Faire taire la dissidence : la répression de la liberté d’expression en Allemagne avant les élections dévoilée

Sous couvert de lutte contre l’extrémisme, le gouvernement allemand utilise sans vergogne la loi comme une arme pour écraser toute dissidence qui ose remettre en cause son programme.

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Un nouveau rapport révèle des tendances alarmantes en Allemagne en matière de liberté d’expression à l’approche des élections cruciales du pays. 

Rédigé par Sabine Beppler-Spahl et publié par le groupe de réflexion MCC Brussels, Silencing alternatives – Germany’s war on free speech montre comment le gouvernement allemand a recouru à l’abus de ses vastes lois sur les discours de haine et la diffamation pour cibler ceux qui s’opposent aux politiques de l’establishment. L’auteur cite des exemples choquants de citoyens ordinaires condamnés à des amendes, emprisonnés ou dont le domicile a été perquisitionné simplement pour avoir partagé des commentaires négatifs sur des ministres du gouvernement ou des politiciens du parti au pouvoir.

Dans un cas particulièrement flagrant, dans lequel les autorités ont étendu la loi allemande sur l’incitation des masses, une femme de 74 ans a été condamnée à une amende de plusieurs milliers d’euros pour avoir critiqué la politique d’immigration de l’Allemagne sur Facebook.

Le rapport révèle également que le gouvernement qualifie systématiquement les politiciens de l’opposition d’extrémistes, que l’Office de protection de la Constitution (BfV) surveille en permanence et restreint leur capacité à faire campagne et à dialoguer avec le public. Alternative für Deutschland (AfD), désormais deuxième parti le plus populaire d’Allemagne et clairement considéré comme une menace pour les partis de gauche et de centre-droit de l’establishment à l’approche des élections, a été classé par le BfV comme un « cas suspect » d’extrémisme de droite, ce qui limite l’accès du parti aux médias.

Selon le rapport, outre la guerre juridique à laquelle se livre le gouvernement allemand, les organisations et les individus dissidents sont également durement touchés par l’autocensure que les médias traditionnels s’imposent à eux-mêmes, étouffant tout débat significatif sur des questions controversées sur leurs plateformes par crainte de représailles juridiques. 

Dans son communiqué de presse présentant les rapports, le MCC Bruxelles note que sous le couvert de sa doctrine de « démocratie défensive », le gouvernement allemand a créé un « climat de peur » dans lequel moins de la moitié des Allemands se sentent en sécurité pour exprimer leurs opinions politiques. 

Le rapport complet peut être lu ici .

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