Bayrou cite « l’ouragan Trump » et appelle la France à assainir ses finances publiques

PARIS, 15 avril (Reuters) – La France doit de toute urgence réduire son déficit budgétaire pour faire face à un « tsunami de déstabilisation » qui inclut une Russie belliqueuse et une guerre commerciale déclenchée par le président américain Donald Trump, a déclaré mardi le Premier ministre François Bayrou.Le bouleversement provoqué par les tarifs douaniers de Trump et sa décision de se retourner contre ses alliés traditionnels a brisé la confiance dans le monde, a déclaré Bayrou dans des commentaires inhabituellement stridents, avertissant que la dette croissante de la France et ses déficits budgétaires plus importants par rapport à ses pairs européens la rendaient vulnérable.

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Le Premier ministre français François Bayrou s’exprime lors d’une conférence pour définir les priorités des finances publiques dans une première étape vers la préparation du prochain budget, à Paris, en France, le 15 avril 2025. REUTERS/Gonzalo Fuentes 

« Le président des Etats-Unis a déclenché un ouragan dont les conséquences ne s’arrêteront pas de sitôt », a déclaré M. Bayrou lors d’une conférence de presse destinée à mobiliser des soutiens avant les discussions sur le budget 2026 qui représentent un risque pour son gouvernement minoritaire.

« Comme si la guerre ne suffisait pas, un tsunami de déstabilisation est venu secouer la planète », a déclaré Bayrou, affirmant que le monde avait assisté à « un renversement d’alliances que personne n’aurait pu imaginer », en évoquant le traitement réservé par Trump au président ukrainien Volodymyr Zelenskiy dans le Bureau ovale en février.

Le président Emmanuel Macron, suivant une voie prudente en matière de diplomatie internationale, s’est montré moins franc à propos de Trump que son Premier ministre, qui se concentre traditionnellement davantage sur le public national.

Le prédécesseur de Bayrou, Michel Barnier, a été renversé en décembre après avoir tenté de faire passer un budget 2025 qui aurait réduit les dépenses plus rapidement pour réduire un déficit budgétaire qui a atteint 5,8 % en 2024.

S’exprimant à la tribune où une pancarte indiquait « La vérité nous permet d’agir », Bayrou a donné peu de détails concrets sur la manière dont il comptait réduire les dépenses publiques, qu’il jugeait trop élevées. Il a exclu d’augmenter le prélèvement fiscal global de la France, parmi les plus élevés au monde.

Il a seulement déclaré qu’il souhaitait conclure les consultations avec les législateurs et les parties prenantes sur le budget 2026 avant la date limite habituelle de septembre et l’avancer jusqu’à la fête nationale française du 14 juillet.

Le gouvernement vise à réduire le déficit cette année à 5,4 % de la production économique, comme première étape pour ramener le déficit en conformité avec le plafond de 3 % de l’Union européenne d’ici 2029.



Bayrou, qui s’appuie sur un gouvernement minoritaire hérité de la tentative ratée de Macron de convoquer des élections anticipées en juin dernier, dépend particulièrement de la bonne volonté des députés socialistes.

Le Parti socialiste, qui est en pleine course à la direction du parti, a averti qu’il pourrait décider de retirer la main à Bayrou si les plus riches de la société ne participaient pas aux efforts visant à réduire le déficit.

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Bayrou toujours plus impopulaire, surtout au sein de son camp

Selon un sondage Ipsos pour la «Tribune dimanche», 67% des Français portent un jugement défavorable sur l’action du Premier ministre.

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Le Premier ministre français François Bayrou, à Paris, le 10 avril 2025.AFP

L’impopularité de François Bayrou continue de grandir, quatre mois après sa nomination comme Premier ministre, en particulier auprès de son camp, selon un sondage Ipsos pour la «Tribune dimanche». Selon le baromètre mensuel, réalisé du 9 au 10 avril, 67% des Français portent un jugement défavorable sur l’action du Premier ministre, soit trois points de plus que le mois dernier. Ils sont 24% à penser le contraire (-1 point).

