Les députés français voteront sur l’une des lois sur l’euthanasie les plus extrêmes au monde

Dissuader un proche en souffrance de recevoir une injection létale peut vous valoir jusqu’à deux ans de prison et 30 000 € d’amende.

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Les députés français s’apprêtent à voter une loi visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté . Lors des derniers jours du débat parlementaire, lors de l’examen des dispositions du projet, certains des articles les plus scandaleux ont été débattus et, malheureusement, nombre d’entre eux ont été adoptés.

Depuis plusieurs jours, les voix s’élèvent pour dénoncer le texte. La proposition que les députés s’apprêtent à voter fera de la France l’un des pays les plus permissifs en la matière, aux côtés de pays qui s’enfoncent dans des dérives de plus en plus graves en matière d’« aide médicale à mourir », comme le Canada et la Belgique.

Sur le modèle existant pour l’avortement, un délit d’« obstruction » a été créé , permettant de poursuivre quiconque souhaite empêcher ou tente d’empêcher l’euthanasie, que ce soit par des actes, des paroles ou l’accès à l’information. Empêcher un proche souffrant de recevoir une injection létale est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à deux ans de prison et 30 000 € d’amende. La peine prévue est encore plus lourde que celle prévue pour l’avortement.

A l’inverse, la possibilité symétrique d’un « délit d’incitation à l’euthanasie », c’est-à-dire le fait de pousser quelqu’un à demander la mort, n’a pas été retenue, même si l’expérience d’autres pays a montré que les pressions psychologiques, familiales et financières sont nombreuses pour ceux qui envisagent le suicide assisté.

L’amendement proposé par la droite, qui stipulait que « l’infraction n’est pas commise lorsque les propos incitent simplement à la prudence, à la réflexion et au débat en faveur de l’accompagnement et du soutien des individus », a été rejeté.

Les débats ont donné lieu à une bataille sémantique acharnée. La députée écologiste Sandrine Rousseau a rejeté le terme « suicide assisté » pour ne pas donner l’impression d’une incitation au suicide. Le mot « euthanasie » a été évité autant que possible pour ne pas « ternir les débats ». Le député macroniste Charles Sitzenstuhl, opposé au texte , a critiqué la retenue fallacieuse des partisans de l’euthanasie, qui refusent systématiquement d’utiliser un langage clair pour décrire la réalité mortifère de ce qu’ils promeuvent. Tous les prétextes ont été utilisés pour occulter cette réalité, allant même jusqu’à proposer de classer la mort par euthanasie comme « mort naturelle » sur les certificats de décès. Bien que la mesure ait été initialement approuvée par les députés, elle a ensuite été retirée.



Nous avons assisté à des discussions parmi les plus absurdes à la Chambre, par exemple lorsque le député conservateur Patrick Hetzel a demandé que certains lieux soient exclus de la pratique de l’euthanasie. Ce qui semblait évident – ​​interdire l’euthanasie dans les maisons de retraite, par exemple – ne l’était manifestement pas pour tout le monde. La ministre de la Santé, Catherine Vautrin, a défendu l’autorisation de pratiquer l’euthanasie dans les chambres d’hôtel.

Toutes les mesures visant à protéger les personnes vulnérables du recours à l’euthanasie – malades mentaux, personnes lourdement handicapées et personnes dont le pronostic vital est long – ont été rejetées. Ceux qui se disent « éligibles » – éligibles à la mort – ont organisé une manifestation à Paris pour exprimer leur détresse et leur inquiétude face à ce qui est prévu.

Les promoteurs de l’euthanasie en France ne s’en cachent pas. La ministre déléguée aux Personnes handicapées, Charlotte Parmentier-Lecocq, a ainsi rappelé que l’euthanasie des personnes handicapées est un droit « accessible à toutes les personnes handicapées, comme le prévoit la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées ».

La voie est libre pour tous les excès, malgré les voix de Cassandre qui nous rappellent que le pire est toujours proche. Alain Minc, athée libéral et progressiste, conseiller de nombreuses personnalités politiques de premier plan, de Sarkozy à Macron, a exprimé ses inquiétudes dans Le Figaro : 

Je suis convaincu que le droit de mourir que certains députés tentent de faire passer deviendra bientôt un devoir de mourir pour la majorité. Cette loi est faite pour Saint-Germain-des-Prés, pour des gens instruits, maîtres de leur destin et de leur intelligence. Des gens sans problèmes matériels, qui lisent les journaux et font leurs propres choix personnels.

