Marine Le Pen a dénoncé la possibilité d’être déclarée inéligible pour se présenter à l’élection présidentielle française de 2027.

« Si je suis interdit de me présenter, ce sera profondément antidémocratique », a déclaré le 13 mars le chef du Rassemblement national (RN), avertissant qu’une telle décision priverait les Français de leur droit de choisir leur futur président.
Dans deux semaines, un juge parisien se prononcera sur l’éligibilité de Marine Le Pen à l’élection présidentielle française de 2027 : une décision qui pourrait changer le paysage politique français à deux ans de la présidentielle.
Au cœur de l’affaire se trouve l’enquête de longue date sur le détournement présumé de fonds européens au profit des assistants parlementaires du RN.
Les procureurs demandent une peine de cinq ans de prison pour Le Pen, dont deux ans de prison ferme et cinq ans d’inéligibilité avec « exécution provisoire ».
Une peine d’inéligibilité avec exécution provisoire serait appliquée immédiatement malgré tout recours que le défendeur pourrait déposer.
Un verdict d’inéligibilité est obligatoire en cas de condamnation pour détournement de fonds publics.
Toutefois, la demande des procureurs d’un « effet immédiat » est inhabituelle.
Cela empêcherait Marine Le Pen de se présenter aux élections, que ce soit aux législatives en cas de dissolution du Parlement français ou à l’élection présidentielle de 2027.
Le Conseil constitutionnel français devra se prononcer sur la constitutionnalité d’une telle demande.
Rachadi Saindou, homme politique mahorais, a contesté devant le Conseil constitutionnel la décision d’inéligibilité le concernant, avec « exécution provisoire », par le biais d’une requête déposée auprès du Conseil d’État. La décision du Conseil, attendue dans les prochaines semaines, pourrait avoir une incidence sur le verdict de Marine Le Pen.
Si le Conseil constitutionnel donne raison à la contestation de Saindou, cela pourrait pousser le juge parisien à abandonner la demande d’inéligibilité immédiate du procureur contre Le Pen.
Le Conseil constitutionnel a jusqu’au 3 avril pour rendre son avis. Il pourrait toutefois le faire avant le 31 mars, jour du verdict de Marine Le Pen.
Malgré la menace juridique, Marine Le Pen reste une force dominante lors des prochaines élections. Bien que la présidentielle ait lieu dans deux ans, les sondages de décembre 2024 la placent en tête, avec de fortes chances d’atteindre le second tour.
Alors que le jugement approche, la vétérante française insiste sur le fait qu’elle est « extrêmement sereine » quant à la décision du tribunal.
« Je suis une battante », dit-elle, « et j’ai appris depuis l’enfance que la bataille juridique menée contre vous fait partie intégrante de la bataille politique. »
Le Pen a également fait référence à la récente controverse présidentielle en Roumanie, où le politicien nationaliste Călin Georgescu a été empêché de se présenter par les autorités.
« Je suis extrêmement préoccupée par ce qui se passe en Roumanie », a-t-elle déclaré.
« Là-bas [en Roumanie] comme en France, il y a des gens qui croient que si les urnes ne donnent pas le « bon » résultat, ils doivent trouver un moyen de manipuler le système jusqu’à ce qu’il le fasse. »

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