, qui se dit préoccupé par la «sécurité européenne», sur fond de guerre en Ukraine.
Récession économique et menace de guerre commerciale avec Washington, remise en cause du lien transatlantique et du «parapluie» américain sur lequel comptait Berlin pour assurer sa sécurité: c’est le «destin» de l’Allemagne qui est en jeu, a dit samedi le chef de file des conservateurs Friedrich Merz.
Plus de 59 millions d’électeurs ont jusqu’à 18 heures pour voter. Les premiers sondages sortis des urnes seront publiés dans la foulée.
Friedrich Merz semble très bien placé pour devenir le prochain chancelier et donner un coup de barre à droite dans le pays, après l’ère du social-démocrate Olaf Scholz. Les derniers sondages le créditent d’environ 30% des intentions de vote.
Attentats
L’extrême droite de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) peut, elle, espérer au moins 20%, deux fois plus qu’en 2021 et un résultat record.
Une poussée qui inquiète Mario Stallman, 28 ans, rencontré dimanche à Francfort. «Je souhaite qu’il y ait moins de radicalisme de droite en Allemagne, mais pas seulement ici, car toute l’Europe connaît un virage très à droite», constate ce technicien dans l’évènementiel.
Le parti anti-migrant et pro-russe a imposé ses thèmes de campagne, suite à plusieurs attaques et attentats meurtriers commis par des étrangers dans le pays.
Le dernier a eu lieu vendredi soir. Un jeune réfugié syrien est soupçonné d’avoir grièvement blessé un touriste à coups de couteau dans le Mémorial de l’Holocauste à Berlin. Il voulait «tuer des Juifs», selon la justice.
L’AfD a bénéficié aussi du soutien appuyé pendant des semaines de l’entourage de Donald Trump.
Son conseiller Elon Musk, homme le plus riche du monde, n’a cessé de promouvoir la tête de liste du parti allemand, Alice Weidel, sur sa plateforme X.
«AfD!» a encore posté M. Musk dans la nuit de samedi à dimanche, dans un message assorti de drapeaux allemands.
Christian, un ingénieur de 49 ans qui ne donne pas son nom et participait samedi à un meeting de l’AfD, a dit d’Alice Weidel qu’elle était «une femme avec du cran» qui «parle des sujets ignorés par les autres partis».
Les législatives anticipées ont lieu la veille du troisième anniversaire de l’invasion russe en Ukraine, vécue comme un choc en Allemagne.
Le conflit a mis fin à son approvisionnement en gaz russe et le pays a accueilli plus d’un million d’Ukrainiens. La perspective d’une paix réglée «dans le dos» de Kiev et des Européens inquiète tout autant.
Interrogé sur ces élections allemandes, le président américain a répondu avec désinvolture souhaiter «bonne chance» à l’allié historique des Etats-Unis, qui ont leurs «propres problèmes».
Le discours à Munich de son vice-président JD Vance, exhortant les partis traditionnels allemands à mettre fin à leur refus de gouverner avec l’extrême droite, a creusé un peu plus le fossé entre Washington et Berlin.
Friedrich Merz veut que l’Allemagne puisse «assumer un rôle de leader» en Europe.
Incertitude
Dans le système parlementaire allemand, il pourrait se passer des semaines, voire des mois, avant qu’un nouveau gouvernement ne voie le jour.
Pour former une coalition, le bloc mené par les conservateurs CDU/CSU, qui exclut une alliance avec l’AfD malgré un «flirt» parlementaire durant la campagne autour de l’immigration, devrait se tourner vers le parti social-démocrate (SPD).
Les sondages donnent à ce dernier 15% des voix. Ce score serait son pire résultat de l’après-guerre et signerait probablement la fin de la carrière politique d’Olaf Scholz. Mais avant, le chancelier devra assurer la transition.
«J’espère que la formation du gouvernement sera achevée d’ici Pâques», soit le 20 avril, veut croire Friedrich Merz.
Un objectif difficile à atteindre si les deux partis qui ont dominé la politique allemande depuis 1945 sont contraints, faute de majorité de députés à eux deux, de devoir trouver un troisième partenaire.
La fragmentation au Parlement dépendra notamment des résultats de petits partis et de leur capacité ou non à franchir le seuil minimum de 5% des suffrages pour entrer au Bundestag.
PARIS, 21 février (Reuters) – Le dirigeant d’extrême droite français Jordan Bardella a annulé vendredi son discours à la conférence conservatrice CPAC à Washington après ce qu’il a décrit comme un salut nazi de la part d’un orateur, une référence apparente à Steve Bannon, a déclaré son parti, le Rassemblement national (RN).
2–3 minutes
Bardella, 29 ans, président du RN, est le bras droit de la figure de proue du parti, Marine Le Pen, et est largement considéré comme un futur candidat à la présidentielle.
Son voyage aux États-Unis souligne l’effort du RN pour se rapprocher du président américain Donald Trump, avec lequel Marine Le Pen entretient une relation complexe.
« Hier, à cette tribune, alors que je n’étais pas présent dans la salle, l’un des intervenants s’est permis, en guise de provocation, un geste faisant référence à l’idéologie nazie », a déclaré Bardella, sans faire référence à Bannon, un ancien conseiller de Trump qui dirige le populaire podcast War Room.
« En conséquence, j’ai pris la décision immédiate d’annuler mon intervention prévue cet après-midi lors de l’événement. »
Alors que son discours au CPAC touchait à sa fin jeudi, Bannon a tendu le bras et l’a levé, avant de dire « Amen », selon une vidéo de l’événement.Bannon a nié avoir fait le salut nazi, déclarant à un journaliste français qu’il s’agissait d’un « salut de la main ». Il a ajouté que si Bardella avait annulé sa venue à cause de ce geste, « il est indigne de diriger la France ».« S’il est si inquiet à ce point et qu’il se pisse dessus comme un petit enfant, alors il est indigne et ne dirigera jamais la France », a déclaré Bannon.
Le milliardaire Elon Musk , proche collaborateur de Trump, a fait le mois dernier un geste qui a été comparé en ligne à un salut nazi, mais un éminent spécialiste de l’antisémitisme a déclaré qu’il semblait plutôt représenter un moment d’enthousiasme.
Le RN, anciennement connu sous le nom de Front national, était connu pour son antisémitisme et son racisme sous le règne du père de Marine Le Pen, Jean-Marie Le Pen, mais est depuis devenu plus pro-israélien dans le cadre d’une campagne plus large visant à purger le parti des éléments toxiques.
Ces efforts en ont fait le plus grand parti parlementaire de France, et Le Pen est largement considéré comme le favori pour devenir le prochain président de la France lors des élections de 2027.Cependant, ses relations avec Trump n’ont pas toujours été au beau fixe. Il lui a posé un lapin en 2017 lors de sa visite à la Trump Tower, mais elle semble depuis s’être rapprochée de lui.
Elle a récemment déclaré que la pression exercée par Trump sur la Colombie pour qu’elle accueille les migrants expulsés devrait être copiée par la France. Plus tôt ce mois-ci, elle a déclaré que le RN était « le mieux placé en France pour parler avec l’administration de Donald Trump ».
Les partis des deux extrémités du spectre politique – l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) de droite et le parti d’extrême gauche Die Linke – ont vu leur soutien augmenter considérablement au cours des quatre dernières années parmi les jeunes.
Entre 2021 et 2025, l’AfD a presque doublé son soutien aux jeunes, passant de 9 à 15,45 %, tandis que Die Linke est passé de 11 % en 2024 à 20,84 %, selon les résultats du 15 février.
Le parti des Verts, autrefois dominant, a subi un effondrement important, passant de 31 % à seulement 12 %, les jeunes électeurs les ayant abandonnés en masse .