Minc accuse la loi d’accroître les inégalités sociales à l’avenir, car les plus riches auront toujours la possibilité de choisir entre la mort et la gestion de leurs souffrances.

Le vote final sur le projet de loi est prévu pour le mardi 27 mai. En Belgique, lorsque l’euthanasie a été votée, elle devait concerner quelques centaines de cas par an. Aujourd’hui, nous en sommes à plusieurs milliers par an.

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Des collaborateurs de députés d’extrême gauche français attaquent des journalistes d’extrême droite à l’Assemblée nationale

L’Assemblée nationale vient d’être le théâtre d’une grave altercation entre des membres du personnel du parti d’extrême gauche La France insoumise (LFI) et du média d’investigation d’extrême droite Frontières. Les membres du personnel ont eu recours à la violence pour tenter d’expulser les journalistes des lieux. Mercredi 9 avril, des membres du personnel parlementaire du parti d’extrême gauche LFI se sont rassemblés à l’Assemblée nationale pour protester contre la publication d’un important dossier du magazine conservateur Frontières intitulé « LFI : le parti de l’étranger », qui met en lumière les liens du parti avec le Hamas et les lobbies islamistes.

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Numéros du magazine tenus par Louise Morice, journaliste et chargée de communication à Frontières

L’Assemblée nationale vient d’être le théâtre d’une grave altercation entre des membres du personnel du parti d’extrême gauche La France insoumise (LFI) et du média d’investigation d’extrême droite Frontières . Les membres du personnel ont eu recours à la violence pour tenter d’expulser les journalistes des lieux. Mercredi 9 avril, des membres du personnel parlementaire du parti d’extrême gauche LFI se sont rassemblés à l’Assemblée nationale pour protester contre la publication d’un important dossier du magazine conservateur Frontières intitulé « LFI : le parti de l’étranger », qui met en lumière les liens du parti avec le Hamas et les lobbies islamistes.

Trois journalistes de Frontières se sont rendus sur place pour couvrir la manifestation. Identifiés par les manifestants LFI, les tensions se sont rapidement envenimées et les journalistes ont été agressés physiquement par le personnel parlementaire. Des vidéos circulent depuis sur X, montrant l’agression des trois journalistes – dont une femme – avec la participation de Raphaël Arnault, député LFI, inscrit sur la liste de surveillance de la police française pour menace potentielle à la sécurité nationale.

La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a publié un communiqué de presse imputant la quasi-totalité de la responsabilité des violences à Frontières . Le communiqué ne contient aucune condamnation des agissements de LFI, qui constitue une atteinte flagrante à la liberté de la presse. « Toute action pouvant être considérée comme un coup d’éclat ou une provocation, quelle qu’elle soit, ne sera pas tolérée. Le non-respect de ces règles peut entraîner des restrictions d’accès à l’Assemblée et le retrait de l’accréditation. La présidente de l’Assemblée nationale veillera, avec fermeté et pondération, à leur respect. Elle le réitérera dans une lettre adressée au média Frontières », peut-on lire dans le communiqué.



Les députés d’extrême gauche ont réclamé l’interdiction pure et simple des journalistes de Frontières à l’Assemblée nationale. Mathilde Panot, cheffe de file du groupe parlementaire LFI, a également exigé l’interdiction de la vente du magazine dans le kiosque de l’Assemblée, alors même que Frontières est officiellement accrédité comme média auprès de la Commission des publications et des agences de presse (CPPAP). 

Erik Tégner, directeur de la rédaction de Frontières, a dénoncé ce deux poids, deux mesures sur CNews : « Lorsque Le Monde a publié un article en juin dernier sur les proches « controversés » des députés du RN, cela n’a posé aucun problème . Aujourd’hui, nous sommes soumis à la logique de la censure. Il est interdit de critiquer et d’enquêter sur LFI. »

L’incident a suscité l’indignation à droite, et les déclarations de soutien à nos collègues de Frontières se multiplient.

