Selon les informations d’InfoMigrants, 691 étrangers ont été interpellés la semaine dernière lors de l’opération de contrôle renforcé dans les transports, ordonnée par Bruno Retailleau. Parmi les personnes arrêtées, une centaine de personnes ont été reconduites aux frontières et une trentaine ont été placées en rétention. Le reste, soit plus de 500 exilés, ont été relâchés.
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Opération de contrôles dans un train à Breil-sur-Roya, en 2018. Crédit : Mehdi Chebil pour InfoMigrants
L’opération de contrôle renforcé dans les transports, mercredi 18 et jeudi 19 juin, ordonnée par le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, a permis l’arrestation de 691 étrangers en situation irrégulière, indiquent les services de la Place Beauvau à InfoMigrants.
Pendant 48 heures, plus de « 4 000 gendarmes, policiers, douaniers et forces Sentinelle » avaient été mobilisés sur tout le territoire français « pour interpeller des clandestins », avait expliqué le ministre sur CNews.
Concrètement, les grandes gares françaises, ainsi que les trains régionaux dans les zones frontalières, ont été les zones les plus visées. « Vous veillerez à prioriser, dans toutes les gares ferroviaires, les contrôles des trains à destination des pays voisins et des grandes métropoles françaises, en arrivée comme en départ. Les trains régionaux, en particulier dans les zones frontalières, pourront utilement être contrôlés après sensibilisation des instances régionales concernées », avait détaillé Bruno Retailleau dans sa note adressée aux préfets.
500 personnes libérées
Au total en deux jours, 844 gares et 1 273 trains ont été contrôlés, précise le ministère de l’Intérieur à InfoMigrants.
Parmi les 691 migrants interpellés entre le 18 et le 19 juin, « une centaine » de personnes ont été « reconduites » à la frontière, signale l’équipe de Bruno Retailleau. Cela signifie que ces étrangers ont été arrêtés dans les gares, les trains ou les bus à quelques kilomètres de la frontière française, et expulsés du sol français.
Des accords de réadmission avec l’Italie et l’Espagne permettent aux autorités françaises de renvoyer les exilés vers ces pays, quelques heures seulement après leur arrivée dans l’Hexagone.
Cette pratique, largement dénoncée par les associations depuis des années, avait été jugée illégale par le Conseil d’État en février 2024, qui s’était appuyé sur un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). La plus haute juridiction avait annulé un article du code des étrangers (Ceseda) non conforme au droit européen qui permettait aux forces de l’ordre de prononcer des refus d’entrée aux étrangers arrivés aux frontières françaises en situation irrégulière, sans leur laisser la possibilité de demander l’asile.
Après l’opération d’arrestations de la semaine dernière, une « trentaine » de personnes ont aussi été placées en centre de rétention administrative (CRA), en vue de leur expulsion.
Les autres ont été relâchés. Environ 200 migrants ont également reçu une Obligation de quitter le territoire français (OQTF) et « certains » ont été assignés à résidence. Les OQTF ne sont pas suivis systématiquement d’un placement en rétention. Les personnes concernées bénéficient d’un délai « 30 jours pour quitter le territoire français par leurs propres moyens ».
Ainsi, sur les 691 migrants arrêtés, plus de 500 ont été libérés.
« Opération xénophobe »
Plusieurs syndicats ainsi que le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) avaient dénoncé « une opération xénophobe prenant pour bouc émissaire les plus précaires parmi les précaires ».
Ces opérations « s’apparentent à des ‘rafles' », disaient-ils dans leur communiqué, en déplorant une « escalade nauséabonde visant des travailleurs et travailleuses qui se rendent sur le lieu de travail et qui aujourd’hui et demain, un peu plus que d’habitude, le feront la peur au ventre ».
De nombreuses associations avaient d’ailleurs conseillé aux personnes en situation irrégulière de ne pas sortir durant ces deux jours afin d’éviter d’être interpellées.
« C’est terminé. La campagne de rafles menée par le ministère de l’Intérieur a pris fin. Des millions d’euros d’argent public auront été dépensés pour propager la peur et servir une opération d’autopromotion », a estimé l’association Utopia 56 sur X.
Un policier belge et un automobiliste refusant d’obtempérer sont morts mardi soir dans une collision survenue à Angevillers (Moselle) après une course-poursuite transfrontalière.
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Deux personnes, dont un policier belge, sont mortes dans un accident survenu mardi 25 juin vers 23h30 sur la D14 à hauteur d’Angevillers (Moselle), a-t-on appris de sources policières, confirmant une information du Républicain Lorrain.
Les faits ont débuté vers 23 heures, de l’autre côté de la frontière, en Belgique. Un automobiliste a refusé d’obtempérer aux forces de l’ordre et a alors été pris en chasse par un équipage de police belge. Le chauffard a pris la direction de la France. La course-poursuite s’est poursuivie sur plusieurs kilomètres jusqu’en Moselle.
Peu avant la descente du Saint-Michel, sur la D14 reliant le plateau du Pays-haut à Thionville, le véhicule du fuyard et la voiture de police belge sont entrés en collision. Le choc a été violent. Le conducteur en fuite et l’un des policiers belges sont décédés sur le coup. D’autres personnes ont été blessées.
Un important dispositif de secours a été mobilisé. La gendarmerie, les sapeurs-pompiers, le SMUR et la brigade motorisée de Hayange se sont rendus sur les lieux. La route départementale a été totalement coupée à la circulation à hauteur d’Angevillers pendant une partie de la nuit afin de permettre les opérations de secours et les constatations.
Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances précises de cet accident.
PARIS, 24 juin (Reuters) – Une délégation du département d’Etat américain a rencontré fin mai de hauts responsables du Rassemblement national (RN) français, mais leur offre de soutenir publiquement la figure de proue de Marine Le Pen après qu’un tribunal l’a exclue de ses fonctions a été rejetée par le parti d’extrême droite, ont indiqué deux sources.
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Marine Le Pen, dirigeante d’extrême droite française, s’exprime lors d’un rassemblement de soutien à sa cause, après des appels à une mobilisation pacifique suite à sa condamnation pour détournement de fonds européens, ce qui lui a valu l’interdiction de se présenter aux élections pendant cinq ans, à Paris, en France, le 6 avril 2025. REUTERS
Marine Le Pen, l’une des figures les plus en vue de l’extrême droite européenne, était l’une des favorites pour l’élection présidentielle française de 2027 avant qu’un tribunal ne l’ interdise en mars de participer à la course après avoir été reconnue coupable de détournement de fonds européens.
Le président américain Donald Trump et d’autres dirigeants de droite se sont rapidement ralliés à elle, dénonçant une censure politique.
La délégation américaine en visite à Paris était conduite par Samuel Samson, fonctionnaire du Bureau de la démocratie, des droits de l’homme et du travail (DRL) du Département d’État. Il fait partie d’un groupe de jeunes conservateurs qui gravit les échelons de l’administration Trump.
Samson a rencontré de hauts responsables du RN, mais Le Pen et son numéro deux, le président du parti Jordan Bardella, n’étaient pas présents, ont indiqué les deux sources. L’objectif, selon l’une d’elles, était de discuter des moyens par lesquels l’administration Trump pourrait apporter un soutien public à Le Pen, qui souhaite annuler sa condamnation.
Cependant, l’offre a été déclinée, ont indiqué les deux sources. Les responsables du RN ont déclaré qu’un soutien du Département d’État de Trump pourrait compromettre les espoirs du parti de remporter les élections de 2027, a précisé l’une des sources. Les responsables du RN ont également indiqué à Samson qu’il n’était pas nécessaire de soutenir Le Pen, car Bardella avait de bonnes chances de gagner si elle ne pouvait pas se présenter, a précisé la source.
Longtemps paria pour beaucoup en France, Le Pen a travaillé dur pour redorer l’image de son parti nationaliste eurosceptique, le présentant plus largement comme un défenseur des revenus des familles, de l’emploi et de l’identité française .