Les élections U18 ont lieu avant chaque élection en Allemagne. Selon deutschland.de, elles jouent un rôle clé dans la prise de décision politique.
Le dernier scrutin électronique U18, organisé du 7 au 14 février, a vu des dizaines de milliers de jeunes Allemands voter dans les écoles, les clubs sportifs et les centres de jeunesse, offrant un aperçu de l’humeur politique de la prochaine génération.
L’AfD a dominé l’Allemagne de l’Est alors que les inquiétudes migratoires se sont accrues dans ces régions.
Le parti s’est imposé comme le premier choix, obtenant 37,17 % des voix en Thuringe et 35,59 % dans le Brandebourg, deux régions qui ont récemment été le théâtre d’attaques terroristes présumées menées par des migrants.
Selon Heather MacDonald, auteur de What is Behind the Rise of the AfD , le nombre croissant d’incidents violents impliquant des migrants non européens pourrait expliquer l’attrait croissant du parti nationaliste auprès des jeunes électeurs.
S’adressant récemment à Brussels Signal , elle a également affirmé que les jeunes Allemands rejetaient la tentative de l’establishment de qualifier l’AfD d’extrémiste.
« Ils peuvent regarder autour d’eux, faire preuve de raison et dire : ce n’est pas un parti nazi raciste. Il défend les intérêts allemands. Et il n’y a rien d’illégitime à dire que nous voulons contrôler nos frontières », a-t-elle déclaré.
Alors que l’AfD a progressé à l’Est, Die Linke a dominé le vote des jeunes à Berlin et dans l’Ouest de l’Allemagne, arrivant en tête dans les trois Länder.
En Hesse (25,72 pour cent), au Schleswig-Holstein (20,55 pour cent) et à Berlin (27,28 pour cent), le parti s’est imposé comme le premier choix des jeunes électeurs urbains.
La défection massive des Verts suggère un réalignement politique majeur, les alternatives nationalistes et socialistes gagnant toutes deux du terrain.
Les données des élections des moins de 18 ans ont également montré que, malgré sa domination à l’Est, l’AfD a eu du mal à percer en Allemagne de l’Ouest, tandis que Die Linke s’est imposé comme le choix préféré des jeunes électeurs à travers le pays, arrivant souvent en deuxième position en Allemagne de l’Est.
Die Linke a remporté la victoire aux élections fédérales fictives U18, remportant 20,84 pour cent des voix, tandis que l’AfD s’est classée quatrième avec 15,45 pour cent, juste derrière la CDU/CSU avec 15,74 pour cent.
Malgré les intentions des jeunes, les prochaines élections allemandes du 23 février donneront probablement un tableau différent.
Pour l’instant, l’élection des moins de 18 ans reste symbolique, mais si ces tendances se poursuivent, l’avenir politique de l’Allemagne pourrait être bien plus radical qu’à l’heure actuelle.
Dans une interview accordée au Wall Street Journal avant son discours, il a critiqué les dirigeants européens pour leur gestion des questions migratoires, après que la position intransigeante de M. Trump l’a propulsé de retour à la Maison Blanche.
Le vice-président américain JD Vance s’entretient avec le secrétaire général de l’OTAN lors de la 61e Conférence de Munich sur la sécurité ( AFP via Getty Images )
« Il s’agit en réalité de censure et de migration, de cette peur que le président Trump et moi-même éprouvons, selon laquelle les dirigeants européens sont en quelque sorte terrifiés par leur propre peuple », a déclaré M. Vance. « Je pense que, malheureusement, la volonté des électeurs a été ignorée par beaucoup de nos amis européens. »
M. Vance a également déclaré qu’il pensait que l’ingérence russe dans la démocratie occidentale était exagérée et que l’immigration constituait une menace encore plus grande.
« Si votre société démocratique peut être détruite par 200 000 dollars de publicités sur les réseaux sociaux, alors vous devriez sérieusement réfléchir à la force de votre emprise sur la volonté du peuple ou à la force de votre compréhension de celle-ci », a-t-il déclaré.
Lors de sa visite à Munich, M. Vance devrait annoncer aux dirigeants européens présents que le continent doit accepter la montée des politiques anti-establishment, mettre un terme à l’immigration de masse et mettre un terme aux politiques progressistes.
Il a déclaré au WSJ qu’il demanderait aux politiciens allemands de mettre fin au pare-feu de longue date du pays autour de l’AfD, connu sous le nom de « Brandmaeur », qui empêche tous les partis de travailler avec le groupe d’extrême droite.
L’AfD est vivement critiquée depuis des années pour son utilisation de termes nazis, sa position anti-immigration radicale et son affinité avec la Russie de M. Poutine. Elle est également surveillée par les services de sécurité allemands pour ses activités d’extrême droite.
Le groupe a été stimulé par le soutien récent du milliardaire de la technologie Elon Musk , désormais proche confident de M. Trump, qui a décrit l’organisation d’extrême droite comme le seul parti capable de « sauver l’Europe ». Le co-dirigeant du groupe, Tino Chrupalla, a ensuite été invité à l’investiture de M. Trump.
M. Musk a également fait une apparition surprise lors de l’événement de campagne de l’AfD par liaison vidéo et a déclaré que les Allemands ne devraient pas être coupables des péchés de leurs parents et devraient être fiers de leur culture.
Elon Musk a été accusé d’encourager l’extrême droite en Allemagne ( AP )
M. Vance soutiendra M. Musk lors de son discours au MSC, le propriétaire milliardaire de X étant attendu dans la foule, avant de prétendre que le pare-feu, ainsi que l’opposition européenne plus large à l’extrême droite sur le continent, limitent la volonté du peuple.
Freidrich Merz, le chef de file de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) allemande, qui devrait remporter la chancellerie lors des élections du 23 février, a récemment brisé le pare-feu en utilisant les votes de l’AfD pour faire passer une motion demandant au gouvernement de réintroduire des contrôles permanents aux frontières et de donner la priorité à l’expulsion des personnes légalement tenues de quitter le pays.
Le chancelier Olaf Scholz , chef du Parti social-démocrate (SPD), a qualifié cette décision d’« erreur impardonnable » qui détruit le principe de longue date d’opposition aux mouvements d’extrême droite en Allemagne.
M. Scholz sera parmi les dirigeants européens présents au MSC lors du discours de M. Vance.
Se réjouir de la victoire de Trump ne signifie pas s’aligner sur les Etats-Unis, a souligné le candidat français à la présidentielle.
3–4 minutes
La présidente du RN Marine Le Pen s’exprime lors du sommet des Patriotes pour l’Europe à Madrid, le 8 février 2025.
Dans son discours lors d’un grand rassemblement à Madrid , organisé par le groupe Patriotes pour l’Europe (PfE), Marine Le Pen, ancienne présidente du Rassemblement national (RN) et candidate à l’élection présidentielle française de 2027, a célébré le « basculement mondial » en cours avec l’élection de Donald Trump et a appelé la France à se « non-aligner » sur la puissance américaine.
Le rassemblement du samedi 8 février a réuni les principaux représentants du PfE à l’initiative du parti VOX, sous le slogan « Make Europe Great Again » – inspiré du slogan de campagne du président américain Donald Trump. Parmi les participants figuraient le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, le vice-Premier ministre italien Matteo Salvini et le leader du parti espagnol VOX Santiago Abascal.
Marine Le Pen était présente au nom du RN, aux côtés de l’actuel président du parti et président du groupe PfE au Parlement européen, Jordan Bardella. Le groupe est la troisième force du Parlement européen depuis les élections européennes de juin 2024, avec 86 députés sur un total de 720. Parmi eux, 30 sont issus du RN, ce qui en fait l’une des plus grandes délégations.