Mécontentement dans le bloc central

C’est chez les sympathisants Renaissance-MoDem-Horizons, les partis du bloc central, qu’il enregistre la plus forte baisse de sa popularité, 12 points de moins par rapport à mars, avec seulement 53% d’opinions favorables. «Le pays a le sentiment qu’on fait la planche, qu’on flotte, qu’on se laisse dériver», analyse pour la «Tribune» le directeur général délégué d’Ipsos Brice Teinturier.

Selon lui, c’est l’un des principaux moteurs de l’impopularité de François Bayrou: «Alors que les partis, que ce soit le Rassemblement national, LR ou le Parti socialiste, se parlent beaucoup à eux-mêmes, que les événements internationaux dominent l’actualité, le gouvernement donne le sentiment de ne pas parler aux Français.» Les récentes prises de position du Premier ministre sur l’exécution provisoire de la peine d’inéligibilité de Marine Le Pen, dont il s’est dit «troublé», ou sur l’affaire Bétharram ont suscité des interrogations.

Macron relativement stable

Au sein du couple exécutif, Emmanuel Macron est relativement stable avec 26% de jugements favorables (-1 point) et 70% défavorables (+1 point). Au sein du gouvernement, le ministre de l’Intérieur LR Bruno Retailleau (33%) et celui de la Justice Gérald Darmanin (33%) restent les plus appréciés des Français, loin devant Rachida Dati, en troisième position (16%).

De nouveau ce mois, le baromètre des potentiels successeurs d’Emmanuel Macron place en tête les RN, Jordan Bardella qui stagne à 34% par rapport à mars et Marine Le Pen qui le talonne à 33% mais gagne deux points. En troisième position, l’ancien Premier ministre Edouard Philippe cède 1 point à 31%, devant Bruno Retailleau qui perd aussi 1 point à 27%.

Cette enquête IPSOS/CESI Ecole d’ingénieurs a été menée sur internet les 9 et 10 avril auprès d’un échantillon de 1000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

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Bayrou affronte ce mercredi deux motions de censure

À priori, sans le RN et le PS, elles n’aboutiront pas. Le gouvernement en place ne devrait donc pas sauter. Pour le moment.

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Après avoir passé en force les budgets de l’État et de la Sécurité sociale, le Premier ministre français François Bayrou affronte mercredi deux nouvelles motions de censure, destinées à échouer sans les voix des socialistes ni, probablement, de l’extrême droite.

Confrontée à une dette publique record, la France navigue en eaux troubles depuis la dissolution de l’Assemblée nationale début juin, décidée par le président Emmanuel Macron dans la foulée de la déroute de son camp aux élections européennes. Depuis, l’Assemblée est divisée en trois blocs (gauche, centre-droit, extrême droite), aucun n’ayant la majorité.

Première motion à 15h30

A partir de 15h30, l’Assemblée examinera une première motion du parti de la gauche radicale La France insoumise (LFI) contre la décision de François Bayrou de faire passer sans vote le projet de budget de l’État pour 2025, en engageant sa responsabilité.

L’objectif pour l’exécutif est de ramener le déficit public à 5,4% du PIB. Avec pour cela de nouvelles recettes grâce notamment à des contributions exceptionnelles des ménages les plus aisés et des grandes entreprises, mais aussi des coupes dans les dépenses de plusieurs ministères.

Le déficit public français a atteint 6,1% en 2024, la pire performance des Vingt-Sept à l’exception de la Roumanie, très loin du plafond de 3% autorisé par les règles de l’Union européenne.

«Un signal de responsabilité»

Face au Premier ministre centriste, qui défendra la nécessité pour la France d’envoyer «un signal de responsabilité», la députée LFI Aurélie Trouvé dénoncera un budget «catastrophe pour l’économie», appelant à censurer.

L’essentiel des écologistes et communistes devraient abonder, mais la censure sera impossible en l’absence des voix du Parti socialiste, qui négocie depuis des semaines avec le gouvernement pour revoir les budgets.

Au nom de «l’intérêt général»

S’il considère que la copie n’est pas bonne, le groupe socialiste a acté qu’il ne censurerait pas au nom de «l’intérêt général» du pays. Quelques députés pourraient toutefois braver la consigne, anticipent des sources internes au groupe.

