Marine Le Pen : « On ne peut pas être un réfugié pour toujours. Il est temps pour les Syriens de reconstruire leur nation »

Dans une interview accordée à BFM TV, Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national (RN), a pris une position ferme sur la crise des réfugiés syriens et l’influence croissante des forces djihadistes en Syrie. Elle a décrit la situation comme un choix impossible pour les Syriens entre le régime de Bachar al-Assad et les groupes djihadistes.

« Je suis horrifiée que le peuple syrien ait le choix entre Bachar al-Assad et les djihadistes », a-t-elle déclaré. « Un très mauvais dirigeant remplacé par des djihadistes, qui sont dangereux pour les libertés individuelles, pour les droits des femmes, pour la démocratie et la liberté d’expression, ce n’est pas une solution. »

Le Pen est allée plus loin, condamnant le Quai d’Orsay pour son ton face à la montée des factions djihadistes.

« Je suis surprise de voir le Quai d’Orsay se réjouir, même subtilement, de la montée en puissance des djihadistes », a-t-elle déclaré. « L’histoire prouve que leur arrivée au pouvoir n’a jamais apporté d’amélioration pour les populations qu’ils prétendent représenter. »

Le statut de réfugié est temporaire

Sur la question des réfugiés, Marine Le Pen a délivré un message direct : le statut de réfugié ne peut pas devenir permanent. « On ne peut pas être réfugié toute sa vie », a-t-elle déclaré.

Marine Le Pen a affirmé qu’une fois résolues les conditions qui ont poussé les réfugiés à fuir, ils devraient revenir pour aider à la reconstruction de leur pays. « La logique veut que les réfugiés rentrent chez eux quand ils seront suffisamment en sécurité. Leur place est en Syrie, pour contribuer à sa reconstruction. »

Elle a rappelé les récentes politiques mises en place en Europe, où les gouvernements bloquent les nouvelles demandes d’asile des Syriens. « C’est un premier pas. Mais il faut maintenant aller plus loin et organiser leur retour », a affirmé Marine Le Pen.

L’Europe ne peut pas porter seule ce fardeau

Les propos de Marine Le Pen ont également évoqué les jeux de pouvoir géopolitiques en Syrie, impliquant la Russie, les Etats-Unis, la Turquie et Israël. Elle a appelé à la prudence dans l’analyse de la situation, mais est restée claire sur la position de l’Europe : elle ne peut pas être la solution à la crise syrienne.

« Nous avons fait notre part du travail. L’Europe ne peut pas supporter des vagues interminables de migrations pendant que ces nations poursuivent leurs propres objectifs », a-t-elle souligné.

La position de Marine Le Pen reflète un sentiment croissant en Europe : la crise des réfugiés doit prendre fin et la responsabilité de reconstruire la Syrie appartient à son propre peuple. Son message est simple mais ferme : les réfugiés doivent rentrer chez eux et l’Europe doit donner la priorité à sa propre stabilité.

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