Comme tous les intervenants, Marine Le Pen a salué à la tribune la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine. Elle a décrit cette victoire comme un « point de bascule global » – pas un simple spasme d’un pays en déclin ou un basculement trivial permis par le système démocratique. Selon elle, son bouleversement a des répercussions profondes en Europe. « Tout le monde comprend que quelque chose a changé », a-t-elle expliqué.
Elle s’est prononcée en faveur d’un renforcement des relations bilatérales entre les nations européennes et les Etats-Unis de Trump. « Je crois que la puissance de l’Europe réside dans la puissance de ses nations », a-t-elle expliqué. « Dans ce nouveau contexte, nous, les citoyens européens, sommes les seuls à pouvoir parler à la nouvelle administration Trump », a-t-elle ajouté, soulignant l’état de « stupeur » dans lequel l’Union européenne est plongée depuis l’annonce de la victoire du candidat républicain, prouvant selon elle son incapacité à être un interlocuteur crédible sur la scène internationale.
Dans une longue interview au journal espagnol El Debate , Marine Le Pen a détaillé son discours. Selon elle, l’élection de Donald Trump est révélatrice des erreurs commises par l’Union européenne. « Alors que les États-Unis vont réindustrialiser massivement et faire baisser les prix de l’énergie, l’UE met en œuvre le Green Deal et déclare la guerre au nucléaire », a-t-elle critiqué. S’exprimant au nom du PfE, elle a ajouté : « Nous sommes aujourd’hui les mieux placés pour pouvoir parler à son administration, car nous comprenons ce qui le motive et ce qu’il représente. »
Pour Marine Le Pen, il était aussi important de réaffirmer une certaine forme de spécificité française . « La France ne peut pas être la fille des États-Unis, car elle en est déjà la mère », a-t-elle rappelé, en référence au rôle décisif joué par la France dans la guerre d’indépendance américaine, peu avant la Révolution française.
Marine Le Pen a estimé que la victoire de Trump ne devait pas être « interprétée comme un appel à l’alignement », mais « une invitation à suivre ce mouvement de renaissance qui se dessine dans de nombreuses régions de l’Occident ». « Donald Trump est très américain, mais je suis française », a tenu à rappeler Marine Le Pen.
Selon Le Figaro , l’entourage du candidat a également fustigé le slogan du meeting, « Make Europe Great Again », qu’il a qualifié de « grotesque ». « Aimer le patriotisme de Donald Trump ne signifie pas être un vassal des Etats-Unis », a rappelé le président du RN, Jordan Bardella, qui entend garder une distance raisonnable avec le président américain.
Certains observateurs de la presse française ont néanmoins noté que le discours de Madrid marquait un certain basculement dans le discours officiel du RN, sur la voie d’une « conversion atlantiste, conservatrice et libérale [au sens français du terme] », même si elle n’est pas encore pleinement assumée – selon les mots de l’ancien chroniqueur du Figaro Ivan Rioufol, qui parle d’un « déblocage mental » en cours .
« Mes parents m’ont appris qu’ils vivaient en paix et au calme, sans avoir peur de leur pays », explique Nick, 19 ans. « J’aimerais vivre dans un pays où je n’aurais pas à avoir peur. »
4–6 minutes
Je le rencontre dans un petit bar au coin d’une rue de l’ancienne ville minière de Freiberg, en Saxe, où il joue aux fléchettes.
C’est une nuit froide et brumeuse de février, à un peu plus de deux semaines des élections nationales en Allemagne.
Nick et son ami Dominic, âgé de 30 ans, soutiennent ou sympathisent avec Alternative für Deutschland, un parti qui arrive régulièrement en deuxième position dans les sondages en Allemagne depuis plus d’un an et demi, alors que l’extrême droite ici et ailleurs en Europe attire un nombre croissant de jeunes, en particulier d’hommes, dans son orbite.
Nick – et de nombreux autres jeunes Allemands – se disent particulièrement inquiets en raison du nombre d’attaques en Allemagne impliquant des demandeurs d’asile présumés. Récemment, un jeune enfant et un homme ont été poignardés à mort dans un parc de la ville bavaroise d’Aschaffenburg. L’immigration est désormais la principale préoccupation de Nick et Dominic, même s’ils ne s’y opposent pas sous toutes ses formes.
« Les gens qui s’intègrent, qui apprennent, qui étudient ici, qui font leur travail, je n’ai aucun problème avec eux », dit Dominic, même s’il critique tous ceux qu’il considère comme profitant du système d’asile.
« Mais de nos jours, de telles déclarations sont perçues comme hostiles », explique Dominic. « On vous traite de nazi à cause du passé de l’Allemagne. »
L’AfD, longtemps accusée de tenir un discours anti-migrants, se réjouit du soutien du milliardaire de la technologie Elon Musk, propriétaire du site de médias sociaux X. Il a organisé une discussion en direct avec la cheffe du parti, Alice Weidel, sur la plateforme et s’est connecté à un rassemblement du parti.
Alors que l’Allemagne attend de voir les résultats de l’extrême droite lors des prochaines élections, la question est de savoir pourquoi tant de jeunes hommes en particulier sont attirés par l’extrême droite et quelles pourraient être les conséquences pour un pays profondément conscient de son passé nazi.
Jeunes hommes se balançant vers la droite
Une étude Pew réalisée en 2024 a révélé que 26 % des hommes allemands avaient une opinion positive de l’AfD, contre 11 % des femmes, et la part des hommes partageant cette opinion a augmenté de 10 points depuis 2022.
Lors des élections au Parlement européen de 2024, selon les sondages de sortie des urnes allemands, le nombre de jeunes de moins de 24 ans, hommes et femmes, qui ont voté pour l’AfD en Allemagne s’est élevé à 16 %, soit une hausse de 11 points par rapport à 2019.
Cela survient à un moment où l’anxiété générale augmente chez les jeunes, selon une étude récente de l’Institut allemand de recherche générationnelle.
Dans un échantillon de 1 000 Allemands âgés de 16 à 25 ans, les niveaux d’anxiété étaient les plus élevés parmi les répondants qui se classaient à l’extrême droite, tandis qu’ils étaient les plus bas parmi les personnes qui se situaient au milieu de l’échiquier politique.
Les femmes étaient plus susceptibles d’être préoccupées par leurs droits et ceux des groupes minoritaires, tandis que les hommes étaient plus préoccupés par les valeurs conservatrices qui sont moins basées sur les droits.
Selon le Dr Rüdiger Maas, du groupe de réflexion allemand Institut de recherche générationnelle, les partis de gauche se concentrent souvent sur des thèmes tels que le féminisme, l’égalité et les droits des femmes.
« Dans l’ensemble, les hommes ne se reconnaissent pas dans ces thèmes », nous dit-il. « C’est pourquoi ils ont tendance à voter plus à droite. »
Les partis d’extrême droite populistes ont également obtenu de bons résultats dans des pays comme la France, l’Autriche, les Pays-Bas, la Pologne, l’Espagne et l’Italie.
« Soixante pour cent des jeunes hommes de moins de 30 ans envisageraient de voter pour l’extrême droite dans les pays de l’UE et ce chiffre est bien plus élevé que celui des femmes », explique le professeur Abou-Chadi, dans une analyse tirée d’un sous-ensemble de l’étude sur les élections européennes de 2024.
Diffuseurs de messages
Outre les questions de genre, de migration et d’économie, les réseaux sociaux jouent un rôle important. Des plateformes comme TikTok permettent aux groupes politiques de contourner les médias traditionnels, considérés comme hostiles par l’extrême droite.
