Gérald Darmanin veut isoler les «100 plus gros narcotrafiquants»

La France a décidé d’isoler dans une «prison de haute sécurité» les «cent plus gros narcotrafiquants» qui poursuivent leur activité criminelle depuis leur cellule.

2–3 minutes
Généré par IA

La France, où l’inquiétude monte quant aux ravages du trafic de drogue en plein essor, a décidé d’isoler dans une «prison de haute sécurité» les «cent plus gros narcotrafiquants» qui poursuivent leur activité criminelle depuis leur cellule, a annoncé dimanche le ministre de la Justice.

Vider une prison et la sécuriser

«Nous allons prendre une prison française, on va la vider des personnes qui y sont et on y mettra, puisqu’on l’aura totalement isolée, totalement sécurisée, avec des agents pénitentiaires particulièrement formés», les «cent plus gros narcotrafiquants», a annoncé Gérald Darmanin, sur la chaîne LCI.

«On va montrer que quand on est en prison et qu’on est un narcotrafiquant, on ne peut pas téléphoner et on ne peut pas avoir une vie agréable», a-t-il ajouté. Le ministre, qui a fait de la lutte contre le narcotrafic une de ses priorités depuis son arrivée le 23 décembre, entend «taper très fort» contre cette «menace de sécurité intérieure». «Aujourd’hui, on isole certains trafiquants parmi d’autres détenus et on voit bien que ça ne marche pas ce système, si j’ose dire, de mixité», s’est-il justifié, citant notamment les détenus qui peuvent téléphoner en prison.

«Les prisons ne sont plus des entraves»

«Ce qui est insupportable», a estimé Gérald Darmanin, c’est que les prisons «ne soient plus des entraves pour la plupart (des narcotrafiquants) pour continuer leur trafic ou assassiner ou menacer des magistrats, des agents pénitentiaires, des journalistes ou des avocats». Pour ce projet, Gérald Darmanin a dit avoir pour l’heure «deux prisons en tête». «On va commencer par isoler les 100 premiers» plus grands narcotrafiquants, «puis on fera les 200 suivants, puis (de nouveau) les 200 suivants…», a-t-il expliqué.

Selon l’entourage du ministre joint par BFMTV, la liste des 100 narcotrafiquants a été établie par un travail des services de police, de gendarmerie et sur la base d’éléments recueillis par le renseignement pénitentiaire.

La drogue n’a jamais autant circulé en France, où le chiffre d’affaires du trafic est estimé entre 3,5 et 6 milliards d’euros par an, avec de nombreux gangs rivaux qui se livrent une guerre de territoire sanglante. En novembre, les maires de France ont sonné l’alarme sur l’irruption de produits stupéfiants, notamment de cocaïne, dans les territoires ruraux comme urbains.

Voir l’article original cliquez ci-dessous :

Voir l’article

Aller à l’accueil

Laisser un commentaire

Trois jeunes hommes soupçonnés de préparer un attentat à l’explosif mis en examen et écroués

Trois jeunes hommes ont été mis en examen à Paris, soupçonnés de préparer un attentat à l’aide d’engins explosifs. Interpellés en début de semaine, ils ont été mis en examen avant d’être écroués. Une information judiciaire a été ouverte du chef d' »association de malfaiteurs terroriste criminelle » et autres infractions liées au terrorisme.

Généré par IA

Trois jeunes hommes de 19 et 20 ans ont été mis en examen ce samedi 7 décembre à Paris, soupçonnés d’avoir projeté un attentat en France avec des engins explosifs. Ils ont été placés en détention provisoire. Une enquête préliminaire a été ouverte le 20 novembre dernier dans ce dossier, indique le parquet national antiterroriste (PNAT), confirmant une information du Parisien.

Les trois suspects ont été interpellés les 3 et 4 décembre dans plusieurs départements, avant d’être placés en garde à vue dans les locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Les mis en cause, radicalisés, auraient notamment envisagé de cibler la mairie de Poitiers (Vienne), d’après le quotidien francilien. Une cible envisagée en lien avec la bataille de Poitiers qui marqua la victoire des troupes de Charles Martel contre les troupes arabo-berbères, en 732. Le siège de la DGSI aurait également fait partie des cibles identifiées par les suspects.

Une information judiciaire a été ouverte samedi des chefs d' »association de malfaiteurs terroriste criminelle », « détention et transport de substance ou produit incendiaire ou explosif en relation avec une entreprise terroriste », « fabrication non autorisée d’engin explosif ou explosif en relation avec une entreprise terroriste ». Les trois jeunes hommes s’étaient lancés dans la conception de TATP, un explosif utilisé par les djihadistes, extrêmement puissant, mais aussi instable.

Deux des suspects ont été mis en examen de l’ensemble des chefs, tandis que le troisième l’a été uniquement du chef d' »association de malfaiteurs terroriste criminelle ».

Voir l’article original cliquez ci-dessous :

Toute l'actualité des faits divers par région...
Voir l’article

Aller à l’accueil