Un projet d’attentat déjoué dans la Sarthe, un adolescent écroué, annonce Bruno Retailleau

Un adolescent de 17 ans, affilié à l’État islamique, a été interpellé dans la Sarthe. Il projetait des attentats contre des synagogues, des sex-shops et des événements festifs. Mis en examen, il a été incarcéré. Le parquet national antiterroriste (PNAT) s’est saisi du dossier.

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Bruno Retailleau, le 26 février 2025 à l’Hôtel de Matignon à Paris. (Antonin Albert / Shutterstock)

Un adolescent de 17 ans a été interpellé mardi 17 juin dans la Sarthe, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, ce dimanche. Il est soupçonné d’avoir préparé plusieurs attaques contre des lieux de culte, notamment des synagogues, mais aussi contre des sex-shops et des événements festifs. Affilié à l’organisation État islamique (EI), le jeune homme a été repéré par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) alors qu’il n’était pas encore en mesure de passer à l’acte mais se trouvait « en train de se préparer », selon Bruno Retailleau.

Le ministre de l’Intérieur, invité sur LCI, a déclaré que « vendredi dernier, un jeune de 17 ans a été arrêté dans la Sarthe qui voulait préparer des attentats contre des lieux de cultes, notamment des synagogues et contre des événements festifs ». Il a précisé que « la DGSI a repéré son activité » et qu’« il n’était pas au point de commettre un attentat ».

Le Parquet national antiterroriste (PNAT) s’est saisi du dossier. L’adolescent a été mis en examen vendredi 20 juin pour association de malfaiteurs terroriste en vue de crime contre les personnes, avant d’être placé en détention provisoire. D’après une source proche du dossier, il est acquis aux thèses de l’État islamique.



«Il n’y a jamais eu autant de tentatives d’attentats que l’an dernier»

Ce projet intervient dans un contexte sécuritaire tendu. Bruno Retailleau a rappelé que « l’an dernier, on a déjoué 9 attentats, dont 3 qui visaient les Jeux olympiques ». Il a insisté sur le niveau de la menace en ajoutant : « Il n’y a jamais eu autant de tentatives d’attentats que l’an dernier » et souligné que « 70 % des projets d’attentats impliquent des jeunes de moins de 21, 22 ans ».

Le ministre a également mis en garde contre une menace émergente. Il a évoqué « une alliance incroyablement nouvelle entre sunnites et chiites », en expliquant qu’« un courrier » aurait été envoyé par « le numéro deux par intérim » des Frères musulmans au guide suprême iranien Ali Khamenei pour lui « dire que désormais, il le soutiendrait » si les deux courants formaient « une même communauté musulmane ».

Bruno Retailleau a aussi signalé « une autre menace qui pourrait venir d’Iran » : celle « par le biais de narcotrafiquants, qui reçoivent des contrats dont ils ignorent qu’ils proviennent d’Iran ».

À la suite de l’attaque israélienne contre l’Iran, les forces de sécurité françaises ont renforcé la surveillance de sites sensibles. « Nous avons doublé les patrouilles des forces sentinelles », a indiqué Bruno Retailleau. Alors qu’un conseil de défense national est prévu ce dimanche soir avec le président Emmanuel Macron, le ministre a estimé que l’« on peut encore renforcer le dispositif Vigipirate ».

Un projet similaire déjoué en novembre dernier

En novembre 2024, un autre adolescent de 16 ans avait déjà été arrêté en périphérie du Mans (Sarthe) pour un projet similaire. D’origine tchétchène, il avait été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes contre les personnes et placé en détention.

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France : Bruno Retailleau lance 48 heures de contrôle renforcé dans les transports « pour interpeller les clandestins »

Depuis ce mercredi matin et jusqu’à demain soir, les contrôles sont renforcés dans les gares, à bord des trains et des bus, en particulier ceux à destination ou à l’arrivée de pays voisins. Cette opération nationale de lutte contre « l’immigration irrégulière » lancée par l’Intérieur fait suite à une précédente, mi-mai, qui avait donné lieu à des centaines d’interpellations.