Il est clair que l’AfD « domine » TikTok par rapport aux autres partis allemands, affirme Mauritius Dorn de l’Institut pour le dialogue stratégique (ISD). Elle compte 539 000 abonnés sur son compte parlementaire, contre 158 000 pour le SPD, qui détient actuellement le plus grand nombre de sièges au parlement allemand.
Et il ne s’agit pas uniquement de comptes officiels, mais d’un « nombre considérable de comptes de fans non officiels qui contribuent également à diffuser le contenu du parti », explique M. Dorn.
En créant 10 comptes « basés sur des personnalités » avec différents profils d’utilisateurs, ils ont découvert que « les utilisateurs qui se situent davantage à droite… voient beaucoup de contenu de l’AfD, tandis que les utilisateurs du spectre de gauche voient un ensemble de contenu politique plus diversifié. »
TikTok a déclaré qu’il ne faisait pas de « distinction » entre la droite, la gauche ou le centre politique et qu’il s’efforçait de rester à la « pointe » de la lutte contre la désinformation.
Dorn observe que d’autres parties ont reconnu des sites comme TikTok « trop tard », ce qui signifie qu’elles doivent rattraper leur retard dans l’établissement d’une forte empreinte sur la plateforme.
Nous avons rencontré une influenceuse de l’AfD, Celina Brychcy – une TikTokeuse de 25 ans qui compte plus de 167 000 abonnés – dont 53 % sont des hommes, et 76 % ont entre 18 et 35 ans.
Elle partage principalement des vidéos de danse, de tendances et de style de vie, mais aussi du contenu pro-AfD.
Voir la suite de l’article original cliquez ci-dessous :
Les dirigeants d’extrême droite se rassemblent à Madrid et saluent l’influence de Trump
Appels à une nouvelle « Reconquête » contre l’islam et le « wokisme »
Malgré les objectifs d’unité, les principaux partis nationalistes de l’UE évitent les Patriots
2–3 minutes
Le leader du parti d’extrême droite portugais Chega, André Ventura, le leader du parti d’extrême droite néerlandais Geert Wilders, le leader du parti d’extrême droite espagnol Vox, Santiago Abascal, et la dirigeante et députée d’extrême droite française Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national d’extrême droite français..
MADRID, 8 février (Reuters) – Les dirigeants des partis d’extrême droite du troisième bloc électoral du Parlement européen, Patriotes pour l’Europe, ont salué le retour au pouvoir de Donald Trump lors d’un rassemblement organisé samedi à Madrid sous le slogan « Make Europe Great Again ».L’événement a réuni le Premier ministre hongrois Viktor Orban et le vice-Premier ministre italien Matteo Salvini, ainsi que les dirigeants du Rassemblement national (RN) français, Marine Le Pen, et du parti PVV néerlandais, Geert Wilders.
« La tornade Trump a changé le monde en quelques semaines seulement… hier nous étions des hérétiques, aujourd’hui nous sommes majoritaires », a déclaré Orban à environ 2 000 partisans, dont la plupart agitaient des drapeaux espagnols.Tous les intervenants se sont élevés contre l’immigration et la plupart ont appelé à une nouvelle « Reconquista », référence à la reconquête médiévale des parties de la péninsule ibérique contrôlées par les musulmans par les royaumes chrétiens.Plus tôt, l’ancien ministre estonien des Finances Martin Helme avait donné le coup d’envoi du rassemblement après un message vidéo de la cheffe de l’opposition vénézuélienne Maria Corina Machado. Son discours, qui fustigeait ce qu’il qualifiait de « gauchistes », a été interrompu par une militante du groupe féministe Femen, torse nu, scandant « Pas un pas en arrière contre le fascisme » en espagnol, avant d’être expulsée.
D’autres thèmes ont été abordés, notamment les cibles fréquentes de l’extrême droite telles que le « wokisme » – un terme utilisé de manière péjorative par certains pour décrire les opinions politiques de gauche sur la race, le genre et la sexualité – les ONG de sauvetage des migrants, Ursula von der Leyen, de la Commission européenne, et le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, dont les noms ont été accueillis par de vives huées.Le groupe Patriots a été formé après les élections européennes de mai 2024 et regroupe 86 députés européens de 14 pays, représentant un total de 19 millions de voix. Madrid a été choisie comme lieu de leur premier sommet officiel afin que le président du groupe, Santiago Abascal, qui dirige le parti espagnol Vox, puisse l’accueillir.
Le Parti socialiste au pouvoir en Espagne a déclaré dans un communiqué qu’il rejetait ce qu’il décrit comme un « clan d’ultras », ajoutant : « Ils ne parviendront pas à faire prévaloir leur vision du monde en noir et blanc dans ce pays ».Vox a progressé régulièrement dans plusieurs sondages au cours des derniers mois. Selon le Centre d’études sociologiques (CIS), le parti recueille le plus de soutien parmi les jeunes hommes, les militaires et les forces de l’ordre.
Malgré l’objectif affiché des Patriotes d’unifier les conservateurs nationalistes européens, certains des partis les plus influents de l’UE dans ce camp – comme les Frères d’Italie du Premier ministre italien Giorgia Meloni, Alternative pour l’Allemagne et Droit et Justice de Pologne – ont refusé de les rejoindre.
Les leaders de la droite radicale européenne se rassemblent ce week-end à Madrid, en Espagne, pour mieux affirmer leur alignement sur le modèle trumpiste.
3–4 minutes
Avec Viktor Orban et Marine Le Pen en têtes d’affiche, de nombreux responsables d’extrême droite européens vont participer samedi à un meeting à Madrid pour défendre un «virage à 180 degrés» de l’Union européenne, dans le sillage de la vague trumpiste. «Make Europe Great Again»: c’est sous ce mot d’ordre inspiré du «Make America Great Again» du président américain Donald Trump que les leaders du groupe parlementaire Patriotes pour l’Europe ont prévu de se rassembler dans un hôtel proche de l’aéroport madrilène.
Sur la tribune vont se succéder, outre le Premier ministre hongrois et la cheffe de file du Rassemblement national, le vice-Premier ministre italien Matteo Salvini (La Ligue), l’ex-Premier ministre tchèque Andrej Babis (ANO) ou encore Geert Wilders, parfois surnommé le «Trump néerlandais», dont le Parti de la liberté est arrivé en tête des élections législatives de novembre dernier. L’AfD allemande et les Frères d’Italie de la Première ministre Giorgia Meloni, seule dirigeante européenne présente à la cérémonie d’investiture du président américain, ne seront pas présents, faisant partie d’autres groupes parlementaires européens.
«Démonstration de force»
Selon le parti de droite radicale espagnol Vox, qui organise l’événement, quelque 2000 personnes assisteront à ce meeting, convoqué au lendemain d’un dîner entre les leaders de Patriotes pour l’Europe et Kevin Roberts, le président du groupe de réflexion ultraconservateur américain The Heritage Foundation. L’objectif est de «définir la stratégie à suivre» par le groupe parlementaire, souligne Vox, qui plaide pour «un virage à 180 degrés» de la politique européenne.
Pour ces responsables politiques, le sommet de Madrid doit servir de «démonstration de force», observe Steven Forti, de l’Université autonome de Barcelone, pour qui le groupe Patriotes pour l’Europe, créé il y a quelques mois, reste une coalition fragile. Avec 86 députés sur un total de 720, dont 30 issus du RN, ce groupe est la troisième force au Parlement européen depuis les élections européennes de juin 2024.
Mais il se trouve en concurrence à Bruxelles avec deux autres groupes d’extrême droite, les Conservateurs et réformistes européens (80 élus), menés par le parti de Giorgia Meloni, et l’Europe des nations souveraines (26 élus), qui compte parmi ses membres l’AfD. Dans ce contexte, Patriotes pour l’Europe veut «montrer sa centralité dans la compétition» avec ces autres coalitions, souligne Steven Forti.