Un haut responsable du Département d’État, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a confirmé la tenue de la réunion, mais a contesté l’affirmation selon laquelle une offre d’aide aurait été rejetée. Il a déclaré que les représentants du RN « ont indiqué qu’ils devaient agir dans leur propre intérêt, en toute indépendance ».
Le RN a salué l’engagement de Washington, a ajouté le responsable.
La réponse du RN illustre comment, malgré des zones de proximité idéologique, le soutien à Trump est perçu comme un handicap par certains nationalistes européens.
Une source proche de Le Pen a confirmé la rencontre, affirmant que « le soutien d’une administration étrangère à notre parti n’est pas exactement quelque chose à laquelle nous sommes habitués ».La RN n’a pas répondu à une demande de commentaire.
La rencontre de Samson avec les responsables de la RN et leur rejet du soutien américain n’ont pas été rapportés.
PRÉOCCUPATIONS EN MATIÈRE DE « LAWFARE »
Plus tôt ce mois-ci, le DRL, ouvre un nouvel ongleta déclaré sur X que ses responsables « ont rencontré des responsables français, des partis politiques et d’autres parties prenantes pour réaffirmer un engagement commun en faveur de la liberté d’expression, du choix démocratique et de la liberté religieuse… Faisant écho à (Trump), nous sommes préoccupés par ceux en Europe qui « utilisent la guerre juridique pour faire taire la liberté d’expression et censurer leurs opposants politiques ».
Les sondages montrent qu’une majorité de Français n’ont pas contesté son interdiction.
La veille de la réunion du RN, écrivant sur le Substack du Département d’État, Samson a cité le cas de Le Pen comme preuve que « l’Europe est devenue un foyer de censure numérique, de migration de masse, de restrictions à la liberté religieuse et de nombreuses autres attaques contre l’auto-gouvernance démocratique ».
Le responsable du département d’État a rejeté les critiques des opposants de Trump selon lesquelles son administration ne se préoccuperait que de la « censure » et des droits de l’homme des personnalités d’extrême droite.« La triste réalité du discours actuel sur les droits de l’homme est qu’il est politisé et qu’il fait du tri sélectif », a déclaré le responsable, ajoutant que l’administration Trump essayait simplement de « régler » ce problème.
Samson a été l’instigateur d’une campagne de soutien aux manifestants anti-avortement au Royaume-Uni, a indiqué l’une des sources. En mars, le DRL a écrit sur X qu’il avait rencontré la militante anti-avortement Livia Tossici-Bolt., Elle a été reconnue coupable en avril d’avoir enfreint une ordonnance interdisant de manifester devant une clinique dans le sud de l’Angleterre.
Ses inquiétudes exprimées quant à une attaque européenne contre la liberté d’expression font écho à celles exprimées par le vice-président américain JD Vance lors d’un discours choc à Munich plus tôt cette année .
Seule une décision du Parlement pourrait faire de cela une réalité, mais le Premier ministre bavarois affirme que c’est la seule voie à suivre compte tenu des menaces mondiales actuelles
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Le Premier ministre bavarois Markus Söder a présenté un plan agressif pour préparer l’Allemagne à la guerre. Le soutien à l’Ukraine, la défense contre la Russie et les efforts visant à empêcher les terroristes de mettre la main sur des armes nucléaires sont les priorités.
“Le service militaire et civil obligatoire est l’avenir”, a déclaré le Premier ministre bavarois Markus Söder, selon Magyar Nemzet. “Il ne suffit pas d’envoyer simplement des questionnaires aux jeunes pour leur demander s’ils seraient prêts à servir ; des mesures plus décisives sont nécessaires”, a-t-il ajouté.
L’Allemagne a suspendu le service militaire obligatoire en 2011, mais le service pourrait être réactivé par une décision parlementaire. L’accord de coalition du gouvernement allemand n’autorise actuellement que le service militaire volontaire. Cependant, le ministre de la Défense Boris Pistorius a déjà indiqué qu’un projet de loi beaucoup plus ambitieux était en préparation, qui permettrait l’introduction du service militaire obligatoire si nécessaire.
Outre la question de la conscription, Söder a également appelé au déploiement maximal de la Bundeswehr —l’armée allemande— et a de nouveau appelé au développement d’un système national de défense antimissile.
“Cela nécessite également de la technologie – un système de dôme de fer est absolument nécessaire pour protéger non seulement Berlin, mais toute l’Allemagne”, a-t-il déclaré, soulignant qu’une action urgente, y compris davantage de sanctions, est nécessaire pour dissuader la Russie.
Söder a également appelé à un soutien total à l’Ukraine, notamment en fournissant des armes au pays. Thorsten Frei, le chef de la Chancellerie allemande, a averti lundi que la menace pesant sur les bases militaires américaines en Allemagne avait considérablement augmenté après les frappes aériennes américaines contre l’Iran.
“Nous sommes aux côtés des États-Unis et d’Israël”, a déclaré Frei, ajoutant que les agences de sécurité allemandes font tout ce qu’elles peuvent pour protéger les installations américaines.
Concernant les attaques contre l’Iran, l’homme politique a souligné : “Le fait est que ce n’était pas seulement Israël qui était en grave danger. Si un régime terroriste obtenait des armes nucléaires, cela constituerait également une menace sérieuse pour la paix mondiale.”
Une femme de 53 ans a été égorgée dimanche au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis). Son fils de 23 ans, souffrant de troubles psychiatriques, a été interpellé et placé en garde à vue. Il a finalement été hospitalisé d’office sous contrainte. La police judiciaire est chargée de l’enquête.
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Une femme de 53 ans a été retrouvée morte dimanche 22 juin au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), vers 12h30, dans la cuisine de l’appartement familial, situé rue Percier-Fontaine. L’un de ses fils a fait la macabre découverte vers midi, avant de donner l’alerte.
La victime, qui aurait eu 54 ans le lendemain, présentait de nombreuses lésions sur le corps et avait été égorgée. « Elle a reçu plus de 70 coups de couteau », indique une source proche du dossier, confirmant une information du Parisien. Elle était déjà décédée à l’arrivée des secours.
Les premières investigations ont rapidement conduit les policiers à s’orienter vers le fils aîné, âgé de 23 ans, souffrant de troubles psychiatriques. Celui-ci a été interpellé à 13h45 par les policiers de la brigade territoriale de contact (BTC), à proximité du domicile familial. Il se trouvait à bord du véhicule familial, dans lequel il avait pris la fuite, et portait des traces de sang sur ses chaussures, précise la même source.
Le suspect a été placé en garde à vue et l’enquête, ouverte du chef de « meurtre par ascendant », a été confiée au service départemental de police judiciaire de la Seine-Saint-Denis (SDPJ 93). Le parquet de Bobigny a annoncé que le mis en cause a fait l’objet ce lundi « d’un arrêté préfectoral pour admission psychiatrique sous contrainte ».
Les policiers pris à partie
Lors de l’intervention des policiers sur cette scène de crime, des individus ont lancé des projectiles sur les fonctionnaires. L’un des auteurs présumés de ces violences a été interpellé et placé en garde à vue au commissariat du Blanc-Mesnil, a appris Actu17.
Dans la nuit de dimanche à lundi, les policiers sont intervenus pour un braquage d’un distributeur de boissons à Bar-le-Duc. Mais à leur arrivée, les trois individus se sont mis en fuite, projetant un fonctionnaire de police au sol. L’agent a fait usage de son arme de service, blessant l’un des malfaiteurs. La police judiciaire de Nancy s’est saisie de l’enquête.
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Un policier blessé, faisant feu sur trois individus en fuite après un braquage de distributeur de boissons. Les faits sont invraisemblables mais ont pourtant eu lieu à Bar-le-Duc, dans la nuit de dimanche à lundi.
Selon nos informations, trois hommes encagoulés auraient d’abord fracturé une voiture du SDIS 55, le service départemental d’incendie et de secours. Mais visiblement sans trouver ce qu’ils cherchaient, ils seraient partis à bord de leur propre véhicule.
