Un projet d’attentat déjoué dans la Sarthe, un adolescent écroué, annonce Bruno Retailleau

Un adolescent de 17 ans, affilié à l’État islamique, a été interpellé dans la Sarthe. Il projetait des attentats contre des synagogues, des sex-shops et des événements festifs. Mis en examen, il a été incarcéré. Le parquet national antiterroriste (PNAT) s’est saisi du dossier.

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Bruno Retailleau, le 26 février 2025 à l’Hôtel de Matignon à Paris. (Antonin Albert / Shutterstock)

Un adolescent de 17 ans a été interpellé mardi 17 juin dans la Sarthe, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, ce dimanche. Il est soupçonné d’avoir préparé plusieurs attaques contre des lieux de culte, notamment des synagogues, mais aussi contre des sex-shops et des événements festifs. Affilié à l’organisation État islamique (EI), le jeune homme a été repéré par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) alors qu’il n’était pas encore en mesure de passer à l’acte mais se trouvait « en train de se préparer », selon Bruno Retailleau.

Le ministre de l’Intérieur, invité sur LCI, a déclaré que « vendredi dernier, un jeune de 17 ans a été arrêté dans la Sarthe qui voulait préparer des attentats contre des lieux de cultes, notamment des synagogues et contre des événements festifs ». Il a précisé que « la DGSI a repéré son activité » et qu’« il n’était pas au point de commettre un attentat ».

Le Parquet national antiterroriste (PNAT) s’est saisi du dossier. L’adolescent a été mis en examen vendredi 20 juin pour association de malfaiteurs terroriste en vue de crime contre les personnes, avant d’être placé en détention provisoire. D’après une source proche du dossier, il est acquis aux thèses de l’État islamique.



«Il n’y a jamais eu autant de tentatives d’attentats que l’an dernier»

Ce projet intervient dans un contexte sécuritaire tendu. Bruno Retailleau a rappelé que « l’an dernier, on a déjoué 9 attentats, dont 3 qui visaient les Jeux olympiques ». Il a insisté sur le niveau de la menace en ajoutant : « Il n’y a jamais eu autant de tentatives d’attentats que l’an dernier » et souligné que « 70 % des projets d’attentats impliquent des jeunes de moins de 21, 22 ans ».

Le ministre a également mis en garde contre une menace émergente. Il a évoqué « une alliance incroyablement nouvelle entre sunnites et chiites », en expliquant qu’« un courrier » aurait été envoyé par « le numéro deux par intérim » des Frères musulmans au guide suprême iranien Ali Khamenei pour lui « dire que désormais, il le soutiendrait » si les deux courants formaient « une même communauté musulmane ».

Bruno Retailleau a aussi signalé « une autre menace qui pourrait venir d’Iran » : celle « par le biais de narcotrafiquants, qui reçoivent des contrats dont ils ignorent qu’ils proviennent d’Iran ».

À la suite de l’attaque israélienne contre l’Iran, les forces de sécurité françaises ont renforcé la surveillance de sites sensibles. « Nous avons doublé les patrouilles des forces sentinelles », a indiqué Bruno Retailleau. Alors qu’un conseil de défense national est prévu ce dimanche soir avec le président Emmanuel Macron, le ministre a estimé que l’« on peut encore renforcer le dispositif Vigipirate ».

Un projet similaire déjoué en novembre dernier

En novembre 2024, un autre adolescent de 16 ans avait déjà été arrêté en périphérie du Mans (Sarthe) pour un projet similaire. D’origine tchétchène, il avait été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes contre les personnes et placé en détention.

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Vosges : Une jeune femme de 18 ans tuée par balle, son père adoptif mis en examen et écroué

Une jeune femme de 18 ans a été tuée par son père adoptif dans la nuit du 2 au 3 mai 2025 à Chavelot (Vosges), après une violente dispute. Le sexagénaire s’est ensuite rendu de lui-même à la gendarmerie.

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Une jeune femme de 18 ans a été tuée par son père adoptif dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 mai 2025 à Chavelot (Vosges). Son père adoptif a été mis en examen pour meurtre avant d’être écroué.