Marine Le Pen a déclaré : « Des journalistes hués, insultés, intimidés physiquement par des députés au sein même de l’Assemblée nationale. Jusqu’où irons-nous ? »

Marine Le Pen, également cheffe de file du groupe parlementaire du RN, a interpellé Gabriel Attal, ancien ministre et chef du groupe macroniste (RE) à l’Assemblée, lui rappelant son immense responsabilité politique : les députés d’extrême gauche ont pu entrer au Parlement français lors des dernières élections législatives grâce au soutien de RE : « Gabriel Attal, voici vos enfants ! Car on ne le répétera jamais assez, ces députés qui font honte à tout le pays n’auraient jamais été élus sans vos désistements aux législatives. »

Valérie Boyer, sénatrice des Républicaines (LR), s’est également exprimée, assurant Frontières de son soutien sur les réseaux sociaux.

En signe de protestation contre le communiqué de Braun-Pivet, le député RN Jean-Philippe Tanguy a annoncé jeudi 10 avril que le Rassemblement national refuserait de reprendre les travaux à l’Assemblée nationale.

Les trois journalistes agressés ont depuis porté plainte auprès de la police.

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Le jour du jugement pour le gouvernement Barnier

Le mercredi 4 décembre devrait sonner le glas du gouvernement de Michel Barnier. Dans l’après-midi, les députés doivent examiner les motions de censure déposées en début de semaine pour contrer l’adoption en force du budget 2025. L’ alliance de circonstance entre les députés de la coalition de gauche et du Rassemblement national (RN) devrait aboutir à l’adoption de la motion de censure, plongeant à nouveau la France dans l’incertitude.

Généré par IA

Lundi 2 décembre, le Premier ministre a déclenché la machine infernale de son propre impeachment en utilisant l’article 49.3 de la Constitution pour faire passer en force le budget en l’absence d’une majorité de députés favorable à son projet. La réponse, attendue depuis plusieurs semaines, ne s’est pas fait attendre : la coalition de gauche et le RN ont chacun proposé une motion de censure visant à rejeter le budget et à renverser le gouvernement.

Ces motions doivent être examinées mercredi 4 décembre après-midi. La première motion à être examinée est celle déposée par la gauche, qui devrait être adoptée grâce à la combinaison des voix de la gauche et du RN. 

Le RN a choisi de soutenir un texte rédigé par la gauche, alors même que les termes dans lesquels la motion de censure a été rédigée sont clairement en contradiction avec son propre programme politique . La motion de gauche critique par exemple « l’obsession » anti-immigration du gouvernement Barnier. Mais pour le député RN Jean-Philippe Tanguy, là n’est pas l’enjeu :

Nous ne votons pas un texte, nous votons une motion de censure contre le gouvernement. Le texte, qui n’est pas essentiel, est un artifice, une façade pour expliquer une position, c’est tout.

Un avis partagé par le député Insoumis Éric Coquerel, président de la commission des Finances et farouche opposant au RN : « Si le RN soutient notre motion, c’est qu’il estime aussi qu’il faut faire tomber le gouvernement Barnier », a-t-il expliqué mardi 3 décembre au soir.

Le RN nie également avoir joué le jeu de la surenchère et affirme avoir au contraire constamment revu ses revendications à la baisse . 

L’adoption d’une motion de censure entraînerait la chute du gouvernement Barnier, qui pourra néanmoins rester en place pour une durée indéterminée en tant que gouvernement démissionnaire, le temps de constituer une nouvelle équipe. La même situation s’était produite après les législatives, lorsque le gouvernement démissionnaire de Gabriel Attal avait été prolongé de plus de deux mois avant la nomination de Barnier.

Emmanuel Macron aurait déjà commencé à chercher un nouveau candidat au poste de Premier ministre, sans succès jusqu’à présent.

Macron et Barnier ont déclaré dans les médias qu’ils « ne croyaient pas » à la réussite de la censure. Quant aux appels à sa démission qui se multiplient, le président les considère comme de la « fiction politique ». Dans ses dernières allocutions, le Premier ministre a repoussé de toutes ses forces la perspective d’une censure, promettant le « chaos » en cas d’adoption de celle-ci – une rhétorique qui trouve un écho au niveau européen, la presse grand public brandissant le spectre d’un danger imminent pour la « stabilité de la zone euro » – une tactique familière pour faire pression sur l’opinion afin que rien ne change.

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