«C’est l’heure de vérité, il y aura des conséquences», prévient Manuel Bompard, coordinateur de LFI, en faisant allusion au sort du Nouveau Front populaire (NFP), alliance de gauche réunissant les socialistes, les écologistes, LFI et les communistes.

Le président du groupe socialiste à l’Assemblée, Boris Vallaud, a assumé «une divergence stratégique» avec LFI.

«Pour eux, c’est tout ou rien»

«Pour eux, c’est tout ou rien. Et finalement, ils préfèrent que ce soit rien pour les Français», a-t-il argumenté, mettant en avant les concessions obtenues sur la non-suppression des 4000 postes dans l’Éducation nationale ou le milliard d’euros supplémentaire pour l’hôpital.

S’ils fustigent le texte, le parti d’extrême droite Rassemblement national (RN) et ses alliés ne devraient également pas s’associer à une motion aux «conséquences plus lourdes pour l’économie», selon lui, que celle contre le prédécesseur de droite de M. Bayrou, Michel Barnier.

Le rejet attendu de la motion de censure vaudra adoption à l’Assemblée du budget, avant un dernier vote sans suspense au Sénat jeudi, la chambre haute du Parlement étant dominée par la droite.

La porte-parole du gouvernement, Sophie Primas, a estimé que passer l’obstacle budgétaire permettrait de «répondre à la demande d’ordre et d’autorité exprimée par les Français».

Une deuxième motion

En fin d’après-midi, les députés examineront une deuxième motion de censure, liée cette fois à l’adoption en force de la première partie du budget de la Sécurité sociale. Mais là encore, les voix socialistes, et sans doute celles du RN, devraient manquer pour atteindre les 289 suffrages nécessaires.

François Bayrou devrait ensuite déclencher un autre 49.3, le dispositif constitutionnel permettant de passer en force, puis encore un autre en fin de semaine ou en début de semaine prochaine, toujours sur le budget de la Sécurité sociale.

Quatre censures à esquiver, voire cinq

Avec donc au total quatre censures à esquiver, voire cinq.

Car après celles de LFI sur les budgets, les socialistes entendent en déposer une sur «les valeurs républicaines» et contre la «trumpisation du débat public», en réaction notamment aux propos de François Bayrou sur le «sentiment de submersion» migratoire.

L’utilisation de ce terme cher à l’extrême droite a divisé le camp du Premier ministre et choqué la gauche, qui s’inquiète de voir les initiatives sur l’immigration pulluler.

«Ce qui arrive après, ça va être bien violent. C’est aussi pour ça que c’est irresponsable de ne pas censurer maintenant», estime Manuel Bompard, de LFI.

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L’horizon s’éclaircit pour Bayrou: le PS ne votera pas la censure

Les socialistes ont décidé qu’ils ne tenteront pas de faire tomber le gouvernement. Le Rassemblement national se positionnera mercredi.

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Le PS a tranché: le bureau national du parti a décidé lundi de s’abstenir de voter la censure du gouvernement de François Bayrou qui va recourir à ses premiers 49.3 sur les budgets de l’État et de la Sécurité sociale pour faire adopter ces textes sans vote.

Deux mois après la chute du gouvernement Barnier, François Bayrou semble donc en mesure d’assurer sa survie à Matignon, même si le Rassemblement national décidait de voter la censure.

Le texte de compromis sur le budget de l’État, dont a accouché vendredi une commission mixte paritaire (CMP) réunissant 14 députés et sénateurs, doit être examiné à partir de 16 heures.

L’ensemble des députés d’opposition ont voté contre en CMP, ne laissant guère d’autre choix au Premier ministre que d’engager la responsabilité du gouvernement, en l’absence de majorité à l’Assemblée.

«Un pays comme le nôtre ne peut pas rester sans budget», a insisté M. Bayrou dans «La Tribune Dimanche». Matignon a confirmé que le chef du gouvernement dégainerait deux fois l’arme constitutionnelle dès lundi, sur les deux budgets.

Selon une source gouvernementale, il devrait le faire rapidement sur le budget de l’État, juste avant l’examen d’une motion de rejet préalable de LFI.

