« Confusion des genres », « souci d’indépendance » : pourquoi les nouveaux pôles « France asile » pour les demandeurs d’asile inquiètent les associations ?

Depuis le 19 mai, une nouvelle procédure d’asile attend les étrangers en quête de protection, dans le Val-d’Oise. Ils doivent se rendre dans un pôle « France asile », où ils ont le même jour un premier rendez-vous avec la préfecture et un autre avec l’Ofpra, l’agence chargée d’instruire la demande d’asile. Les associations et les syndicats sont vent debout. InfoMigrants vous explique.

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Un guichet de l’Ofpra (image d’illustration). Crédit : gouvernement.fr

Depuis le 19 mai, les demandeurs d’asile primo-arrivants qui résident dans le Val-d’Oise, en région parisienne, doivent se présenter dans une toute nouvelle structure : un pôle « France asile » installé à la préfecture de Cergy-Pontoise. Ce projet pilote, prévu dans la loi immigration de 2024 (dite loi Darmanin), devrait déboucher sur trois lieux similaires à Metz et Toulouse.

Qu’est-ce que le pôle « France asile » ?

Dans le pôle « France asile » de Cergy, les exilés sont reçus successivement par trois services : ceux de la préfecture, de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) et de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra).

Concrètement, ils déposent d’abord leurs empreintes auprès d’un membre de la préfecture, puis se voient attribuer les conditions matérielles d’accueil (hébergement, aides financières) par l’Offi et enfin, introduisent leur demande d’asile auprès d’un représentant de l’Ofpra.

Un entretien dans les locaux de l’Office est ensuite organisé ultérieurement.

Qu’est-ce qui change ?

Dans les autres départements français, la procédure est différente. L’Ofpra est indépendante de la préfecture, les deux structures ne se rencontrent jamais. 

Les demandeurs d’asile doivent en premier lieu se rendre à la préfecture – via un bureau spécifique appelé Guda (guichet unique pour demandeur d’asile). Le Guda réunit les services de la préfecture et de l’Ofii. À l’issue de ces entretiens, les agents ne demandent pas à la personne concernée de se présenter à un agent de l’Ofpra – aucun représentant de l’Office n’est présent dans la préfecture. Ils lui remettent un dossier d’asile que l’étranger pourra remplir sous 21 jours avant de le transmettre à l’Ofpra.

Les locaux de l’Ofpra, en région parisienne. Crédit : InfoMigrants



Et c’est dans ces 21 jours de répit que se concentre toute la nuance. Durant ces trois semaines, ils ont le temps d’écrire leur récit d’exil (d’introduire leur demande) et d’en expliquer le motif. Ils peuvent être épaulés par des assistants sociaux et des interprètes dans les centres d’hébergement pour les aider à écrire en langue française.

Cette étape est très importante, car lors de leur convocation dans les bureaux de l’Ofpra, l’officier de protection reviendra sur toutes les déclarations retranscrites dans ce formulaire de demande d’asile.

Dans le nouveau pôle « France asile », tout sera plus rapide. Juste après son passage devant un agent de la préfecture, l’étranger rencontrera le même jour un membre de l’Ofpra. Sa demande sera enregistrée directement par cet agent – sans le délai de 21 jours. « L’agent de l’Ofpra recueillera les éléments d’état civil du demandeur ainsi que les éléments essentiels de son récit », indique à InfoMigrants l’agence. En clair, les demandeurs doivent livrer leur récit immédiatement – avec l’aide si besoin d’un interprète par téléphone. 

Qu’est-ce qui choque ?

Cette nouvelle organisation « soulève déjà de nombreuses inquiétudes », indiquent plusieurs associations, dont La Cimade et le Gisti, dans un communiqué publié fin mai.

Les militants craignent que la suppression du délai de 21 jours ne soit préjudiciable pour les exilés. Lors de l’entretien avec un agent de l’Ofpra dans le pôle « France asile », « la personne peut, à ce stade, avoir des difficultés à répondre à des questions de manière structurée et précise sans y avoir été préparée », estiment les associations.

Un avis partagé par les syndicats de l’Ofpra, qui s’étaient soulevés contre cette disposition lors de mouvements de grève début 2024. « Ce n’est pas le moment de délivrer un récit. Comment formaliser un récit traumatisant dans ces conditions ? Les personnes sont dans une position de stress, et se retrouvent face à un personnel qui n’a pas l’habitude de recueillir ce type de témoignages car il n’a pas été formé, contrairement aux officiers de protection », dénonce Jean-Charles Lallemand, co-secrétaire général de la CGT Ofpra, joint par InfoMigrants.

Pour l’Ofpra, cette critique est infondée. L’agence indique que les demandeurs d’asile peuvent compléter leur récit pendant 21 jours en envoyant un mail à cette adresse : recit@ofpra.com

Le représentant syndical insiste cependant pour que les premiers éléments délivrés dans le pôle « France asile » ne soient pas définitifs et puissent être modifiables au moment de l’entretien dans les locaux de l’Ofpra. « On a peur que les ajouts ne soient pas pris en compte ou que le demandeur d’asile doive se justifier de ne pas avoir évoqué un aspect au départ », affirme Jean-Charles Lallemand. « Ce qui prévaut, c’est l’oralité. C’est déjà le cas aujourd’hui et ça le restera », rétorque à InfoMigrants l’Ofpra. Autrement dit, l’agence soutient que toute modification indiquée lors du deuxième entretien sera prise en compte.

Autre grief des associations : elles estiment que la présence de l’Ofpra dans les locaux de la préfecture fait peser un risque de « confusion des genres » et interroge sur son indépendance. « Ce lieu intégré dans la préfecture [peut] légitimement [être] perçu comme un espace insécurisant ou maltraitant par les personnes étrangères », signalent les associations dans leur communiqué.

« Pour son indépendance, l’Ofpra a besoin d’être isolé, dans ses murs », renchérit Gérard Sadik, responsable national asile de La Cimade, joint par InfoMigrants. « On a déjà vu en Outre-mer que lorsqu’il y a une proximité physique entre l’Office et la préfecture, les officiers de protection de l’Ofpra craignent d’être sous influence du préfet ».

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Allemagne : un garçon de 11 ans brutalement battu et hospitalisé par un inconnu parlant turc, la police refuse de publier la photo du suspect

La police aurait une photo du suspect mais refuse de la publier

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Un garçon de 11 ans marchait dans la ville allemande de Dietzenbach lorsqu’il a été violemment agressé par un inconnu qui parlait turc. L’homme l’a battu si violemment qu’il a dû être hospitalisé pour une commotion cérébrale. La police refuse actuellement de publier une photo du suspect pour des raisons inconnues.

Le garçon se tenait près d’une agence bancaire lorsque, pour des raisons inconnues, le suspect l’a jeté à terre et lui a asséné plusieurs coups de pied à la tête. Le garçon se trouvait près d’une agence bancaire locale au moment de l’agression. Grâce à l’intervention de témoins, l’homme a pris la fuite.

Le garçon a été transporté à l’hôpital où on lui a diagnostiqué, entre autres blessures, une commotion cérébrale, selon la police d’Offenbach.

L’attaque, survenue lundi soir près de la Rathausplatz, fait toujours l’objet d’une enquête, selon le rapport de police . Il s’agirait d’une attaque aléatoire.

La police a lancé 12 unités de patrouille différentes à la recherche du suspect, mais après avoir ratissé la zone, elle ne l’a pas trouvé.

Non seulement la police dispose d’images de surveillance du suspect, mais des témoins ont également filmé l’homme. Malgré ces images, la police refuse de publier une photo de l’homme. Elle a indiqué avoir effectué des recherches sur son apparence et n’avoir trouvé aucune trace de sa présence dans sa base de données.



Le média allemand OP Online écrit : « Selon la police, il n’est pas possible de publier une photo de l’agresseur dans les circonstances actuelles. »

La police a publié la description de l’homme, un suspect de 30 ans aux cheveux noirs et courts, portant une barbe foncée. Il est mince et portait une veste bleue, un t-shirt bleu, un jean bleu et des chaussures noires. Fait peut-être plus important pour déterminer ses origines : des témoins ont déclaré que l’homme parlait turc.