Vers 23 heures, une violente altercation a éclaté au domicile familial situé rue des Bouleaux. L’homme, âgé de 62 ans, a saisi une arme à feu et a tiré à deux reprises sur sa fille adoptive. La victime est morte sur le coup. Au moment des faits, la mère de famille se trouvait sur son lieu de travail.

Le couple avait adopté la jeune femme, d’origine colombienne, alors qu’elle avait cinq ans. Depuis peu à la retraite, ils vivaient dans un petit pavillon.

« L’homme de 62 ans s’est rendu à la gendarmerie de Thaon-les-Vosges juste après les faits », a indiqué le procureur de la République d’Épinal, Frédéric Nahon, ce lundi, confirmant une information de Vosges Matin. « Il lui est reproché d’avoir tué sa fille adoptive de 18 ans dans le domicile familial de Chavelot en utilisant une arme à feu ».

Présenté à un juge d’instruction, le sexagénaire a été mis en examen des chefs de meurtre aggravé et placé en détention provisoire. « Les investigations se poursuivent pour préciser les conditions du passage à l’acte », a ajouté le procureur.

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Agressions en série et viol d’étudiantes à Nantes : un homme de 21 ans mis en examen et écroué

Un homme de 21 ans a été mis en examen à Nantes (Loire-Atlantique) pour viol avec arme, tentatives de viol et enlèvement, après plusieurs agressions commises entre novembre 2024 et avril 2025 près de résidences universitaires. Il a été écroué. Les enquêteurs recherchent d’éventuelles autres victimes.

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Un jeune homme de 21 ans a été interpellé à Nantes (Loire-Atlantique) après une série de viol et tentatives de viol avec arme commis à l’encontre d’étudiantes entre l’automne 2024 et le printemps 2025, principalement aux abords des résidences universitaires du nord de l’agglomération. Il a reconnu l’intégralité des faits lors de ses auditions, a annoncé le parquet de Nantes.

L’affaire débute le 14 avril 2025, lorsqu’une étudiante de 23 ans alerte la gendarmerie de Nantes. La jeune femme explique avoir été agressée alors qu’elle courait sur une voie verte de Carquefou (Loire-Atlantique). Selon le récit d’Antoine Leroy, procureur de la République de Nantes, « un homme en sweat à capuche vert, couvert d’un cache-cou sombre et armé d’un couteau, l’a attrapée par l’épaule ». L’étudiante, qui décrit son agresseur comme mesurant environ 1m80 et étant de corpulence mince, parvient à le faire fuir en criant.

Grâce au signalement précis de la victime, les forces de l’ordre contrôlent un homme non loin des lieux. Un prélèvement ADN est effectué, et les analyses permettent d’établir un lien avec d’autres faits similaires survenus dans le nord de Nantes, « plus spécialement aux alentours de résidences universitaires », précise le parquet.

L’enquête menée par la police judiciaire de Nantes met rapidement en lumière trois autres agressions imputables au suspect. La première a lieu le 17 novembre 2024 : une étudiante de 26 ans est agressée en fin d’après-midi par un homme cagoulé et armé d’un couteau, qui lui « ordonne de se déshabiller » et « commence à dégrafer sa ceinture ». Les cris de la jeune femme alertent des témoins, ce qui pousse l’agresseur à prendre la fuite.



Enlevée, ligotée à un arbre et violée

Dix jours plus tard, dans la nuit du 27 novembre, une étudiante de 21 ans est victime d’une agression plus violente. Selon le parquet, l’individu, masqué, « ligotait les mains d’une étudiante puis la chargeait dans un véhicule ». Antoine Leroy précise : « À l’issue d’un trajet de 15 minutes, (il) la faisait descendre dans un champ, la ligotait à un arbre avant de la violer ». L’homme ramène ensuite sa victime dans le quartier où elle avait été enlevée.

Le 5 janvier 2025, vers minuit, une nouvelle tentative de viol est signalée. Une étudiante de 21 ans est menacée par un homme muni d’un cutter orange et chaussé de baskets rouges, qui lui « ordonne de se déshabiller ». La jeune femme se débat, forçant l’agresseur à abandonner. Un véhicule de type break noir est aperçu à proximité.

