Une patrouille de la brigade anticriminalité (BAC) a essuyé des tirs dans la nuit de mardi à mercredi à Ajaccio (Corse-du-Sud). Le suspect, muni d’une arme à feu de calibre 7,65, a été interpellé sans faire de blessés.
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Un équipage de la brigade anticriminalité (BAC) a été visé par plusieurs tirs d’arme à feu dans la nuit de mardi à mercredi à Ajaccio (Corse-du-Sud). Le tireur présumé a été localisé, maîtrisé et interpellé. Il a été placé en garde à vue.
Selon le communiqué de la préfecture de Corse, « cette nuit, aux alentours de 4h00, un équipage de policiers de la brigade anticriminalité était la cible d’un tir d’arme à feu, alors qu’il circulait sur le cours Grandval à Ajaccio ». L’individu, « ostensiblement armé », a ensuite tenté de s’approcher des policiers, qui sont parvenus à l’interpeller « sans qu’aucune victime ne soit à déplorer ».
Selon nos informations, les fonctionnaires, après un premier tir, sont sortis de leur véhicule pour tenter de localiser l’auteur. Ils ont alors essuyé deux nouveaux tirs. Le suspect, retranché, a été cerné après la mise en place d’un périmètre de sécurité et l’arrivée de renforts. Il a finalement été interpellé grâce à l’usage d’un pistolet à impulsion électrique (PIE). L’homme était en possession d’une arme de calibre 7,65 mm, toujours selon nos informations. Aucun blessé n’est à déplorer parmi les forces de l’ordre. Les motivations du suspect restent à ce stade inconnues. Une enquête a été ouverte.
Le préfet de Corse, Jérôme Filippini, a salué « le courage des fonctionnaires de police, qui sont intervenus immédiatement pour garantir la sécurité tout en gardant à tout moment leur sang froid dans une situation périlleuse ». Il estime que « cet événement illustre le sens du devoir des policiers qui s’engagent chaque jour au service de la sécurité des Français ».
Un collégien de 15 ans a été violemment agressé à coups de marteau ce mercredi à Reims (Marne), après une altercation sur Snapchat. Trois mineurs de 14 ans, dont l’un qui a filmé la scène, ont été interpellés et déférés ce vendredi. La victime s’est vu attribuer 10 jours d’incapacité totale de travail (ITT).
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Un collégien de 15 ans a été violemment agressé à coups de marteau, ce mercredi 29 janvier 2025, à Reims (Marne). Trois mineurs de 14 ans, dont un qui a filmé la scène, ont été interpellés et déférés ce vendredi devant un juge des enfants.
Selon le communiqué du procureur de la République de Reims, François Schneider, la victime sortait du collège Université, aux alentours de midi, en compagnie d’un ami âgé de 14 ans, lorsqu’ils ont été suivis par deux autres jeunes. C’est alors que son camarade l’a désigné aux deux agresseurs, qui l’ont immédiatement pris à partie. L’adolescent a été roué de coups et frappé à coups de marteau, tandis que son « ami » filmait la scène. Après lui avoir dérobé son téléphone, les agresseurs ont pris la fuite. Grièvement blessée, la victime a perdu connaissance et s’est vu délivrer 10 jours d’incapacité totale de travail (ITT).
Les investigations menées par le commissariat de police de Reims ont rapidement permis d’identifier et d’interpeller les trois mis en cause jeudi et vendredi. Tous sont âgés de 14 ans et inconnus des services de police et de la justice.
D’après les premiers éléments de l’enquête, l’origine de l’agression serait une simple discussion sur un groupe Snapchat commun aux adolescents. Lors de cet échange, la victime aurait évoqué l’un de ses futurs agresseurs en déclarant : « Il n’a pas d’ami ou quoi ? Ton pote le zemel », une expression signifiant qu’il n’était pas futé. Cette phrase aurait suffi à déclencher « ce déchaînement de violences qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques », précise le procureur.
Le suspect principal particulièrement désinvolte
Lors de leur garde à vue, les trois suspects ont reconnu les faits reprochés. Le procureur souligne toutefois « la très grande désinvolture du principal mis en cause devant les enquêteurs, et ce malgré la gravité des faits ».
Ils ont été déférés ce vendredi devant le juge des enfants pour des faits de violences volontaires en réunion, avec préméditation et avec arme ayant entraîné une ITT supérieure à huit jours, complicité de ces violences, enregistrement et diffusion d’images relatives à la commission d’une atteinte volontaire à l’intégrité d’une personne, ainsi que vol en réunion.