Redessiner «les équilibres» au sein de l’UE
Pour le chercheur, Patriotes pour l’Europe souhaite plus largement «profiter de la vague provoquée par la victoire de Trump et du choc que les mesures de Trump provoquent dans l’UE» pour redessiner «les équilibres» au sein de l’Union. Considéré comme l’un des plus proches alliés de Donald Trump en Europe, Viktor Orban a multiplié ces dernières semaines les déclarations enflammées, assurant que l’extrême droite était «le nouveau courant dominant» en Europe.
«A notre tour d’occuper Bruxelles!»
Viktor Orban, Premier ministre hongrois
Un message relayé par le leader de Vox Santiago Abascal, qui insiste sur la proximité idéologique entre le trumpisme et les partis nationalistes européens, en particulier sur l’immigration. «Un changement est en train de se produire: l’Europe doit choisir», a-t-il récemment plaidé.
Pour Steven Forti, la mouvance Patriotes pour l’Europe «a un point commun avec Trump, c’est qu’elle veut fragiliser l’Union européenne». Mais les prises de position du président américain peuvent aussi générer des «tensions» entre les différentes composantes de l’extrême droite européenne.
«Aimer le patriotisme de Donald Trump, ça ne veut pas dire être le vassal des Etats-Unis»
Déclaration mi-janvier de Jordan Bardella, président du Rassemblement national français
Depuis son retour, Trump a ainsi intensifié ses attaques contre l’Europe. De quoi gêner aux entournures les partis nationalistes de l’UE. A Madrid, Marine Le Pen cherchera donc à trouver un point d’équilibre vis-à-vis de Donald Trump, selon son entourage – les lepénistes ont du reste peu goûté le slogan «Make Europe Great Again» choisi pour le sommet, jugé «grotesque».
L’usage de la force meurtrière par les soldats du SAS était injustifié lorsqu’ils ont ouvert le feu, tuant quatre hommes de l’IRA lors d’une embuscade à Clonoe, dans le comté de Tyrone, a conclu une enquête.
2–3 minutes
Une enquête a conclu que les tirs de Peter Clancy, Patrick Vincent, Kevin Barry O’Donnell et Sean O’Farrell par le SAS étaient injustifiés
L’usage de la force meurtrière par les soldats du SAS était injustifié lorsqu’ils ont ouvert le feu, tuant quatre hommes de l’IRA lors d’une embuscade à Clonoe, dans le comté de Tyrone, a conclu une enquête.
Kevin Barry O’Donnell, 21 ans, Sean O’Farrell, 22 ans, Peter Clancy, 21 ans, et Patrick Vincent, 20 ans, sont décédés en février 1992, quelques minutes après avoir mené une attaque armée contre le commissariat de police de Coalisland.
Les soldats ont ouvert le feu alors que les hommes arrivaient au parking de l’église Saint-Patrick dans un camion détourné dont le hayon était équipé d’une mitrailleuse lourde soudée.
Les forces de sécurité avaient des informations selon lesquelles le parking serait utilisé et 12 soldats étaient en position derrière une haie.
La force létale « ne pouvait pas être raisonnable »
Le SAS a ouvert le feu alors que les quatre hommes entraient dans le parking de l’église St Patrick à Clonoe, dans le comté de Tyrone.
Ils ont ouvert le feu sans sommation lorsque le camion est arrivé, tirant plus de 500 balles.
Dans des déclarations faites à l’époque, les soldats ont déclaré que le recours à la force meurtrière était justifié pour protéger leur vie et celle de leurs collègues du danger que représentait l’unité de l’IRA.
Toutefois, le coroner, le juge Michael Humphreys, a estimé que le recours à la force mortelle ne pouvait pas être raisonnable.
Il a déclaré qu’aucune tentative n’avait été faite pour arrêter les quatre hommes de l’IRA, même s’ils étaient blessés.
Le coroner a déclaré que l’opération « n’avait pas été planifiée et contrôlée de manière à minimiser autant que possible la nécessité de recourir à la force mortelle ».
Le juge Humphreys a ajouté que les agences d’État avaient « perpétué des mensonges » sur l’incident, ayant affirmé à l’époque qu’il y avait eu une fusillade.
En fait, les hommes de l’IRA n’avaient pas tiré sur les soldats.
Il a fait référence à un document du ministère de la Défense qui avait qualifié l’opération de « grand succès des forces de sécurité ».
« Perspective de poursuites »
Après le jugement, la sœur de Patrick Vincent, Marian, a déclaré : « Ce processus a duré toute ma vie.
« Il est difficile de dire que vous êtes ravi d’une découverte concernant le décès d’un membre de votre famille.
« Nous sommes bouleversés et ravis du résultat, mais nous sommes également très conscients que cela représente un coût énorme pour nous, en tant que familles. »
L’homme politique dano-suédois Rasmus Paludan a défié les autorités en brûlant le Coran dans le quartier des ambassades de Copenhague en l’honneur du critique de l’islam Salwan Momika, abattu plus tôt cette semaine.
1–2 minutes
Vendredi, Paludan a demandé à organiser une manifestation anti-islam dans la ville, mais la police de Copenhague l’a interdit. Sans se laisser décourager, il a ignoré l’interdiction et a brûlé un Coran devant l’ambassade de Turquie – l’acte même qui a conduit un tribunal turc à émettre un mandat d’arrêt contre lui en 2023.
« C’est pour honorer le sacrifice de Salwan Momika dans sa critique de l’Islam », a déclaré Paludan tandis que le Coran brûlait devant lui.
Entretien exclusif avec Rasmus Paludan sur RAIR
Plus tôt cette semaine, RAIR a réalisé une interview puissante avec Paludan, où il a révélé la vérité choquante sur l’assassinat de Salwan Momika, la soumission croissante de l’Occident à la charia et ce que cela signifie pour la liberté d’expression dans le monde.
Dans l’interview, Paludan a partagé ses réflexions sur la complicité des gouvernements occidentaux et leur incapacité à protéger ceux qui osent critiquer l’islam.
« Il ne s’agit pas seulement d’une attaque contre Salwan Momika. C’est un message glaçant adressé à tous ceux qui valorisent la liberté d’expression et l’État de droit », a averti Paludan.
Pour en savoir plus sur ce défenseur intrépide des valeurs occidentales, regardez l’interview complète ici
Vous trouverez une liste d’articles de la Fondation RAIR et d’interviews exclusives avec Rasmus Paludan :ici
Des milliers de personnes manifestent samedi dans le centre de Londres, pour réclamer la libération d’une figure de l’extrême droite britannique, Tommy Robinson.
1–2 minutes
«Sortez Tommy de prison! », scandent les manifestants.
Dans le cortège flottent de nombreux drapeaux britanniques, anglais et quelques américains. Certains portent des casquettes rouges MEGA (Make England Great Again), directement inspirées du slogan MAGA de Donald Trump.
Tommy Robinson est «un prisonnier politique», affirme Liz, 55 ans venue de Birmingham, dans le centre de l’Angleterre.
Tommy Robinson, 42 ans, a été condamné fin octobre à 18 mois de prison pour avoir enfreint une décision de justice qui lui interdisait de répéter des propos diffamatoires envers un réfugié syrien.
Il est soutenu par le milliardaire Elon Musk, qui a appelé à plusieurs reprises à sa libération sur son réseau social X.
Des partisans de l’activiste ont affirmé qu’Elon Musk participait au financement de sa défense, ce qui n’a pas été confirmé.
Tommy Robinson a aussi été accusé d’avoir attisé fin juillet des violences anti-immigrants et anti-musulmans lors des pires émeutes qu’ait connu l’Angleterre depuis 13 ans.