Ensuite, ils se seraient retrouvés devant un distributeur de boissons, avenue de la Libération, et auraient arraché la porte du distributeur. Ils ont volé pour 100 euros de marchandise, selon le propriétaire du distributeur. « C’est la première fois en deux ans », raconte-t-il. La caméra positionnée au-dessus, n’a pas pu filmer les malfaiteurs.
Alertée par le voisinage, la police est rapidement arrivée sur les lieux.
Trois tirs dans le pare-brise
Les agents découvraient alors la présence à l’arrêt d’un véhicule avec à son bord deux individus encagoulés et un troisième montant rapidement à l’arrière.
Selon le parquet, les fonctionnaires de police « mettaient pied à terre et sortaient leur arme de dotation ». Le véhicule des fuyards démarrait et venait percuter l’un des agents, projeté sur le capot. Il faisait alors usage de son arme à trois reprises à travers le pare-brise. Le fonctionnaire était projeté sur la voie publique.
Souffrant de multiples contusions, le policier a été transporté au centre hospitalier de Bar-le-Duc par les secours. Il lui a été prescrit une ITT de 30 jours.
Parvenus à prendre la fuite, les trois malfaiteurs sont recherchés. L’un d’eux aurait été touché par l’arme de service du policier blessé.
Un témoin raconte
Ce lundi matin, un témoin nous confiait avoir aperçu trois hommes près du garage, la voiture à quelques pas, le coffre grand ouvert. « J’étais venu amener ma voiture au garage pour gagner du temps pour le lendemain. J’ai vu des hommes près du distributeur. Je pensais qu’ils avaient un chiffon dans la main, et puis j’ai vu de loin le distributeur. Ils en sortaient des choses. Quand ils se parlaient, j’ai remarqué qu’ils étaient cagoulés. J’ai directement appelé le 17. Ils m’ont dit qu’ils n‘étaient pas loin et qu’ils arrivaient. »
Enquête confiée à la PJ de Nancy
La police judiciaire (PJ) de Nancy a été saisie de l’enquête pour ces faits qualifiés à ce stade de tentative d’homicide sur personne dépositaire de l’autorité publique et de vol aggravé.
Le parquet de Bar-le-Duc et les enquêteurs mettent tout en œuvre pour identifier et interpeller les malfaiteurs nous a indiqué le procureur de la République Sofian Saboulard, ce lundi matin.
Enfin, l’IGPN (l’Inspection générale de la police nationale) a été saisie pour l’enquête sur l’usage de l’arme de service par le fonctionnaire de police.
Une lanceuse d’alerte attaque l’ancien premier ministre. Ce dernier dit que c’est la vendetta d’une fonctionnaire qui a perdu son poste.
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Une lanceuse d’alerte a déposé une plainte avec constitution de partie civile à Paris afin qu’un juge d’instruction enquête sur les faits de détournement de fonds et de favoritisme dont elle accuse l’ancien premier ministre et maire (Horizons) du Havre Edouard Philippe, qui conteste.
La plainte a été déposée vendredi pour harcèlement moral, détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d’intérêt et concussion, a annoncé son avocat Me Jérôme Karsenti à l’AFP, France Inter et «Le Monde».
Sont également visées Stéphanie de Bazelaire, adjointe chargée de l’innovation et du numérique ainsi que Claire-Sophie Tasias, directrice générale des services de la communauté urbaine du Havre Seine Métropole.
Edouard Philippe réfute tout
«Je réfute toutes les accusations d’illégalités formulées contre moi», a réagi auprès de l’AFP Edouard Philippe, précisant avoir «déjà eu l’occasion de répondre aux questions» du parquet national financier (PNF).
Avec cette nouvelle plainte «pour les mêmes faits, et en choisissant semble-t-il d’en évoquer d’autres, la plaignante poursuit sa triste vendetta, qui n’a rien à voir avec le cri d’une lanceuse d’alerte, mais tout à voir avec l’insatisfaction d’une haute fonctionnaire dont le contrat n’a pas été renouvelé», a ajouté l’ancien premier ministre.
Les soupçons portent sur une convention d’objectifs pluriannuelle pour l’animation de la Cité numérique du Havre signée en juillet 2020 par Edouard Philippe, président de la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole, et Stéphanie de Bazelaire, en tant cette fois que présidente bénévole de l’association LH French Tech.
LH French Tech, créée en juillet 2020, a été désignée pour cette mission après un appel à manifestation d’intérêt lancé par la communauté urbaine en mars 2020 et dans le cadre d’un service d’intérêt économique général (SIEG). L’association, seule candidate, devait toucher 2,154 millions d’euros de compensation de service public pour mener des projets.
Conflit d’intérêt «évident»
Le conflit d’intérêt «semble absolument évident», considère auprès des trois médias Judith -le prénom a été modifié, ndlr-, directrice générale adjointe à la communauté urbaine de septembre 2020 à avril 2023. «C’est le maire et son adjointe qui», en tant que présidente de l’association, «va avoir la main sur des sommes considérables» pour «des activités qui peuvent concerner ses fonctions à la ville», dit-elle.
Sur le moment, elle s’étonne qu’Edouard Philippe, conseiller d’État, n’ait pas suspecté d’irrégularités. Elle découvrira plus tard que les services juridiques avaient alerté en vain sur un possible favoritisme. Judith avait dénoncé ces faits en septembre 2023 auprès du PNF, qui a ouvert une enquête et mené des perquisitions en avril 2024.
«Beaucoup de temps est passé depuis les dernières évolutions. J’ai l’impression que l’affaire n’avance pas. Je continue à subir les conséquences de mon alerte alors que je n’ai fait que mon devoir», estime la plaignante.
La haute fonctionnaire, qui a obtenu le statut de lanceuse d’alerte en janvier, contesté par Edouard Philippe, espère que cette nouvelle plainte, qui devrait entrainer la saisie d’un juge d’instruction, sera un «accélérateur».
Possible candidat à la présidentielle
«Nous ne savons absolument pas dans quelle direction va s’orienter l’enquête» actuelle du parquet financier, abonde Me Karsenti, redoutant «une tétanie» du PNF face à «un futur probable candidat à la présidentielle».
Les investigations sont «toujours en cours, avec l’exploitation des documents saisis en perquisition», précise une source judiciaire, rappelant le laps de temps écoulé, «un an après les perquisitions et 18 mois après le début de l’enquête».
À la communauté urbaine, la Cité numérique est «tout de suite» désignée à Judith «comme un dossier principal», relate-t-elle. Mais «dès les premiers mois», elle constate «une opacité dans la gestion de l’association» et ne comprend pas son activité. On lui fournit «des réponses très vagues sur les dépenses, la trajectoire financière», lui reprochant «des velléités d’ingérence».
Harcelée moralement
Fin 2021, obtenant finalement des chiffres, elle découvre le «très faible niveau d’activité» de la Cité numérique, mais surtout «la masse salariale» composée «de jeunes salariés» qui faisaient «un peu tout» pour «des salaires bruts au-delà de 60 voire 70’000» euros. L’association sera placée en liquidation judiciaire en 2023.
Les juges d’instruction devront «apprécier si un pacte a été conclu entre Edouard Philippe et Mme de Bazelaire, caractérisé notamment par un soutien politique, financier et relationnel en contrepartie de la gestion de la Cité numérique», est-il noté dans la plainte, consultée par l’AFP.
Après ses alertes, Judith dit avoir été écartée et harcelée moralement. Son contrat n’a pas été renouvelé.
Agressions sexuelles, coups de couteau, tentative de meurtre sur un policier, piqûres inexpliquées, tentatives de pillage : la nuit du 21 au 22 juin a été particulièrement violente à Paris à l’occasion de la Fête de la musique. Au fil des heures, les interventions se sont multipliées, mobilisant les forces de l’ordre sur tous les fronts. À l’échelle de la ville, 107 personnes ont été placées en garde à vue. Selon le ministère de l’Intérieur, 305 gardes à vue et 145 signalements de piqûres ont également été enregistrés sur l’ensemble du territoire. Voici le récit de cette nuit sous tension.