Leur placement sous contrôle judiciaire requis
Compte tenu de leur jeune âge et de l’impossibilité juridique d’un mandat de dépôt, le parquet a requis un placement sous contrôle judiciaire avec plusieurs obligations : interdiction de sortie entre 21 heures et 6 heures, interdiction de détenir une arme, interdiction de contact avec la victime et les co-auteurs, ainsi qu’un placement en Centre Éducatif Fermé pour deux des mis en cause.
Le jugement est fixé au 21 mai 2025 à 9 heures, a précisé le procureur.
Une adolescente de 14 ans a été rouée de coups et menacée de mort le 26 novembre dernier, à Valence (Drôme), en sortant de son collège. Six adolescentes soupçonnées d’avoir participé à l’agression ont été interpellées ce mardi matin avant d’être placées en garde à vue.
Six adolescentes, âgées de 14 et 15 ans, ont été interpellées ce mardi matin à Valence (Drôme) par les policiers du service local de police judiciaire (SLPJ). Elles sont soupçonnées d’avoir participé à la violente agression d’une collégienne de 14 ans, mardi 26 novembre, à la sortie de l’établissement scolaire de la victime, indique une source proche de l’affaire, confirmant une information du Dauphiné.
L’agression s’est produite aux abords du groupe scolaire Sainte-Anne, à Valence, vers 18 heures. Selon des témoignages, la victime a été prise à partie par un groupe de filles, qui étaient cinq ou six, parmi lesquelles d’anciennes amies. Ces dernières l’ont attirée dans une rue proche du collège avant de la rouer de coups de poing et de pied, alors qu’elle était au sol. La scène, d’une grande violence, a été filmée et diffusée sur les réseaux sociaux.
Le père de la victime, Ludovic, a décrit la brutalité de l’agression auprès de nos confrères : « Elles l’ont entraînée dans une rue non loin de là, et l’ont violemment frappée. Elle était en sang. Elle a été prise en charge par les pompiers et conduite à l’hôpital. Elle a eu des points de suture au visage, elle a des bosses… Une telle violence, c’est impensable ». C’est une passante qui a retrouvé l’adolescente blessée et donné l’alerte.
«Si tu portes plainte, on te tue»
Cette agression ferait suite à un différend antérieur entre la victime et le groupe de jeunes filles. Selon le père de la collégienne, elles auraient reproché à sa fille d’avoir déposé plainte après une précédente altercation. « Ma fille avait déjà été menacée, il y a quelques semaines. J’ai cru qu’on pouvait régler les choses par le dialogue, j’avais appelé la maman d’une des filles en question pour lui dire qu’il fallait que ça se calme ». Ludovic a également évoqué les menaces reçues par sa fille : « Une amie de ma fille a tenté de me contacter, hier soir, juste avant l’agression, car elle avait appris, sûrement sur les réseaux sociaux, ce qui se préparait. J’ai appelé l’une des filles qui parlaient d’agression, une ancienne amie de ma fille, qui m’a dit qu’elles ne lui feraient rien ».
Le lendemain matin, le père de famille a déposé plainte avec sa fille pour violences aggravées. « Ma fille a été menacée de mort, on lui a dit : ‘Si tu portes plainte, on te tue !' », a-t-il confié. Il affirme que d’autres élèves auraient subi des intimidations de la part de ces adolescentes « qui se croient intouchables », qu’il décrit comme originaires de Valence et de Malissard.
«Une banalisation de la violence»
« C’est la première fois à ma connaissance que des faits aussi graves sont commis. Nous avons immédiatement averti notre référent police nationale et demandé une présence renforcée devant l’établissement », a réagi Jacques Berger, directeur de l’ensemble scolaire Sainte-Anne, au lendemain de cette agression.
Le maire de Valence, qui est également ministre délégué à la sécurité du quotidien, Nicolas Daragon, avait lui aussi réagi suite à cette agression, 48 heures après les faits, dans un communiqué : « Cette agression d’une jeune fille par d’autres jeunes filles n’est malheureusement pas une banalité, elle est le reflet de plus en plus en courant d’une absence d’autorité à la maison et d’une banalisation de la violence comme source de règlement de tout conflit. C’est insupportable et intolérable ». L’édile a aussi appellé à la responsabilité des parents : « si vos enfants sont violents, vous en êtes responsables comptablement, moralement et pénalement ».
L’enquête en cours devra établir les responsabilités précises de chacune des adolescentes interpellées et déterminer leurs motivations.
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