Plainte pour détournement de fonds contre Edouard Philippe

Une lanceuse d’alerte attaque l’ancien premier ministre. Ce dernier dit que c’est la vendetta d’une fonctionnaire qui a perdu son poste.

3–5 minutes

Une lanceuse d’alerte a déposé une plainte avec constitution de partie civile à Paris afin qu’un juge d’instruction enquête sur les faits de détournement de fonds et de favoritisme dont elle accuse l’ancien premier ministre et maire (Horizons) du Havre Edouard Philippe, qui conteste.

La plainte a été déposée vendredi pour harcèlement moral, détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d’intérêt et concussion, a annoncé son avocat Me Jérôme Karsenti à l’AFP, France Inter et «Le Monde».

Sont également visées Stéphanie de Bazelaire, adjointe chargée de l’innovation et du numérique ainsi que Claire-Sophie Tasias, directrice générale des services de la communauté urbaine du Havre Seine Métropole.

Edouard Philippe réfute tout

«Je réfute toutes les accusations d’illégalités formulées contre moi», a réagi auprès de l’AFP Edouard Philippe, précisant avoir «déjà eu l’occasion de répondre aux questions» du parquet national financier (PNF).

Avec cette nouvelle plainte «pour les mêmes faits, et en choisissant semble-t-il d’en évoquer d’autres, la plaignante poursuit sa triste vendetta, qui n’a rien à voir avec le cri d’une lanceuse d’alerte, mais tout à voir avec l’insatisfaction d’une haute fonctionnaire dont le contrat n’a pas été renouvelé», a ajouté l’ancien premier ministre.

Les soupçons portent sur une convention d’objectifs pluriannuelle pour l’animation de la Cité numérique du Havre signée en juillet 2020 par Edouard Philippe, président de la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole, et Stéphanie de Bazelaire, en tant cette fois que présidente bénévole de l’association LH French Tech.

LH French Tech, créée en juillet 2020, a été désignée pour cette mission après un appel à manifestation d’intérêt lancé par la communauté urbaine en mars 2020 et dans le cadre d’un service d’intérêt économique général (SIEG). L’association, seule candidate, devait toucher 2,154 millions d’euros de compensation de service public pour mener des projets.

Conflit d’intérêt «évident»

Le conflit d’intérêt «semble absolument évident», considère auprès des trois médias Judith -le prénom a été modifié, ndlr-, directrice générale adjointe à la communauté urbaine de septembre 2020 à avril 2023. «C’est le maire et son adjointe qui», en tant que présidente de l’association, «va avoir la main sur des sommes considérables» pour «des activités qui peuvent concerner ses fonctions à la ville», dit-elle.



Sur le moment, elle s’étonne qu’Edouard Philippe, conseiller d’État, n’ait pas suspecté d’irrégularités. Elle découvrira plus tard que les services juridiques avaient alerté en vain sur un possible favoritisme. Judith avait dénoncé ces faits en septembre 2023 auprès du PNF, qui a ouvert une enquête et mené des perquisitions en avril 2024.

«Beaucoup de temps est passé depuis les dernières évolutions. J’ai l’impression que l’affaire n’avance pas. Je continue à subir les conséquences de mon alerte alors que je n’ai fait que mon devoir», estime la plaignante.

La haute fonctionnaire, qui a obtenu le statut de lanceuse d’alerte en janvier, contesté par Edouard Philippe, espère que cette nouvelle plainte, qui devrait entrainer la saisie d’un juge d’instruction, sera un «accélérateur».

Possible candidat à la présidentielle

«Nous ne savons absolument pas dans quelle direction va s’orienter l’enquête» actuelle du parquet financier, abonde Me Karsenti, redoutant «une tétanie» du PNF face à «un futur probable candidat à la présidentielle».

Les investigations sont «toujours en cours, avec l’exploitation des documents saisis en perquisition», précise une source judiciaire, rappelant le laps de temps écoulé, «un an après les perquisitions et 18 mois après le début de l’enquête».

À la communauté urbaine, la Cité numérique est «tout de suite» désignée à Judith «comme un dossier principal», relate-t-elle. Mais «dès les premiers mois», elle constate «une opacité dans la gestion de l’association» et ne comprend pas son activité. On lui fournit «des réponses très vagues sur les dépenses, la trajectoire financière», lui reprochant «des velléités d’ingérence».

Harcelée moralement

Fin 2021, obtenant finalement des chiffres, elle découvre le «très faible niveau d’activité» de la Cité numérique, mais surtout «la masse salariale» composée «de jeunes salariés» qui faisaient «un peu tout» pour «des salaires bruts au-delà de 60 voire 70’000» euros. L’association sera placée en liquidation judiciaire en 2023.

Les juges d’instruction devront «apprécier si un pacte a été conclu entre Edouard Philippe et Mme de Bazelaire, caractérisé notamment par un soutien politique, financier et relationnel en contrepartie de la gestion de la Cité numérique», est-il noté dans la plainte, consultée par l’AFP.