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La nuit du 21 au 22 juin, à l’occasion de la Fête de la musique, a été marquée par une série de violences et d’interpellations à Paris. Le parquet de Paris a été avisé de 107 gardes à vue — 79 majeurs et 28 mineurs — pour des faits relevant principalement de violences volontaires, vols, port d’arme prohibé, dégradations, vente à la sauvette, ainsi que plusieurs agressions sexuelles. Selon la préfecture de police, une affluence exceptionnelle a été constatée dans plusieurs secteurs de la capitale, en particulier autour du canal Saint-Martin, du centre de Paris et du quartier des Halles. Le parquet de Paris a détaillé les faits majeurs survenus dans la nuit.
Les premiers faits remontent à 20h45, dans le VIe arrondissement. Rue Princesse, un homme de 36 ans, souffrant d’autisme, a été interpellé après avoir été désigné comme l’auteur présumé d’une piqûre sur une jeune femme. L’enquête a été confiée au commissariat des Ve et VIe arrondissements.
Une demi-heure plus tard, vers 21h30, des policiers sont intervenus rue du Four (VIe) pour disperser une centaine de personnes, dont certaines ont dégradé une voiture et du matériel de chantier. À 22 heures, un homme sans abri de 50 ans a été retrouvé mort près du centre Pompidou, entouré de seringues usagées. Une enquête en recherche des causes de la mort est en cours. Parallèlement, avenue Ledru-Rollin (XIIe), un homme de 29 ans, en état d’ivresse, a été remis à la police par le père d’une adolescente de 15 ans après lui avoir touché les fesses alors qu’elle passait une commande au McDonald’s.
À la même heure, une femme a fait appel aux forces de l’ordre dans le quartier de la Butte-aux-Cailles (XIIIe) après avoir été victime d’une piqûre et d’un malaise. Elle a été conduite à l’hôpital.
Peu après, rue Joubert (IXe), une violente altercation a éclaté. Un homme de 25 ans, « né en Égypte », a été poursuivi et poignardé à l’abdomen par un autre homme de 55 ans, également d’origine égyptienne. Le suspect a été interpellé par les policiers de la brigade anticriminalité (BAC) du IXe arrondissement, et le couteau retrouvé dans une poubelle grâce à un témoignage.
Une série d’agressions sexuelles signalées dans plusieurs arrondissements
Au même moment, dans le VIe arrondissement, un adolescent de 15 ans a été interpellé pour avoir tiré un mortier d’artifice en direction de motards de la compagnie de sécurisation et d’intervention (CSI). Entre 23 heures et minuit, une femme qui dansait sur l’esplanade des Invalides a été agressée sexuellement : un homme a passé la main sous sa jupe et lui a imposé une pénétration digitale. Elle a été hospitalisée. Une enquête a été ouverte.
Vers 23h30, un jeune homme de 18 ans a déposé plainte, expliquant avoir été victime d’une piqure dans la rue Saint-Denis (Ier) avant de ressentir des douleurs et un malaise. L’enquête pour administration de substances nuisibles est en cours au commissariat du XVIe, souligne le parquet.
À minuit, rue de la Verrerie, un homme de 22 ans a été victime d’un vol avec violences. Son collier en or lui a été arraché par deux individus. L’un des suspects, âgé de 31 ans, a été arrêté. Dans le même temps, rue du Faubourg Saint-Martin, un homme de 24 ans désigné comme auteur d’une agression sexuelle a été interpellé après avoir tenté de fuir. Il s’est rebellé à son arrestation, nécessitant l’usage d’un pistolet à impulsion électrique (PIE). Les victimes avaient quitté les lieux avant l’arrivée des policiers.
Une quinzaine de minutes plus tard, place de la Bastille, une jeune fille de 15 ans a signalé avoir été piquée au bras par un inconnu, avant de faire un malaise. Elle a été hospitalisée. À 00h30, avenue Kléber (XVIIe), quatre hommes âgés de 26 ans pour deux d’entre eux, 28 et 30 ans, ont été interpellés en flagrant délit de vente de protoxyde d’azote. À proximité, trois mineures ont indiqué vouloir en acheter.
Dans le XIXe arrondissement, à la même heure, un jeune homme de 19 ans a été retrouvé grièvement blessé au pied d’un immeuble, d’où il aurait chuté après être entré dans un appartement. Son pronostic vital est engagé.
Vers 00h45, les policiers sont intervenus porte Lescot (Ier) auprès d’un homme de 26 ans blessé à l’épaule par un coup de couteau. Il a été transporté à l’hôpital sans livrer d’information sur les circonstances de l’agression.
Au cours de la nuit, deux adolescents âgés de 21 et 17 ans ont été agressés dans le centre de Paris par un homme armé d’un couteau, qui a tenté de leur extorquer une chaîne en or. L’un d’eux a été blessé au bras, au dos et à l’oreille, tandis que l’autre a été frappé au menton et à l’épaule en tentant de s’interposer. Tous deux ont été conduits à l’hôpital. Leur pronostic vital n’est pas engagé. Une enquête est en cours au commissariat du Centre.
Tentative de viol dans le XIIIe
Vers 1 heure, rue Nicols Reine Lepaute (XIIIe), une jeune femme a été abordée par deux inconnus devant sa résidence étudiante. L’un l’a retenue pendant que l’autre commençait à la déshabiller et tentait de la pénétrer. Elle s’est débattue et les agresseurs ont fui. Elle a été conduite à l’hôpital. À la même heure, square Pablo Casals (XVe), une bagarre a éclaté entre plusieurs jeunes qui se sont jeté des chaises de restaurant. Un suspect de 19 ans a été interpellé.
Vers 3 heures, rue du Faubourg Saint-Antoine (XIe), une altercation entre plusieurs personnes a dégénéré : un homme a été frappé au visage, un autre a exhibé un couteau, un troisième une arme de poing dissimulée sous son t-shirt. Les suspects ont pris la fuite.
À 4 heures, deux agressions sexuelles ont été signalées : boulevard de Belleville (XXe), un homme de 29 ans a été interpellé après avoir touché les fesses d’une femme. Boulevard de Clichy (XVIIIe), un autre adolescent de 17 ans a été arrêté dans des circonstances similaires.
Vers 04h15, boulevard Richard-Lenoir, un véhicule a slalomé entre les piétons et roulé en direction des policiers. Les deux occupants, âgés de 35 et 23 ans, ont été interpellés. L’exploitation de la vidéosurveillance doit permettre d’évaluer le degré d’intentionnalité.
Un policier traîné sur plusieurs mètres lors d’un refus d’obtempérer
Un quart d’heure plus tard, un fait grave a mobilisé les policiers de la CSI : rue Coquillère (Ier), un véhicule à quatre roues transportant cinq personnes a redémarré alors qu’un policier procédait à un contrôle, le traînant sur une dizaine de mètres. « Le policier a été blessé au bras et transporté à l’hôpital », précise le parquet. Le véhicule a été intercepté rue Montmartre et ses cinq occupants âgés de 24, 22, 31, 21 et 24 ans ont été placés en garde à vue.
Peu après, dans la rue Montmartre, un adolescent de 16 ans a lancé une pierre en direction d’un policier. Il a été interpellé, tout comme un autre individu pour outrage.
Deux tentatives de pillage dans le quartier des Halles en fin de nuit
Un adolescent de 17 ans, blessé à l’arme blanche au bas-ventre, a également été retrouvé rue Léon Giraud (XIXe). Son pronostic vital est engagé. L’affaire a été confiée au 2e district de police judiciaire (DPJ).
En fin de nuit, le quartier des Halles (Ier) a concentré plusieurs tensions. Deux tentatives de pillage ont visé les magasins Nike et Sephora. « La physionomie y était dégradée avec un public hostile », a indiqué la préfecture de police.
305 gardes à vue et 145 piqûres signalées en France
Selon le ministère de l’Intérieur, 371 personnes ont été interpellées à l’échelle nationale lors de la Fête de la musique, dont 305 ont été placées en garde à vue. Parmi les faits recensés, 145 signalements de piqûres ont été enregistrés dans différents rassemblements festifs, donnant lieu à 12 interpellations. Treize membres des forces de l’ordre ont été blessés au cours de la nuit, tout comme 14 civils en urgence absolue. En tout, près de 1500 personnes ont été prises en charge pour des blessures légères.