Le suspect inconnu de la justice

Placé en garde à vue le 24 avril 2025, l’individu, né en 2004 à Redon (Ille-et-Vilaine) et jusque-là inconnu de la justice, est mis en examen pour « enlèvement pour faciliter un autre crime, viol avec arme, tentatives de viol avec arme, violences avec arme par un individu ayant le visage dissimulé ». Il est placé en détention provisoire.

« Les nombreuses investigations effectuées ensuite par les enquêteurs permettaient de faire un rapprochement avec d’autres faits survenus dans le nord de Nantes », indique le parquet. Dans le cadre de l’information judiciaire confiée à la police judiciaire (PJ) de Nantes, les enquêteurs poursuivent leurs recherches pour identifier d’éventuelles autres victimes. Le parquet invite toute jeune femme ayant pu être agressée, notamment dans le secteur de l’hippodrome de Nantes et à Savenay (Loire-Atlantique), à se signaler.

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Haute-Saône : Un adolescent mis en examen et écroué pour un projet d’attentat durant le ramadan

Un adolescent de 17 ans a été interpellé devant son lycée à Lure (Haute-Saône) et placé en garde à vue par la DGSI. Soupçonné d’avoir planifié une attaque terroriste durant le ramadan, il a été mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » avant d’être placé en détention provisoire.

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Un adolescent de 17 ans a été interpellé mardi 11 mars en Haute-Saône puis placé en garde à vue dans les locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Il est soupçonné d’avoir projeté une attaque terroriste durant le ramadan et a été mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle », avant d’être placé en détention provisoire, indique le parquet national antiterroriste (PNAT), confirmant une information du Parisien.

L’affaire débute lundi 10 mars, lorsque le jeune homme est repéré en possession d’un couteau devant son établissement scolaire, le lycée professionnel privé Sainte-Anne/Saint-Joseph de Lure, près de Vesoul (Haute-Saône), selon L’Est Républicain. Il est d’abord placé en garde à vue pour « port d’arme prohibé de catégorie D » et brièvement interrogé par les policiers locaux. Mais dès le lendemain, la DGSI est saisie de l’enquête en raison des éléments inquiétants recueillis sur sa radicalisation.

L’adolescent, décrit comme un fanatique de Daech, était surveillé depuis peu en raison de propos prosélytes et d’une apologie du djihad tenus sur les réseaux sociaux et des messageries chiffrées. Les enquêteurs ont découvert, grâce à l’interception de ses messages, qu’il évoquait son intention de commettre une attaque à l’arme blanche contre des cibles symboliques : une église, une synagogue ou encore une ambassade ou un consulat américain ou israélien. Il projetait de passer à l’acte avant la fin du ramadan, marquée par la fête de l’Aïd, le 30 mars.

Des recherches sur des explosifs

Les investigations ont également révélé que l’adolescent s’était renseigné en ligne sur la fabrication d’explosifs artisanaux, notamment du TATP, un explosif prisé des organisations djihadistes. À ce stade, aucune date précise d’attaque n’a toutefois été établie.

Après deux jours de garde à vue dans les locaux de la DGSI, le suspect a été présenté, ce jeudi 13 mars, à un juge d’instruction antiterroriste à Paris dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un ou plusieurs crimes d’atteintes ». Un juge des libertés et de la détention (JLD) l’a placé en détention provisoire, conformément aux requisitions du PNAT.

Ce dossier s’inscrit dans un contexte de menace terroriste élevée en France. Le procureur national antiterroriste, Olivier Christen, a récemment souligné une augmentation de 70% des procédures liées à des projets ou attaques islamistes en 2024, avec une forte implication des mineurs.

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Un homme de 24 ans poignardé à mort, un suspect de 20 ans écroué

Un homme de 24 ans a été poignardé à mort vendredi, dans un appartement du quartier de la Mouillère à Orléans (Loiret). Le principal suspect, qui est l’ex-conjoint de la compagne de la victime, a été interpellé sur le lieu des faits. Il a été mis en examen dimanche puis écroué. Une information judiciaire pour « assassinat et tentative d’assassinat » a été ouverte.

