Le président Marcos est prêt à mettre son veto à ce projet d’éducation sexuelle obligatoire dans les écoles du pays.

Le président philippin Ferdinand Marcos a dénoncé lundi une proposition de loi visant à rendre l’éducation sexuelle obligatoire dans les écoles de ce pays fortement catholique, l’accusant de promouvoir la masturbation chez les jeunes enfants.
Il s’est engagé à opposer son veto au texte s’il était approuvé par le Congrès, accusant le mouvement «woke» d’être à l’origine d’une idée qu’il a qualifiée d’«odieuse» et «ridicule».
«Au cours du week-end, j’ai enfin lu en détail le projet de loi 1979 du Sénat. J’ai été choqué et consterné par certains de ses éléments», a déclaré Ferdinand Marcos à la presse. «Vous allez apprendre aux enfants de quatre ans à se masturber. Que chaque enfant a le droit d’essayer différentes sexualités. C’est ridicule. Si ce projet de loi est adopté sous cette forme, je garantis à tous les parents, enseignants et enfants que je mettrai immédiatement mon veto».
Lutter contre un taux élevé de grossesses
Les parlementaires, qui défendent le projet de loi sur la «prévention de la grossesse chez les adolescentes», affirment en revanche que de rendre l’éducation sexuelle obligatoire dans les écoles contribuerait à lutter contre le taux élevé de grossesses chez les adolescentes, ainsi que contre les agressions sexuelles sur mineurs.
La proposition de loi du Sénat vise à rendre obligatoire une «éducation sexuelle complète» adaptée à l’âge des élèves dans les écoles, qui soit «médicalement exacte, culturellement sensible, fondée sur les droits, inclusive et non discriminatoire».
L’éducation sexuelle a été intégrée au programme des écoles publiques pour les élèves âgés de 10 à 19 ans en 2012, mais les écoles privées, dont beaucoup sont gérées par l’Église catholique, ne sont pas tenues de l’enseigner.
Aucune référence à cette masturbation précoce
Le texte ne mentionne nulle part la masturbation chez les enfants de quatre ans, mais ses opposants affirment qu’il suit des orientations publiées par l’Unesco et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en matière d’éducation sexuelle, qui abordent la question de la masturbation.
Le débat sur le texte n’a pas encore été programmé au Parlement, selon l’équipe de son principal auteur, la sénatrice Risa Hontiveros. Il est donc peu probable qu’il soit adopté avant la fin de la législature en cours, avant les élections du 12 mai.
Les Philippines, sont l’un des derniers pays, avec le Vatican, à interdire le divorce. Le pays d’Asie du Sud-Est ne reconnait pas non plus officiellement les mariages entre personnes de même sexe.
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