Et les débats devraient aussi être courts sur la première partie du budget de la Sécurité sociale qui en compte trois. M. Bayrou pourrait encore recourir deux fois cette semaine au 49.3 sur ce texte, en espérant une adoption conforme au Sénat autour des 17-18 février.

Le PS tranche

Le Bureau national du Parti socialiste, avec qui le gouvernement négocie depuis plusieurs semaines, s’est prononcé contre une censure de François Bayrou sur les budgets de l’État et de la Sécurité sociale. Une majorité des députés socialistes devraient suivre.

De quoi susciter l’ire de La France insoumise, qui a annoncé de longue date une motion de censure sur le budget de l’État et qui en déposera aussi sur le budget de la Sécurité sociale.

Ces différentes motions pourraient être examinées à partir de mercredi à l’Assemblée nationale et recevoir le soutien des communistes et des écologistes.

Mais si l’ensemble des députés PS, qui se réunissaient en début d’après-midi, suit la décision du Bureau national, la censure ne pourra mathématiquement pas être prononcée.

«Un opposant qui refuse de la voter passe mécaniquement dans un soutien au budget et donc au gouvernement», a tancé en réponse le président LFI de la commission des Finances Eric Coquerel. «Traîtres», a réagi son collègue Ugo Bernalicis sur le réseau social X.

Si le PS a «arraché des concessions» sur le budget de l’État, elles «restent largement insuffisantes», avait reconnu dimanche le chef de file des députés socialistes Boris Vallaud.

«Mais nous savons aussi que ce pays a besoin d’un budget et nous entendons les inquiétudes, les craintes des entreprises, des collectivités ou des associations», avait-il ajouté.

Deux lignes s’affrontent au sein du parti, entre ceux qui ne veulent pas laisser le pays sans budget, comme le demande l’ancien Premier ministre Lionel Jospin, et ceux qui veulent censurer notamment au nom des valeurs depuis que M. Bayrou a utilisé le terme de «sentiment de submersion» migratoire, cher à l’extrême droite.

Le PS déposera d’ailleurs de sa propre initiative une motion de censure spontanée (article 49.2) en réaction à ces propos, mais qui semble n’avoir aucune chance de recueillir les voix du RN. «Ils savent bien que ce sera une balle à blanc», a réagi Eric Coquerel.

Le RN décidera mercredi

Lundi, ce sont plutôt les partisans d’une non-censure qui se faisaient entendre. «Ce n’est évidemment pas un budget (de la Sécurité sociale) de gauche mais il est assurément plus acceptable que le budget Barnier», a estimé dans Les Échos Jérôme Guedj.

L’exécutif a, lui, fermé la porte à de nouvelles concessions au budget de l’État. La porte-parole du gouvernement Sophie Primas a confirmé sur France 2 que le texte soumis au 49.3 sera celui issu de la CMP.

Quant à une hausse du Smic, celle-ci «n’est pas à l’ordre du jour», selon la ministre du Travail Catherine Vautrin, qui l’a renvoyée à «une conférence sociale plus large», après le conclave sur les retraites.

Le RN, dont les voix sont aussi nécessaires pour aboutir à une censure, devait trancher lundi, mais a reporté sa réunion à mercredi en début d’après-midi, selon un cadre du groupe présidé par Marine Le Pen.

Le député RN Jean-Philippe Tanguy a affirmé dimanche que le budget proposé était «pire que l’absence de budget», et que lui-même souhaitait la censure. Mais il appartiendra à Marine Le Pen et à Jordan Bardella de trancher.

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Le Premier ministre français admet que son pays est sur le point d’être « submergé » par les migrations de masse

Le Premier ministre français François Bayrou a reconnu que le pays était sur le point d’être « submergé » par une migration de masse, tandis qu’un haut conseiller de son gouvernement a admis que le pays avait « perdu le contrôle de l’immigration ».

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Généré par IA

Dans une interview à la chaîne française LCI, le nouveau Premier ministre Bayrou a fait écho au langage de la droite populiste sur la question de la migration de masse, suscitant l’indignation des gauchistes au sein du Parlement.

