Plus de 1 000 migrants en petites embarcations ont traversé la Manche au cours des dernières 48 heures

Sir Keir Starmer a déclaré que les pays qui ne s’attaquent pas à la crise de la migration irrégulière pourraient subir des répercussions.

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Les forces frontalières ont intercepté près de 600 migrants aujourd’huiACTUALITÉS GB

Plus de 1 000 migrants en petits bateaux ont traversé illégalement la Manche en moins de 48 heures, révèle GB News.

Cette augmentation des arrivées survient la semaine où le Premier ministre a admis que la crise des petits bateaux dans la Manche « s’aggravait ».

Les navires et les canots de sauvetage des forces frontalières ont récupéré près de 600 migrants samedi, un jour après que 437 d’entre eux ont effectué la traversée à bord de sept petites embarcations.

Un producteur de GB News basé dans le Kent a filmé l’arrivée du catamaran Ranger des forces frontalières dans le port de Douvres vers 10 heures ce matin. Il a dénombré 134 migrants alors qu’ils étaient conduits au centre de traitement des forces frontalières situé à proximité.

Les garde-côtes ont également été appelés à envoyer les canots de sauvetage de Douvres et de Ramsgate pour aider alors que plusieurs bateaux de migrants ont été repérés dans les eaux britanniques en milieu de matinée.

Samedi soir, GB News avait recensé 582 arrivées de migrants. Le chiffre officiel sera publié dimanche par le ministère de l’Intérieur.

Cela porte à 1 019 le nombre de personnes ayant franchi illégalement la frontière depuis vendredi. Le total pour l’année s’élève désormais à un peu moins de 18 400.

Ce chiffre est presque 50 pour cent plus élevé que le nombre de migrants en petites embarcations qui avaient traversé à la même période l’année dernière.



À cette date en 2024, 12 313 personnes avaient traversé et 10 518 en 2023 tandis que 11 690 avaient effectué la traversée à la même date en 2022.

La dernière augmentation des traversées en petits bateaux survient malgré une approche apparemment plus stricte de la police française le long de sa côte nord.

Ces derniers jours, des policiers ont été filmés en train de tirer des gaz lacrymogènes et d’utiliser du gaz poivré pour tenter de disperser des migrants qui tentaient de monter à bord de canots pneumatiques près du rivage.

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Certains officiers français ont également été vus en train de perforer des bateaux de migrants dans des eaux peu profondes ou sur la plage, une tactique utilisée sporadiquement au cours des deux dernières années.

Plus tôt dans la semaine, Sir Keir Starmer a menacé de prendre des mesures de répression en matière de visas contre les pays qui ne coopèrent pas pleinement dans la lutte contre l’immigration illégale.

Le Premier ministre a signalé que les pays qui ne font pas assez pour lutter contre la crise de la migration irrégulière, par exemple en reprenant les demandeurs d’asile déboutés, pourraient subir des répercussions sur le nombre de visas délivrés à leurs citoyens.

Un porte-parole du ministère de l’Intérieur a déclaré : « Les gangs de passeurs ne se soucient pas de savoir si les personnes vulnérables qu’ils exploitent vivent ou meurent, tant qu’elles paient et nous ne reculerons devant rien pour démanteler leurs modèles commerciaux et les traduire en justice.

« C’est pourquoi ce gouvernement a élaboré un plan sérieux pour démanteler ces réseaux à chaque étape.

« Grâce au partage international de renseignements dans le cadre de notre commandement de la sécurité des frontières, à des opérations de contrôle renforcées dans le nord de la France et à une législation plus stricte dans le projet de loi sur la sécurité des frontières, l’asile et l’immigration, nous renforçons les partenariats internationaux et renforçons notre capacité à identifier, perturber et démanteler les gangs criminels tout en renforçant la sécurité de nos frontières. »

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France : Bruno Retailleau lance 48 heures de contrôle renforcé dans les transports « pour interpeller les clandestins »

Depuis ce mercredi matin et jusqu’à demain soir, les contrôles sont renforcés dans les gares, à bord des trains et des bus, en particulier ceux à destination ou à l’arrivée de pays voisins. Cette opération nationale de lutte contre « l’immigration irrégulière » lancée par l’Intérieur fait suite à une précédente, mi-mai, qui avait donné lieu à des centaines d’interpellations.