Au vu de la description, certains sur X se demandent s’il s’agit d’une autre attaque impliquant un migrant ou un homme issu de l’immigration.

La police lance un appel à témoins.

Comme l’a documenté Remix News au fil des ans, les enfants sont souvent victimes d’une violence croissante en Allemagne. Souvent, ces jeunes sont agressés au hasard, y compris à l’arme blanche dans leur école .

Dans d’autres cas, les jeunes Allemands sont battus par des camarades de classe étrangers ou par des gangs de leur quartier, qui se regroupent souvent, attaquent leur victime et publient ensuite la vidéo sur Internet.

Le mois dernier, lors de deux incidents distincts survenus le même jour, un Irakien de 11 ans a poignardé un camarade de classe et un étudiant arabe de 13 ans a poignardé un autre camarade de classe à Berlin .

Certains parents se sont manifestés en détaillant l’épreuve que leurs enfants ont traversée, notamment Lena, 14 ans.

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Violences après le sacre du PSG : un mineur en garde à vue après s’être vanté de dégradations sur TikTok

Un adolescent de 15 ans, filmé en train de commettre des dégradations à Paris en marge des célébrations du sacre du PSG, a été placé en garde à vue ce mercredi. Il s’était vanté de ses actes sur TikTok.

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L’adolescent de 15 ans s’est exprimé dans une vidéo sur TikTok. (capture écran / DR)

L’adolescent de 15 ans qui avait été filmé en train de briser un abribus à coups de barre de fer, dans la nuit de samedi à dimanche à Paris, lors des violences en marge des rassemblements pour célébrer le sacre du Paris-Saint-Germain, a été placé en garde à vue ce mercredi matin au commissariat du VIIIe arrondissement de la capitale. Le mineur s’était également exprimé dans une vidéo sur le réseau social TikTok dimanche, largement partagée sur les réseaux sociaux, dans laquelle il s’est félicité de son acte.

L’adolescent originaire du Val-de-Marne a été rapidement identifié par les enquêteurs de la brigade de délégation des enquêtes de proximité (BDEP) du VIIIe arrondissement, celui-ci étant déjà connu des services de police, selon une source proche de l’enquête, confirmant une information de Valeurs Actuelles. Le suspect s’est présenté au commissariat en début de matinée après avoir été contacté par les policiers. Il a été immédiatement placé en garde à vue.



Les investigations, et notamment les exploitations des vidéos amateurs publiées sur les réseaux sociaux, ainsi que des images de vidéoprotections de la ville, ont montré que le mineur avait commis d’autres dégradations durant cette nuit où quatre magasins ont été pillés dans le secteur des Champs-Élysées, tandis que les forces de l’ordre étaient visées par des jets de projectiles et des tirs de mortiers d’artifice. « Il a participé à des dégradations avec des groupes de casseurs, et a notamment été filmé alors qu’il tentait de briser la porte d’entrée du magasin Chanel », décrit la même source. Le magasin de luxe n’a finalement pas été pillé, les policiers étant intervenus à temps pour faire fuir les voleurs.

«J’ai trouvé ça satisfaisant»

Face aux enquêteurs, l’adolescent a tenté de minimiser les faits, affirmant qu’un ami l’avait incité à commettre des dégradations. « Il a expliqué qu’il avait reçu de nombreuses insultes sur les réseaux sociaux, suite à la diffusion de ses vidéos », ajoute cette source. Dans sa vidéo publiée sur TikTok où il s’exprime face caméra, le mineur se félicite que plusieurs médias ont diffusé les images où on le voit briser l’abribus. « T’as vu j’ai mis un coup [de barre de fer], deux coups, le troisième ça s’est cassé », déclare-t-il. « J’ai trouvé ça satisfaisant. (…) J’ai envoyé un chassé, le deuxième il s’est cassé ». Plus loin, il fait pourtant son mea culpa : « J’ai agi bêtement. Je suis pas un exemple. C’est pas quelque chose que j’avais à faire ».

L’adolescent a été déféré en fin de journée au parquet de Créteil, afin d’être présenté devant un juge des enfants.

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Faure accuse Retailleau d’installer un «racisme d’atmosphère»

Le ministre de l’Intérieur entretient «un climat de suspicion vis-à-vis des étrangers», a accusé mardi le Premier secrétaire du PS.

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Le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure (photo), accuse Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, d’installer un «racisme d’atmosphère» en France. AFP

Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau banalise «un racisme d’atmosphère» en entretenant «un climat de suspicion vis-à-vis des étrangers ou des Français vécus comme étrangers», a accusé mardi le Premier secrétaire du PS Olivier Faure.

Certes, le ministre a fermement dénoncé lundi comme un «crime raciste» le meurtre samedi dans le Var d’un homme de nationalité tunisienne, a reconnu M. Faure sur TF1.

«Mais il participe dans le débat public avec ceux qui, à l’extrême droite, cherchent à banaliser le racisme, à expliquer qu’il y a une forme de menace qui serait créée par nos concitoyens d’origine étrangère», a-t-il jugé.

Bruno Retailleau «cherche a minima à créer une forme de racisme d’atmosphère, en tout cas à le laisser perdurer, à laisser penser que ce n’est pas une pensée absurde», a-t-il estimé.

«Il y a une banalisation ou une fascination pour certains d’un discours qui va mettre en cause les Français d’origine étrangère, les musulmans dans l’exercice de leur culte, l’islam comme religion qui ne serait pas, pour certains, compatible avec la République», a renchéri le député socialiste Jérôme Guedj sur Sud Radio.



«Il y a des mots qui, par leur répétition, forgent dans des esprits disponibles à ça, parfois, des passages à l’acte», a-t-il regretté, jugeant que «le racisme se combat d’abord et avant tout par une forme non pas de retenue mais d’exigence morale dans les mots qu’on utilise dans le débat politique».

«Je le dis à Bruno Retailleau, comme ministre de l’Intérieur et comme ministre des Cultes, il devrait le premier, lui, être complètement d’équerre sur ces questions-là», a-t-il insisté.

Jérôme Guedj a en outre reproché à celui qui est également président de LR de se rendre mardi à l’ambassade de Tunisie à Paris et non dans le Var, où vivait la victime.

«Avant d’être un Tunisien vivant en France, c’était une personne dans son lieu de vie, là où elle habitait, là où elle travaillait, avait des amis», a-t-il argumenté, regrettant un «deux poids deux mesures» comme lors de l’assassinat d’Aboubakar Cissé dans une mosquée fin avril dans le Gard.

«Il fallait dans la minute se rendre sur place et pas à la sous-préfecture à côté» plusieurs jours après, a critiqué le député socialiste.

Le ministre de l’Intérieur est accusé régulièrement par la gauche de racisme en ciblant, notamment par son vocabulaire, les immigrés, les musulmans, les jeunes de banlieue, Français ou pas.

Il a ainsi qualifié de «barbares» les auteurs de violences ce week-end en marge des célébrations de la victoire du PSG en Ligue des champions, une expression dénoncée à gauche comme visant les étrangers.

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Marine Le Pen perd son mandat de conseillère départementale

Le tribunal administratif de Lille a tranché. L’élue contestait cette déchéance liée à sa condamnation en mars dernier pour détournement de fonds publics.

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Le tribunal administratif de Lille a confirmé mercredi la démission d’office de Marine Le Pen de son mandat de conseillère départementale du Pas-de-Calais. AFP

Le tribunal administratif de Lille a confirmé mercredi la démission d’office de Marine Le Pen de son mandat de conseillère départementale du Pas-de-Calais, déboutant l’élue qui contestait cette déchéance liée à sa condamnation en mars pour détournement de fonds publics.

Mais l’avocat de la patronne des députés Rassemblement National, Thomas Laval, a immédiatement annoncé qu’elle faisait appel de cette décision, un appel qui suspend la démission d’office.