« La rencontre des cultures est positive, mais dès qu’on a le sentiment d’une submersion, il y a un rejet. En France, on s’en rapproche », a reconnu le Premier ministre libéral,  ajoutant que « les apports étrangers sont positifs pour un peuple à condition qu’ils ne dépassent pas une certaine proportion ».

Les médias traditionnels et les politiciens de gauche ont rapidement identifié le langage utilisé par Bayrou comme similaire à celui utilisé par la dirigeante du Rassemblement national Marine Le Pen, qui a longtemps mis en garde contre une « submersion migratoire » en France.

En réponse, le Parti socialiste à l’Assemblée nationale, bloc clé dans les négociations budgétaires controversées, a déclaré qu’il avait annulé une réunion prévue avec le Premier ministre pour discuter du budget.

Le député socialiste Emmanuel Grégoire a accusé Bayrou d’avoir « tendu la main » à « l’extrême droite », ce qui, selon lui, n’est « pas de bon augure pour nos discussions futures » sur le budget. Le chef de file des socialistes à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud, a affirmé que le Premier ministre propageait les « préjugés » de l' »extrême droite ».

Les commentaires du Premier ministre interviennent alors qu’un haut conseiller du ministère de l’Intérieur – la branche gouvernementale chargée de superviser l’immigration en France – a admis que le pays avait « perdu le contrôle » de l’immigration.

« Depuis les années 2000, nous avons progressivement perdu le contrôle de l’immigration dans notre pays », a déclaré  mardi le représentant spécial du ministre de l’Intérieur Patrick Stefanini.

Stefanini a spécifiquement souligné que le regroupement familial, autrement connu sous le nom de migration en chaîne, était le principal moteur de la migration de masse vers le pays.

Il a déclaré que, dans la mesure où de nombreux membres de la famille et conjoints qui obtiennent des visas n’ont pas été « sélectionnés pour travailler », il est plus difficile de les intégrer dans l’économie et la culture dans son ensemble, notant que le taux de chômage des immigrants est de 15 %, soit le double de celui de la population autochtone.

Contrairement à l’indignation de la gauche face aux propos du Premier ministre libéral, le vice-président du Rassemblement national, Sébastien Chenu,  a déclaré  qu’ils démontraient que les populistes anti-immigration de masse ont « gagné la bataille idéologique » en France sur cette question.

Marine Le Pen, elle , s’est montrée moins impressionnée : « Sur l’immigration, le Premier ministre doit être conscient que ce qu’on attend de lui, c’est de l’action. Pour l’instant, on a beaucoup de constats et très peu d’actions. »

Depuis son arrivée au pouvoir le mois dernier, le Premier ministre Bayrou a largement tergiversé sur la question, choisissant de rouvrir le « comité interministériel de contrôle de l’immigration » pour élaborer des solutions pour lui.

Contrairement à la tactique musclée déployée avec succès par le président américain Trump pour forcer la Colombie à reprendre les migrants criminels sous peine de sanctions financières telles que des droits de douane, Bayrou a admis sans conviction lundi que son gouvernement a été bloqué par des pays refusant d’accepter le retour de leurs ressortissants, alors que plus de neuf ordres d’expulsion sur dix ne sont actuellement pas exécutés. Bayrou a déclaré que la France devrait chercher à « organiser la pression » sur ces pays, mais n’a fourni aucune suggestion concrète sur la manière d’y parvenir.

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Bayrou remet l’impopulaire réforme des retraites «en chantier»

Le premier ministre a annoncé un «conclave» de trois mois pour réformer les retraites, sans tabou sur les 64 ans.

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François Bayrou lors d’un discours de politique générale devant le Parlement ce mardi.AFP

La main tendue suffira-t-elle à éviter une censure des socialistes? François Bayrou a annoncé mardi devant le Parlement un «conclave» de trois mois pour réviser la réforme des retraites d’Emmanuel Macron, «sans aucun totem et sans aucun tabou» sur le départ ultracontesté à 64 ans.

«L’injonction que le pays nous assigne», c’est de «retrouver la stabilité», a d’emblée déclaré le premier ministre dans sa déclaration de politique générale prononcée devant l’Assemblée nationale.

