Octogénaire enterré dans un garage en Dordogne : sa femme l’avait tué à coups de marteau en 2019

Une femme de 59 ans a été mise en examen à Périgueux (Dordogne) et placée en détention provisoire après avoir avoué le meurtre de son mari en 2019. Le corps de l’octogénaire a été retrouvé ce lundi, six ans plus tard, dissimulé dans la fosse du garage familial, à Ribérac.

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Une femme de 59 ans a été mise en examen pour meurtre par conjoint après avoir reconnu avoir tué son mari en 2019 à leur domicile de Ribérac (Dordogne) et dissimulé son corps dans le garage pendant près de six ans.

Selon le parquet de Périgueux, la suspecte a expliqué aux enquêteurs qu’elle avait été menacée par son époux alors qu’il exigeait une relation sexuelle. « Selon elle, alors qu’ils se trouvaient à leur domicile de Ribérac, son mari lui avait demandé une relation sexuelle en tenant un couteau en main. Elle avait refusé cette relation sexuelle et elle lui avait porté des coups de marteau à la tête. Quelques jours plus tard, elle avait enfoui son corps dans une fosse du garage », a indiqué Jacques-Edouard Andrault, procureur de la République à Périgueux, dans un communiqué.

Le corps de l’homme, âgé de 86 ans, a été découvert lundi 31 mars dans la fosse pour la réparation de véhicules, au fond du garage de leur maison, lors d’une perquisition menée par les gendarmes. « Lors de l’opération », a précisé le procureur, l’épouse « a simplement déclaré qu’elle était à l’origine de sa mort ». L’autopsie a confirmé des « lésions à la tête pouvant résulter d’un choc avec un objet contondant ». Un marteau « susceptible de correspondre à celui utilisé pour tuer la victime » a été saisi.



Selon Ici, la femme a immédiatement reconnu les faits dès l’arrivée des gendarmes, mettant fin à un secret qu’elle avait gardé seule pendant plusieurs années. Les deux vivants ensemble depuis une vingtaine d’années. Aucun des deux n’avait d’antécédents judiciaires, comme l’a précisé le parquet.

Elle met les voitures de son époux en vente, le maire donne l’alerte

La victime, Daniel, était un ancien imprimeur et libraire connu à Ribérac. Il était également passionné de voitures anciennes. Il possédait notamment une 205 GTI d’usine, une 504 pick-up, une 604, une Dyane et une 2CV. « C’est quand elle a mis en vente les véhicules de collection de son époux, ces voitures auxquelles il tenait plus que tout, que le maire s’est décidé à alerter la gendarmerie », ajoute Ici.

C’est donc jeudi dernier que le maire de la commune, inquiet de cette absence prolongée, a signalé la disparition de l’homme aux gendarmes de Ribérac. « J’ai eu des premières inquiétudes durant la période du Covid-19. Je voyais parfois son épouse aller faire ses courses. Mais lui était invisible », a-t-il confié à Sud-Ouest. Une enquête pour recherche des causes de disparition a alors été ouverte.

Durant toutes ces années, la femme n’avait livré aucun indice. Aux voisins, elle affirmait que son mari était « parti en retraite spirituelle » dans un « monastère », ou encore qu’il « bricolait » au garage, détaille Ici.

Mise en examen également pour escroquerie

Mercredi 2 avril, la femme a été mise en examen pour « meurtre par conjoint » et placée en détention provisoire. Elle a également été placée sous le statut de témoin assisté pour « escroquerie », en lien avec la vente des voitures de collection appartenant à son époux.

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Nancy : Le corps d’un retraité retrouvé enterré dans une cave, ses comptes vidés, cinq suspects écroués

Un retraité de 80 ans a été retrouvé mort à Nancy (Meurthe-et-Moselle) début janvier. Une femme, qui squattait son appartement, a affirmé avoir découvert son corps avant de déplacer et dissimuler les ossements. Mise en examen pour meurtre, elle a été placée en détention provisoire. Quatre complices présumés, soupçonnés d’avoir aidé à faire disparaître le cadavre et à vider les comptes du défunt, ont également été écroués.

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C’est une macabre affaire qui a vraisemblablement été résolue par les policiers de la division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS), à Nancy (Meurthe-et-Moselle), après la découverte d’ossements humains en janvier dernier. Cinq personnes ont été mises en examen et placées en détention provisoire dans le cadre de cette enquête, indique une source judiciaire, confirmant une information de L’Est Républicain.

Tout commence lorsque la propriétaire d’un appartement situé rue Gabriel-Mouilleron alerte la police. Elle soupçonne que son logement, normalement loué à un retraité de 80 ans, Claude Mysak, est occupé illégalement. Une première intervention des forces de l’ordre ne donne rien, le logement étant vide. Mais une voisine signale plus tard la présence d’une squatteuse. Lors d’une deuxième intervention, les policiers interpellent une femme.

Les ossements enterrées dans la cave de la suspecte

En garde à vue, cette dernière confie à un psychiatre qu’elle aurait découvert, plusieurs semaines plus tôt, le cadavre de l’octogénaire dans l’appartement. Elle affirme ne pas le connaître et être entrée chez lui pour le cambrioler. Selon elle, le corps était en état de décomposition avancée. Elle reconnaît alors avoir transporté les restes dans des sacs poubelle et des valises avant de les enterrer dans la cave de son propre immeuble, quelques numéros plus loin, après les avoir brisés à l’aide d’une pelle et de marteaux.

Une perquisition menée par les policiers de la DCOS a permis de retrouver plusieurs dizaines d’ossements humains en petits morceaux, enterrés dans la cave, ainsi que deux marteaux et divers outils ayant pu servir à les briser.

L’enquête s’oriente rapidement vers une possible dissimulation de crime. En effet, la suspecte a non seulement déplacé les ossements, mais elle a aussi entrepris des travaux dans l’appartement de Claude Mysak, modifiant potentiellement la scène de crime. Fin janvier, un juge d’instruction décide de la mettre en examen pour meurtre, mais aussi pour recel de cadavre, atteinte à l’intégrité d’un cadavre, modification de scène de crime et destruction.

Près de 100 000 euros de préjudice

Les investigations révèlent ensuite l’existence de complices. Le 4 mars, quatre autres personnes sont interpellées : un couple quadragénaire, un jeune homme et une amie plus âgée. Ces derniers sont soupçonnés d’avoir aidé la suspecte principale à faire disparaître les ossements et à vider les comptes bancaires du retraité. Selon les enquêteurs, les transactions bancaires de Claude Mysak ont cessé en mars 2023, avant qu’un grand nombre de paiements soient réalisés entre novembre 2024 et janvier 2025, par chèque ou carte bancaire. Le préjudice est estimé autour de 100 000 euros.

Lors de leurs gardes à vue, les suspects adoptent des attitudes variées : certains nient les faits, d’autres minimisent leur rôle ou restent évasifs. Tous sont mis en examen pour recel de cadavre, complicité d’atteinte à l’intégrité d’un cadavre, modification de scène de crime, complicité de destruction, escroqueries et association de malfaiteurs. Ils ont été placés en détention provisoire. Les investigation se poursuivent dans ce dossier.

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