Le tribunal a jugé que le code électoral impose «au préfet de déclarer démissionnaire d’office l’élu départemental déclaré inéligible par le juge pénal, par un jugement assorti de l’exécution provisoire», explique la juridiction dans un communiqué.

Il a également rejeté la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par l’avocat de la cheffe de file de l’extrême droite. Celui-ci estimait que la démission d’office prévue en cas de peine d’inéligibilité non définitive mais exécutoire provisoirement pourrait porter atteinte à la liberté des électeurs et à d’autres principes constitutionnels.

Le tribunal administratif a souligné que ces dispositions législatives ont déjà été jugées conformes à la Constitution par une décision du Conseil constitutionnel du 28 mars 2025, portant sur les conseillers municipaux, soumis aux mêmes règles que les conseillers départementaux.



Dans une déclaration transmise à la presse, l’avocat de Marine Le Pen déplore une décision qui «la prive de représenter les électeurs du canton d’Hénin-Beaumont 2», alors «même qu’elle est encore aujourd’hui présumée innocente des faits qu’on lui reproche».

Mme le Pen a fait appel de sa condamnation fin mars par le tribunal correctionnel de Paris à quatre ans d’emprisonnement, dont deux ferme, et à une inéligibilité immédiate de cinq ans.

«Le mécanisme de la démission d’office pour une peine d’inéligibilité non-définitive, viole plusieurs principes fondamentaux dans un État de droit, comme le principe de la contradiction, ainsi que plusieurs engagements internationaux de la France», selon Me Laval.

Mme Le Pen a été condamnée le 31 mars à une inéligibilité immédiate de cinq ans dans le dossier des assistants d’eurodéputés de son parti. Elle conserve selon la jurisprudence son mandat de députée du Pas-de-Calais, mais a été démise en avril de son mandat de conseillère départementale.

Le tribunal avait estimé qu’elle était au «cœur» d’un système de détournement de fonds publics mis en place pour payer des salariés du parti avec l’argent du Parlement européen, entre 2004 et 2016. Le montant total des détournements s’élève à 4,4 millions d’euros.

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Un « éducateur » marocain emprisonné en Espagne pour avoir violé une adolescente de 15 ans

Malgré ses affirmations d’innocence, l’homme de 31 ans, d’origine marocaine, a été condamné à six ans de prison et à l’interdiction de travailler avec des mineurs pendant plus d’une décennie, mais ne sera pas expulsé.

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Un ressortissant marocain a été condamné à six ans de prison pour avoir agressé sexuellement une mineure alors qu’il travaillait comme éducateur dans un centre pour mineurs.

La Cour provinciale de Murcie a jugé que l’homme de 31 ans avait pris la jeune fille en voiture et l’avait conduite dans un champ isolé, où ils avaient eu des rapports sexuels. Bien que la Cour ait reconnu que l’acte pouvait paraître consensuel, elle a souligné qu’en vertu du droit espagnol, une personne de moins de 16 ans ne peut légalement consentir à des relations sexuelles, ce qui en fait une infraction pénale.

Dans d’autres juridictions, ce délit est connu sous le nom de viol statutaire, bien qu’il ne soit pas désigné par ce terme exact dans le droit espagnol.

Comme le rapporte  La Opinión de Murcia , l’incident s’est produit en mars 2021, mais n’a été résolu que cette année par une décision de justice définitive. De retour dans son foyer, la victime s’est confiée à un camarade de classe, qui a signalé l’incident à d’autres enseignants. L’homme a été immédiatement muté de son poste le lendemain.

Outre sa peine de prison, l’homme devra purger cinq ans de probation avec sursis après sa libération. Il lui sera interdit d’approcher la victime pendant six ans et d’exercer toute activité impliquant des contacts réguliers avec des mineurs pendant onze ans.

Il ne semble pas faire l’objet d’une procédure d’expulsion.



Le condamné travaillait au centre pour mineurs comme éducateur et traducteur. Il a nié les accusations, affirmant n’avoir jamais été seul avec la jeune fille et laissant entendre qu’il y avait toujours un agent de sécurité à proximité. Il a également affirmé que la jeune fille et un autre mineur l’avaient harcelé, tenu des propos déplacés et l’avaient touché. Selon son témoignage, lorsqu’il les a punis, ils ont répondu par des menaces : « Fils de pute, on va te faire souffrir toute ta vie. »

Il a également affirmé que la fille lui avait dit plus tard : « Si tu ne me fais rien, je vais te gâcher la vie. »

Cependant, le tribunal a donné raison à la victime. Elle a témoigné avoir rencontré l’homme pendant le confinement lié à la Covid-19, alors qu’elle vivait au centre. Après avoir emménagé dans un appartement protégé, ils ont échangé leurs numéros de téléphone et ont commencé à discuter sur WhatsApp. Elle a déclaré qu’ils avaient convenu de se rencontrer en personne, et que l’homme était venu la chercher à la gare routière de Murcie.

Avant de se rendre dans un champ, il lui aurait demandé de « jurer à sa mère » qu’elle ne dénoncerait pas ce qu’ils s’apprêtaient à faire. Sur place, a déclaré la victime, ils ont eu des rapports sexuels complets.

La jeune fille a également expliqué que lorsqu’elle avait parlé de cette rencontre à une amie, elle en avait peut-être minimisé la gravité, pensant être amoureuse. Avec le temps, elle a réalisé qu’elle avait été manipulée et soumise à des pressions, une prise de conscience qui est devenue évidente à 17 ans, lorsqu’elle a commencé à gérer les conséquences psychologiques.

Dans son jugement, le tribunal a relevé le caractère coercitif de la relation et le déséquilibre de pouvoir entre l’adulte et le mineur, soulignant comment le défendeur avait « transmis franchise et conviction » dans ses relations avec l’enfant.

Des données du ministère espagnol de l’Intérieur  rapportées par La Gaceta en février  ont révélé que plus de 5 400 Marocains sont actuellement incarcérés en Espagne, ce qui représente 29,5 pour cent de la population carcérale étrangère.

Les Marocains constituent de loin le groupe le plus important de détenus étrangers dans les prisons espagnoles.

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Six pays de l’UE envisagent d’interdire les réseaux sociaux aux mineurs

Des restrictions importantes sur l’accès à l’espace en ligne auraient un impact sur un groupe démographique qui commence à peine à remettre en question le consensus.

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Ce qui n’était au départ qu’une initiative visant à renforcer la sécurité numérique des mineurs évolue rapidement vers l’une des réformes réglementaires les plus ambitieuses – et potentiellement controversées – de l’espace numérique européen. Le Danemark, la Slovénie et Chypre ont rejoint le projet lancé par l’Espagne, la France et la Grèce visant à établir un âge minimum commun dans l’Union européenne (UE) pour l’accès des mineurs aux plateformes de réseaux sociaux comme Instagram, TikTok ou X.

La proposition sera officiellement présentée ce vendredi 6 juin lors du Conseil des télécommunications de l’UE à Luxembourg. Bien qu’aucun âge spécifique n’ait encore été proposé pour la réglementation européenne globale, la France, l’un des promoteurs de la réforme européenne, interdisait déjà en 2023 l’accès aux réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans sans le consentement des parents, et l’Espagne travaille sur une loi visant à relever ce seuil à 16 ans. L’objectif affiché est de protéger les mineurs des risques psychologiques et sociaux associés à ces plateformes.



Dans le cadre de cette stratégie plus large, la Commission européenne développe une application mobile permettant aux utilisateurs de vérifier s’ils ont plus de 18 ans, sans divulguer leur âge exact. Cet outil, actuellement en phase pilote et dont le lancement est prévu en juillet, bénéficie de la participation de l’Espagne, de la France, de la Grèce, du Danemark et de l’Italie. Cette initiative est liée aux obligations de la loi sur les services numériques (DSA) , qui vise à limiter l’exposition des mineurs à des contenus inappropriés et à empêcher leurs interactions avec des utilisateurs inconnus.