Après avoir menacé des passants depuis sa fenêtre, cet homme de 56 ans est sorti avec plusieurs armes et a tiré sur les agents.
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Un homme «menaçant», détenteur de plusieurs armes à feu, a succombé à des blessures par balles lundi à Metz après un échange de coups de feu avec la police, tandis qu’un agent a été blessé, a annoncé le parquet.
Les faits ont commencé dimanche soir dans une rue très passante de la vieille ville de Metz. «Vers 22h, un individu menace depuis sa fenêtre, avec une arme à canon long, un passant», a rapporté le maire François Grosdidier sur sa page Facebook. Alors que les forces de l’ordre interviennent, «l’homme est retranché chez lui et refuse de se rendre à la police», a-t-il poursuivi.
L’homme a tiré depuis sa fenêtre dans la vieille ville de Metz., Facebook/François Grosdidier
Un peu avant 3h, l’homme, installé au premier étage, «faisait feu depuis sa fenêtre sur la patrouille située dans la rue», a indiqué dans un communiqué le procureur de la République adjoint de Metz, Thomas Bernard. «Il sortait alors de son studio, tenant dans chaque main un revolver, et faisait feu sur les policiers présents dans le couloir», a-t-il ajouté. «Un policier était blessé à une main, tandis qu’un de ses collègues tirait à trois reprises, touchant l’individu à l’abdomen et au bras».
L’homme de 56 ans a été hospitalisé, mais est décédé lundi matin. «Son casier judiciaire porte trace de neuf condamnations», selon Thomas Bernard. Le policier blessé a également été hospitalisé.
L’homme détenait «plusieurs armes, de poing et d’épaule, dans son appartement», selon le maire qui a salué l’intervention des forces de l’ordre.
Stefan Niehoff, 64 ans, dont le domicile a été perquisitionné en novembre dernier après avoir republié un mème « insultant » sur X, a été reconnu coupable de « délit d’expression » et condamné à une amende de 825 €.
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Comme l’a déjà rapporté Brussels Signal , l’accusation initiale portait sur Niehoff, ancien sergent de la Bundeswehr (armée allemande), qui aurait « insulté » le ministre allemand de l’Économie de l’époque, Robert Habeck, en republiant un mème suggérant que Habeck était un « crétin professionnel ». L’accusation a été discrètement abandonnée plus tôt cette année.
De nouvelles accusations ont toutefois été portées contre Niehoff, pour prétendue « incitation à la haine raciale » ( volksverhetzung ) et utilisation de symboles « anticonstitutionnels » – c’est-à-dire nazis. Ces accusations concernaient également des contenus publiés ou republiés sur le compte X de Niehoff.
Le 18 juin, le tribunal de Haßfurt l’a reconnu coupable, bien que, comme l’a rapporté le média allemand Nius , l’accusation d’« incitation » ait été abandonnée dès le début de la procédure. Une accusation d’utilisation de symboles nazis a également été abandonnée. Le juge Patrick Keller a déclaré Niehoff coupable des quatre autres chefs d’accusation pour avoir utilisé de tels symboles.
Il semble cependant que les publications de Niehoff impliquaient toujours une utilisation critique de ces symboles ou, pour la plupart en fait, de photos historiques montrant d’autres personnes les utilisant.
Par exemple, comme l’a déclaré l’avocat de Niehoff, Marcus Pretzell, au quotidien allemand Die Welt en avril, Niehoff a réagi aux appels de l’Église catholique allemande à boycotter le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) en republiant une photo historique montrant des membres du clergé catholique levant les bras en signe de salut nazi.
Une autre photo republiée montrerait un ecclésiastique catholique serrant la main d’Hitler avec, en arrière-plan, des « hommes en uniformes de la Wehrmacht » faisant le salut nazi.
L’accusation d’« incitation » abandonnée faisait référence à un message citant un médecin d’un camp de concentration nazi qui était censé avoir comparé les Juifs à un appendice qui devait être retiré du « corps de la nation ».
Mais, comme dans le cas des images de l’époque nazie, le commentaire a été utilisé de manière critique. La publication le juxtaposait notamment à des images remarquablement similaires, publiées par une personnalité de la télévision allemande à propos de personnes refusant les vaccins contre la Covid-19.
Comme l’a rapporté Nius , le juge Keller semble avoir admis que l’utilisation par Niehoff des images de l’époque nazie était critique, notant, avec une pointe d’excuse : « Ce n’est pas nous qui faisons les lois. Il doit être clair pour vous que nous ne sommes pas toujours d’accord avec les lois non plus. »
Mais Keller a insisté sur le fait que le point décisif « est de savoir si l’utilisation critique est immédiatement reconnaissable » et il a conclu que ce n’était pas dans les messages de Niehoff.
Brussels Signal a sollicité les commentaires de l’avocat de Niehoff, Marcus Pretzell, mais n’avait pas reçu de réponse au moment de la rédaction de cet article.
Sir Keir Starmer a déclaré que les pays qui ne s’attaquent pas à la crise de la migration irrégulière pourraient subir des répercussions.
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Les forces frontalières ont intercepté près de 600 migrants aujourd’huiACTUALITÉS GB
Plus de 1 000 migrants en petits bateaux ont traversé illégalement la Manche en moins de 48 heures, révèle GB News.
Cette augmentation des arrivées survient la semaine où le Premier ministre a admis que la crise des petits bateaux dans la Manche « s’aggravait ».
Les navires et les canots de sauvetage des forces frontalières ont récupéré près de 600 migrants samedi, un jour après que 437 d’entre eux ont effectué la traversée à bord de sept petites embarcations.
Un producteur de GB News basé dans le Kent a filmé l’arrivée du catamaran Ranger des forces frontalières dans le port de Douvres vers 10 heures ce matin. Il a dénombré 134 migrants alors qu’ils étaient conduits au centre de traitement des forces frontalières situé à proximité.
Les garde-côtes ont également été appelés à envoyer les canots de sauvetage de Douvres et de Ramsgate pour aider alors que plusieurs bateaux de migrants ont été repérés dans les eaux britanniques en milieu de matinée.
Samedi soir, GB News avait recensé 582 arrivées de migrants. Le chiffre officiel sera publié dimanche par le ministère de l’Intérieur.
Cela porte à 1 019 le nombre de personnes ayant franchi illégalement la frontière depuis vendredi. Le total pour l’année s’élève désormais à un peu moins de 18 400.
Ce chiffre est presque 50 pour cent plus élevé que le nombre de migrants en petites embarcations qui avaient traversé à la même période l’année dernière.
À cette date en 2024, 12 313 personnes avaient traversé et 10 518 en 2023 tandis que 11 690 avaient effectué la traversée à la même date en 2022.
La dernière augmentation des traversées en petits bateaux survient malgré une approche apparemment plus stricte de la police française le long de sa côte nord.
Ces derniers jours, des policiers ont été filmés en train de tirer des gaz lacrymogènes et d’utiliser du gaz poivré pour tenter de disperser des migrants qui tentaient de monter à bord de canots pneumatiques près du rivage.
Le BF Typhoon arrive au quai plus tôt dans la journée Actualités GB
Certains officiers français ont également été vus en train de perforer des bateaux de migrants dans des eaux peu profondes ou sur la plage, une tactique utilisée sporadiquement au cours des deux dernières années.
Plus tôt dans la semaine, Sir Keir Starmer a menacé de prendre des mesures de répression en matière de visas contre les pays qui ne coopèrent pas pleinement dans la lutte contre l’immigration illégale.
Le Premier ministre a signalé que les pays qui ne font pas assez pour lutter contre la crise de la migration irrégulière, par exemple en reprenant les demandeurs d’asile déboutés, pourraient subir des répercussions sur le nombre de visas délivrés à leurs citoyens.
Un porte-parole du ministère de l’Intérieur a déclaré : « Les gangs de passeurs ne se soucient pas de savoir si les personnes vulnérables qu’ils exploitent vivent ou meurent, tant qu’elles paient et nous ne reculerons devant rien pour démanteler leurs modèles commerciaux et les traduire en justice.