«Merci Elon Musk!» a écrit Craig, de Londres, sur un tee shirt blanc. «Il nous aide beaucoup. C’est le roi de la liberté d’expression», estime cet homme de 50 ans, qui juge le système judiciaire britannique «corrompu».
Des manifestants appellent le Premier ministre travailliste Keir Starmer à démissionner. «Il nous faut quelqu’un comme Donald Trump. Il est fort. Il va se débarrasser des migrants illegaux», dit Liz.
La manifestation doit se terminer dans le quartier de Westminster, non loin de Downing Street.
Une contre-manifestation a été organisée par l’organisation antiraciste «Stand up to racism», avec les slogans «Stopper l’extrême droite», «Contre les supporters de Tommy Robinson».
Un important dispositif policier a été mis en place, afin notamment d’éviter que les deux manifestations ne se rejoignent.
La tombe de Jean-Marie Le Pen, inhumé voilà trois semaines à La Trinité-sur-Mer dans son fief familial du Morbihan, a été vandalisée dans la nuit de jeudi à vendredi, a-t-on appris de l’une des filles du fondateur du Front national, confirmant une information de la gendarmerie et de France 3.
« Pas de mot pour qualifier les individus qui s’attaquent à ce qu’il y a de plus sacré. Ceux qui s’attaquent aux morts sont capables du pire contre les vivants », écrit l’une de ses filles Marie-Caroline Le Pen sur X, accompagnant son message d’une photo de la tombe fracassée.
Un acte « odieux »
France 3 précise que les vandales auraient utilisé une masse pour s’en prendre à la sépulture. Jean-Marie Le Pen est décédé à l’âge de 96 ans le 7 janvier dernier et avait été inhumé le 11 janvier. « La tombe a été véritablement saccagée, probablement à coups de masse cette nuit », a confirmé Gilles Pennelle, député européen RN et conseiller régional de Bretagne, en dénonçant un acte « odieux », « ignoble et abject ».
« Vous avez détruit la tombe de nos ancêtres. Vous pensez peut-être nous briser le cœur, nous intimider, nous décourager ? Mais notre réponse sera de vous combattre toujours et encore plus fort, génération après génération, réagit sur X Marion Maréchal, l’une des petites filles de Jean-Marie Le Pen. Notre détermination sera à la mesure de votre infamie. »
De son côté, le président du Rassemblement national Jordan Bardella évoque « un acte inqualifiable, commis par ceux qui ne respectent ni les vivants ni les morts ». « Je souhaite qu’ils soient également retrouvés et sévèrement punis par la justice », conclut-il dans un message partagé sur X.
« Le combat et le martyre de Jeanne d’Arc continuent »
2–3 minutes
Alors que les villes occidentales se tournent vers la démolition d’églises et le retrait de statues illustrant leur patrimoine, la Hongrie fait le contraire. Le dernier exemple en date est celui de la ville française de Nice qui a annoncé son intention de retirer une statue de Jeanne d’Arc, l’une des saintes patronnes de la France. Aujourd’hui, la ville hongroise de Mátészalka propose de la reprendre aux Français tout en louant le rôle historique et chrétien de Jeanne d’Arc.
Le maire conservateur de la ville, Christian Erstrosi, a commandé la statue au sculpteur Atelier Missor pour 170 000 euros et elle a été érigée en décembre. Cependant, les juges français ont demandé le retrait de la statue, arguant que le contrat « ne respectait pas » les « obligations de publicité et d’appel d’offres ». Le tribunal allègue que la commande a été confiée uniquement à Missor, qui aurait des liens avec « l’extrême droite ».
Le maire de la ville affirme que cette splendide statue représente Jeanne d’Arc comme une « figure d’unité et de fierté française ». On ne sait pas sur quelle base les juges ordonnent le retrait de la statue entièrement dorée, mais la Hongrie ne voit aucune raison de détruire une œuvre d’art publique et déclare qu’elle l’acceptera.
« Le combat et le martyre de Jeanne d’Arc continuent », ont écrit le leader du KDNP Zsolt Semjén, le chef du groupe du parti István Simicskó et le maire de Mátészalka Péter Hanusi dans un communiqué.
« Les changements qui ont eu lieu en Amérique se répercuteront bientôt en Europe, espérons-le… Le KDNP soutient toute initiative visant à sauver notre culture occidentale basée sur le christianisme », ont-ils ajouté. Mátészalka est située dans le nord-est, près de la frontière roumaine, et est connue pour sa riche histoire et son intérêt pour la culture traditionnelle hongroise. Souvent appelée la « Ville Lumière », elle a été l’une des premières villes hongroises à installer l’éclairage public électrique.
Jeanne d’Arc est notamment devenue le symbole du Front national de Jean Marie Le Pen, décédé ce mois-ci à l’âge de 86 ans. En conséquence, la gauche a adopté une attitude hostile à l’égard de la sainte pendant des décennies, malgré son rôle important dans l’histoire de France, notamment le rôle central qu’elle a joué lors du siège d’Orléans. Au cours de la bataille, les forces françaises ont riposté et se sont lancées à la poursuite des forces britanniques. Son rôle dans les batailles suivantes a culminé avec une défaite majeure des forces anglaises et le roi Charles VII a été couronné roi avec Jeanne à ses côtés.
S’exprimant par vidéo lors d’un rassemblement à Halle, en Allemagne, Elon Musk a souligné l’importance mondiale des prochaines élections allemandes, appelant à soutenir l’Alternative für Deutschland (AfD).
2–3 minutes
Généré par IA
Par yourNEWS Media Newsroom
Elon Musk, entrepreneur milliardaire et PDG de Tesla et SpaceX, s’est exprimé samedi par vidéo lors d’un rassemblement du parti allemand Alternative für Deutschland (AfD). Dans son discours, Musk a décrit les prochaines élections allemandes comme un événement crucial qui pourrait façonner « le destin de l’Europe, et peut-être le destin du monde ».
Le rassemblement, organisé à Halle, a attiré des milliers de partisans de l’AfD, qui ont accueilli avec enthousiasme les propos d’Elon Musk. Son discours a souligné l’importance de créer un avenir meilleur et plus optimiste, ce qui, selon lui, pourrait être réalisé en soutenant l’AfD.
L’appel à l’action d’Elon Musk
« Je pense que nous devrions nous battre pour un avenir passionnant et brillant où les gens peuvent être optimistes quant à ce qui va se passer, où vous vous réveillez et regardez vers l’avenir avec impatience », a déclaré Musk lors de son discours vidéo.
Il a poursuivi en soulignant l’importance des élections allemandes : « Ces élections qui se déroulent en Allemagne sont extrêmement importantes. Je pense qu’elles pourraient décider du sort de l’Europe entière, et peut-être même du sort du monde. C’est là toute l’importance de ces élections. »
Elon Musk a exhorté les participants à prendre leurs responsabilités pour influencer le résultat des élections. « Parlez à vos amis et à votre famille et convainquez-les d’envisager de voter pour l’AfD », a-t-il déclaré, suggérant une réaction en chaîne où les partisans encouragent les autres à rejoindre leur cause.
Un choix difficile
Elon Musk a présenté l’élection comme un choix entre continuité et changement, demandant aux Allemands de réfléchir à la décennie écoulée. « Voulez-vous plus de ce qui s’est passé ces dix dernières années, ou voulez-vous quelque chose de différent ? Je pense que les Allemands veulent quelque chose de différent », a-t-il déclaré.
Ce discours s’inscrit dans la critique plus large d’Elon Musk de la bureaucratie et de l’inertie politique en Europe, des thèmes qu’il a fréquemment évoqués dans ses discussions sur l’innovation, la politique énergétique et la liberté d’expression.
