Les procureurs français confirment qu’un élève de troisième année avait trois couteaux dans son sac, mais ne fera face à aucune accusation en raison de son âge

Trois couteaux de table à pointe ronde ont été retrouvés lundi dans le cartable d’un élève de 9 ans lors d’une inspection surprise du sac à l’école primaire Jules Ferry de Vendôme, Loir-et-Cher.
Comme indiqué par Europe 1, l’enfant aurait dit à l’équipe pédagogique qu’il avait “prévu avec deux de ses camarades de classe de tuer leur professeur”
L’équipe pédagogique a mené la recherche dans le cadre d’une réponse sécuritaire plus large suite aux récents incidents violents survenus dans des écoles à travers la France.
Le parquet de Blois a confirmé la découverte et a déclaré que les couteaux avaient été retrouvés dans le sac d’un élève de CE2 (troisième année).
Le procureur a exclu toute poursuite pénale, invoquant l’âge de l’enfant et le fait qu’aucune tentative n’avait été faite.
“Il n’y a eu aucun acte ni tentative, et les couteaux étaient à pointe ronde”, a déclaré le procureur Le Figaro. Les parents de l’enfant seront interrogés et une évaluation sociale sera réalisée par les services de protection de l’enfance du département du Loir-et-Cher. Les enseignants concernés ont indiqué qu’ils pourraient intenter une action en justice.
L’inspection à l’école fait suite au meurtre d’un jeune de 17 ans devant un lycée de l’Essonne en mars, et le meurtre d’un assistant d’enseignement de 31 ans en Haute-Marne au début du mois. De tels incidents ont entraîné une augmentation des contrôles des sacs et d’autres mesures préventives dans les écoles.
La découverte à Vendôme intervient au milieu d’une série de cas similaires. En décembre 2023, une écolière de 12 ans d’origine mongole de Rennes a apporté un couteau à l’école et a menacé son professeur d’anglais. Elle a été retenue par le personnel puis placée en garde à vue. Des témoins ont déclaré qu’elle avait déjà fait des commentaires faisant référence au meurtre de l’enseignant Dominique Bernard à Arras en octobre.
Lors d’un autre incident survenu en juin de l’année dernière, un mineur migrant non accompagné a été arrêté à La Tour, dans les Alpes-Maritimes, après avoir poignardé un enseignant et tenté de mettre le feu à son centre d’accueil.
Le maire de Marignane, Éric le Dissès, a appelé l’année dernière à les enseignants du primaire seront équipés de grenades lacrymogènes et d’alarmes personnelles, citant ce qu’il décrit comme un risque croissant de violence dans les écoles.
“ Leur fournir un spray de défense est le moins que nous puissions faire à court terme. Un professeur sur deux m’a déjà demandé d’en être équipé”, a-t-il déclaré.
Voir l’article original cliquez ci-dessous :