« C’est pourquoi ce gouvernement a élaboré un plan sérieux pour démanteler ces réseaux à chaque étape.
« Grâce au partage international de renseignements dans le cadre de notre commandement de la sécurité des frontières, à des opérations de contrôle renforcées dans le nord de la France et à une législation plus stricte dans le projet de loi sur la sécurité des frontières, l’asile et l’immigration, nous renforçons les partenariats internationaux et renforçons notre capacité à identifier, perturber et démanteler les gangs criminels tout en renforçant la sécurité de nos frontières. »
Alors que JD Vance se demande ce que les dirigeants d’aujourd’hui protègent réellement, Macron donne la réponse : l’ego, le théâtre et un fantasme de pertinence.
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Alors qu’Israël et l’Iran sont plongés dans un affrontement armé, le président français Emmanuel Macron fait preuve d’un affolement et d’un amateurisme qui fragilisent encore davantage la position de la France sur la scène internationale. Désavoué par Trump et ignoré par ses partenaires, il ne parvient pas à convaincre à un moment crucial où les crises éclatent et où les dirigeants doivent prendre des décisions pour le bien commun.
Le sommet du G7 , qui se déroule au Canada dans les prochains jours, a été le théâtre d’ échanges houleux entre le chef de l’Etat français et le président américain au sujet du nouveau conflit entre Israël et l’Iran.
Lundi 16 juin au soir, le président Trump a annoncé qu’il quitterait la réunion plus tôt que prévu et rentrerait à Washington « pour traiter de nombreuses questions importantes », selon le communiqué officiel publié par la Maison Blanche. Lors d’un point de presse, Macron a affirmé que le départ anticipé de Trump était motivé par sa volonté d’œuvrer à un cessez-le-feu entre l’Iran et Israël, et qu’une proposition de rencontre et de discussions avait même été formulée.
Ces propos irresponsables ont été rapidement démentis. Donald Trump a insisté sur le fait que son départ anticipé du G7 n’avait « rien à voir avec un cessez-le-feu » entre Israël et l’Iran, et a accusé le président français Emmanuel Macron de « ne pas comprendre » ses intentions.
« En quête de publicité, le président français Emmanuel Macron a déclaré à tort que j’avais quitté le sommet du G7 au Canada pour retourner à Washington afin de travailler à un cessez-le-feu entre Israël et l’Iran. Faux ! Il ignore totalement pourquoi je suis en route pour Washington, mais cela n’a certainement rien à voir avec un cessez-le-feu. C’est bien plus grave ! » a fulminé Trump sur son réseau social Truth Social.
Le verdict du président américain sur son homologue français est accablant : « Que ce soit volontairement ou non, Emmanuel se trompe toujours », a ajouté M. Trump.
Cela n’a certainement pas plu au président français, qui s’efforce depuis des années de convaincre que lui aussi, contre toute attente, entretenait une « relation particulière » avec le président américain.
Ses spéculations sur un éventuel cessez-le-feu reposaient sur les vagues déclarations de Trump selon lesquelles un « accord » serait conclu sur le conflit entre l’Iran et Israël, sans préciser si celui-ci se ferait par le déploiement de la force militaire ou par la voie diplomatique. Le président Macron a donc une fois de plus fait preuve d’arrogance en allant trop loin sur des questions aussi sensibles, poussé par un besoin compulsif d’exister sur la scène internationale et de prouver – à qui ? – qu’il fait partie des dirigeants qui comptent et qui comptent parmi les initiés capables d’influencer le cours des événements internationaux.
Si les États-Unis n’ont pas encore clairement défini leur stratégie future dans le conflit israélo-iranien, il n’en demeure pas moins que Trump a vu clair dans le petit jeu de Macron, qui consiste, selon ses propres termes, avant tout à « rechercher la publicité » et non le bien commun.
L’activisme de Macron sur le dossier iranien est une fois de plus le revers de son impuissance sur le plan intérieur. La politique étrangère, traditionnellement l’apanage du président français, est devenue son dernier refuge. Le problème est que sa voix a peu de poids et que ses positions divisent les dirigeants. Les déclarations de Macron sur la nécessité de reconnaître un État palestinien ont suscité la colère d’Israël et mis à mal la politique d’équilibre que la France s’efforce de maintenir au Moyen-Orient depuis des décennies.
Comme l’a récemment déclaré J.D. Vance, les dirigeants occidentaux ne cessent de parler de « défense de la démocratie », mais ne disent jamais ce qu’ils défendent réellement. Macron en est l’exemple parfait : que du théâtre, sans substance. En situation de crise réelle, il fait la une des journaux, se méprend sur ses alliés et affaiblit la crédibilité de l’Occident.
En France, de nombreuses voix accusent le président de « ridiculiser » le pays avec sa politique étrangère incohérente. « Agitateur verbal », « bouffon prétentieux », « lamentable », « drôle » ne sont que quelques-uns des adjectifs utilisés pour décrire le triste déclin d’un dirigeant qui entraîne progressivement son pays, autrefois puissance diplomatique, dans l’insignifiance.
L’adolescente ne réagissait plus et nécessitait une réanimation immédiate dans l’appartement occupé par plusieurs migrants syriens.
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Une jeune fille de 17 ans retrouvée inconsciente dans un appartement viennois aux côtés de quatre migrants syriens dimanche 15 juin est désormais dans un état stable et n’est plus dans le coma artificiel, selon l’hôpital général de Vienne.
Comme l’a d’abord rapporté Der Standard, l’adolescente a été réanimée sur place par les services d’urgence après qu’un des hommes a appelé à l’aide, et a ensuite été diagnostiquée avec des signes d’une surdose de drogue et des blessures au corps.
Compte tenu de la nature des blessures, la police estime qu’une agression sexuelle ne peut être exclue. Des enquêtes ont été ouvertes contre les quatre hommes, tous de nationalité syrienne et âgés de 21 à 35 ans, soupçonnés de viol.
Le porte-parole de la police viennoise, Philipp Haßlinger, a confirmé au journal autrichien que les quatre suspects ont nié tout comportement criminel lors de l’interrogatoire.
Selon leurs déclarations, les hommes ont déclaré à la police qu’ils avaient rencontré l’adolescente dans la rue du quartier de Simmering à Vienne peu avant l’appel d’urgence et lui avaient proposé un endroit où dormir.
Aucune arrestation n’a été effectuée.
« Pour l’instant, tout est encore ouvert », a déclaré Haßlinger. Les autorités analysent actuellement les téléphones portables des hommes, et le parquet n’a pas encore ordonné de placement en détention.
L’adolescente, qui vit avec sa famille en Basse-Autriche, avait été portée disparue par ses parents vendredi. Elle aurait déjà été signalée à la police pour des infractions liées à la drogue.
Un autre média autrichien, Krone , a rapporté que la jeune fille avait confié à une amie, deux jours avant les faits, avoir été violée dans un buisson. Ces informations ont ensuite été transmises à la mère de la victime après son arrivée aux urgences.
On ne sait pas actuellement si cet incident concerne les suspects en question.
Les gouvernements de l’UE font pression pour que les vérifications d’âge soient obligatoires sur les réseaux sociaux dans le cadre de la loi sur les services numériques.
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Les efforts visant à imposer des contrôles d’âge stricts sur les réseaux sociaux s’intensifient en Europe. Une coalition de gouvernements européens milite désormais en faveur de règles de vérification obligatoire de l’âge qui pourraient contraindre des millions de personnes à lier leur utilisation d’Internet à des systèmes d’identification réels, suscitant de vives inquiétudes chez les défenseurs de la vie privée.
Onze États membres de l’UE font pression sur la Commission européenne pour qu’elle réécrive ses orientations dans le cadre de la loi sur les services numériques afin d’imposer des vérifications d’âge pour les plateformes de médias sociaux.