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Dans les trains, les bus et les halls de gare, les contrôles sont exceptionnellement renforcés ce mercredi 18 et jeudi 19 juin. Une opération nationale de lutte contre « l’immigration irrégulière » doit être menée durant ces 48 heures, dans le cadre d’une note d’instruction du ministère de l’Intérieur révélée par l’AFP, mardi. L’opération a démarré ce mercredi matin à 8h, et s’achèvera demain à 20h.

Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a annoncé sur CNews que « 4 000″ gendarmes, policiers, douaniers et forces Sentinelle » sont mobilisées « pour interpeller des clandestins ». Le ministre souhaite envoyer un signal clair : « Ce que je veux dire, c’est que les clandestins ne sont pas les bienvenus en France de la façon la plus ferme et définitive ».

Concrètement, les grandes gares françaises, ainsi que les trains régionaux dans les zones frontalières, vont être les zones les plus visées. « Vous veillerez à prioriser, dans toutes les gares ferroviaires, les contrôles des trains à destination des pays voisins et des grandes métropoles françaises, en arrivée comme en départ. Les trains régionaux, en particulier dans les zones frontalières, pourront utilement être contrôlés après sensibilisation des instances régionales concernées », détaille dans sa note d’instruction le ministre de l’Intérieur.

Plus de 750 interpellations lors de la précédente opération il y a un mois

Cette note a été adressée aux préfets, au général d’armée, aux directions de la gendarmerie et de police ainsi qu’aux douanes. « En complément du réseau routier, le réseau ferroviaire international et national semble constituer un vecteur essentiel de transit pour les clandestins depuis l’étranger et en interne entre les régions, en particulier vers la zone Nord », argumente le document.

Les forces de sécurité sont donc sommées de prêter particulièrement attention aux fraudes liées à l’usage de faux documents d’identité. Du côté des trains, elles seront assistées dans ces tâches par la SNCF, dont les agents « ont été préalablement sensibilisés à cette opération nationale », indique la note.



Il y a un peu moins d’un mois, une opération similaire avait été lancée. Cette « opération nationale de contrôle des flux » menée les 20 et 21 mai dernier avait mené à l’interpellation de plus de 750 personnes, selon l’Intérieur.

Plus globalement, dans cette note, le ministre, chef de fil des Républicains, se félicite d’une « augmentation conséquente d’interception d’ESI (étrangers en situation irrégulière) ces dernières semaines (+28%) ». Mercredi matin, il a donné le chiffre de 47 000 interpellations depuis le début de l’année.

« Discrimination raciale »

Les associations d’aide aux personnes exilées dénoncent cette opération et la large communication de l’Intérieur autour de celle-ci. Utopia 56 la qualifie de « grande campagne de discrimination raciale ».

Ce type de contrôles dans les transports se pratiquent déjà de manière quotidienne dans certaines zones frontalières : par exemple dans le train régional reliant Vintimille (Italie) à Menton (France). « Dès qu’ils sont rentrés dans le train, les policiers nous ont dit de sortir. Directement, sans regarder nos documents. Moi, j’étais aux toilettes à ce moment-là : ils sont rentrés, ils m’ont tirée dehors. Je ne comprenais pas ce qu’il se passait. C’est là que je me suis rendue compte qu’ils avaient fait sortir tous les Noirs du train », a témoigné par exemple auprès d’InfoMigrants Edwige*, une Ivoirienne de 33 ans.

Or, ces pratiques relèvent du « contrôle racial », analysait auprès d’InfoMigrants Ulrich Stege, avocat en droit des étrangers et enseignant à l’université de Turin. « Il n’y a pas d’autres mots pour ça : les contrôles visent seulement les personnes de couleur », expliquait-il, « ce qui n’est pas légal ».

*Le prénom a été modifié.

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Rodéos urbains : Bruno Retailleau promet que la traque commencera partout en France dans quelques jours

Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, annonce une grande mesure pour faire face aux rodéos urbains.

