Les islamistes recrutent des enfants en danger dans les refuges d’urgence français

Le personnel débordé et peu formé laisse le champ libre aux recruteurs de tous bords, comme les prédicateurs proches des Frères musulmans.

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Dans un contexte de montée du fondamentalisme musulman militant, les structures françaises pour enfants vulnérables semblent être délibérément ciblées par les recruteurs islamistes, qui les voient comme des candidats parfaits à la radicalisation. 

Cette inquiétude fait suite à des rapports soulignant de nombreuses autres lacunes des services de protection de l’enfance : des enfants sont maltraités, toxicomanes ou impliqués dans des réseaux de prostitution. 

Le rapport gouvernemental sur l’ entrisme des Frères musulmans a souligné l’intérêt des fondamentalistes islamiques pour le secteur éducatif : les jeunes, facilement malléables, constituent en effet une cible de recrutement privilégiée. C’est particulièrement vrai pour les enfants et adolescents vulnérables et sans structure familiale, comme ceux qui finissent dans les structures d’accueil publiques pour mineurs.

Ces derniers mois, plusieurs cas de violences terroristes ont impliqué des mineurs. Fin mars, un rabbin a été brutalement agressé à Orléans par un adolescent de 16 ans fugueur d’un centre de jeunes. En novembre 2023, un autre adolescent de 16 ans a été inculpé dans le nord de la France pour apologie du terrorisme et participation à un complot terroriste après avoir publié des messages faisant l’éloge de l’État islamique et visionné de la propagande djihadiste.



Une avocate et ancienne juge d’instruction, Manon Sieraczek et Thierry Froment, familiers de ces dossiers, tirent la sonnette d’alarme dans une tribune publiée par Le Figaro . L’entrée dans l’âge adulte est une période sensible pour les enfants en difficulté : entre 15 et 18 ans, ils échappent progressivement au contrôle des structures éducatives telles que la protection de la jeunesse et l’aide sociale à l’enfance. Ils deviennent alors des proies faciles pour les réseaux criminels et islamistes et sont recrutés dans la prostitution, les trafics et la diffusion de propagande terroriste, allant parfois jusqu’à commettre des actes terroristes.

Les refuges d’urgence où sont placés ces adolescents deviennent souvent des lieux de recrutement stratégiques. Pourtant, ils manquent du personnel et de la sensibilisation professionnelle nécessaires pour reconnaître et gérer les risques potentiels auxquels sont exposés les jeunes qui y séjournent pour de courtes périodes. Pour les auteurs de l’article, séjourner dans ces refuges représente un risque plus important pour les enfants que de rester dans leur famille, même dysfonctionnelle.

Les centres accueillent parfois des jeunes qui ne parlent pas français mais seulement arabe – ce fut le cas, par exemple, de nombreux mineurs arrivant de Syrie. Le personnel, en nombre insuffisant et peu formé, accepte n’importe qui, laissant le champ libre à des recruteurs de tous bords, comme des prédicateurs proches des Frères musulmans se cachant derrière des profils d’« éducateurs ». Débordés et impuissants, les responsables de ces centres ont tendance à fermer les yeux sur les dérives, comme la fourniture systématique de repas halal pour « éviter les tensions ». Dans certains centres, les cours de natation sont interdits aux filles, tandis que des prières collectives sont organisées. Des organisations islamistes interviennent également, comme le Secours islamique France, dont les liens avec les Frères musulmans sont avérés et qui ne cache pas sa priorité d’action envers les mineurs.

Le laxisme sur le terrain se double d’une négligence de l’administration à ses échelons supérieurs. Les rares signalements (atteintes à la laïcité, signes de radicalisation chez les adolescents) sont, dans 70 % des cas, classés sans suite.

Par cette attitude passive, l’ensemble du système d’aide sociale laisse le champ libre à l’activisme d’idéologues islamistes déterminés. C’est un autre champ d’action pour l’État français s’il espère se libérer de l’emprise de l’islam politique. Mais pour l’instant, les politiques de protection de l’enfance sont totalement négligées.