Il est cependant difficile d’ignorer que cette proposition émerge à un moment où la jeunesse européenne se tourne de plus en plus vers la droite. En Espagne, par exemple, le parti souverainiste VOX est actuellement en tête auprès des électeurs de moins de 25 ans, avec 27,4 % de soutien, selon le baromètre 40dB. En France, le Rassemblement national de Marine Le Pen a été le parti le plus plébiscité aux élections européennes de 2024, avec un soutien dépassant les 30 % chez les moins de 35 ans. En Allemagne, l’Alternative für Deutschland (AfD) obtient entre 15 % et 20 % des voix chez les moins de 30 ans, améliorant ainsi considérablement ses résultats de 2019.

Loin d’être anecdotiques, ces chiffres révèlent un changement générationnel où les médias sociaux sont devenus un espace de divertissement et un forum de sensibilisation politique, de formation idéologique et d’accès à des sources d’information hors du commun. La mise en place de systèmes de vérification obligatoire pourrait profondément remodeler cet espace, limitant potentiellement son utilisation par une population qui commence à remettre en question le consensus.

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Arrestation à Sydney du cerveau présumé d’un réseau de drogue lié au Canada

Un Indien qui serait le cerveau d’un vaste complot d’importation illégale de drogue et de tabac a été arrêté dans l’ouest de Sydney avec six autres hommes, dont deux Canadiens.

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Gurvindar Singh, 42 ans, qui n’a pas de casier judiciaire ni de liens antérieurs connus avec le monde criminel, a été arrêté vendredi et inculpé de trois chefs d’accusation d’importation de grandes quantités de tabac, de deux chefs d’accusation de tentative d’importation d’une quantité commerciale de drogue contrôlée aux frontières, d’intention d’utiliser comme instrument du crime, d’argent/biens => 50 000 $, de trafic de produits d’un crime passible de poursuites – argent/biens >= 100 000 $, de direction sciemment/imprudemment d’un groupe criminel et de participation à un groupe criminel.

Il a comparu dimanche devant le tribunal de Parramatta où son avocat a fait valoir qu’il était le principal soutien de famille et qu’il était prêt à donner sa maison en garantie, mais sa libération sous caution lui a été refusée pour comparaître à nouveau devant le tribunal le mois prochain, a rapporté ABC News . Il n’a pas encore plaidé coupable.

Deux hommes liés par mariage, Aman Kang, 24 ans, et Mani Singh Dhaliwal, 31 ans, auraient été enrôlés par Singh et amenés par avion du Canada pour récupérer 50 kg de cocaïne dissimulés dans des sacs de ciment et les vendre à des groupes du crime organisé.

(Police de Nouvelle-Galles du Sud)

(Police de Nouvelle-Galles du Sud)

(Police de Nouvelle-Galles du Sud)

Tous deux ont été accusés de tentative de possession d’une quantité commerciale de drogue importée illégalement et de participation à un groupe criminel. Leur libération sous caution a été refusée dimanche devant le même tribunal pour comparaître à nouveau plus tard ce mois-ci.

Un autre homme de 42 ans a été arrêté à Wetherill Park avec Singh, Kang et Dhaliwal vendredi, et accusé de tentative d’importation d’une quantité commerciale de drogue contrôlée à la frontière et de participation à un groupe criminel.

La police a également arrêté un homme de 36 ans à l’aéroport de Sydney et l’a accusé d’avoir importé de grandes quantités de tabac et d’avoir participé à un groupe criminel.

Deux autres hommes, âgés de 43 et 31 ans, ont été arrêtés à Riverstone, dans l’ouest de Sydney, en août de l’année dernière, après avoir prétendument tenté d’accéder à de la méthamphétamine liquide dans une glacière industrielle importée de Vancouver, au Canada.

L’homme de 43 ans a été accusé de 17 délits, dont tentative de possession d’une quantité commerciale d’une importation illégale : drogue contrôlée aux frontières, 13 chefs d’accusation de possession d’un pistolet, d’une arme à feu, etc. non autorisés trouvés dans des locaux – soumis à une ordonnance d’interdiction – et participation à un groupe criminel.

L’homme de 31 ans a été accusé de participation à un groupe criminel et a bénéficié d’une libération sous caution conditionnelle.

La police de Nouvelle-Galles du Sud a déclaré qu’après les deux premières arrestations, elle continuait d’enquêter sur Singh, qui aurait utilisé une société de transport de fret à Punchbowl pour importer trois envois distincts de plus de 20 millions de cigarettes en provenance des Émirats arabes unis et l’envoi de cocaïne en provenance du Panama.

La police allègue que Singh a été surpris en train de dire « c’est faux » lors d’interceptions téléphoniques après avoir réalisé que les détectives de l’équipe d’intervention multi-agences (MAST) avaient échangé la cocaïne, et allègue qu’il prévoyait également de vendre le ciment dans lequel la cocaïne était prétendument dissimulée.

Image d’en-tête : à gauche, à droite, certains des hommes arrêtés vendredi (police de Nouvelle-Galles du Sud).

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Un professeur d’italien suspendu après avoir souhaité une mort horrible à la fille de 8 ans de Giorgia Meloni dans une publication sur Facebook

Stefano Addeo a accusé ChatGPT d’être responsable de son explosion sur les réseaux sociaux visant la fillette de huit ans, avant de tenter de se suicider.

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Un professeur de lycée du sud de l’Italie a été suspendu et fait l’objet d’une enquête disciplinaire officielle après avoir publié un message sur les réseaux sociaux dans lequel il souhaitait la mort de la jeune fille du Premier ministre italien Giorgia Meloni.

Stefano Addeo, 65 ans, professeur au lycée « Medi » de Cicciano, près de Naples, a publié sur Facebook un message dans lequel il espérait que Ginevra, la fille de Meloni, âgée de huit ans, « subirait le même sort » qu’une adolescente de 14 ans récemment assassinée par son ex-petit ami à Afragola. Le message a été rapidement supprimé, mais non sans avoir été largement diffusé.

Suite au tollé général, la Direction régionale de l’éducation de Campanie a annoncé l’ouverture d’une procédure disciplinaire. Dans un communiqué publié mardi soir, elle a confirmé qu’« afin de garantir et de préserver la sérénité de la communauté scolaire », Addeo avait été suspendu à titre conservatoire, avec effet immédiat, dans l’attente des résultats de l’enquête. Selon la loi italienne, une telle suspension comprend une réduction de moitié du salaire, mais les allocations familiales restent versées.

La Repubblica a rapporté qu’Addeo avait ensuite tenté de se suicider en ingérant un mélange d’alcool et de médicaments dimanche soir. Il a été retrouvé par les secours, alerté, semble-t-il, par la directrice de l’école, et conduit à l’hôpital. Malgré son refus initial d’être hospitalisé, il a ensuite pu sortir de l’hôpital dans un état stable.



L’enseignant a tenté de se dédouaner de la publication, affirmant au Corriere della Sera qu’il n’avait pas écrit le message lui-même, mais qu’il s’était fié à ChatGPT pour le rédiger. « Je l’ai publié de manière imprudente et stupide », a-t-il déclaré, qualifiant la publication d’« erreur » dans une lettre adressée à Meloni. Il a ajouté : « Je m’excuse pour le contenu de ce message : on ne souhaite jamais la mort, surtout à un enfant », tout en précisant qu’il n’avait aucune intention de revenir sur ses opinions politiques, déclarant : « Je ne me sens pas représenté par ce gouvernement. Je n’ai jamais fait de politique en classe. Mes élèves m’adorent. »

Cependant, selon des informations parues dans la presse italienne, Addeo souhaiterait la mort d’enfants, au moins de manière semi-régulière. Il Sole 24 Ore a rapporté dimanche qu’Addeo avait déjà tenu des propos incendiaires similaires, notamment dans un autre message souhaitant aux enfants de Meloni, du ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani et du vice-Premier ministre Matteo Salvini le même sort que les enfants de Gaza.

La réaction négative suscitée par sa dernière publication sur les réseaux sociaux n’a pas seulement entraîné une suspension de son poste, mais Addeo fait désormais l’objet d’une enquête pour incitation à la haine, ainsi que pour menaces et harcèlement.