Parmi les pays qui soutiennent cette initiative figurent la France, l’Irlande, la Grèce et l’Autriche, dont beaucoup ont déjà lancé des initiatives nationales pour réglementer l’accès des jeunes aux services numériques. Mais ce qui est présenté comme une mesure de protection de l’enfance constitue, en pratique, une expansion significative des exigences en matière d’identité numérique.
Dans une lettre adressée à la Commission, les gouvernements soutiennent que les réseaux sociaux présentent un risque suffisant pour justifier une vérification obligatoire de l’âge. « La présence avérée de mineurs sur les réseaux sociaux devrait être considérée comme un facteur de risque suffisamment élevé pour exiger la vérification de l’âge comme seule méthode de garantie de l’âge », peut-on lire dans la déclaration.
Nous avons obtenu une copie de la lettre pour vous ici .
Ce cadre exclut implicitement les approches plus soucieuses de la vie privée et promeut un modèle dans lequel l’accès en ligne est conditionné à une identification dans le monde réel.
Plusieurs signataires de la lettre ont déjà agi dans ce sens.
Le projet de lignes directrices de la Commission européenne, publié en mai, n’exige pas d’identification matérielle pour les réseaux sociaux.
Au lieu de cela, ils classent ces plateformes comme présentant un risque moindre par rapport aux sites Web pornographiques ou de jeux d’argent et autorisent l’utilisation de technologies d’estimation de l’âge du visage.
Ce modèle basé sur le risque a suscité des réactions négatives, non seulement de la part des États membres qui cherchent à renforcer les contrôles, mais aussi de la part de ceux qui craignent que les alternatives préservant la vie privée soient marginalisées.
Les défenseurs de la vie privée se demandent ce qui se passe lorsque ces « directives claires » deviennent la base pour transformer l’interaction quotidienne en ligne en une activité dont l’identité est vérifiée.
Et de nombreux acteurs du secteur de la vérification de l’âge tirent la sonnette d’alarme, non pas parce qu’ils s’opposent à la réglementation, mais parce que l’approche politique actuelle risque de n’ancrer qu’un seul type de solution : les vérifications d’identité réelles.
Le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Michael O’Flaherty, a exprimé son inquiétude quant aux limites imposées à la liberté d’expression et de réunion pacifique en Allemagne.
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Dans une lettre adressée à la ministre allemande de l’Intérieur, Nancy Faeser, rendue publique le 19 juin, il a également fait état de restrictions concernant certains événements, symboles et autres formes d’expression. Il a rappelé à Mme Faeser que les États membres disposaient de motifs très limités pour restreindre le discours politique ou le débat public.
O’Flaherty a critiqué « l’usage excessif de la force par la police contre les manifestants, y compris les mineurs, entraînant parfois des blessures » dans le contexte des manifestations liées au conflit à Gaza.
« L’usage de la force par les forces de l’ordre, y compris lors de manifestations, doit respecter les principes de non-discrimination, de légalité, de nécessité et de proportionnalité, ainsi que de précaution », a-t-il déclaré.
« Les incidents de recours excessif à la force doivent faire l’objet d’enquêtes efficaces, les responsables doivent être sanctionnés de manière appropriée et les victimes doivent être informées des recours possibles. »
O’Flaherty a également affirmé que l’Allemagne avait tenté d’expulser des ressortissants étrangers en raison de leur participation à des manifestations et à d’autres formes d’expression concernant le conflit à Gaza.
Dans sa lettre, il fait référence à ce qu’il qualifie de répression observée lors des célébrations de la Nakba en Allemagne ces dernières années.
La Nakba fait référence à l’expulsion violente par les paramilitaires juifs et, après la création de l’État d’Israël, par l’armée israélienne, d’environ 750 000 Arabes palestiniens de leurs terres en 1948 dans ce qui était alors appelé la Palestine mandataire.
L’Allemagne, alliée de longue date d’Israël, faisait partie des États membres qui continuaient de refuser la reconnaissance d’un État palestinien.
Le 5 juin, le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, a déclaré que reconnaître un État palestinien maintenant enverrait « un mauvais signal » alors que d’autres pays européens, dont l’Espagne, la France, l’Irlande et d’autres, agissent dans ce sens.
La police anti-émeute allemande repousse les manifestants qui manifestaient pour commémorer le 77e anniversaire de la Nakba, le 15 mai 2025 à Berlin, en Allemagne. (Photo de Carsten Koall/Getty Images)
L’Allemagne, alliée de longue date d’Israël, faisait partie des États membres qui continuaient de refuser la reconnaissance d’un État palestinien.
Le 5 juin, le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, a déclaré que reconnaître un État palestinien maintenant enverrait « un mauvais signal » alors que d’autres pays européens, dont l’Espagne, la France, l’Irlande et d’autres, agissent dans ce sens.
Il a également affirmé que la restriction de la liberté d’expression en Allemagne allait bien au-delà de la simple répression des manifestations.
« Des restrictions à la liberté d’expression auraient également été identifiées dans des contextes tels que les universités, les institutions artistiques et culturelles et les écoles », a-t-il déclaré.
De nombreux cas de restriction de la liberté d’expression en ligne ont été documentés en 2024, des individus ayant été inculpés par les autorités allemandes pour avoir publié des commentaires critiques à l’encontre du vice-chancelier de l’époque, Robert Habeck.
En Bavière, un autre homme a vu son domicile perquisitionné par la police après avoir partagé un mème qualifiant Habeck de « crétin professionnel ». La perquisition a été ordonnée par un tribunal local, invoquant une possible diffamation.
Près de 1 000 utilisateurs des réseaux sociaux ont déclaré dans un sondage qu’ils ne feraient pas de don à leurs compatriotes de droite.
Non contents de travailler à l’ interdiction de l’Alternative für Deutschland (AfD), les militants de gauche allemands envisagent désormais de refuser les dons d’organes au parti d’opposition de droite.
Julia Probst, qui représente le Parti Vert à Weißenhorn, a lancé ce mois-ci un sondage sur son compte X, demandant :
Imaginez que vous deviez décider de donner ou non les organes d’un membre de votre famille. Vous savez par hasard que le bénéficiaire vote AfD. Seriez-vous prêt à donner quand même ?
La question a suscité de nombreuses réactions critiques, y compris à gauche. Mais plus d’un quart des 3 800 électeurs interrogés ont tout de même répondu « nein », c’est-à-dire qu’ils ne feraient pas de don.
Das ist im Kern der Gedanke von höherwertigem und unwertem Leben – und dieser Gedanke ist immer brandgefährlich, egal ob von rechts oder wie hier von links. @EinAugenschmaus (Eine von den Guten, leider bin ich blockiert.) #Organspendepic.twitter.com/fWcLwZwFPC
Probst a depuis verrouillé son compte X et une recherche sur le sondage donne ce résultat : « Hmm… cette page n’existe pas. Essayez de chercher autre chose. »
Mais l’hebdomadaire allemand Junge Freiheit cite un répondant se présentant comme un « opposant à l’AfD » qui, en tant que premier intervenant, « aide d’abord une personne et non une “affiliation à un parti” ». L’auteur a déclaré que lier le don d’organes à l’affiliation à un parti était « inconcevable ». Une personne « droitière mais pensant à gauche » a également plaisanté : « La formulation de la question me laisse perplexe. Ai-je du sang de gauche ou de droite ? »
Un autre utilisateur a décrit l’intention comme « eugénique » en faisant une « distinction entre une vie « digne » et une vie « sans valeur ».
Un homme a été arrêté après avoir attaqué son ex-conjointe et une femme qui l’accompagnait ce vendredi matin à la gare du Chénay-Gagny, en Seine-Saint-Denis.
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L’agression qui s’est déroulée tôt ce vendredi à Gagny laisse deux personnes grièvement blessées, avec un pronostic vital engagé. Vers 7 heures du matin, un homme s’en est pris à la hache à son ex-conjointe et à une jeune femme qui se trouvait avec elle à la gare du Chénay-Gagny (Seine-Saint-Denis), indique le parquet de Bobigny.
La victime dont l’état de santé est le plus inquiétant a été transportée à l’hôpital Henri-Mondor selon Rolin Cranoly (LR), le maire de Gagny joint par Le Parisien. « L’homme a été interpellé avant de quitter les lieux », indiquait dans la matinée le parquet de Bobigny.
