Gab s’oppose à la tentative du Royaume-Uni d’instaurer une censure mondiale.

Gab, une plateforme de médias sociaux basée aux États-Unis et connue pour son engagement en faveur de la liberté d’expression, a pris la décision de couper l’accès aux utilisateurs au Royaume-Uni.
Cette décision fait suite à un ultimatum de l’autorité de régulation des communications du Royaume-Uni, Ofcom, exigeant des données sur les utilisateurs et les opérations internes de Gab, demandes que l’entreprise rejette catégoriquement comme étant autoritaires.
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Le PDG Andrew Torba a clairement exprimé sa position dans un message publié sur X : « Notre dernière lettre de menace de l’Ofcom nous a ordonné de divulguer des informations sur nos utilisateurs et nos opérations. Nous savons où cela mène : une censure forcée et des citoyens britanniques jetés en prison pour « propos haineux ». » Il a conclu avec force : « Nous refusons de nous soumettre à cette tyrannie. »

La décision de Gab est une réponse directe à la controversée loi britannique sur la sécurité en ligne (Online Safety Act ), un vaste cadre législatif introduit sous couvert de sécurité publique, mais largement décrié pour sa portée étendue et son potentiel à étouffer la dissidence. L’entreprise affiche désormais un avis de blocage aux visiteurs basés au Royaume-Uni, invoquant à la fois une portée excessive de la loi et une position de principe en faveur de la liberté d’expression.
Un avis affiché aux utilisateurs au Royaume-Uni reprend les mots de John Milton d’Areopagitica : « Donnez-moi la liberté de savoir, de m’exprimer et d’argumenter librement selon ma conscience, au-delà de toute liberté. » Il précise également qu’après avoir reçu « une nouvelle demande de la police de la liberté d’expression du Royaume-Uni », Gab a choisi de couper complètement l’accès.
En tant qu’entreprise américaine sans présence physique en Grande-Bretagne, Gab soutient que l’Ofcom n’a aucune légitimité juridique pour imposer la conformité. « Pour faire appliquer quoi que ce soit aux États-Unis, il faudrait une demande d’entraide judiciaire ou une commission rogatoire. Aucun tribunal américain ne va appliquer un régime de censure étranger. Le Premier Amendement l’interdit », peut-on lire dans le message.
Gab souligne également l’absurdité de la tentative de l’Ofcom de sanctionner une entreprise américaine qui a déjà bloqué l’accès au Royaume-Uni. L’entreprise y voit une illustration flagrante de la façon dont la censure se transforme inévitablement en une tentative de museler plutôt que de protéger. « La censure ne fonctionne pas. Elle ne fait que révéler la vérité sur les censeurs », affirme le communiqué.
Il ne s’agit pas d’une position isolée. Gab rejoint désormais d’autres plateformes comme BitChute en restreignant l’accès depuis le Royaume-Uni, encourageant ainsi d’autres entreprises américaines à faire de même en signe de protestation. Le message inclut un appel audacieux à rejeter ce qu’il qualifie d’autoritarisme déguisé en réglementation de sécurité : « La seule façon de voter contre la tyrannie du régime actuel du Royaume-Uni est de s’en détourner, de refuser de se conformer et de se réfugier sous l’abri inviolable du Premier Amendement. »
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