Confronté à la mission quasi-impossible de survivre, et faire adopter un budget pour l’année en cours, là où son prédécesseur Michel Barnier a échoué, il s’est montré prudemment optimiste: «Quand tout paraît aller mal, on est contraint au courage».

Si François Bayrou s’appuie sur les mêmes forces que Michel Barnier – le camp macroniste et la droite –, il a misé sur des négociations serrées avec la gauche, hors La France insoumise (LFI), contrairement à son prédécesseur qui avait tenté de contenter le Rassemblement national (RN) sans y parvenir.

Au cœur des tractations, jusqu’au bout: la réforme des retraites voulue par le chef de l’État et adoptée en 2023 au forceps, grâce à l’article controversé 49.3 de la Constitution, qui portait de 62 à 64 ans l’âge légal de départ. Le Parti socialiste en demandait la suspension le temps de la renégocier.

Une «mission flash»

Le chef du gouvernement a annoncé vouloir «remettre ce sujet en chantier, avec les partenaires sociaux, pour un temps bref», «selon une méthode inédite».

Pour disposer de «chiffres indiscutables», il va demander une «mission flash» de «quelques semaines» à la Cour des comptes. À l’issue, les partenaires sociaux, qu’il réunira «dès vendredi» au sein d’une «délégation permanente», tenteront de réviser la réforme.

«Si au cours de ce conclave, cette délégation trouve un accord d’équilibre et de meilleure justice, nous l’adopterons. Le Parlement en sera saisi lors du prochain projet de loi de financement» de la sécurité sociale à l’automne «ou avant, et si nécessaire par une loi», a promis le dirigeant centriste. Sinon, c’est «la réforme actuelle qui continuerait à s’appliquer».

L’allié historique d’Emmanuel Macron n’a donc pas évoqué de «suspension» formelle du texte de 2023 – une demande des socialistes qui hérissait une partie du camp présidentiel et de la droite. Il a estimé qu’une «fenêtre de tir» s’ouvrait sans nécessiter de pause, puisque la loi «a prévu que l’âge légal de départ passerait à 63 ans fin 2026».

«Aucun tabou, pas même l’âge»

Il a assuré n’avoir «aucun tabou, pas même l’âge». La «seule exigence»: ne pas «dégrader l’équilibre financier», et donc trouver d’autres pistes de financement.

Ironie du sort, c’est Élisabeth Borne, numéro deux du nouveau gouvernement, qui lisait en parallèle devant le Sénat le même discours, alors qu’elle a porté cette réforme ultracontestée en tant que première ministre il y a seulement deux ans.

«Nous sommes peut-être à quelques encablures, quelques heures d’un accord possible», avait affirmé quelques heures plus tôt sur BFMTV et RMC le Premier secrétaire du PS Olivier Faure, qui en échange ne censurerait pas le gouvernement après cette déclaration de politique générale ni sur les projets de budget pour 2025.

Restait à savoir si l’offre gouvernementale est à la hauteur de ses attentes.

Au-delà des retraites, François Bayrou à exhorté les forces politiques à se «ressaisir pour adopter sans tarder» les projets de budget de l’État et de la Sécurité sociale pour 2025, laissés en jachère par la chute du gouvernement Barnier. Il a dit viser un déficit public de 5,4% du PIB en 2025, contre les 5% escomptés par son prédécesseur.

Épée de Damoclès

«Tous les partis de gouvernement, sans exception, ont une responsabilité» dans l’endettement accumulé «ces dernières décennies», a affirmé le premier ministre, évoquant «une épée de Damoclès au-dessus de notre pays et de notre modèle social».

Les socialistes réclamaient ces derniers jours que la suspension de la réforme des retraites soit effective dès le début de la renégociation, et pas uniquement en cas de succès de celle-ci. Or si les discussions ont lieu entre deux changements de classes d’âge, aucune suspension n’est nécessaire.

Chez Les Républicains, on se félicitait avant le discours qu’il n’y ait pas de suspension de la réforme. «Charge aux partenaires sociaux de réfléchir à des évolutions» qui soient «financées», a expliqué un participant à une réunion des députés LR, saluant par ailleurs le fait qu’il n’y ait «pas de nouveaux impôts» prévus.