L’influence croissante de l’AfD
L’AfD, un parti populiste aux positions fortes sur l’immigration et la souveraineté, a vu son soutien augmenter en raison du mécontentement envers les partis traditionnels. Le soutien d’Elon Musk ajoute un poids significatif à la campagne du parti, en particulier compte tenu de son influence mondiale et de son plaidoyer en faveur d’un changement radical.
Les commentaires d’Elon Musk ont déjà suscité un débat en Allemagne et au-delà, certains louant son audace tandis que d’autres s’interrogent sur les implications de l’intervention d’un entrepreneur de premier plan dans la politique européenne.
Alors que l’Allemagne s’approche d’une élection cruciale, l’appel à l’action d’Elon Musk souligne les enjeux importants et les répercussions mondiales potentielles des choix politiques du pays.
Le président Donald Trump a eu une conversation téléphonique jeudi avec son homologue salvadorien Nayib Bukele, au cours de laquelle il a salué Bukele comme un « exemple » pour ses pairs et a promis de soutenir ses efforts pour mettre fin au crime organisé et à l’immigration illégale.
6–8 minutes
Généré par IA
Bukele est le deuxième dirigeant mondial avec lequel Trump a eu une conversation depuis son investiture, après le prince héritier Mohammed ben Salmane d’Arabie saoudite. Trump a également eu une conversation téléphonique avec le dictateur génocidaire chinois Xi Jinping peu avant son investiture lundi et a accueilli quatre dirigeants mondiaux lors de son investiture lundi : le président argentin Javier Milei, le Premier ministre italien Giorgia Meloni, le président équatorien Daniel Noboa et le président paraguayen Salvador Peña. Bukele aurait été invité mais n’y aurait pas assisté. Aucun dirigeant étranger n’avait jamais assisté à l’investiture d’un président américain avant cette semaine.
Trump a notamment donné la priorité à ces appels téléphoniques plutôt qu’à ses conversations avec les dirigeants européens – un contraste frappant avec son prédécesseur, Joe Biden, dont la politique étrangère consistait presque entièrement en une ouverture à l’Europe occidentale.
Trump et Bukele ont maintenu des liens amicaux pendant le premier mandat du premier à la Maison Blanche. Bukele a ouvertement déploré que les relations du Salvador avec les États-Unis se soient considérablement détériorées sous Biden et s’est montré ouvertement favorable à Trump pendant sa campagne de 2024, affirmant que Trump pouvait gagner l’élection et que les attaques juridiques contre lui l’aideraient à construire la « meilleure campagne de tous les temps ». La relation a semblé se heurter à un obstacle l’année dernière lorsque Trump a critiqué Bukele pour avoir prétendument amélioré son pays en expulsant des criminels, une affirmation à laquelle Bukele n’a pas répondu.
La Maison Blanche a confirmé l’appel téléphonique entre les deux dirigeants jeudi soir et a fourni peu de détails sur la conversation.
« Les deux dirigeants ont discuté de la possibilité de travailler ensemble pour mettre un terme à l’immigration illégale et réprimer les gangs transnationaux comme Tren de Aragua », a expliqué le communiqué de la Maison Blanche. « Le président Trump a également salué le leadership du président Bukele dans la région et l’exemple qu’il donne aux autres nations de l’hémisphère occidental. »
Le gouvernement du Salvador n’a pas publié son propre compte-rendu de la conversation, préférant publier une version en espagnol du document de la Maison Blanche. Bukele lui-même a partagé le compte-rendu sur les réseaux sociaux, accompagné seulement d’un émoji « bisou » en guise de commentaire.
Le président Trump a fait de l’Amérique latine et de l’hémisphère occidental en général une priorité absolue pour son second mandat, un changement par rapport à l’administration Biden, qui a été vivement critiquée pour avoir ignoré la région dans laquelle se trouve l’Amérique. En tant que président élu, Biden a largement ignoré les dirigeants latino-américains, n’ayant pas pris contact avec les dirigeants du Brésil, du Mexique ou de la Colombie – les plus grandes nations de la région – après une campagne qui a vu les démocrates perdre un pourcentage important du vote hispanique et les gauchistes hispaniques se plaindre que Biden les ait négligés. Un rapport anonyme du média Politico a affirmé qu’un membre hispanique de haut rang du personnel a quitté la campagne Biden parce qu’elle était « hyper-centrée sur les Blancs ».
Le mépris de l’administration Biden pour l’Amérique latine a provoqué d’importants problèmes diplomatiques et de droits de l’homme après les manifestations massives du 11 juillet 2021 à Cuba, au cours desquelles des dizaines de milliers de personnes ont exigé la fin du communisme. L’équipe de Biden a affirmé que les manifestants, descendus dans la rue en scandant « Liberté ! », protestaient pour réclamer davantage de ressources contre le coronavirus de Wuhan – une affirmation qui a suscité la moquerie internationale – et n’a pris aucune mesure significative en réponse à la crise des droits de l’homme sur une île abritant une importante base militaire américaine.
« Malgré le soutien que le président Biden offre aujourd’hui au peuple cubain, cette Maison Blanche a ouvertement admis que la question de l’île n’est pas une priorité pour ce gouvernement », a déclaré à l’époque aux téléspectateurs d’Univisión la correspondante de la Maison Blanche, Janet Rodriguez.
Bukele, en tant que président d’un allié régional clé, a également eu du mal à attirer l’attention de Biden.
« Nous avons toujours voulu travailler, mais je pense que cela ne fait pas partie des priorités de l’administration actuelle », a déclaré Bukele en février lors de sa participation aux Conférences d’action politique conservatrice (CPAC). « Pour nous, les États-Unis sont toujours notre premier partenaire, à tous égards, économiquement – une grande partie de notre population vit ici –, monétaire, etc. En fait, l’influence des États-Unis est dans tous les sens du terme. »
« Nous serons toujours prêts à travailler. Malheureusement, l’administration [Biden] n’a pas été très intéressée par une collaboration avec nous depuis le début », a-t-il poursuivi. « C’est peut-être une priorité qu’ils n’ont pas. »
Bukele avait déclaré à l’époque que travailler avec Trump était « bien mieux, bien sûr ».
Le Salvador s’est appuyé sur ses alliés républicains aux États-Unis pour donner la priorité aux questions d’importance mutuelle pendant l’ère Biden. En avril 2023, le sénateur Marco Rubio (R-FL) s’est rendu dans le pays, condamnant Biden pour avoir « aliéné » Bukele lors d’une crise à la frontière sud des États-Unis. En réponse à la répression des gangs menée par Bukele, qui a été couronnée de succès, a noté Rubio, Biden a réagi en « dénigrant l’homme, en sanctionnant des membres du gouvernement, en les poursuivant parce qu’ils sont trop durs et trop durs, etc. »
« Et en plus de tout le reste, c’est un homme qui a essayé d’être amical et allié aux États-Unis, et nous avons un problème avec notre politique étrangère. Nous traitons mieux nos ennemis que nos amis », a-t-il déploré.
Rubio est devenu cette semaine le premier membre confirmé du cabinet du second mandat de Trump et le premier Américain d’origine hispanique à occuper le poste de secrétaire d’État.
Rubio a annoncé cette semaine que son premier voyage international serait en Amérique latine.
Bukele a affirmé dans des interviews qu’il pensait que Trump pourrait revenir à la présidence. Dans une conversation avec le journaliste Tucker Carlson en juin, Bukele a comparé les attaques juridiques contre Trump aux tentatives de l’opposition salvadorienne de l’empêcher d’occuper le pouvoir.
