- Le Royaume-Uni prévoit de lancer un système d’identification numérique utilisant les smartphones et la technologie de reconnaissance faciale pour rationaliser les fonctions gouvernementales, des achats d’alcool aux paiements d’impôts.
- L’initiative vise à améliorer l’efficacité dans divers secteurs, y compris les services aux anciens combattants, grâce à des cartes numériques d’anciens combattants, et permettra aux jeunes d’utiliser des identifiants numériques soutenus par le gouvernement pour prouver leur âge pour les achats d’alcool.
- Les particuliers peuvent s’inscrire auprès d’entreprises d’identité numérique certifiées pour accéder aux services gouvernementaux via des applications sur leurs smartphones, mais les critiques mettent en garde contre une éventuelle ingérence de l’État et une société à deux vitesses.
- Des critiques comme David Kurten, du parti britannique Heritage Party, expriment leurs inquiétudes quant à l’obligation des identifiants numériques et au potentiel de contrôle gouvernemental, citant des exemples tirés des débats sur le passeport vaccinal à l’époque de la pandémie.
- Le débat sur les identités numériques met en évidence la tension entre la commodité technologique et la préservation de la vie privée, les critiques soulignant les implications potentielles de la surveillance de l’État et l’érosion des libertés civiles.

Le Royaume-Uni s’apprête à déployer un système d’identification numérique en 2025 .
La nouvelle initiative, qui utilisera les smartphones et la technologie de reconnaissance faciale, vise à rationaliser diverses fonctions gouvernementales, de l’achat d’alcool et de l’accès aux services aux anciens combattants au paiement des impôts et à l’accès aux comptes bancaires.
Selon des sources gouvernementales, le système d’identification numérique, disponible auprès d’entreprises certifiées, permettra aux individus de prouver instantanément leur âge et leur identité lorsqu’ils entrent dans des pubs, des clubs et des magasins, ainsi que pour diverses transactions en ligne. (Article connexe : Les États américains adoptent des lois sur la vérification de l’âge sur Internet pour contraindre les gens à utiliser des identifiants numériques. )
Cette technologie promet une prestation de services plus efficace, notamment pour les anciens combattants, qui auront un accès plus rapide aux programmes de soutien grâce à des cartes d’ancien combattant numériques.
« Les jeunes pourront utiliser des cartes d’identité numériques approuvées par le gouvernement pour prouver qu’ils ont l’âge requis pour boire de l’alcool, en vertu de modifications législatives qui entreront en vigueur l’année prochaine », a indiqué le Telegraph dans un rapport publié dimanche 8 décembre. « Ils pourront s’inscrire auprès de sociétés d’identité numérique certifiées selon les normes de sécurité et de fiabilité fixées par le gouvernement, puis utiliser l’application sur leur smartphone pour prouver qu’ils ont plus de 18 ans lorsqu’ils se rendent dans des pubs, des restaurants et des magasins. Cela fait partie d’un effort plus vaste visant à déplacer davantage de fonctions gouvernementales en ligne afin que les gens puissent prouver leur identité pour tout, du paiement des impôts à l’ouverture d’un compte bancaire en utilisant l’application soutenue par le gouvernement. »
Les critiques s’inquiètent d’une éventuelle ingérence excessive de l’État
Les critiques ont toutefois exprimé de sérieuses inquiétudes quant au risque d’une intervention excessive de l’État et de la création d’une société à deux vitesses. David Kurten, chef du parti britannique Heritage Party, prévient que le programme pourrait éventuellement devenir obligatoire, ce qui conduirait à un scénario où les personnes sans identifiant numérique seraient confrontées à des discriminations et à des obstacles pour accéder aux services.
Un autre point de discorde concerne la possibilité pour le gouvernement de désactiver à distance les identifiants numériques , ce qui empêcherait les individus d’exercer des activités essentielles s’ils sont jugés comme ayant violé des normes non spécifiées. Les critiques comparent cette situation aux systèmes de crédit social, qui, selon eux, peuvent être utilisés pour surveiller et contrôler le comportement des citoyens.
L’essor des cartes d’identité numériques a également été lié aux efforts antérieurs visant à mettre en place des passeports vaccinaux pendant la pandémie. Kurten prévient que l’approche actuelle, qui promet commodité et facilité d’accès, pourrait rapidement se transformer en mesures de contrôle plus strictes, reflétant la progression des professionnels de santé vers les enfants ciblés par la vaccination.
Les responsables gouvernementaux insistent sur le fait que le système d’identification numérique ne sera pas obligatoire, mais les critiques soulignent que de nombreux programmes volontaires deviendront obligatoires à terme. Ces derniers soutiennent également que l’intégration potentielle des identifiants numériques dans les expériences d’achat courantes est particulièrement déconcertante, suggérant que la technologie pourrait être utilisée pour surveiller le comportement des consommateurs et éroder davantage la vie privée.
En outre, le projet de l’Union européenne de relever les empreintes digitales de tous les voyageurs d’ici 2025, y compris ceux en provenance de pays exemptés de visa comme les États-Unis, renforce la surveillance croissante des technologies d’identification numérique. Selon les critiques, ces mesures représentent un changement important dans la manière dont les gouvernements gèrent les données personnelles et la vérification de l’identité, avec de graves conséquences pour les libertés civiles.
Le débat sur le système d’identification numérique souligne la tension actuelle entre la commodité gouvernementale et les droits individuels à l’ère numérique. L’introduction du système d’identification numérique au Royaume-Uni reflète une tendance mondiale plus large vers la gestion de l’identité numérique.
Alors que le gouvernement affirme que cette technologie améliorera l’efficacité et la sécurité, ses opposants craignent qu’elle marque le début d’un État de surveillance, compliquant encore davantage la relation entre les gouvernements et leurs citoyens.
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