L’enseignant a affirmé que des objets avaient été jetés aux fenêtres de son appartement et qu’il avait reçu de nombreuses menaces de mort de la part de sympathisants de Meloni. Des rapports de police ont été déposés suite à ces incidents.

Meloni n’a pas répondu directement à la lettre d’Addeo ni à sa demande de rencontre, mais dans des remarques largement interprétées comme abordant l’incident, elle a dénoncé le « fanatisme idéologique qui a perdu toute mesure ».

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L’Allemagne maintient les refoulements à ses frontières, malgré leur « illégalité »

Le ministre de l’Intérieur allemand a déclaré lundi que les refoulements aux frontières décidés en mai restent maintenus, en dépits de la décision d’un tribunal administratif local qui avait constaté leur illégalité. La justice s’appuyait sur la situation de trois migrants somaliens qui avaient été refoulés à la frontière le 9 mai, alors qu’ils avaient demandé l’asile.

3–5 minutes

Le gouvernement allemand persiste et signe. L’Allemagne a décidé lundi 2 juin de maintenir les refoulements à ses frontières, malgré la décision d’un tribunal, rendue quelques heures plus tôt, qui les qualifient d’illégaux.

« Il n’y a aucune raison, sur la base de la décision judiciaire rendue aujourd’hui, de modifier notre pratique », a déclaré à la presse le ministre de l’Intérieur, Alexander Dobrindt. « Nous maintenons les refoulements, nous estimons qu’ils sont juridiquement fondés », a-t-il ajouté, en minimisant un jugement rendu seulement à ses yeux sur un cas « individuel ».

Récemment élu sur la promesse de lutter contre l’immigration illégale, le nouveau chancelier conservateur Friedrich Merz (CSU) avait décrété le 7 mai le refoulement systématique des migrants aux frontières, sauf pour les enfants et les femmes enceintes. Mais lundi, le tribunal administratif de Berlin a déclaré « illégale » cette décision au regard d’une plainte déposée par trois migrants somaliens.

Ces derniers, deux hommes et une femme, étaient arrivés en train depuis la Pologne. Après un contrôle douanier le 9 mai 2025 à la gare de Francfort-sur-l’Oder, ils ont été renvoyés en Pologne le jour même, alors qu’ils avaient demandé l’asile à leur arrivée en Allemagne. Actuellement en Pologne, ils ont contesté ce refoulement devant la justice allemande.

Des refoulements contraires au droit européen

« Les personnes qui demandent l’asile lors d’un contrôle aux frontières sur le territoire allemand ne peuvent être refoulées sans que la procédure [européenne] de Dublin ait été appliquée afin de déterminer l’État membre responsable de l’examen de leur demande d’asile », a indiqué le tribunal administratif de Berlin dans un communiqué. En clair selon la justice, les autorités allemandes sont dans l’illégalité dans cette affaire car elles n’ont pas pris le temps de vérifier la situation administrative de ces trois Somaliens avant de les renvoyer.



La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) avait déjà confirmé l’illégalité de ces « pushbacks » dans son arrêt du 21 septembre 2023. Selon la décision, tout État européen doit d’abord appliquer la procédure de détermination de l’État responsable de la demande d’asile, puis accorder un délai de départ volontaire avant d’engager toute procédure d’expulsion des demandeurs d’asile. Ce que n’a pas fait l’Allemagne dans ce cas.

Le ministre de l’Intérieur Alexander Dobrindt a dit vouloir demander l’ouverture par le tribunal administratif d’une procédure dite ordinaire, afin d’y expliciter « de manière plus ferme » les arguments du gouvernement, ajoutant que que 2 850 migrants avaient été refoulés aux frontières depuis le 8 mai. Le pays ne peut pas gérer « le nombre élevé » de demandeurs d’asile, a-t-il affirmé.

Critiques des pays frontaliers

La nouvelle politique frontalière allemande avait déjà été la cible de critiques de la part du parti écologiste des Verts. Plusieurs tensions ont également été enregistrés avec la Pologne, la Suisse et le Luxembourg qui ont tous déjà refusé d’accueillir des migrants refoulés.

Des contrôles aux frontières allemandes, en septembre 2024. Crédit : Getty Images

Les maires de Strasbourg et de Kehl, villes française et allemande situées de part et d’autre du Rhin, ont aussi dénoncé les contrôles aux frontières renforcés qui compliquent à leurs yeux la vie des frontaliers.

Selon des sources proches du gouvernement allemand, l’ambassade de France a aussi demandé par écrit des précisions sur la politique migratoire allemande, soulignant que les deux pays « partagent le souci commun de limiter autant que possible les restrictions imposées aux frontaliers ».

Tour de vis sécuritaire

Un rapport publié le mois dernier a par ailleurs qualifié la nouvelle politique allemande de refoulements de « contre-productive » : « Lorsque quelqu’un est refoulé, il réessaie encore et encore, jusqu’à ce qu’il arrive dans le pays », expliquait notamment Franck Düvell, chercheur en migration à l’université d’Osnabrück.

Le gouvernement de Friedrich Merz, qui a été élu sur la promesse d’un durcissement de sa politique migratoire, est confronté à plusieurs actes de violences commis par des étrangers. Le 18 mai, un homme originaire de Syrie a poignardé cinq personnes au hasard dans un bar de Bielefeld, en blessant trois grièvement. L’Allemagne reste aussi traumatisée par l’attaque à la voiture-bélier, commise par un jeune Afghan, et qui a fait deux morts et une quarantaine de blessés le 13 février, à Munich, à dix jours des élections législatives.

Berlin avait déjà rétabli des contrôles à ses frontières avec la Pologne, la République tchèque, l’Autriche et la Suisse en octobre 2023, une dérogation de six mois prévue par le code Schengen, en cas de menaces prévisibles pour l’ordre public ou la sécurité.

D’après des chiffres officiels publiés début mai, plus de 53 000 personnes ont été refoulées aux frontières allemandes depuis fin 2023.

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Une foule en colère a été filmée en train d’insulter et de cracher sur des policiers qui arrêtaient une femme aborigène en Australie occidentale .

Des scènes chaotiques se sont déroulées dans la ville de Karratha lundi lorsque la police a répondu à des informations faisant état d’une prétendue bagarre dans une maison et a arrêté une femme pour avoir prétendument violé ses conditions de mise en liberté sous caution.

1–2 minutes

Des images filmées par des passants et publiées en ligne montrent une femme autochtone semblant cracher sur des policiers alors qu’ils sortaient l’autre femme autochtone d’un 4×4 argenté et que d’autres criaient des insultes.

Un autre clip montre des policiers trébuchant et tombant en essayant de forcer la femme qui se tortillait à monter dans un fourgon cellulaire avant que d’autres policiers n’arrivent sur les lieux et ne repoussent la foule, l’un d’eux dégainant du gaz poivré.

Une femme de 25 ans a été arrêtée pour avoir prétendument violé les conditions de sa mise en liberté sous caution en se trouvant à son domicile. Il sera allégué que, lors de son arrestation, elle a fait obstruction à la police en s’enfermant dans un véhicule », a déclaré un porte-parole de la police.

« La femme n’a pas été blessée lors de son arrestation et aucune assistance médicale n’a été nécessaire. »

La femme a été accusée d’« entrave à l’action d’agents publics, de voies de fait simples dans des circonstances aggravantes ou d’aggravation raciale », a déclaré la police.

Elle comparaîtra devant le tribunal d’instance de Karratha le 29 juillet.

Image d’en-tête : À gauche, une femme semble cracher sur la police. À droite, des policiers tombent lors de l’arrestation (Facebook).