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Généré par IA

Un jeune homme de 24 ans a été poignardé à mort dans un appartement du quartier de la Mouillère à Orléans (Loiret), ce vendredi 24 janvier, en début de matinée. Les faits se sont déroulés au troisième étage d’un immeuble situé allée des Merisiers. Le principal suspect, un jeune homme de 20 ans, a été interpellé et placé en garde à vue. Il a été mis en examen dimanche avant d’être placé en détention provisoire. L’enquête, confiée à la police judiciaire d’Orléans, a donné lieu à l’ouverture d’une information judiciaire des chefs d' »assassinat et tentative d’assassinat », a indiqué le parquet d’Orléans, confirmant une information de La République du Centre.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, des bruits inhabituels ont été entendus dans l’appartement où vivaient la victime, sa compagne, et un colocataire. Un voisin raconte à nos confrères : « Il était autour de 09h30 quand on a entendu du bruit dans le logement. On aurait dit que ça se bagarrait, que des meubles bougeaient. Et la fille a commencé à crier ‘Il est mort, il est mort !' ».

«Il y a eu des cris vraiment atroces»

Peu après, le colocataire serait descendu pour demander de l’aide. Un autre voisin, qui réside sous l’appartement où le drame a eu lieu, décrit ce qu’il a vu : « Il y a eu des cris vraiment atroces. Ensuite, quand je suis sorti, j’ai vu des traces de sang et les pompiers arrivaient ». La victime a été retrouvée en arrêt cardio-respiratoire. Malgré l’intervention des secours, le jeune homme a succombé à ses blessures.

Le meurtrier présumé est l’ex-conjoint de la compagne de la victime. Ce dernier, âgé de 20 ans, a été interpellé sur les lieux et placé en garde à vue. Dans le couloir et la cage d’escalier, des traces de sang étaient visibles, selon des témoins.

Les enquêteurs du service local de police judiciaire (SLPJ) d’Orléans, épaulés par la police technique et scientifique, ont procédé à de longues constatations dans l’appartement notamment. Les circonstances précises de ce meurtre restent à établir, et l’enquête devra déterminer le déroulement exact des faits.

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Un suspect écroué après le meurtre d’un homme tué au sabre

Un homme a été mis en examen et placée en détention provisoire dimanche, après le meurtre d’une personne avec un sabre.

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Un homme soupçonné d’un meurtre et d’une tentative de meurtre au sabre à Palaiseau (Essonne) après un différend au sujet d’une maison qu’il squattait, a été mis en examen et placé en détention provisoire dimanche soir, a indiqué à l’AFP le parquet d’Evry.

Les faits se sont déroulés dans la nuit de vendredi à samedi quand trois hommes ont pénétré de force dans un pavillon, occupé par cet homme d’une quarantaine d’années.

Les trois hommes sont les employés d’un chef d’entreprise, récent acquéreur de la maison et qui s’était rendu vendredi après-midi dans le pavillon pour demander au fils des anciens propriétaires de quitter les lieux occupés illégalement. En vain.

La porte d’entrée fracturée

Dans la soirée, à l’issue d’un repas d’entreprise arrosé organisé par ce chef d’entreprise dans ses bureaux, ces trois salariés, en état d’ivresse, avaient décidé d’exfiltrer le squatteur manu militari.

Ils se sont rendus sur place en voiture, ont fracturé la porte d’entrée et enfoncé la porte de la chambre de l’occupant avant de lui porter des coups alors qu’il dormait, le blessant au visage.

Ce dernier s’est alors emparé d’un sabre d’ordonnance et a frappé deux de ses agresseurs à l’abdomen. Le premier est mort sur place, le second, grièvement blessé, est parvenu à fuir avec difficulté, tandis que le troisième, indemne, s’est échappé et a appelé la police.