Dans un climat alourdi par les drames provoqués par les rodéos urbains, Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, a annoncé son intention de durcir la réponse des forces de l’ordre. Il souhaite étendre à tout le territoire une mesure déjà en vigueur en région parisienne : les poursuites physiques des auteurs de rodéos motorisés.

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Rodéos urbains : Bruno Retailleau promet que la traque commencera partout en France dans quelques jours© Twitter Cerfia

Ça s’appliquera dans tout le territoire

En effet, invité Grand Jury RTL / Public Sénat / Le Figaro / M6, Bruno Retailleau, dit vouloir prendre une instruction pour généraliser les poursuites sur les rodéos. Des instructions qui ne devraient pas tarder puisqu’il souligne qu’elles seront prises dans quelques jours. Cette annonce intervient au lendemain d’un nouvel épisode tragique à Évian-les-Bains.

Rodéos urbains : le drame de trop

Un sapeur-pompier volontaire, intervenant pour mettre fin à un rodéo, a été percuté volontairement par un jeune homme de 19 ans. Le fonctionnaire, grièvement blessé, est toujours entre la vie et la mort. “Le pronostic vital est toujours engagé”, a confirmé Bruno Retailleau. Il a qualifié cet acte de “crime abject”, soulignant l’urgence d’agir face à cette violence gratuite qui gangrène de nombreuses villes.



Aujourd’hui, seules les forces de l’ordre de l’agglomération parisienne, placées sous l’autorité de la préfecture de police, sont autorisées à engager des prises en chasse des conducteurs de deux-roues impliqués dans des rodéos. Ailleurs en métropole, les consignes sont plus restrictives, souvent par crainte de provoquer des accidents. Une différence de traitement que le ministre juge désormais intenable face à la multiplication des incidents.

Rodéos urbains : la réaction ne devra pas tarder

“Dans quelques jours, je prendrai une nouvelle instruction pour généraliser les poursuites sur les rodéos”, a-t-il déclaré ce dimanche 11 mai, au micro du Grand Jury RTL / Public Sénat / Le Figaro / M6. “Les policiers et gendarmes auront partout sur le territoire les moyens légaux de prendre en chasse ces délinquants de la route”, a-t-il affirmé, déterminé à rétablir l’autorité de l’État sur l’espace public.

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France : Bruno Retailleau restreint l’accès à la nationalité dans une nouvelle circulaire

Maîtrise de la langue française à l’écrit et à l’oral, examen civique, « exemplarité du parcours » du demandeur, « insertion professionnelle » sur cinq ans… Le ministre français de l’Intérieur a envoyé aux préfets une nouvelle circulaire qui vise à restreindre l’accès à la nationalité française pour les étrangers. « J’assume de durcir les critères (…) et j’assume de dire que c’est une circulaire d’assimilation », a déclaré Bruno Retailleau.

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« La jurisprudence établit la naturalisation non comme un droit, mais comme une décision souveraine du gouvernement », estime le ministre français de l’Intérieur. C’est en partant de ce principe que Bruno Retailleau a publié une nouvelle circulaire afin de restreindre l’accès à la nationalité française pour les étrangers.

« J’assume de durcir les critères (…) et j’assume de dire que c’est une circulaire d’assimilation », a déclaré Bruno Retailleau lors d’une conférence de presse, lundi 5 mai à Créteil, au sein de la préfecture du Val-de-Marne. « Devenir Français, ça doit se mériter et on doit être très très exigeant », a-t-il ajouté. « Nous faisons reposer la nationalité française et la citoyenneté française, non pas seulement sur l’ascendance, mais d’abord sur un sentiment d’appartenance ».

Le texte de cinq pages a été diffusé à l’ensemble des préfets par le ministre, tenant d’une ligne dure sur l’immigration et par ailleurs candidat à la présidence du parti de droite Les Républicains (LR). Une première sélection pour l’obtention de la nationalité est opérée par les préfectures : si le dossier de naturalisation est jugé favorable par ces services, il est ensuite transmis au ministère de l’Intérieur qui prend la décision finale. Un dossier jugé défavorable, lui, n’est pas envoyé place Beauvau.