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La statue de cire d’Emmanuel Macron volée au musée Grévin à Paris par des militants de Greenpeace

La statue de cire d’Emmanuel Macron a été volée lundi matin au musée Grévin à Paris par des militants de Greenpeace. Ces derniers ont ensuite utilisé la statue lors d’une action devant l’ambassade de Russie pour dénoncer les échanges commerciaux entre la France et Moscou

1–2 minutes

La statue de cire du président Emmanuel Macron a été dérobée ce lundi matin au musée Grévin, situé dans le IXe arrondissement de Paris, par des militants de Greenpeace. Ils l’ont ensuite déposée devant l’ambassade de Russie en signe de protestation contre les liens économiques de la France avec la Russie.

Deux femmes et un homme, qui semblaient être des touristes, ont pénétré dans le musée avant de se changer pour se faire passer pour des employés. Les individus ont ensuite emporté la statue, estimée à 40 000 euros, en la dissimulant sous une couverture et en empruntant une sortie de secours.



Peu après le vol, un homme s’est présenté comme membre de Greenpeace et a contacté le musée pour revendiquer l’action. Dans le même temps, plusieurs militants de l’organisation écologiste ont organisé une action devant l’ambassade de Russie, dans le XVIe arrondissement de Paris. La statue du chef de l’État y a été exhibée aux côtés de pancartes, d’un drapeau russe et de faux panneaux de signalisation.

«Pour nous la France joue un double jeu»

Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France, a justifié cette action auprès de l’AFP : « Pour nous la France joue un double jeu » et « Emmanuel Macron incarne ce double discours : il soutient l’Ukraine mais encourage les entreprises françaises à continuer à faire commerce avec la Russie. (…) On vise nommément Emmanuel Macron, parce qu’il a une responsabilité toute particulière dans cette situation là. C’est lui qui devrait être le premier dans les discussions européennes » pour mettre fin aux contrats commerciaux entre la Russie et les pays européens.

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La chanteuse pop Jade Thirlwall chante « F**k You » de J.K. Rowling et « F**k You » des « Transphobes »

Jade Thirlwall, une pop star anglaise et membre du groupe Little Mix, a récemment mené une foule de fans en scandant « fuck you » aux « transphobes » et à l’auteure JK Rowling.

1–2 minutes

Thirlwall a mené le chant alors qu’il se produisait devant une foule de milliers de personnes au Mighty Hoopla à Londres – un festival de musique « connu pour célébrer la culture LGBTQ+ », selon The Telegraph .

Alors qu’elle se produisait sur  la scène principale du Mighty Hoopla  à Londres samedi soir,  Thirlwall a enflammé la foule  en scandant « transphobes » et la foule a répondu : « Allez vous faire foutre ! »

Elle a ensuite changé le message pour « J.K. Rowling », ce à quoi la foule a répondu avec un autre « F*** you ! » enthousiaste.

Une vidéo du moment a été partagée sur les réseaux sociaux avec le texte à l’écran : « Jade, tu es une légende !!! »

Thirlwall avait précédemment déclaré  à Gayety  que la communauté trans était attaquée.

« J’ai toujours été très loquace, et je ne vais pas toujours réussir. Mais on ne peut pas être une artiste pop aujourd’hui sans s’exprimer sur certains sujets », a-t-elle déclaré. « On assiste à une attaque contre la communauté trans, et j’ai une très grande communauté LGBTQ+. Je ne peux pas rester les bras croisés et ne pas défendre cette communauté. Je suis prête à en payer les conséquences si cela implique de faire ce qu’il faut. »



Comme l’ a rapporté Breitbart News en avril, la Cour suprême de Londres « a statué que, pour juger des questions d’égalité, des termes comme « femme » et « sexe » font référence au sexe biologique et non au genre ».

« Les militants ont salué la « mort » de l’auto-identification alors que la Cour suprême du Royaume-Uni à Westminster a statué mercredi matin que la loi britannique sur l’égalité de 2010 fait référence aux « femmes biologiques et au sexe biologique » », indique le rapport.

« La définition du sexe dans la loi sur l’égalité de 2010 indique clairement que le concept de sexe est binaire, une personne est soit une femme, soit un homme », a statué le tribunal.

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Un maire français interdit le drapeau palestinien, considéré comme un « symbole d’émeute » après une violente célébration d’un match de football

L’interdiction du drapeau palestinien dans la ville française de Chalon-sur-Saône a été décidée par le maire local.

3–4 minutes

Cette décision intervient à la suite des problèmes survenus lors de la victoire du Paris Saint-Germain (PSG) en finale de la Ligue des champions contre l’Inter Milan, qui s’est déroulée au stade Parc des Princes de la capitale française.

Gilles Platret a soutenu que la bannière avait servi de « symbole d’émeute » lors des troubles qui ont eu lieu dans le pays et dans sa ville de l’est de la France.

Il a déclaré que « le football a servi de prétexte »  mais que « le véritable motif était marqué par la présence d’ un drapeau palestinien » lors des célébrations de la victoire de l’équipe. 

« Après les célébrations légitimes des supporters parisiens, des individus des environs de notre ville ont saisi l’occasion pour créer du désordre avec un motif politique », a déclaré Platret le 1er juin.

Deux personnes sont mortes et des centaines ont été arrêtées à travers la France après la victoire du PSG le 31 mai, selon le ministère français de l’Intérieur.

À Dax, dans le sud-ouest de la France, un jeune homme de 17 ans est décédé après avoir été poignardé à la poitrine tard dans la soirée du 31 mai, ont rapporté les médias locaux.

Un homme de 23 ans qui circulait en scooter dans le centre de Paris a également été tué après avoir été percuté par un véhicule, a indiqué le parquet.



Selon le maire, les émeutiers ont lancé des feux d’artifice sur la police, mis le feu à des biens publics et lancé des pavés et des bouteilles sur les policiers.

L’un des meneurs, a-t-il affirmé, a pris pour cible à plusieurs reprises la police tout en brandissant un drapeau palestinien comme symbole de mobilisation, ce qui, selon lui, « indiquait clairement une intention politique ».

Un arrêté municipal interdira désormais l’affichage et la vente de drapeaux palestiniens à Chalon-sur-Saône, ville d’environ 45 000 habitants. La vente du drapeau sera également interdite sur les marchés.

L’organisation France Palestine Solidarité 71 a dénoncé ces mesures dans un communiqué.

« Nous avons été choqués et étonnés d’apprendre la déclaration de Gilles Platret », a-t-il déclaré.

Elle a fait valoir que le moment choisi par le maire pour prendre sa décision ne pouvait être ignoré.

« Cette déclaration intervient alors que, partout dans le monde et en France, des personnalités de tous horizons politiques, y compris d’éminentes personnalités juives, dénoncent le génocide en cours et exigent un cessez-le-feu immédiat.

« Comment ne pas voir dans cette affirmation un prétexte fallacieux et indigne ? » a-t-il déclaré.

Si les violences à Chalon ont été limitées, des affrontements majeurs ont également éclaté à Paris, où de nombreux magasins ont été pillés.

Des vidéos circulant en ligne montrent des voitures incendiées et des vitres brisées, y compris un incident où deux femmes étaient toujours assises à l’intérieur d’un véhicule qui a été incendié.

Les scènes de chaos ont éclipsé la victoire historique du PSG en Ligue des champions.

S’exprimant sur CBS Sports Network, l’attaquant français Ousmane Dembélé a exhorté les fans à célébrer pacifiquement et à éviter la violence.

Les troubles ont relancé le débat en France sur l’immigration et l’intégration.

Le politicien français d’extrême droite Éric Zemmour a déclaré le 1er juin : « De nouvelles émeutes à Paris . Mais attention , il ne faut surtout pas poser la question délicate : d’ où viennent ces gens ? Et pourquoi sont -ils encore là ? »

Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a condamné les troubles comme étant de la « barbarie » et a appelé à une approche judiciaire plus stricte pour compléter les efforts de la police dans la poursuite des émeutiers.

Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a critiqué Retailleau, affirmant que le gouvernement avait sous-estimé la menace sécuritaire et n’avait pas agi de manière décisive.

« Bruno Retailleau parle de “barbares” dans les rues de Paris. Ce soir, nous avons une nouvelle preuve que les mots, même les plus durs, ne remplaceront jamais les actes », a déclaré Bardella.

