La légende du cinéma Bardot soutient Depardieu avant son procès pour agression sexuelle et critique le féminisme

Lundi, Brigitte Bardot a défendu l’acteur français Gérard Depardieu, accusé d’agression sexuelle, lors d’une interview accordée à BFM. L’ancienne actrice française a également défendu l’acteur et réalisateur français Nicolas Bedos, reconnu coupable l’an dernier d’agressions sexuelles sur deux femmes, ajoutant que « le féminisme, ce n’est pas mon truc ». 

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Brigitte Bardot a défendu deux acteurs français accusés d’ agression sexuelle, dont la légende du cinéma Gérard Depardieu, affirmant qu’ils devraient être autorisés à « continuer leur vie » dans une interview à la chaîne française BFM diffusée lundi.

L’ancienne star française de 90 ans s’est exprimée alors qu’un tribunal parisien s’apprête à statuer mardi dans la première affaire à être jugée contre Depardieu, accusé d’agression ou de comportement inapproprié par une vingtaine de femmes.

Elle a également défendu l’acteur et réalisateur français Nicolas Bedos, reconnu coupable en octobre 2024 d’agression sexuelle sur deux femmes.

« Ceux qui ont du talent et qui mettent la main sur les fesses d’une fille sont jetés dans le caniveau », a déclaré Bardot lors d’une interview depuis son domicile dans le sud de la France.

« On pourrait au moins les laisser vivre leur vie. Elles ne peuvent plus vivre », a-t-elle déclaré, ajoutant que « le féminisme , ce n’est pas mon truc ».

En mars, le procureur principal Laurent Guy a requis une peine de 18 mois de prison avec sursis contre Depardieu, arguant que les agressions dénoncées par les deux femmes dont les cas sont entendus dans ce procès étaient « intentionnelles ».



Ce n’est pas la première fois que Bardot critique ouvertement le mouvement #MeToo .

En 2018, elle a signé une lettre ouverte affirmant que le mouvement était devenu une « chasse aux sorcières » puritaine qui menaçait la liberté sexuelle, et que les acteurs qui se plaignaient de harcèlement sexuel ne cherchaient qu’à se faire connaître.

Depuis que la star de cinéma des années 1960 s’est éloignée des écrans il y a plus de 50 ans, elle est devenue une championne des droits des animaux.

Lors de l’interview de lundi, Bardot a exhorté le gouvernement français à abolir la pratique « horrible » de la chasse avec des meutes de chiens pour chasser un animal plus petit.

« Après 50 ans de supplications restées sans réponse, le gouvernement français doit accepter de m’accorder au moins cette victoire », a-t-elle déclaré.

(FRANCE 24 avec AFP)

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France: inculpé pour viols, Depardieu conteste jeudi des éléments de l’enquête

L’acteur français Gérard Depardieu, contre qui un procès pour viols est requis, va contester jeudi devant la cour d’appel de Paris des éléments de l’enquête le visant, a appris mercredi l’AFP de sources proches du dossier. 

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Il est inculpé pour viols et agressions sexuelles en août 2018 sur la comédienne Charlotte Arnould. Il avait alors 69 ans, elle 19.

Gérard Depardieu nie vigoureusement. En mars 2022, la cour d’appel avait confirmé son inculpation dont il demandait l’annulation.

Cette fois, sa défense a déposé deux recours, qui seront examinés jeudi après-midi.

Le premier demande la nullité d’un témoignage d’une figurante, recueilli par le site d’investigation Mediapart puis par courriel par les enquêteurs, la femme vivant à l’étranger, d’après l’une des sources proches du dossier.

En décembre 2014, lors d’une scène du tournage de «Big House», réalisé par Jean-Emmanuel Godart, «sans prévenir, Gérard Depardieu a mis sa main sous ma robe», avait-elle raconté à Mediapart.

«Il a essayé d’écarter ma culotte et de me doigter (…). Si je ne l’avais pas arrêté, il aurait réussi», avait-elle assuré.

Sollicitée par l’AFP, l’avocate de Charlotte Arnould a souligné la similitude de cette scène avec le témoignage de sa cliente. «Son mode opératoire, c’est la main dans la culotte», facilitant le «viol par surprise», a accusé Me Carine Durrieu-Diebolt.

Le conseil de l’acteur, Jérémie Assous, a refusé de répondre à l’AFP.

La seconde requête porte sur les rushes de l’émission «Complément d’enquête», diffusée fin 2023 sur la chaîne publique France 2, objet d’une vive polémique qui a précipité la chute de l’acteur.

Gérard Depardieu, en voyage en Corée du Nord en 2018, y multiplie les propos misogynes et en prononce d’autres à caractère sexuel lorsqu’une petite fille à cheval passe à l’image. «Si jamais il galope, elle jouit», lance-t-il notamment.

Un montage frauduleux pour sa défense, qui a saisi la justice civile, ce que conteste la production.

M. Depardieu a aussi enjoint la magistrate chargée des investigations pour viols sur Charlotte Arnould de saisir ces rushes pour trancher, entre autres, sur l’authenticité du montage.

La juge a refusé fin juillet, d’après une autre source proche du dossier. Si elle avait bien demandé à France TV et la société de production Hikari de communiquer les rushes, elle avait expliqué ne pouvoir les y contraindre, car elle est seulement chargée d’enquêter sur les accusations de viols. M. Depardieu a fait appel.

Les plaintes et accusations se sont multipliées depuis six ans contre le monstre sacré du cinéma français, au tempérament fort en gueule et outrancier, amateur de saillies graveleuses et misogynes.

L’acteur doit comparaître fin mars pour agressions sexuelles en septembre 2021 lors du tournage des «Volets verts», accusations qu’il conteste là aussi.

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