Le pronostic vital toujours engagé

Mis en cause pour violences aggravées pour avoir participé à l’expédition nocturne contre l’auteur présumé des coups de sabre, il a été mis en examen mais libéré sous contrôle judiciaire.

À leur arrivée sur les lieux, des agents de la Brigade anticriminalité avaient constaté le décès d’un des assaillants.

L’autre grièvement blessé a été hospitalisé au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) où son pronostic vital était toujours engagé dimanche soir, a précisé le parquet.

Une plaie profonde provoquée par une arme compatible avec le sabre

Le troisième agresseur, celui qui a été épargné par les coups de sabre, et l’occupant du logement, avaient été placés en garde à vue, tout comme le chef d’entreprise.

La garde à vue de ce dernier a été levée sans qu’aucune charge ne soit retenue à son encontre, a indiqué le ministère public.

L’autopsie réalisée sur la victime décédée a révélé une plaie profonde provoquée par une arme compatible avec le sabre retrouvé dans le logement, a ajouté cette même source.

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Agressée, une jeune femme mutilée et éborgnée, le suspect écroué

Une jeune femme de 25 ans a été victime d’une agression d’une extrême violence, dimanche 17 novembre, à Châlons-en-Champagne (Marne). Grièvement blessée, elle a perdu l’usage d’un œil. Un suspect de 52 ans, rapidement interpellé, a reconnu les faits. Mis en examen, il a été placé en détention provisoire.

Une jeune femme de 25 ans a été victime d’une agression d’une extrême violence, dimanche 17 novembre, à Châlons-en-Champagne (Marne). Grièvement blessée, elle a perdu l’usage d’un œil. Un suspect de 52 ans, rapidement interpellé, a reconnu les faits. Mis en examen, il a été placé en détention provisoire.

Une femme de 25 ans a été victime d’une agression extrêmement violente dimanche 17 novembre à Châlons-en-Champagne (Marne). Retrouvée grièvement blessée sur la voie publique, rue Jacques-Prévert, aux alentours de 7 heures du matin, elle a été prise en charge par les secours et transportée à l’hôpital.

Dans un communiqué ce mardi, la procureure de la République à Châlons-en-Champagne, Annick Browne, a précisé : « La victime présentait plusieurs plaies profondes au visage et sur le cuir chevelu, des fractures du massif facial ainsi que plusieurs fractures des doigts et des plaies de défense, particulièrement sur l’une des mains. Il en résultait une infirmité permanente avec une perte irréversible de la fonction de l’un de ses yeux et l’amputation d’une phalange ». Le médecin légiste a confirmé la gravité des blessures, indiquant que la victime avait subi des mutilations graves.

Les policiers ont rapidement orienté leur enquête sur la présence d’un fourgon blanc, signalé sur les lieux de l’agression. Ce véhicule a été retrouvé immergé dans un canal latéral à la Marne, à environ deux kilomètres de la scène, vers 10h30. Peu après, le propriétaire du fourgon, un homme de 52 ans, s’est présenté au commissariat pour signaler le vol de son véhicule. Comme l’a indiqué Annick Browne, « il était en état d’ébriété, et ses explications sur les circonstances du vol de ce fourgon étaient confuses ».

Placé en garde à vue, l’homme a fini par reconnaître les faits lors de sa présentation devant le magistrat instructeur. Une information judiciaire criminelle a été ouverte pour violences ayant entraîné une mutilation ou infirmité permanente, avec la circonstance aggravante de l’usage ou de la menace d’une arme.

Déjà condamné à quatre reprises par le passé

Le suspect, originaire de Châlons-en-Champagne, est déjà connu de la justice. Son casier judiciaire fait état de quatre condamnations, principalement pour conduite sous l’emprise de l’alcool. Par ailleurs, « il a été mis en cause en 2010 pour des faits de viol, procédure classée sans suite pour infraction insuffisamment caractérisée », a précisé la magistrate.

Le suspect a été présenté dans l’après-midi à un juge des libertés et de la détention (JLD), qui l’a placé en détention provisoire. L’enquête, confiée au service interrégional de police judiciaire (SIPJ) de Reims, se poursuit.

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