Les chaînes d’information conservatrices françaises CNews et Europe 1 sont sous le coup d’une enquête pour leur couverture critique de la condamnation de Marine Le Pen.

Les chaînes d’information conservatrices françaises CNews et Europe 1 sont sous le coup d’une enquête pour leur couverture critique de la condamnation de Marine Le Pen.
L’Autorité de régulation de l’audiovisuel et de la communication numérique (Arcom) va évaluer si les deux chaînes ont respecté leurs obligations « en termes de pluralisme et d’honnêteté » lors de la couverture du procès et de la condamnation du favori à la présidentielle française.
Un porte-parole d’Arcom a confirmé à Brussels Signal le 7 avril que l’organisation avait été alertée en lien avec la couverture par les deux chaînes du procès du leader de facto du Rassemblement national dans lequel Le Pen a été condamnée le 31 mars.
« Comme pour tous les autres cas dont nous sommes informés, nous enquêterons sur les images qui nous sont signalées conformément à cette procédure », a déclaré le porte-parole.
L’Arcom a lancé l’enquête après avoir reçu plusieurs saisines suite à la condamnation du favori à la présidentielle.
En février, C8, une autre chaîne de télévision du même groupe que CNews, a vu son émission très populaire Touche pas à mon poste retirée des ondes par le Conseil d’État français après qu’Arcom a refusé de renouveler sa licence en raison d’un manque perçu de pluralisme politique.
Dans son discours d’introduction, le populaire animateur de CNews, Pascal Praud, a déclaré le 1er avril : « Neuf personnes avaient décidé d’interdire C8. Cette fois, ce sont trois juges qui ont arrêté Mme Le Pen. »
« Il est possible que nous ayons perdu le manuel de la démocratie en France. »
Si l’Arcom a estimé que CNews et/ou Europe 1 ont outrepassé les limites fixées par l’article 434-25 du code pénal, et « cherché à discréditer (…) dans des conditions de nature à porter atteinte à l’autorité de la justice ou à son indépendance », alors ils pourraient avoir commis une infraction punie de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende.
En février 2024, le Conseil d’État français a jugé qu’Arcom devait renforcer son contrôle sur CNews, invoquant « ses obligations en matière de pluralisme et d’indépendance de l’information ».
Elle a décidé que l’Arcom devait « garantir » que toutes les chaînes françaises maintiennent « une expression pluraliste, en prenant en compte les contributions de tous les participants aux programmes, y compris les chroniqueurs, les animateurs et les invités, tout en respectant la liberté éditoriale ».
CNews est devenue la chaîne d’information en continu la plus populaire en France. Selon les derniers chiffres d’audience , elle enregistre des audiences record.
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