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Épidémie de grippe en France : les hôpitaux déclenchent un « Plan blanc » d’urgence

En réponse à une recrudescence des cas de grippe à travers la France, les hôpitaux ont activé le « Plan Blanc » d’urgence.

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Généré par IA

Il s’agit d’un protocole permettant le report des interventions chirurgicales non urgentes, l’augmentation de la capacité des hôpitaux d’urgence et le rappel du personnel en congé.

La ministre française de la Santé, Catherine Vautrin, a annoncé le 10 janvier qu’en raison d’un afflux de patients, « près de 100 hôpitaux » avaient déjà activé le dispositif dans la soirée du 9 janvier.

Vautrin a exhorté les Français à respecter les mesures barrières pour freiner la propagation du virus en portant des masques faciaux lors du contact avec une personne infectée et a exhorté la population à se faire vacciner.

« Quand on regarde les passages aux urgences et, en particulier, les cas de complications, plus de 70 pour cent sont des personnes qui n’ont pas été vaccinées et qui sont admissibles à la vaccination », a-t-elle déclaré.

Seulement 10,3 millions des 17,3 millions de personnes recensées par le ministère de la Santé ont été vaccinées contre la grippe depuis l’automne, a précisé le ministère.

La France, y compris la Corse, a été officiellement déclarée en pleine épidémie de grippe juste avant Noël, un peu plus tôt que les années précédentes.

Dans un bulletin publié le 8 janvier, Santé Publique France rapportait que les cas de grippe continuaient d’augmenter à « des niveaux d’intensité exceptionnellement élevés dans les hôpitaux ».

Pour certains, le Plan blanc destiné à augmenter les capacités hospitalières et accélérer l’accès aux soins partout en France a été activé trop tard.

Le syndicat Force ouvrière du CHU de Nantes s’interroge sur « le timing » et demande « des explications sur les raisons pour lesquelles il n’a pas été activé le 31 décembre, alors que la situation l’exigeait ».

Les temps d’attente aux urgences de l’hôpital auraient atteint « plus de 20 heures et même 30 heures pour certains patients », selon le syndicat .

La situation s’est ensuite dégradée, avec « deux patients décédés après plus de 20 heures d’attente », a indiqué le syndicat à la direction du CHU.

La Société française de médecine d’urgence révèle que 22 % des passages aux urgences pour syndrome grippal ont abouti à une hospitalisation, les personnes âgées (plus de 65 ans) présentant le taux d’hospitalisation le plus élevé, soit 54 %.

Le taux était de 11 % pour les personnes âgées de 15 à 64 ans, de 9 % pour les enfants de moins de 5 ans et de 6 % pour celles âgées de 5 à 14 ans.

La France n’est pas seule dans cette épidémie.

En Belgique, le ministre fédéral de la Santé Frank Vandenbroucke a relevé le niveau d’alerte à la grippe de jaune à orange le 9 janvier.

En Wallonie, le ministre régional de la Santé, Yves Coppieters, a alerté sur une vague majeure d’infections respiratoires, notamment grippales, touchant les enfants, les personnes âgées et les personnes vulnérables du pays.

Au Royaume-Uni, le National Health Service (NHS) a annoncé le 7 janvier que le personnel avait connu l’année la plus chargée jamais enregistrée pour les services d’urgence et d’ambulance à la fin de l’année dernière, alors que la grippe continuait d’exercer une pression sur les hôpitaux jusqu’en 2025.

Au cours de la semaine commençant le 1er janvier, il y avait en moyenne 5 408 patients par jour hospitalisés pour cause de grippe, dont 256 en soins intensifs, soit 3,5 fois plus que la même semaine en 2024.

Un certain nombre d’hôpitaux ont désormais déclaré des « incidents critiques », invoquant une demande exceptionnelle causée par le temps plus froid et les virus respiratoires, a déclaré le NHS.

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