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Dans les trains, les bus et les halls de gare, les contrôles sont exceptionnellement renforcés ce mercredi 18 et jeudi 19 juin. Une opération nationale de lutte contre « l’immigration irrégulière » doit être menée durant ces 48 heures, dans le cadre d’une note d’instruction du ministère de l’Intérieur révélée par l’AFP, mardi. L’opération a démarré ce mercredi matin à 8h, et s’achèvera demain à 20h.

Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a annoncé sur CNews que « 4 000″ gendarmes, policiers, douaniers et forces Sentinelle » sont mobilisées « pour interpeller des clandestins ». Le ministre souhaite envoyer un signal clair : « Ce que je veux dire, c’est que les clandestins ne sont pas les bienvenus en France de la façon la plus ferme et définitive ».

Concrètement, les grandes gares françaises, ainsi que les trains régionaux dans les zones frontalières, vont être les zones les plus visées. « Vous veillerez à prioriser, dans toutes les gares ferroviaires, les contrôles des trains à destination des pays voisins et des grandes métropoles françaises, en arrivée comme en départ. Les trains régionaux, en particulier dans les zones frontalières, pourront utilement être contrôlés après sensibilisation des instances régionales concernées », détaille dans sa note d’instruction le ministre de l’Intérieur.

Plus de 750 interpellations lors de la précédente opération il y a un mois

Cette note a été adressée aux préfets, au général d’armée, aux directions de la gendarmerie et de police ainsi qu’aux douanes. « En complément du réseau routier, le réseau ferroviaire international et national semble constituer un vecteur essentiel de transit pour les clandestins depuis l’étranger et en interne entre les régions, en particulier vers la zone Nord », argumente le document.

Les forces de sécurité sont donc sommées de prêter particulièrement attention aux fraudes liées à l’usage de faux documents d’identité. Du côté des trains, elles seront assistées dans ces tâches par la SNCF, dont les agents « ont été préalablement sensibilisés à cette opération nationale », indique la note.



Il y a un peu moins d’un mois, une opération similaire avait été lancée. Cette « opération nationale de contrôle des flux » menée les 20 et 21 mai dernier avait mené à l’interpellation de plus de 750 personnes, selon l’Intérieur.

Plus globalement, dans cette note, le ministre, chef de fil des Républicains, se félicite d’une « augmentation conséquente d’interception d’ESI (étrangers en situation irrégulière) ces dernières semaines (+28%) ». Mercredi matin, il a donné le chiffre de 47 000 interpellations depuis le début de l’année.

« Discrimination raciale »

Les associations d’aide aux personnes exilées dénoncent cette opération et la large communication de l’Intérieur autour de celle-ci. Utopia 56 la qualifie de « grande campagne de discrimination raciale ».

Ce type de contrôles dans les transports se pratiquent déjà de manière quotidienne dans certaines zones frontalières : par exemple dans le train régional reliant Vintimille (Italie) à Menton (France). « Dès qu’ils sont rentrés dans le train, les policiers nous ont dit de sortir. Directement, sans regarder nos documents. Moi, j’étais aux toilettes à ce moment-là : ils sont rentrés, ils m’ont tirée dehors. Je ne comprenais pas ce qu’il se passait. C’est là que je me suis rendue compte qu’ils avaient fait sortir tous les Noirs du train », a témoigné par exemple auprès d’InfoMigrants Edwige*, une Ivoirienne de 33 ans.

Or, ces pratiques relèvent du « contrôle racial », analysait auprès d’InfoMigrants Ulrich Stege, avocat en droit des étrangers et enseignant à l’université de Turin. « Il n’y a pas d’autres mots pour ça : les contrôles visent seulement les personnes de couleur », expliquait-il, « ce qui n’est pas légal ».

*Le prénom a été modifié.

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