Alors que le camp présidentiel se divise sur une suspension de la réforme, un de ses cadres se dit prêt à valider l’arrangement en discussion. «Il y a un problème financier c’est évident. Sur un agenda de trois mois – très court – s’il y a un accord des partenaires sociaux pour une procédure différente et qui soit favorable financièrement, on le prend».

Pas de suspension, c’est «une bonne nouvelle vu la situation économique», a estimé pour sa part Naïma Moutchou, vice-présidente Horizons de l’Assemblée nationale.

Les Insoumis ont eux d’ores et déjà promis une motion de censure, sans attendre le discours, qui sera examinée jeudi ou vendredi. La rupture semble consommée avec les socialistes.

Avant le discours, la cheffe des Écologistes Marine Tondelier avait dit à l’AFP «ne pas comprendre l’euphorie des socialistes», jugeant que «l’état actuel des discussions» ne donnait «pas de raison d’envisager autre chose que la censure».

La motion de censure LFI n’a cependant aucune chance d’être adoptée puisque le RN a confirmé qu’il ne la voterait pas.

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L’enfant giflé par Bayrou en 2002 a été retrouvé

BFMTV a découvert ce qu’était devenu le gamin qui faisait les poches à l’actuel premier ministre. Il est en prison.

François Bayrou giflant le gamin de 11 ans qui lui fait les poches en 2002. France 2/INA

La séquence avait fait grand bruit à l’époque et reste l’une des anecdotes les plus connues concernant François Bayrou. Le 9 avril 2002, le candidat UDF à la présidentielle se rend à un meeting et marche dans le quartier de la Meinau, à Strasbourg, sous l’œil des caméras. Profitant de ce qu’il parle à quelqu’un, un gamin se glisse derrière lui et lui fait les poches.

La réaction de Bayrou est cinglante: il flanque une baffe au gosse en disant: «tu ne me fais pas les poches». L’image est ressortie partout quand François Bayrou a été nommé premier ministre. Certains ont rebondi, disant que Bayrou venait de gifler un deuxième gamin, pensant à Emmanuel Macron, si l’histoire que le patron du Modem a réussi à s’imposer comme premier ministre est vraie. D’autres en ont profité pour dire à Bayrou de ne pas faire les poches des Français avec son budget.

Mais BFMTV s’est, elle, intéressée au gamin giflé. Qu’est-il devenu? Visiblement, la baffe ne lui a pas servi de leçon, car celui que ses potes du quartier avaient depuis surnommé «Bayrou» est aujourd’hui en prison, incarcéré pour trafic d’héroïne et de cocaïne. Celui qui avait 11 ans à l’époque de la gifle a rapidement mal tourné. Dix ans plus tard, en 2012, il comptait six condamnations.

En 2020, il est lié à un trafic de stupéfiants entre les Pays-Bas et Strasbourg et Yacine, son vrai prénom, est considéré comme le donneur d’ordres. Il était déjà en cavale depuis plusieurs années et sera arrêté en 2021. Il a été condamné en 2022 à 10 ans de prison et 10’000 euros d’amende.

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Le nouveau Premier ministre de Macron, Bayrou, fait face à une bataille budgétaire avec un Parlement français divisé

  • Bayrou devient le quatrième Premier ministre de Macron en 2024
  • Un allié centriste estime que la dette française constitue un défi moral
  • Les réactions à sa nomination sont mitigées
Généré par IA

PARIS, 13 décembre (Reuters) – Le nouveau Premier ministre français François Bayrou a déclaré vendredi qu’il était confronté à un défi de taille pour s’attaquer au déficit public de la France, les réactions mitigées de ses opposants à sa nomination soulignant la difficulté de la tâche à laquelle il est confronté.

Le président Emmanuel Macron a nommé plus tôt Michel Bayrou comme son quatrième Premier ministre de 2024, chargeant son allié centriste de sortir la France de sa deuxième crise politique en six mois. Il remplace Michel Barnier, qui a été évincé par les députés la semaine dernière pour avoir tenté de faire passer un budget 2025 de réduction des dépenses.

Bayrou, candidat à trois reprises à la présidentielle et qui met en garde depuis longtemps contre la prodigalité budgétaire française, hérite du même parlement turbulent qui a renversé Barnier. Sa proximité avec Macron, un homme très impopulaire, pourrait également lui porter préjudice.