« S’il y avait un moyen de l’empêcher de se présenter aux élections, alors il aurait probablement des ennuis », a déclaré Bukele à propos de Trump. « Mais s’il n’y a aucun moyen de l’empêcher de concourir, tout ce qu’ils lui font ne fera que lui donner plus de voix. »
« Soit vous arrêtez la candidature, soit vous le laissez tranquille. Mais en le frappant avec… vous faites la meilleure campagne de tous les temps », a prédit Bukele. « Ils font une énorme erreur, une énorme, énorme, énorme erreur. »
Trump a largement fait l’éloge de Bukele, à l’exception de commentaires cet été dans lesquels il semblait indiquer que Bukele n’avait réussi à éliminer la violence des gangs dans son pays qu’en exportant les membres de ces gangs.
« Au Salvador, les meurtres ont diminué de 70 %. Pourquoi ont-ils diminué ? », avait demandé Trump à l’époque. « Il voudrait vous convaincre que c’est parce qu’il a formé des meurtriers pour qu’ils deviennent des gens formidables. Non. Ils ont diminué parce qu’ils envoient leurs meurtriers aux États-Unis d’Amérique. »
Dans son entretien avec Carlson, Bukele avait expliqué que les principaux gangs salvadoriens, comme la Mara Salvatrucha (MS-13), avaient en fait été fondés aux États-Unis et que leurs membres avaient été déportés au Salvador pendant le mandat de l’ancien président Bill Clinton. En réponse à Trump, Bukele s’est contenté de publier un message sur les réseaux sociaux disant : « Prendre la bonne voie ».
Bukele a finalement félicité Trump pour sa victoire, en écrivant un message public disant : « Que Dieu vous bénisse et vous guide. »
L’investiture du président élu Donald Trump lundi verra la présence de plusieurs chefs de gouvernements étrangers parmi les dizaines d’invités VIP attendus, une première dans l’histoire américaine.
4–6 minutes
La plupart des dirigeants mondiaux attendus, dont beaucoup participent déjà aux événements de ce week-end à Washington, sont originaires de l’hémisphère occidental hispanophone et sont des dirigeants ouvertement anticommunistes. Ils seront accompagnés de représentants de haut niveau d’autres pays qui n’enverront pas leur président, comme le vice-président chinois Han Zheng et le ministre indien des Affaires étrangères S. Jaishankar.
L’Associated Press a confirmé ce week-end que la cérémonie d’investiture de Donald Trump sera la première à laquelle assistera un chef d’État étranger. La cérémonie d’investiture fait partie d’un programme varié de plusieurs jours qui a débuté samedi par une réception en l’honneur du président, s’est poursuivie dimanche par une visite à la tombe du soldat inconnu, et lundi sera marquée par un défilé et le traditionnel bal d’investiture.
Entre les festivités de la journée et le bal d’investiture, Trump aura l’occasion de s’occuper de certaines affaires présidentielles. Selon certaines informations , il envisagerait de signer jusqu’à 200 décrets présidentiels lundi, dont beaucoup viseraient à inverser la politique de son prédécesseur de gauche Joe Biden. Biden et tous les autres présidents américains encore en vie – Bill Clinton, Barack Obama et George W. Bush – devraient y assister.
Le premier dirigeant mondial à rencontrer Trump après sa victoire électorale en novembre, le président argentin Javier Milei, a parcouru Washington tout le week-end et devrait assister à l’investiture. Le président équatorien Daniel Noboa, actuellement candidat à sa réélection dans un contexte de guerre des gangs chaotique, aurait également accepté l’invitation. Le président paraguayen Santiago Peña est également arrivé à Washington ce week-end, déclarant dans une interview que l’équipe du département d’État dirigée par le sénateur Marco Rubio (R-FL) que Trump a réunie est un « rêve devenu réalité » pour son pays.
Trump aurait invité le président salvadorien Nayib Bukele à assister à l’investiture. On ignore encore s’il y assistera ou non. Bukele n’a pas répondu à l’invitation en public au moment de la mise sous presse. Il a publié une photo énigmatique de lui-même sur les réseaux sociaux dimanche soir, ce qui a donné lieu à de nouvelles spéculations peu concluantes sur sa présence.
En dehors de l’Amérique latine, la Première ministre italienne Giorgia Meloni, souvent décrite comme une alliée idéologique de Trump, a confirmé qu’elle prévoyait d’assister à l’investiture.
Selon certaines informations, le président élu Trump aurait également invité le dictateur génocidaire Xi Jinping et le Premier ministre indien Narendra Modi à assister à la cérémonie. Tous deux ont décliné l’invitation, mais Xi a envoyé son vice-président, Han, qui sera le plus haut responsable chinois de l’histoire à assister à une investiture américaine. Xi a également eu un appel téléphonique avec Trump vendredi, que le président élu a qualifié de « très bon » et qui « résoudrait de nombreux problèmes ».
Modi a dépêché son chef de la diplomatie, le ministre des Affaires étrangères Jaishankar, qui a également été vu à Washington ce week-end pour rencontrer d’autres invités à l’investiture. Jaishankar a tenu dimanche une réunion avec ses homologues australien et japonais, les ministres des Affaires étrangères Penny Wong et Takeshi Iwaya respectivement, qu’il a décrite vaguement comme une « discussion sur l’état du monde ».
Parmi les invités, un autre dirigeant conservateur de premier plan de l’hémisphère occidental, l’ancien président brésilien Jair Bolsonaro, n’a pas pu être présent. Bolsonaro et Trump ont entretenu des relations extraordinairement amicales lorsqu’ils étaient tous deux au pouvoir et, comme l’a récemment souligné Bolsonaro, ils partagent le lien qui les unit depuis qu’ils ont tous deux survécu à des tentatives d’assassinat.
Le président brésilien Jair Bolsonaro est confronté à plusieurs affaires judiciaires au Brésil, qui ont conduit le gouvernement socialiste du président Luiz Inácio Lula da Silva à saisir son passeport, le qualifiant de « risque de fuite ». Le président brésilien a demandé une autorisation spéciale pour se rendre aux États-Unis pour son investiture, précisant qu’il avait quitté le pays pour assister à l’investiture de Milei en 2023, mais le Tribunal fédéral suprême brésilien (STF) a rejeté sa demande au motif que l’invitation par courrier électronique qu’il avait reçue ne constituait pas une preuve suffisante qu’il avait été invité.
Le fils de Bolsonaro, Eduardo Bolsonaro, député brésilien, devrait assister à l’investiture et a passé le week-end à rencontrer Milei et d’autres dirigeants conservateurs en prévision de l’événement.
D’autres dirigeants conservateurs de premier plan du monde entier devraient être présents, notamment Nigel Farage, allié de longue date de Trump au Royaume-Uni, et Santiago Abascal, chef du parti populiste espagnol Vox. Abascal a partagé un moment d’exaltation avec Milei lors d’un événement de pré-investiture, qui s’est frayé un chemin à travers la foule pour l’embrasser.
Trump a terminé la dernière journée avant son second mandat avec ce que beaucoup pensent être son dernier rassemblement politique à Washington, DC – un événement pour remercier ses partisans et célébrer une dernière fois sa victoire électorale. Dans son discours de dimanche, Trump a promis à ses partisans qu’ils « allaient beaucoup s’amuser à regarhttps://www.breitbart.com/politics/2025/01/19/historic-trump-first-president-host-foreign-leaders-inauguration/der la télévision demain » tandis qu’il abrogerait « tous les décrets radicaux et insensés de l’administration Biden… en quelques heures ». Il a promis de mettre l’accent sur l’éradication des dispositions relatives à la « diversité, l’équité et l’inclusion » (DEI) au sein du gouvernement fédéral.
Laisser un commentaire