« Exemplarité du parcours du demandeur »

La nouvelle circulaire, qui sera effective le 1er janvier 2026, insiste davantage sur les dispositions susceptibles de restreindre l’accès à la nationalité française mais sans bouleversement sur le fond.

Dans le détail, Bruno Retailleau s’appuie sur une disposition de la loi Darmanin de 2024 en demandant aux préfets de s’assurer du renforcement du niveau de maîtrise requis en langue française pour obtenir la naturalisation (examen de niveau B2 à l’oral et à l’écrit).

Idem pour l’adhésion aux valeurs de la République. « À compter du 1er janvier 2026 pour les premières demandes de carte de séjour pluriannuelle et de carte de résident, les demandeurs passeront un examen civique pour leur demande de naturalisation », précise la circulaire, révélée dimanche par Le Figaro.

En annexe du document est renseignée la charte des droits et des devoirs du citoyen français.

Le ministre liste également les éléments d’appréciation démontrant « l’exemplarité du parcours du demandeur ». Ainsi, Bruno Retailleau demande que les préfets privilégient « une décision de rejet » à toute personne condamnée à une peine égale ou supérieure à six mois de prison.

Manifestation contre la circulaire Retailleau portant sur les titres de séjour, à Paris, le 31 janvier 2025. Crédit : InfoMigrants

Les personnes sans papiers sont aussi visées dans la circulaire : « Vous sanctionnerez par une décision d’irrecevabilité les demandes des étrangers en situation irrégulière, ou qui ont fait l’objet d’un arrêté d’expulsion non expressément rapporté ou abrogé, ou d’une interdiction du territoire français non entièrement exécutée », réclame le ministre de l’Intérieur. En clair, le ministre demande que toutes les demandes des étrangers qui auraient été en situation irrégulière par le passé soit rejetées.

Enfin, l’autonomie du demandeur est en outre soulignée. Celle-ci doit se traduire par une « insertion professionnelle » sur cinq ans – un seuil rehaussé. L’administration pourra exiger un contrat de travail CDD de 24 mois ou CDI « de préférence », a indiqué le ministre lors de la conférence de presse. Le demandeur devra justifier de « ressources suffisantes et stables », hors prestations sociales (sauf pour les personnes malades ou en situation de handicap), insiste le document.

Les préfets sont tenus de faire un bilan dans trois mois au ministre de l’application de la circulaire.

En 2024, les acquisitions de la nationalité française par décret et par déclaration (mariage, ascendants et fratries) se sont élevées à 66 745, soit une hausse de 8,3 % par rapport à 2023, une augmentation qui s’explique par un rattrapage après une année 2023 marquée par des difficultés techniques, selon la direction générale des étrangers en France (DGEF) qui dépend du ministère de l’Intérieur.

Des règles déjà durcies pour les cartes de séjour

Depuis son arrivée place Beauvau en septembre 2024, Bruno Retailleau a multiplié les déclarations sur l’immigration : volonté de supprimer l’Aide médicale d’État (AME), d’augmenter les expulsions, de restreindre le droit du sol à Mayotte (adoptée par le Parlement le mois dernier), de rétablir le « délit de séjour irrégulier » supprimé sous la présidence de François Hollande…

Fin janvier, le ministre de l’Intérieur avait déjà durci les règles concernant l’obtention des cartes de séjour à titre exceptionnel des étrangers en situation irrégulière. Aussi appelée « admission exceptionnelle au séjour » (AES), de nombreux travailleurs sans-papiers comptent sur ce dispositif en France pour être régularisés.

Dans une circulaire envoyée aux préfets, Bruno Retailleau avait aussi insisté sur des « critères d’intégration » pour tous les demandeurs d’une AES. Désormais, les personnes ont l’obligation de signer un « contrat d’engagement du respect des principes républicains » et fournir une preuve avancée de maîtrise du français (un diplôme français ou bien une certification linguistique), ils ne doivent pas être sous le coup d’une Obligation de quitter le territoire français (OQTF).