« Il devra expliquer ce fiasco. »

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Un manifestant qui a brûlé un Coran devant l’ambassade de Turquie à Londres a été reconnu coupable

Le juge a déclaré que les actions menées par le manifestant étaient « hautement provocatrices ».

2–3 minutes
Coskun a également été condamné à une amende de 240 £ et à une surtaxe légale de 96 £.

Un homme qui a brûlé un Coran devant le consulat turc a été reconnu coupable d’une infraction à l’ordre public aggravée par des considérations religieuses.

Hamit Coskun a été reconnu coupable par le tribunal de première instance de Westminster plus tôt cet après-midi à la suite de l’incident du 13 février.

Coskun, 50 ans, a crié « f**k Islam » et « Islam est une religion de terrorisme » alors qu’il brandissait le Coran enflammé dans les jardins de Rutland, à Knightsbridge, à Londres.

En rendant son verdict, le juge de district John McGarva a déclaré : « Vos actions en brûlant le Coran à l’endroit où vous l’avez fait étaient hautement provocatrices, et vos actions étaient accompagnées de langage grossier dans certains cas dirigé vers la religion et étaient motivées au moins en partie par la haine des adeptes de la religion. »

L’homme de 50 ans estime qu’il a manifesté pacifiquement et que brûler le Coran équivalait à un acte de liberté d’expression, a entendu le tribunal.

L’Union pour la liberté d’expression et la National Secular Society paieront ses frais juridiques.

Une vidéo de l’incident est devenue virale après l’attaque de Coskun, et l’homme de 50 ans a affirmé plus tard que deux hommes irakiens avaient fait irruption dans sa maison à Derby et l’avaient menacé avec un cendrier et un couteau.



Ce père de trois enfants est arrivé au Royaume-Uni depuis la Turquie il y a deux ans et demi pour fuir les persécutions et demande depuis l’asile.

L’athée a passé près de 10 ans en prison pour son appartenance à un parti politique kurde, que les autorités turques qualifient de front terroriste.

Coskun a déclaré qu’il était alarmé par ce qu’il qualifiait d’« islamisation » de la Turquie et qu’il était convaincu que le Coran encourageait le terrorisme après avoir « étudié le Coran pendant 25 ans ».

Coskun a expliqué : « Le 13 février, je suis allé à Londres, j’ai pris le bus. À 14 heures, devant le consulat turc.

« C’est parce que la Turquie est devenue une base pour l’extrémisme, et c’est pourquoi j’ai brûlé le Coran. »

Un homme est sorti d’un immeuble du quartier voisin et a dit à Coskun : « Tu es un putain d’idiot », ajoutant : « Je vais te tuer maintenant. »

Coskun a déclaré : « Je ne parle pas anglais, mais j’ai compris que le type me menaçait. Au bout d’une minute, il est revenu. J’avais peur. Mais cela ne veut pas dire que je suis un lâche. »

« Ensuite, le livreur m’a piétiné la main et a jeté son vélo sur moi avant de repartir à vélo. »

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« Nous ne sommes pas une province de Bruxelles » : un patriote remporte la présidence polonaise

La victoire de Karol Nawrocki marque un tournant dans la politique polonaise : il défie Bruxelles, soutient la tradition et humilie le régime progressiste de Donald Tusk.

3–5 minutes

Le candidat conservateur Karol Nawrocki a remporté l’  élection présidentielle polonaise  dimanche 1er juin, marquant un tournant décisif pour la Pologne et potentiellement pour l’équilibre des pouvoirs au sein de l’UE. Ce résultat marque une victoire décisive pour les forces souverainistes et patriotiques du pays, portant un coup dur au gouvernement de coalition pro-UE et progressiste du Premier ministre Donald Tusk.

Nawrocki, historien et directeur de l’Institut de la mémoire nationale, a obtenu 50,9 % des voix lors d’un second tour très disputé face au maire libéral de Varsovie, Rafał Trzaskowski, vice-président de la Plateforme civique (PPE) de Tusk et fervent défenseur d’une intégration européenne plus étroite. Son parti est un allié clé des élites européennes traditionnelles.

La victoire de Nawrocki a été favorisée par une  action conjointe de droite  entre le principal parti d’opposition, le PiS (ECR), et le parti populiste Konfederacja (PfE/ESN), pour vaincre le maire libéral et, par procuration, le Premier ministre Tusk. Le président élu a également bénéficié du  soutien de Sławomir Mentzen , le candidat populiste de droite qui a obtenu la troisième place, avec près de 15 % des voix, au premier tour de l’élection, le 18 mai.

Le résultat de dimanche, confirmé par la Commission électorale nationale tôt lundi, intervient après une campagne électorale tendue, axée sur la lutte contre  les violations de l’État de droit et les persécutions politiques  perpétrées par le gouvernement Tusk. La souveraineté, l’identité culturelle et l’avenir de la Pologne au sein du projet européen ont également été des thèmes importants.

Les partisans de Nawrocki se sont rassemblés dans la vieille ville de Varsovie, agitant des drapeaux polonais et chantant des hymnes patriotiques jusque tard dans la nuit. Dans son discours de victoire, Nawrocki a déclaré qu’il « défendrait l’âme de la nation polonaise », affirmant que la Pologne devait « rester fidèle à son héritage chrétien et fière de son histoire souveraine ».



« Nous ne sommes pas une province de Bruxelles », a déclaré Nawrocki sous un tonnerre d’applaudissements. « Nous sommes une nation riche d’une histoire millénaire, forgée dans la foi et le sacrifice. Aujourd’hui, nous ouvrons un nouveau chapitre dans lequel la Pologne se dresse fièrement, libre et fidèle à ses valeurs. »

Universitaire et militant anticommuniste, Nawrocki s’est fait connaître par sa critique virulente de ce qu’il qualifiait de « colonisation culturelle » de l’Europe centrale par les élites libérales occidentales. Sa présidence devrait marquer une approche plus conflictuelle envers la Commission européenne, notamment sur des questions telles que les migrations, les réformes judiciaires et la politique familiale.

Sans surprise, la victoire de Nawrocki n’a pas été saluée unanimement à Bruxelles. Si la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a publié une déclaration réservée exprimant l’espoir d’une « coopération constructive », les observateurs  ont noté  son manque d’enthousiasme visible. Son ton contrastait fortement avec celui qui avait suivi les élections législatives de fin 2023, lorsqu’elle avait célébré la victoire de Tusk sur le PiS en se rendant personnellement à Varsovie.

D’autres hauts dirigeants de l’UE, comme la présidente du Parlement européen Roberta Metsola, le président du Conseil António Costa ou la haute représentante de la politique étrangère Kaja Kallas, n’avaient même pas encore publié de déclaration au moment de la rédaction de cet article.

En revanche, le Premier ministre hongrois  Viktor Orbán  et le président américain Donald Trump, ainsi que d’autres dirigeants conservateurs en Europe, ont été parmi les premiers à féliciter Nawrocki, saluant le résultat comme un triomphe de « la liberté, de la tradition et de la volonté du peuple ».

Pour les Polonais, la victoire de Nawrocki représente un retour en arrière contre des années d’ingénierie sociale progressiste et d’ingérence excessive de l’UE, et une humiliation pour le Premier ministre Donald Tusk, accusé de persécuter illégalement l’opposition de droite et de réprimer la liberté d’expression, les médias conservateurs et les organisations religieuses.

Cependant, la route à suivre ne sera pas facile. La présidence et le gouvernement étant aux mains des deux camps, les  batailles constitutionnelles  qui ont caractérisé les 18 premiers mois de l’administration Tusk se poursuivront jusqu’à la fin de son mandat. 

Pourtant, si l’on en croit son premier discours, le nouveau président polonais n’a pas peur du conflit et est prêt à se faire entendre, tant sur son territoire qu’en Europe. Il pourrait être un porte-étendard pour ceux qui croient en une Europe des nations, et non en un super-État fédéralisé.

Alors que la Pologne s’engage dans ce nouveau chapitre politique, le message de Varsovie est clair : la tradition compte toujours, la souveraineté compte toujours et l’esprit de la nation ne peut pas être facilement maîtrisé.