Rolin Cranoly a visionné les images des caméras de vidéoprotection présentes sur le parvis de la gare. Ce qu’il a vu l’a horrifié : « Les deux femmes sont arrivées en même temps, elles se tenaient par la main. Il doit y avoir un lien de parenté. Lui est arrivé une minute après, avec un chariot et un sac à dos. La hache était dans le sac à dos. »
Toujours selon l’élu, qui s’est rendu sur place vers 7h30, les deux femmes — des habitantes de la ville — ont quitté la gare à la vue de leur agresseur. Les faits se sont déroulés sur le parvis. « Elles ont reçu plusieurs coups à la tête, reprend Rolin Cranoly. L’auteur a été mis en fuite par des personnes qui buvaient leur café et qui l’ont chassé avec des chaises. Il est parti et il a essayé de changer de vêtements pour être méconnaissable mais il a quand même été interpellé. »
Au-delà de l’agression en elle-même, le maire de Gagny se dit « écœuré de l’attitude humaine et du manque de solidarité » des passants qui ont assisté à la scène. « Des personnes étaient en train de filmer les victimes plutôt que de leur porter secours, décrit-il. C’est déplacé, c’est inhumain. »
La « Semaine sans discours de haine » est un autre projet sinistre visant à faire taire la dissidence et les opinions non autorisées.
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Bonne Journée internationale de lutte contre les discours de haine à tous ceux qui la célèbrent. Le mercredi 18 juin a apparemment marqué la troisième journée contre les soi-disant discours de haine, ainsi que le début de la Semaine contre le discours de haine du Conseil de l’Europe .
Le thème de la Semaine contre le discours de haine de cette année est aussi concis et inspirant qu’on pourrait l’imaginer : « Renforcer les mesures juridiques et non juridiques contre le discours de haine grâce à une approche multipartite. » Concrètement, cela implique de réfléchir aux moyens par lesquels l’Union européenne peut garder le contrôle du discours, notamment sur les réseaux sociaux.
Le président du Conseil de l’Europe, Alain Berset, l’a clairement indiqué lors de son discours d’ouverture des festivités à Strasbourg hier. « Le discours de haine n’est pas un problème isolé », a-t-il déclaré, « mais s’inscrit dans un défi plus profond : celui de la confiance, de la vérité, de la démocratie elle-même. » Cela pourrait être vrai si l’on en croit les définitions ambiguës de la novlangue eurocratique. Mais en réalité, la liberté d’expression est un élément fondamental de toute démocratie. Le droit de chacun de dire ce qu’il veut, aussi grossier, offensant ou haineux soit-il, est essentiel pour qu’une société reste ouverte et libre.
Berset a également déclaré : « La haine commence par les mots, mais ne s’arrête pas là. Le Conseil de l’Europe a été clair : les discours et les crimes de haine ne sont pas des problèmes distincts, ils forment un continuum. »
Une fois de plus, il a tout faux. Les mots ne peuvent jamais être violents. Ils ne peuvent blesser que les sentiments. Affirmer le contraire est non seulement fallacieux, mais aussi dangereux. Contrairement à une blessure réelle et grave, offenser quelqu’un est entièrement subjectif. La seule personne qui peut le prouver est celle qui se prétend offensée. C’est pourquoi la définition du discours de haine est si vague et évasive – et pourquoi, aux yeux de l’UE, elle peut s’appliquer à tout, depuis la critique des effets de l’immigration de masse jusqu’à l’argument selon lequel les femmes ne peuvent pas avoir de pénis.
Un aperçu des événements organisés cette semaine devrait vous donner une idée de ce que Bruxelles considère comme des discours de haine. Le Conseil de l’Europe organisera plus de 18 ateliers sur des thèmes tels que la lutte contre les discours de haine dans les médias et en ligne, les discours de haine sexistes et les discours de haine visant les Roms et les Gens du voyage, ainsi qu’une visite d’étude organisée par l’Unité Orientation sexuelle, identité et expression de genre et caractéristiques sexuelles. En d’autres termes, toute dissidence contre l’orthodoxie « woke » de l’UE doit être combattue, voire carrément criminalisée.
La Semaine contre les discours de haine n’est que la dernière stratégie en date de la répression de la censure menée par l’UE. Le principal coupable est le Digital Services Act (DSA), cette loi draconienne qui réglemente les « contenus préjudiciables » en ligne. Selon le DSA, même une interview d’un ancien président des États-Unis pourrait constituer un discours de haine. C’était la conclusion de Thierry Breton, alors commissaire européen chargé de l’application du DSA, l’année dernière. À l’approche des élections présidentielles américaines, M. Breton avait averti que la diffusion en direct par Elon Musk d’une interview de Donald Trump sur X pourrait enfreindre la législation européenne sur la diffusion de « contenus préjudiciables ».
L’idée que le simple fait d’accorder du temps d’antenne à un candidat à la présidentielle puisse être haineux au point d’enfreindre la loi est absurde. Mais l’UE mène une guerre acharnée contre Musk, défenseur autoproclamé de la liberté d’expression. Depuis 2023, la Commission européenne enquête sur sa plateforme de médias sociaux, en raison de son engagement à permettre aux utilisateurs de publier pratiquement tout ce qu’ils veulent. L’UE a allégué que X n’avait pas respecté la DSA. Enfreindre la DSA pourrait techniquement entraîner l’interdiction de X dans toute l’Europe, mais il est plus probable que Musk encoure une amende d’environ 1 milliard de dollars.
La guerre absurde menée par l’UE contre les discours de haine ne vise pas seulement les défenseurs de la liberté d’expression comme Elon Musk. Elle est systématique. Comme l’a révélé un récent rapport du MCC Bruxelles, l’UE dépense la somme incroyable de 649 millions d’euros, provenant de l’argent des contribuables, pour « rechercher » et lutter contre les discours de haine et la désinformation. L’auteur du rapport, le Dr Norman Lewis, souligne que les fonds consacrés à ces 349 projets sont 31 % supérieurs à ceux consacrés par l’UE à la recherche transnationale sur le cancer. L’un des projets les plus préoccupants identifiés dans le rapport est l’utilisation de systèmes d’IA pour surveiller et censurer les contenus « problématiques », ainsi que pour « former » les utilisateurs, en particulier les jeunes, à identifier, contrer et signaler les discours de haine partout où ils sont vus. Cela ressemble étrangement à une tentative de lavage de cerveau de la jeunesse européenne pour qu’elle contrôle ses propres opinions et celles des autres.
Il est on ne peut plus clair que la campagne de l’UE contre les discours de haine est en réalité une attaque contre tous les discours. Elle considère la liberté d’expression comme l’une des menaces les plus graves à la diffusion de son message mondialiste et identitaire. C’est pourquoi elle ressent le besoin de mettre en place un vaste appareil de censure afin d’écraser les opinions dissidentes où qu’elles surgissent. La Semaine contre les discours de haine pourrait être présentée en termes vagues et superficiels de protection de la démocratie et de lutte contre la discrimination. Mais comme l’a révélé un rapport , les lois de censure de l’UE ne sont absolument pas efficaces, ne serait-ce que pour mettre fin aux discours de haine. Entre 87,5 % et 99,7 % des publications supprimées sur les plateformes de médias sociaux en vertu de la DSA étaient parfaitement légales. Le seul « délit » commis par ces utilisateurs a été de publier un contenu offensant, grossier ou déplacé.
La répression de la censure à Bruxelles vise bien plus à contrôler qu’à rendre le monde, en ligne comme hors ligne, plus sûr. Si l’UE voulait réellement lutter contre la haine, elle encouragerait la liberté d’expression, et non la réduire. La seule façon de « désapprendre la haine, de protéger la vérité et de renforcer la démocratie », selon les mots d’ Alain Berset , est de laisser les opinions les plus controversées et les plus malveillantes être diffusées au grand jour et complètement démenties. Les réduire au silence ne fera qu’envenimer la haine et dépérir la démocratie.