Dans l’optique de délivrer des titres de séjour « au compte-gouttes », cette circulaire porte à « au moins sept ans » la durée de présence requise en France pour un étranger qui demande une régularisation via l’AES, contre cinq ou trois ans auparavant.

Les associations et des collectifs de travailleurs sans-papiers s’étaient alors insurgés contre ce texte qui va, selon eux, les maintenir dans la précarité.

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Bruno Retailleau annonce le lancement d’une procédure contre la Jeune Garde

Ce 29 avril, interrogé par le député Sébastien Chenu (RN), Bruno Retailleau a annoncé que « dans quelques heures, la procédure contradictoire contre la Jeune Garde qui doit amener, je l’espère, à sa dissolution sera engagée. » « Nous ne pouvons dissoudre que lorsqu’il y a un dossier établi », explique le ministre de l’Intérieur. Cette procédure doit permettre de rassembler les faits reprochés à la Jeune Garde et de laisser au groupe antifasciste le temps de se défendre.

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Cette annonce a été saluée par le collectif Némésis, l’UNI ou encore le syndicat étudiant La Cocarde, qui appellent depuis plusieurs mois à la dissolution de la Jeune Garde. De son côté, le député de La France insoumise Raphaël Arnault, fondateur de ce mouvement, a commenté par ces mots : « En plein milieu d’une bouillie islamophobe, et sous demande du RN, Retailleau annonce engager la dissolution de la Jeune Garde. C’est un outil antifasciste indispensable dans la période, l’extrême droite l’a bien compris et tente de nous détruire. »

La Jeune Garde est accusée de violences contre des militants de droite (Cocarde étudiante, UNI, Némésis). Huit de ses membres ont été mis en examen pour violences volontaires en raison de la religion après l’agression d’un adolescent, identifié comme juif, dans le métro parisien. Le mouvement est, en parallèle, étroitement surveillé par les services de renseignement.

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Frontière franco-espagnole : Bruno Retailleau annonce une cellule de renseignements contre l’immigration irrégulière

En visite au Pays basque vendredi, le ministre français de l’Intérieur Bruno Retailleau a annoncé la création d’une cellule de renseignements contre l’immigration irrégulière, qui regroupera les services de renseignements douaniers, policiers, financiers et la gendarmerie. Selon le préfet des Pyrénées-Atlantiques, Jean-Marie Girier, le département a été, au début de l’année 2025, « la première porte d’entrée en France pour l’immigration irrégulière ».

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Le ministre français de l’Intérieur a annoncé, vendredi 11 avril, lors d’une visite au Pays basque, la création d’une cellule de renseignements spécialisée dans la lutte contre l’immigration irrégulière, indique la presse locale. Cette structure regroupera les services de renseignements douaniers, policiers, financiers et la gendarmerie.

« La France n’est pas un hall de gare. Depuis la barrière de péage de Biriatou, dans les Pyrénées-Atlantiques, j’ai présenté notre nouvelle stratégie de fermeté. Elle repose sur trois axes clairs : le renforcement des contrôles aux frontières, la lutte sans relâche contre les passeurs, et une coopération avec les États frontaliers », a tweeté Bruno Retailleau vendredi. « Cette stratégie s’incarne dans une mobilisation totale des forces de sécurité intérieure, des douaniers et de nos armées : la Force Frontières. »

La cellule sera implantée à Biriatou, ville frontalière avec l’Espagne devenue l’un des points de passage de migrants vers la France. Le péage de Biriatou et l’A63 sont régulièrement le théâtre d’arrestations de passeurs de migrants, précise le journal Sud-Ouest.

Selon le préfet des Pyrénées-Atlantiques, Jean-Marie Girier, le département a été, au début de l’année 2025, « la première porte d’entrée en France pour l’immigration irrégulière ». En 2024, 5 264 migrants ont été interceptés dans les Pyrénées-Atlantiques, 680 autres pour le seul mois de janvier. « Cinq fois plus que l’année précédente à la même date », ajoute le préfet concernant ce chiffre pourtant en baisse par rapport aux années 2022 et 2023.