Après ses alertes, Judith dit avoir été écartée et harcelée moralement. Son contrat n’a pas été renouvelé.

Voir l’article original cliquez ci-dessous :

Voir l’article

Page d'accueil pour retourner sur le site
Aller à l’accueil


Gros salaire et luxueuse voiture : un ex-dirigeant d’une association d’aide aux migrants jugé pour détournement de fonds publics

Arthur Anane, ancien directeur de l’association Equalis qui vient en aide aux migrants, est jugé mardi pour détournements de fonds. Il se serait octroyé un salaire colossal accompagné d’avantages en nature, telle qu’une luxueuse voiture de fonction. L’affaire avait été révélée par le Canard enchaîné en 2021. L’accusé encourt cinq ans d’emprisonnement et 500 000 euros d’amende.

2–3 minutes

Salaire net mensuel à cinq chiffres, véhicule de fonction luxueux : Arthur Anane, un ancien dirigeant d’une association d’aide aux migrants et sans-abris, figure du monde associatif en France, est jugé mardi 10 juin, pour détournement de fonds publics devant le tribunal judiciaire de Meaux, près de Paris.

Directeur général entre 2019 et 2021 d’Equalis, une association qui gère notamment des centres d’accueil pour migrants ou encore le numéro d’urgence dédié aux sans-abri dans plusieurs départements de la région parisienne, Arthur Anane, 64 ans, encourt cinq ans d’emprisonnement et 500 000 euros d’amende.

En septembre 2021, l’hebdomadaire français Canard Enchaîné avait épinglé son train de vie confortable aux frais de la structure humanitaire : un salaire de « 11 400 euros net par mois », « une Audi Q7 de fonction », louée pour 2 097 euros mensuels par Equalis et « 533 euros mensuels » pour son logement.

Contacté par Franceinfo à l’époque de la révélation de l’affaire, l’un des membres du conseil d’administration de cette association, forte d’un budget de 83 millions d’euros annuels et de 900 salariés, reconnaissait qu’un tel salaire « se situe dans la fourchette très très haute dans le milieu ».



« Abus de confiance »

Selon l’hebdomadaire satirique, avant ces révélations, un commissaire aux comptes avait refusé quelques mois plus tôt de certifier la gestion de cette association et saisi la justice, ce qui a débouché en septembre 2021 sur l’ouverture d’une enquête pour « abus de confiance ».

Du côté d’Equalis – 83 millions d’euros de budget et environ 900 collaborateurs -, l’association expliquait à l’époque à l’AFP « que les éléments de rémunération cités (par le Canard Enchaîné) amalgament des éléments récurrents et des éléments exceptionnels ».

« La question des véhicules de fonction était déjà en traitement au sein de l’association », qui assurait entreprendre « très vite des actions correctrices comme cela avait déjà été décidé », écartant de facto toute mise à l’écart d’Arthur Anane.

Un audit interne diligenté par la structure à l’été 2021, n’avait révélé aucune fraude.

Cette affaire a suscité l’émoi dans le milieu associatif, notamment parce qu’Arthur Anane en était alors une figure, après avoir été élu en 2020 président de la branche Ile-de-France de la FAS, la Fédération des acteurs de la solidarité, regroupant des centaines d’associations luttant contre la grande exclusion.

Arthur Anane a par ailleurs été décoré de la Légion d’honneur en 2016. « Je lui ai demandé qu’il se mette en retrait de ses fonctions à la FAS en raison de cette affaire » avait confié en 2021 Pascal Brice, président de la fédération, rappelant qu’Arthur Anane n’en était « pas salarié, mais bénévole ».

Voir l’article original cliquez ci-dessous :

Voir l’article

Page d'accueil pour retourner sur le site
Aller à l’accueil


Cinq personnes arrêtées pour détournement de voiture violent, dont un garçon de 9 ans

Trois mineurs, dont un enfant de 9 ans, et deux adultes ont été arrêtés en lien avec une série de détournements de voiture et de vols à main armée dans le sud-est de Baltimore, selon la police.

1–2 minutes
Généré par IA

La police a déclaré que les agents ont pourchassé et arrêté deux fagins, un homme de 21 ans, un homme de 19 ans et trois mineurs, un garçon de 16 ans, un garçon de 15 ans et un garçon de 9 ans.

La police de Baltimore a déclaré que dimanche, vers 14h05, des agents de patrouille répondant à un appel ont parlé à une femme de 32 ans qui a déclaré qu’alors qu’elle était arrêtée à un panneau d’arrêt à Grundy at Bank Street, quatre suspects masculins se sont approchés de son véhicule. L’un des suspects, décrit comme un homme blanc, a sorti un outil en métal, brisant sa vitre. Le suspect a ensuite procédé à la traction de la femme hors du véhicule et s’est enfui dans la voiture de la victime.

C’est drôle de voir que les médias n’ont identifié qu’une seule personne : un homme blanc.

Voir l’article original cliquez ci-dessous :

Voir l’article

Aller à l’accueil