Bordeaux : Quatre hommes mis en examen pour viols avec actes de torture et de barbarie

Quatre hommes ont été mis en examen à Bordeaux (Gironde) pour viols avec actes de torture ou de barbarie, dans une affaire liée au milieu libertin. Les faits, survenus entre 2011 et 2024, impliquent au moins cinq victimes. L’un des suspects, Christophe B., est accusé d’avoir organisé des viols collectifs filmés avec la participation d’autres hommes.

3–4 minutes

Quatre hommes ont été mis en examen à Bordeaux (Gironde) pour viols avec actes de torture ou de barbarie, dans le cadre d’une enquête portant sur des agressions sexuelles perpétrées dans le milieu libertin sur une période allant de 2011 à 2024.

Selon le procureur de la République de Bordeaux, Renaud Gaudeul, « l’absence de consentement des victimes est caractérisée ». Cinq femmes âgées de 45, 52, 56, 59 et 67 ans ont, à ce jour, été identifiées comme victimes. L’enquête a été lancée en novembre 2023 à la suite de la plainte déposée par l’ex-compagne de l’un des mis en cause, Christophe B., âgé de 55 ans et domicilié à Reignac (Gironde). Cette femme a déclaré avoir subi « des viols collectifs commis par son compagnon et des hommes qu’il invitait », sur une période de trois ans. Elle a également précisé que Christophe B. avait mis en œuvre « une stratégie d’emprise » qui lui avait permis de lui imposer plusieurs viols collectifs, lesquels étaient filmés.

«Des hurlements de douleur»

Christophe B., qui travaille dans le domaine de la maintenance, a été interpellé une première fois en juillet 2024. Les gendarmes de la Section de recherches de Bordeaux, initialement saisis sous l’autorité du parquet de Libourne, ont été rejoints en février 2025 par le pôle criminel du parquet de Bordeaux pour la poursuite des investigations. Ces dernières ont conduit à l’identification de trois autres hommes âgés de 40, 46 et 57 ans, résidant dans la métropole bordelaise et en Sud Gironde. Ils ont tous été mis en examen, dont l’un pour complicité, et placés en détention provisoire.



Les enquêteurs ont entendu quatre autres ex-compagnes successives de Christophe B., qui ont rapporté des faits similaires à ceux décrits par la première plaignante. Les agressions se seraient déroulées non seulement au domicile de Christophe B., mais aussi « dans des clubs libertins de la métropole bordelaise, sur la voie publique, toujours à Bordeaux, mais également ailleurs, dans l’Hérault et dans le Gard », selon le communiqué du procureur, confirmant des informations du Monde et du Parisien. Celui-ci précise que « des hurlements de douleur étaient entendus » sur certaines vidéos visionnées.

Des pratiques d’une extrême ignominie

Les disques durs saisis au domicile de Christophe B. contiennent « des dizaines de vidéos » impliquant plusieurs hommes. « L’exploitation de très nombreuses vidéos enregistrées sur des disques durs, saisis au domicile de l’intéressé, permettait de considérer que l’absence de consentement des femmes était caractérisée », a déclaré Renaud Gaudeul. Le procureur ajoute que « l’auteur de ces vidéos n’a pas contesté l’existence de ces relations sexuelles entre ses compagnes successives et des groupes d’hommes, dont lui-même », tout en affirmant « qu’elles avaient toujours été consenties ».

Parmi les pratiques recensées, certaines sont d’une extrême ignominie. Les victimes ont notamment subi des pénétrations avec des objets tels qu’une brosse à dents électrique. L’une d’elles aurait été contrainte à un rapport sexuel avec un chien.

Lors des gardes à vue, « l’un des mis en cause a fini par admettre qu’il avait conscience de l’absence de consentement de sa partenaire féminine », tandis que « les autres affirmaient le contraire », a précisé le procureur.

Selon son avocat, Me Julien Plouton, interrogé par franceinfo, Christophe B. a un casier judiciaire vierge et « ne s’est jamais vécu et perçu comme étant quelqu’un qui commettait des infractions pénales, il se voit comme quelqu’un qui était dans la pratique du plaisir sexuel libertin, même si ce sont manifestement des pratiques extrêmes ».

Deux juges d’instruction ont été désignés pour la suite des investigations. Un bien immobilier appartenant à Christophe B. a d’ores et déjà été saisi.

Voir l’article original cliquez ci-dessous :

Toute l'actualité des faits divers par région...
Voir l’article

Page d'accueil pour retourner sur le site
Aller à l’accueil


← Back

Votre message a été envoyé

Attention


Trois jeunes hommes soupçonnés de préparer un attentat à l’explosif mis en examen et écroués

Trois jeunes hommes ont été mis en examen à Paris, soupçonnés de préparer un attentat à l’aide d’engins explosifs. Interpellés en début de semaine, ils ont été mis en examen avant d’être écroués. Une information judiciaire a été ouverte du chef d' »association de malfaiteurs terroriste criminelle » et autres infractions liées au terrorisme.

Généré par IA

Trois jeunes hommes de 19 et 20 ans ont été mis en examen ce samedi 7 décembre à Paris, soupçonnés d’avoir projeté un attentat en France avec des engins explosifs. Ils ont été placés en détention provisoire. Une enquête préliminaire a été ouverte le 20 novembre dernier dans ce dossier, indique le parquet national antiterroriste (PNAT), confirmant une information du Parisien.

Les trois suspects ont été interpellés les 3 et 4 décembre dans plusieurs départements, avant d’être placés en garde à vue dans les locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Les mis en cause, radicalisés, auraient notamment envisagé de cibler la mairie de Poitiers (Vienne), d’après le quotidien francilien. Une cible envisagée en lien avec la bataille de Poitiers qui marqua la victoire des troupes de Charles Martel contre les troupes arabo-berbères, en 732. Le siège de la DGSI aurait également fait partie des cibles identifiées par les suspects.

Une information judiciaire a été ouverte samedi des chefs d' »association de malfaiteurs terroriste criminelle », « détention et transport de substance ou produit incendiaire ou explosif en relation avec une entreprise terroriste », « fabrication non autorisée d’engin explosif ou explosif en relation avec une entreprise terroriste ». Les trois jeunes hommes s’étaient lancés dans la conception de TATP, un explosif utilisé par les djihadistes, extrêmement puissant, mais aussi instable.

Deux des suspects ont été mis en examen de l’ensemble des chefs, tandis que le troisième l’a été uniquement du chef d' »association de malfaiteurs terroriste criminelle ».

Voir l’article original cliquez ci-dessous :

Toute l'actualité des faits divers par région...
Voir l’article

Aller à l’accueil