Plus de 4 000 passeurs interpellés en France en 2024

Depuis son arrivée au gouvernement en septembre 2024, Bruno Retailleau a fait de l’immigration illégale et de la lutte contre les passeurs sa priorité. En février dernier lors d’un déplacement dans dans les bureaux de l’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (Oltim) en région parisienne, le ministre de l’Intérieur et la ministre des Comptes publics avait annoncé la création d’une cellule de renseignements similaire qui associerait les services des ministères des Armées, de l’Intérieur, et du ministère de l’Économie.

Parmi les mesures annoncées, il était également prévu « un plus grand recours aux technologies », comme « la lecture automatique des plaques d’immatriculation », la pose de balises sur les voitures ou « les intercepteurs de données numériques », avait détaillé Bruno Retailleau.

Quelques semaines plus tard, le ministre de l’Intérieur avait rencontré son homologue britannique au Touquet, dans le Pas-de-Calais. Il avaient détaillé le renforcement du dispositif de contrôle de la frontière avec notamment des patrouilles supplémentaires d’ici l’été et de nouveaux enquêteurs sur les réseaux de trafiquants.

D’après le patron de l’Oltim, Xavier Delrieu, interviewé par le Figaro en février, « plus de 4 000 passeurs ont été arrêtés » en France en 2024, dont 500 en Outre-mer. La majorité des personnes interpellées faisaient partie d’un réseau structuré.

Ainsi, en 2024, l’Oltim, qui compte 157 enquêteurs spécialisés épaulés par 450 policiers sur tout le territoire, a démantelé « 269 filières » criminelles, « découpées en 66 filières d’entrée sur le territoire national, 132 filières d’aide au maintien sur le territoire, le reste se répartissant entre les filières d’aide au transit et celles de traite des êtres humains ».

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Le ministre français de l’Intérieur Bruno Retailleau au Maroc pour consolider la coopération migratoire

Le ministre de l’Intérieur français se rend au Maroc dimanche 13 et lundi 14 avril pour une visite éclair. Bruno Retailleau dit venir pour « consolider les avancées », notamment en matière d’immigration.

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Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, lors d’un rassemblement avec ses partisans, le 11 avril 2025. Crédit : AFP

C’est une visite de suivi, dans la continuité de celle du président Emmanuel Macron qui était au Maroc fin 2024. Après des années de brouille, Paris et Rabat s’étaient retrouvés pour annoncer le lancement d’un partenariat d’exception renforcé. Dimanche 13 et lundi 14 avril, le ministre français de l’Intérieur est en visite éclair au Maroc.

Sur le plan sécuritaire, et notamment migratoire, cela s’est déjà traduit par une augmentation du nombre de laissez-passer consulaires, nécessaires pour faire appliquer les obligations de quitter le territoire français (OQTF). Il a bondi de 93 % entre janvier et février derniers, par rapport à la même période l’an dernier. Un chiffre spectaculaire dont s’est félicité le ministère de l’Intérieur avant même le début de la visite.

Une façon, pour Bruno Retailleau, d’afficher aux côtés d’Abdelouafi Laftit, son homologue marocain qu’il avait déjà pu rencontrer lors de la visite d’État française d’octobre dernier, une forme d’efficacité retrouvée dans la coopération migratoire. Côté français, on loue la « très grande qualité » du dialogue migratoire entre Paris et Rabat. Bruno Retailleau est au Maroc pour « faire le point » sur les « résultats obtenus » et pour tenter de « de renforcer encore cette dynamique » dans la coopération migratoire.

Cette dernière, longtemps bloquée par une brouille diplomatique entre Paris et Rabat, réduisait à néant les octrois de visas pour la France, et les reprises de personnes en situation irrégulière pour le Maroc. Depuis, un partenariat renforcé a été conclu, dans le sillage de la reconnaissance par Paris de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, l’été dernier. Un bougé majeur à l’origine d’une autre crise, entre la France et l’Algérie. Le rival historique du Royaume, avec lequel Bruno Retailleau entretient des relations exécrables.

