Vendredi 13 : pourquoi la journée porte malchance ou apporte de la chance ?

Passer sous une échelle, croiser un chat noir, renverser du sel, briser un miroir : de nombreuses superstitions sont si ancrées dans la croyance populaire que certains auront tendance à modifier leur comportement pour s’éviter du malheur. 

2–4 minutes

Et pourtant, la fameuse journée malchanceuse du vendredi 13 revient périodiquement – une, deux et même parfois trois fois par année – sans aucune façon de s’en échapper.

Mais d’où vient la superstition, et est-il vrai, historiquement, que la journée porte malchance?

Origine du vendredi 13

La peur du vendredi 13 porte le nom de paraskevidékatriaphobie, forgé à partir du mot grec «paraskevi», qui désigne le sixième jour de la semaine, et «decatreis», qui signifie treize.

Son origine serait rattachée à diverses croyances religieuses, notamment à la religion chrétienne et à la trahison du Christ par Judas lors de la dernière Cène, survenue un vendredi, selon le Réseau de diffusion des archives du Québec (RDAQ).

Ce jour-là, le Christ était attablé avec ses douze apôtres, d’où la connexion avec le chiffre maudit «13». Selon la Bible, Jésus Christ aurait ensuite été crucifié un vendredi.

Au Moyen Âge, le vendredi a été associé à la journée du sabbat des sorcières, qui tenaient, selon les croyances populaires, leurs rituels démoniaques durant la nuit de vendredi.

Historiquement, la journée de vendredi a également gagné une connotation plus macabre aux États-Unis et en Angleterre, où elle était longtemps reconnue comme la «journée des pendus», réservée pour l’exécution des condamnés à mort, selon le RDAQ.

En parallèle, le chiffre 13 – un chiffre premier – traîne une connotation négative, puisqu’il viendrait rompre l’équilibre et l’harmonie associée au chiffre 12, qu’on utilise pour réguler les cycles lunaires, les mois et les heures entre autres, selon le média français «Ouest-France».

Combien y’aura-t-il de vendredis 13 en 2025 ?

Le vendredi 13 de juin sera le seul vendredi malchanceux de l’année en 2025.

Par contre, l’année suivante, la date maudite reviendra à trois reprises en février, mars et novembre 2026.

Des événements survenus un vendredi 13

Historiquement, il n’est pas clair si le vendredi 13 a bel et bien accueilli plus d’incidents que les autres jours ou si on y porte simplement plus attention.

Certains attentats terroristes sont par exemple survenus un vendredi 13, comme l’attaque au couteau mortelle au lycée d’Arras en France le 13 octobre 2023, une série d’attentats meurtriers à Paris le 13 novembre 2015, ou encore l’assassinat du rappeur Tupac le 13 septembre 1996.

La date maudite est également associée au naufrage du navire de croisière Costa Concordia, le 13 janvier 2012, qui a sombré au large de l’Italie, et à l’écrasement du vol 571 Fuerza Aérea Uruguaya le 13 octobre 1972 dans les Andes.

Plus récemment, le vendredi 13 mars 2020 a marqué l’imaginaire comme premier jour officiel de confinement de la COVID-19 en France, alors qu’au Québec, c’est à cette date que le premier ministre François Legault avait annoncé la fermeture temporaire des écoles.

Vendredi 13: un jour chanceux ?

Si plusieurs évitent ainsi le vendredi 13 comme la peste, en s’abstenant de prêter des objets – au risque de ne jamais les revoir – ou d’y organiser certains événements, notamment un mariage ou un enterrement, d’autres y voient aujourd’hui une opportunité pour s’acheter un billet de loterie.

En effet, cela serait dû à un concept qui s’appelle un «rite d’inversion», durant lequel un individu tentera de combiner deux malchances, celle de ne pas gagner à la loterie et celle du vendredi 13, pour qu’elles s’annulent, a estimé le professeur d’anthropologie sociale à l’université Paris-Descartes, Dominique Desjeux, au «Parisien».

Voir l’article original cliquez ci-dessous :

Voir l’article

Page d'accueil pour retourner sur le site
Aller à l’accueil


Quad9 fait face à un recours judiciaire en France pour le blocage de son site à l’échelle mondiale

Quad9, un opérateur DNS suisse, fait face à des contestations judiciaires en France concernant des demandes de blocage de sites mondiaux, invoquant des problèmes de confidentialité et de droits d’auteur.

Généré par IA

Quad9 , opérateur mondial de DNS récursif public basé en Suisse , a annoncé qu’il faisait face à un défi juridique en France concernant la censure.

Celle-ci a été lancée par la chaîne de télévision Canal+ et fait suite à une tentative similaire en Allemagne par Sony Music, que Quad9 a pu résoudre en sa faveur à la fin de l’année dernière.

Canal+ a saisi la justice pour demander le blocage d’une liste de sites dans le monde entier, invoquant une violation de droits d’auteur. Quad9 a déclaré qu’elle était obligée d’obtempérer, un tribunal parisien ayant statué en faveur de l’entreprise française. Dans le cas contraire, Quad9 risque des amendes, mais a déclaré qu’elle ferait appel, malgré le coût élevé des batailles juridiques, et espère une fois de plus sortir vainqueur de cette affaire.

Un article de blog expliquait la nature des opérations de Quad9 et les circonstances entourant l’affaire, y compris celles relatives à la juridiction légale.

Quad9 qualifie la position adoptée par Canal+ d’« application absurde du droit d’auteur ». En effet, en tant que résolveur DNS récursif, le service, exploité par une association à but non lucratif, n’a pas de clients payants, ni de contrats et d’interactions avec les sites qu’il est désormais contraint de bloquer.

« Nous n’avons pas de méthodes de blocage géographique pour localiser l’activité de censure, car notre système est conçu pour traiter tout le monde dans chaque nation de manière identique », indique le blog, notant que cela est intentionnel, afin de préserver la confidentialité et de se conformer au RGPD et aux lois suisses sur la confidentialité des données.

Cependant, la Suisse et la France sont signataires de la Convention de Lugano, qui autorise les poursuites civiles transfrontalières. C’est ainsi que Quad9, bien qu’il n’ait pas de bureau ou de personnel en France, peut être poursuivi dans ce pays. L’ordonnance du tribunal français, puisque Quad9 n’est pas en mesure de bloquer sélectivement des sites dans certaines zones seulement, signifie que la loi française est effectivement appliquée à l’échelle mondiale.

Quad9 a déclaré que lui et d’autres opérateurs similaires sont « l’équivalent d’éditeurs de cartes : nous permettons aux utilisateurs de savoir où trouver des ressources, en utilisant un ensemble de données accessible au public (le DNS) à partir duquel créer la « carte » », et a ajouté que « n’importe qui peut configurer lui-même un résolveur récursif DNS en quelques secondes seulement ».

Ce qui distingue Quad9 est l’inclusion d’une protection contre les logiciels malveillants et le phishing, dont les sites actuellement bloqués seront privés – quelque chose que Quad9 note comme étant à l’opposé de ce que l’on attend des gouvernements et des forces de l’ordre.

Le message mentionne également que Canal+ a présenté des demandes de blocage de sites à d’autres – Vercara a reçu les mêmes demandes que Quad9, tandis que Google, Cloudflare, Cisco et d’autres ont été confrontés à des défis similaires, ce qui a conduit Cisco à quitter le marché DNS français.

Voir l’article original cliquez ci-dessous :

Voir l’article

Aller à l’accueil