Dans un discours prononcé aux côtés de Barnier vendredi, Bayrou a reconnu le défi.« Personne ne connaît mieux que moi la difficulté de la situation. Je ne suis pas inconscient de l’Himalaya qui se dresse devant nous », a-t-il déclaré. « Je crois que ce problème, celui du déficit et de la dette, pose un problème moral, pas seulement financier. »

Les efforts visant à maîtriser le déficit, qui devrait terminer l’année à plus de 6 % du produit intérieur brut, sont au cœur du malaise politique français.La crise persistante a fait naître des doutes sur la capacité de Macron à mener à bien son deuxième mandat présidentiel jusqu’en 2027, a fait grimper les coûts d’emprunt français et a laissé un vide de pouvoir au cœur de l’Europe, au moment même où Donald Trump se prépare à revenir à la Maison Blanche.

La priorité immédiate de Bayrou sera de faire passer une loi spéciale pour reconduire le budget 2024, avec une bataille plus acharnée sur la législation de 2025 qui se profile au début de l’année prochaine.

Bayrou a déclaré aux journalistes qu’il souhaitait agir rapidement, mais les profondes divisions politiques en France signifient que même la tâche fondamentale de nommer son cabinet pourrait prendre du temps.

Les socialistes, irrités que le président ait ignoré leurs demandes d’un Premier ministre de gauche en faveur d’un « macroniste », ont déclaré qu’ils ne rejoindraient pas la coalition de Bayrou, et pourraient même chercher à le renverser s’il tente de faire passer le budget en force.

Le centre-droit pro-Barnier a indiqué qu’il attendrait de voir les propositions de Bayrou avant de décider de le rejoindre ou non, a écrit sur X Laurent Wauquiez, le chef de file de la droite républicaine à l’Assemblée nationale.

Les dirigeants du parti d’extrême-gauche Unbowd ont déclaré qu’ils chercheraient immédiatement à destituer Bayrou, tandis que les chefs du parti d’extrême-droite Rassemblement national (RN) ont déclaré qu’ils étaient prêts à lui accorder le bénéfice du doute pour le moment.

UN TRAVAIL IMPOSSIBLE?

Fondateur du Mouvement démocrate (MoDem), parti au pouvoir depuis 2017, François Bayrou est maire de longue date de Pau, une ville du sud-ouest de la France. Ses racines rurales sont un élément clé de son caractère politique.

Les réactions mitigées suscitées par la nomination de Bayrou laissent penser qu’il devra probablement vivre au jour le jour, à la merci des adversaires de Macron, dans un avenir proche. Le mandat de trois mois de Barnier a été le plus court de l’histoire française moderne.Macron espère que Bayrou pourra repousser les votes de défiance jusqu’au mois de juillet au moins, date à laquelle la France pourra organiser de nouvelles élections législatives. Mais y parvenir ne sera pas facile.

Un premier test sera effectué avec les négociations sur le projet de budget 2025, qui devraient débuter en janvier.

Le projet de loi de Barnier, qui prévoyait 60 milliards d’euros d’économies pour apaiser les investisseurs de plus en plus inquiets du déficit public, a été jugé trop mesquin par l’extrême droite et l’extrême gauche. L’incapacité du gouvernement à trouver une solution pour sortir de l’impasse a entraîné une hausse des coûts de financement de la France.

Selon Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB, la nomination de Bayrou n’aurait probablement pas d’impact majeur sur les obligations françaises. Elle a toutefois déclaré que l’indice boursier français CAC 40  (.FCHI), ouvre un nouvel onglet sous-performe les actions allemandes d’une marge de trois décennies.« Alors que la France est toujours embourbée dans la tourmente politique, réduire cet écart est une tâche difficile, même avec un nouveau Premier ministre », a-t-elle écrit.

Macron avait nommé Bayrou ministre de la Justice en 2017, mais il avait démissionné quelques semaines plus tard, à la suite d’une enquête sur l’emploi frauduleux présumé d’assistants parlementaires par son parti. Il a été acquitté des accusations de fraude cette année.

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