Les ministres de l’Intérieur de la France et du Maroc doivent signer une feuille de route conjointe, à l’issue de cette visite de travail, qui doit aussi permettre d’accentuer la coopération contre le crime organisé et le trafic de drogue. La lutte contre le terrorisme et la sécurisation des grands évènements sportifs seront aussi parmi les thèmes abordés.

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Le ministre de l’Intérieur français a obtenu une victoire à l’Assemblée nationale vendredi sur une mesure pour lutter contre le narcotrafic.

Le ministre de l’Intérieur français a obtenu une victoire à l’Assemblée nationale vendredi sur une mesure pour lutter contre le narcotrafic.

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Le ministre de l’Intérieur de la France, Bruno Retailleau, lors du débat sur le projet de loi sur le trafic de drogue à l’Assemblée nationale à Paris, le 17 mars 2025.

Après un revers la veille, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a obtenu vendredi gain de cause à l’Assemblée sur une des mesures phares du texte visant à lutter contre le narcotrafic, dont l’examen marathon se poursuivra finalement la semaine prochaine après avoir pris du retard.

Face au grand nombre d’amendements restants, la décision a été prise dans la soirée de continuer lundi après-midi les débats, qui devaient initialement s’achever vendredi.

La proposition de loi sénatoriale, très dense, a suscité de longues discussions toute la semaine, rallongées par une panne temporaire du système de vote des députés.

Une mesure «vitale» pour Bruno Retailleau

Une fois celui-ci réparé vendredi matin, les élus ont approuvé une mesure destinée à protéger les enquêteurs et informateurs mais jugée attentatoire aux droits de la défense par les avocats pénalistes et la gauche.

Cette disposition prévoit la création lors des enquêtes d’un «procès-verbal distinct», ou «dossier-coffre», pour ne pas divulguer à la défense certaines informations sur la mise en œuvre de techniques spéciales d’enquête (sonorisation, captation des données informatiques…) telles que la date, l’horaire, le lieu de leur mise en œuvre, ou l’identité de la personne ayant concouru à l’installation.

Défendue comme «vitale» par Bruno Retailleau, cette mesure avait été supprimée en commission.

Des recommandations pour restreindre «le dossier-coffre»

Le rapporteur Vincent Caure (Renaissance) et le gouvernement ont proposé des amendements de réécriture pour mieux l’encadrer, tenant compte d’un avis du Conseil d’État, qui avait recommandé de restreindre «le dossier-coffre» aux cas de nature à mettre en danger la vie ou l’intégrité physique d’une personne.

Plusieurs députés du Nouveau Front populaire se sont interrogés sur l’utilité de la mesure, alors qu’il est déjà possible d’anonymiser les témoignages et l’identité des enquêteurs.

Mais son adoption était bienvenue pour Bruno Retailleau, alors que les députés avaient refusé de rétablir jeudi une autre mesure phare du texte, prévoyant d’obliger les plateformes de messageries cryptées à rendre les messages des narcotrafiquants accessibles aux enquêteurs.

Défendre l’action du ministre

Pour le ministre, également candidat à la présidence des Républicains, le texte a valeur de test et lui permettrait de défendre son action dans le gouvernement de François Bayrou.

Plus tard dans la journée, les députés ont approuvé un article lui aussi vivement contesté par la gauche, qui permettrait au préfet de prononcer une «interdiction de paraître» d’un mois maximum dans les lieux liés à des activités de trafic de stupéfiants pour les personnes y participant.

Le préfet pourra aussi saisir un juge pour faire expulser de son logement toute personne dont les agissements en lien avec des activités de trafic de stupéfiants troublent l’ordre public.

«Le droit au logement est un droit constitutionnel»

Les députés du Nouveau Front populaire se sont notamment alarmés d’une mesure qui impacterait, au-delà du trafiquant, les membres de sa famille. «Le droit au logement est un droit constitutionnel. L’intérêt supérieur de l’enfant n’est pas indifférent aux décisions que nous avons à prendre», a déclaré le président du groupe PS Boris Vallaud.