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J.K. Rowling lance un fonds privé pour la défense des droits des femmes

Le célèbre écrivain britannique est un exemple de ténacité face à la horde des moralistes progressistes.

2–3 minutes

J.K. Rowling, l’auteure britannique mondialement connue pour avoir créé Harry Potter, héros d’une saga au succès planétaire, défend depuis plusieurs années les droits des femmes biologiques face au lobby trans. Elle franchit aujourd’hui une nouvelle étape en lançant un fonds privé pour les défendre, une initiative controversée. 

En 2020, J.K. Rowling a franchi le Rubicon du politiquement correct en osant une remarque humoristique sur Twitter sur le fait que seules les femmes biologiques ont leurs règles. Depuis, la machine infernale du jugement moral progressiste s’est déchaînée contre elle, renforçant sa détermination à se battre pour cette vérité simple et de bon sens : être une femme est avant tout une réalité biologique.

Accusée de toutes parts d’être transphobe, abandonnée par ses fans et huée par les acteurs des films Harry Potter basés sur ses livres, Rowling n’a pas bougé d’un pouce de sa position, indépendante dans sa pensée et aidée par la fortune considérable qu’elle a bâtie grâce à ses succès littéraires.



Aujourd’hui, elle met pas moins de 1,2 milliard de dollars sur la table pour créer le J.K. Rowling Women’s Fund , un fonds entièrement privé destiné à soutenir les organisations et les individus « qui luttent pour préserver les droits des femmes fondés sur le sexe sur le lieu de travail, dans la vie publique et dans les espaces féminins protégés ». 

Le choix de la structure n’est pas anodin : la forme d’un fonds privé lui permet d’en conserver le contrôle total. Rowling a expliqué sur X qu’elle ne souhaitait pas recevoir de dons et invite les donateurs potentiels à orienter leurs contributions vers d’autres organisations dans le besoin. La composition du conseil d’administration n’est pas encore connue. 

Ce n’est pas la première fois que Rowling finance des initiatives visant à défendre les femmes biologiques. En 2022, elle a soutenu le lancement à Édimbourg d’ un refuge exclusivement destiné aux femmes biologiques victimes de violences, excluant tout homme « transgenre » se faisant passer pour une femme. En 2024, elle a fait don de 70 000 £ à l’organisation For Women Scotland, qui a réussi à faire reconnaître les femmes transgenres au titre de la loi écossaise sur la reconnaissance du genre devant la Cour suprême britannique. La Cour suprême a statué en faveur de Rowling, affirmant que les mots « homme » et « femme » figurant dans la loi faisaient référence à leur signification biologique – une victoire idéologique majeure dans la lutte contre le lobby trans. 

L’un des objectifs du fonds nouvellement créé sera de soutenir d’autres actions en justice à venir pour défendre les droits des femmes. Il s’agit d’une cause chère à Rowling : soutenir les femmes victimes de violences de la part d’hommes en transition et incarcérés dans des prisons pour femmes, au détriment de leur sécurité et de leur intégrité.

Le témoignage de Rowling est admirable : malgré l’opposition quasi unanime du monde du cinéma et des arts, elle continue de mener son combat avec rigueur et méthode, mettant sa fortune au service d’une cause juste, celle du bon sens.

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Traversées de la Manche : près de 1 200 migrants arrivés au Royaume-Uni en une journée

Au cours de la journée de samedi, 1 195 migrants ont débarqué au Royaume-Uni à bord de 19 embarcations. Il s’agit d’un record d’arrivées en une seule journée jamais atteint depuis 2022. Depuis janvier, 14 808 personnes sont arrivées au Royaume-Uni par ce biais malgré la volonté affichée du gouvernement britannique d’enrayer ces traversées.

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Des migrants sont amenés dans un port du Royaume-Uni après avoir été secourus dans La Manche. Image d’illustration. Crédit : Picture alliance

C’est un nouveau record de traversées depuis le début de l’année. Samedi 31 mai, 1 195 migrants ont atteint le Royaume-Uni en traversant la Manche à bord de 19 embarcations.

Depuis janvier, 14 808 personnes sont arrivées au Royaume-Uni par ce biais, un niveau inédit malgré les mesures mises en place par les gouvernements français et britannique pour tenter d’enrayer ces traversées dangereuses.

Le record absolu pour un seul jour remonte à septembre 2022, avec 1 305 migrants débarqués sur les plages britanniques. Cette année-là, 45 774 migrants étaient arrivés au Royaume-Uni.

Après une baisse en 2023, les traversées illégales ont connu un net rebond l’an dernier (36 800), et la tendance pour cette année laisser augurer un nouveau record.

Sous la pression du parti anti-immigration Reform UK, le gouvernement travailliste de Keir Starmer a promis de lutter contre l’immigration illégale. Une loi sur le contrôle des frontières est en cours d’examen au Parlement, qui doit notamment donner davantage de pouvoir aux forces de l’ordre contre les réseaux de passeurs.

Londres a également signé plusieurs accords de coopération avec les pays de départ ou de transit (Irak, Allemagne, Serbie, Kosovo, etc.), et envisage d’envoyer les déboutés de l’asile dans des « centres de retour », dans des pays tiers.

« Ce gouvernement a bâti un plan sérieux pour s’attaquer aux réseaux à chaque étape », a défendu un porte-parole du ministère de l’Intérieur.



Plus de 180 personnes secourues en mer

De leur côté, les autorités maritimes françaises ont indiqué avoir secouru 184 personnes dans le détroit du Pas-de-Calais entre vendredi soir et samedi après-midi. Mais les photographies montrant des policiers français assister au départ de migrants depuis la plage sans intervenir ont fait largement réagir côté britannique, en particulier dans les médias conservateurs.

Les autorités françaises, conformément au droit de la mer, n’interviennent que pour du sauvetage une fois les bateaux à l’eau, après un signal de détresse. La police française, elle, n’intercepte que les bateaux de migrants encore sur le littoral. Elle n’a aucun pouvoir en mer – un espace qui dépend de la préfecture maritime, dont la mission première est le sauvetage et non les arrestations.

« Notre pays est en péril », a notamment déclaré sur le réseau social X le chef de Reform UK, Nigel Farage, tandis que le député conservateur Chris Philp, en charge de l’immigration au sein des Tories, a dénoncé un « jour de la honte », expression reprise par le tabloïd The Sun.

Interrogé sur Sky News, le ministre britannique travailliste de la Défense, John Healey, a, lui, qualifié les scènes observées la veille de « choquantes ». « Nous avons un accord [avec les Français] pour qu’ils modifient leur manière de travailler. Notre priorité est désormais de les pousser à le mettre en œuvre afin qu’ils puissent intercepter les passeurs et stopper ces personnes dans les bateaux et pas seulement sur le rivage », a-t-il déclaré.

« Changement de doctrine »

En février, Londres et Paris ont prolongé jusqu’en 2027 leur traité contre l’immigration clandestine, par lequel les Britanniques financent une partie des contrôles menés côté français.

À cette occasion, le ministre français de l’Intérieur Bruno Retailleau avait plaidé pour un « changement de doctrine » permettant aux forces françaises d’intercepter des bateaux déjà à l’eau, pour contrer la nouvelle tactique des « taxis-boats », qui embarquent des migrants directement dans la mer, en évitant les contrôles sur les plages.

« Dans la bande côtière, dans les premiers 300m, il faut que l’on puisse revoir notre organisation, pour que l’on puisse arraisonner ces bateaux lorsqu’ils arrivent pour prendre les migrants. Il faudrait sans doute prévoir que la gendarmerie nationale, qui a des forces maritimes, puisse intervenir », avait-il évoqué.

Ces traversées ainsi que les conditions de vie des exilés sur le littoral ont également conduit à de nombreux drames. Depuis le début de l’année, au moins 15 personnes sont mortes.

En 2024, 78 migrants étaient morts, un record depuis le début de ce phénomène dans la région en 2018.

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