Attaques contre des prisons : trois véhicules incendiés sur le parking de la prison de Tarascon

Trois véhicules de personnels pénitentiaires ont été incendiés ce mercredi matin à Tarascon (Bouches-du-Rhône), au lendemain d’attaques coordonnées contre plusieurs prisons. Le parquet national antiterroriste (PNAT) s’est saisi de l’enquête.

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Le mercredi 16 avril 2025 à 11:01 – MAJ mercredi 16 avril 2025 à 11:14

Trois véhicules appartenant à des personnels pénitentiaires ont été incendiés mercredi 16 avril vers 05h20 du matin, sur un parking sécurisé à proximité de la maison d’arrêt de Tarascon (Bouches-du-Rhône).

Selon le procureur de la République de Tarascon, Laurent Gumbau, les voitures ont été brûlées sur un parking « isolé, réservé aux personnels, grillagé et l’accès sécurisé par un digicode ». Le magistrat a précisé qu’« a priori aucune inscription n’a été retrouvée sur les lieux« .

Ces faits surviennent au lendemain d’une série d’attaques coordonnées menées contre plusieurs établissements pénitentiaires sur le territoire national. La veille, la prison de Toulon (Var) avait notamment été visée par des tirs à l’arme automatique. Le parquet national antiterroriste (PNAT) a annoncé s’être saisi de l’enquête dès mardi soir. Le parquet spécialisé a justifié sa décision en raison de « la nature de ces faits, les cibles choisies et le caractère concerté d’une action commise sur de multiples points du territoire, ainsi que l’objectif qu’ils poursuivent de troubler gravement l’ordre public par l’intimidation, tel que revendiqué sur les réseaux sociaux par un groupe baptisé DDPF (Défense des prisonniers français) ».

L’enquête a été ouverte des chefs d’ »association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation d’un ou plusieurs crimes », de « tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste commise sur une personne dépositaire de l’autorité publique », et de « dégradation ou détérioration en bande organisée du bien d’autrui ».

Par ailleurs, dans la nuit de mardi à mercredi, un autre véhicule appartenant à un surveillant du centre pénitentiaire d’Aix-Luynes a été incendié devant son domicile, comme l’a rapporté Jessy Zagari, délégué régional FO Pénitentiaire.

«Ces actes ont lieu parce que nous prenons des mesures contre le laxisme»

Interrogé mercredi matin sur CNews, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a confirmé que « ce que je sais du ministère de l’intérieur, c’est qu’en effet, il y a un site à Tarascon, où des voitures auraient été brûlées, ce matin, très tôt, mais je n’ai pas d’informations complémentaires ». Il a estimé que ces violences visaient à réagir au durcissement de la politique pénitentiaire : « Ces actes ont lieu parce que nous prenons des mesures contre le laxisme, qui a existé peut-être jusqu’à présent dans les prisons, qui a mené notre pays à des difficultés extrêmement graves, des réseaux de drogue qui continuent à partir des cellules carcérales ». Il a également ajouté : « C’est une intimidation grave et on essaie de voir si l’État va reculer. C’est ça qui se passe. Je pense qu’il faut prendre les choses avec beaucoup de fermeté, beaucoup de calme et beaucoup de détermination ».

Le ministre n’a écarté aucune hypothèse quant aux auteurs de ces attaques : « Quand on tire à la Kalachnikov contre des centres pénitentiaires comme hier à Toulon, c’est plutôt un mode opératoire de jeunes délinquants qui sont peut-être payés quelques milliers d’euros pour faire ce genre de choses ».

«Il y a manifestement des gens qui essaient de déstabiliser l’État en intimidant»

Sur Europe 1, Gérald Darmanin a également commenté la nouvelle nuit de violences : « Il n’y a pas eu de nouvelle nuit bleue », tout en reconnaissant que « pour la seconde nuit consécutive, des violences visant des agents pénitentiaires ont été observées ».

Enfin, sur franceinfo, Jean-François Fogliarin, représentant du Syndicat national des directeurs pénitentiaires CFDT, s’est dit « inquiet » que ces violences « fassent tache d’huile et donnent des idées à d’autres ».

Ces événements surviennent près d’un an après l’évasion spectaculaire de Mohamed Amra au péage d’Incarville (Eure), lors de laquelle deux surveillants pénitentiaires avaient été tués. Le ministre de la Justice a résumé la situation en déclarant : « Il y a manifestement des gens qui essaient de déstabiliser l’État en intimidant ».

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La Suède envisage d’expulser les détenus des prisons surpeuplées par les gangs

Au cours du seul premier mois de 2025, 30 attentats à la bombe ont eu lieu, en grande partie attribués à des activités d’extorsion de fonds de gangs.

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La Suède envisage de transférer des condamnés vers des prisons étrangères pour faire face à la crise croissante de la criminalité. Une enquête commandée par le gouvernement, lancée en décembre 2023, a conclu qu’il n’existait aucun obstacle juridique empêchant la Suède de louer des espaces pénitentiaires à l’étranger. Le ministre de la Justice Gunnar Strömmer a annoncé ces conclusions mercredi, soulignant que des négociations avec des pays d’accueil potentiels étaient déjà en cours.

Cette proposition fait suite à une augmentation de la criminalité violente, notamment liée aux activités des gangs, qui a poussé les prisons suédoises à pleine capacité. Le nombre de peines de prison prononcées en 2023 a augmenté de 25 % par rapport à l’année précédente, avec un total de près de 200 000 mois d’incarcération. D’ici 2033, les autorités suédoises estiment qu’elles auront besoin de 27 000 lits de prison, soit plus du double des 11 000 actuels. 

La crise criminelle en Suède a été exacerbée par des attentats à la bombe et des fusillades liés aux gangs, alimentés par un afflux important de migrants ces dernières années, qui ont débordé la police et la justice. Rien que le premier mois de 2025, 30 attentats à la bombe ont été enregistrés, en grande partie attribués aux activités d’extorsion des gangs. 

Le gouvernement a réagi en adoptant des mesures de plus en plus strictes, notamment une proposition visant à révoquer la nationalité des binationaux impliqués dans le crime organisé. D’ici 2026, de nouveaux critères de citoyenneté imposeront une période de résidence de huit ans, un casier judiciaire vierge et une preuve d’indépendance financière afin de garantir que seuls ceux qui contribuent positivement à la société puissent s’installer en Suède.

L’ assassinat de Salwan Momika, un militant anti-islam, mercredi, a également exacerbé les tensions en Suède, alors que les inquiétudes sécuritaires se multiplient. Salwan Momika, qui avait déjà provoqué l’indignation dans les pays musulmans en brûlant le Coran, a été abattu à Södertalje alors qu’il diffusait en direct sur TikTok son message. Sa mort a suscité des spéculations sur une implication étrangère, le Premier ministre Ulf Kristersson ayant reconnu une dimension internationale potentielle du meurtre.

Les Démocrates de Suède, dont le soutien est crucial pour le gouvernement de centre-droit, ont été l’un des moteurs de la politique actuelle, prônant des mesures plus strictes en matière de criminalité et d’immigration. Leur influence est évidente dans les récentes propositions visant les criminels non-citoyens et dans les conditions plus strictes pour acquérir la nationalité suédoise.

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