Les débats se sont tenus vendredi dans un hémicycle clairsemé, où l’absence de nombreux députés macronistes a été relevée.

«Si les dossiers-coffres ont été rétablis, c’est grâce à nous», a déclaré le député Rassemblement national (RN) Michaël Taverne. «Vous étiez où, toute cette semaine? Vous n’étiez pas là.»

Une «force d’équilibre»

Accusés par le député LFI Antoine Léaument de faire alliance avec le RN, les députés du bloc central ont rétorqué, par la voix de l’élue MoDem Geneviève Darrieussecq, être une «force d’équilibre».

L’Assemblée a également adopté un article permettant aux préfets de décider la fermeture administrative de commerces soupçonnés de blanchiment, pour une durée allant jusqu’à six mois, éventuellement prolongée six mois par le ministre de l’Intérieur.

«Un excès de pouvoir administratif», selon le député écologiste Pouria Amirshahi. Et fondé uniquement sur «du soupçon», ont ajouté des députés insoumis.

À une voix près, un amendement RN a été adopté permettant aux maires de procéder à de telles fermetures administratives, ramenées dans ce cas à un mois. Mais deux députés ont indiqué s’être trompés lors du vote – une erreur possiblement révélatrice de la fatigue de la semaine. Une deuxième délibération pourrait avoir lieu en fin d’examen du texte.

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Le ministre français de l’Intérieur, Bruno Retailleau s’attaque à « l’islam politique » et appelle à interdire le port du voile islamique dans les universités

Le ministre français de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a pris pour cible ce qu’il a qualifié d’«islam politique», appelant à interdire le voile islamique dans l’enseignement supérieur français.

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Généré par IA

Il a déclaré au Parisien le 6 janvier que « la France pourrait être à nouveau frappée » par un attentat terroriste et a affirmé faire de « la lutte contre les Frères musulmans et l’islamisme l’une de ses ‘premières priorités’ ».

Pour ce faire, Retailleau a déclaré qu’il souhaitait accroître la portée de la laïcité en étendant l’interdiction de l’islam au-delà des écoles élémentaires et secondaires françaises en élargissant le champ d’application d’une loi de 2004 interdisant les symboles religieux dans ces établissements.

Selon le ministre, l’interdiction des signes religieux devrait également s’appliquer aux sorties scolaires et aux accompagnateurs, car elles constituent une extension des salles de classe et des universités.

« Le voile n’est pas simplement un morceau de tissu ; c’est une bannière de l’islamisme et un symbole de la soumission des femmes aux hommes », a-t-il affirmé.

L’idée de Retailleau d’étendre le champ d’application de la loi de 2004 n’est pas nouvelle. En 2013, le Conseil d’État avait estimé que les accompagnateurs de sorties scolaires n’étaient pas considérés comme des fonctionnaires et n’étaient donc pas soumis au principe de neutralité religieuse.

Lors de son entretien, il a assuré aux citoyens musulmans que le gouvernement français ne « combattait pas contre leur religion, défigurée par l’islamisme, mais contre une idéologie politique qui défigure leur religion ».

Pour Retailleau, l’islam politique menace les institutions françaises et la cohésion nationale.

Il a accusé les Frères musulmans – une organisation islamiste transnationale – de saper les institutions et la cohésion nationale de la France pour finalement imposer la charia.

« Il s’agit d’une stratégie de conquête lente, qui cherche à infiltrer tous les secteurs de la société : religieux, culturel, sportif, social, municipal, etc. », a-t-il affirmé.

Retailleau a également identifié l’immigration comme faisant partie du problème.

« Ouvrir les portes à une immigration incontrôlée en provenance d’une zone géographique arabo-musulmane où l’islam s’est radicalisé a eu des conséquences », a-t-il déclaré.

« Ce phénomène a favorisé la création d’enclaves islamistes, où les jeunes filles sont voilées et où nos compatriotes juifs sont pris pour cible. »

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