Créteil : Trois hommes blessés par balle se présentent à l’hôpital

Trois hommes ont été blessés par balle dans la nuit de vendredi à samedi alors qu’ils se trouvaient à bord d’un véhicule. Ils se sont rendus à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil (Val-de-Marne), où l’un d’eux a été pris en charge dans un état plus préoccupant. Une enquête pour tentative de meurtre a été ouverte et confiée à la police judiciaire.

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Trois hommes ont été blessés par balle dans la nuit de vendredi à samedi alors qu’ils se trouvaient à bord d’une voiture. Ils se sont présentés d’eux-mêmes à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil (Val-de-Marne), a appris Actu17. L’un a été blessé plus grièvement mais son pronostic vital ne serait pas engagé.

Les trois blessés se sont présentés au cours de la nuit aux urgences de l’hôpital Henri-Mondor, rue Gustave-Eiffel. Leur voiture présentait de multiples impacts de balle, selon une source proche de l’affaire. Ils ont été immédiatement pris en charge par le personnel médical. L’une des victimes a été touchée au niveau du thorax. « L’un de ses poumons a été impacté », souligne la même source. L’homme a finalement été transféré vers un hôpital parisien et devait être opéré. « Son pronostic vital était réservé », au moment de sa prise en charge, précise le parquet de Créteil ce samedi après-midi. Les deux autres victimes ont été blessées, l’une à l’épaule, l’autre à la jambe. Ce dernier s’est fait poser des points de suture.

Les trois blessés sont sous contrôle judiciaire

On ignore les circonstances de cette tentative de meurtre. « Ils n’ont pas souhaité s’exprimer sur le lieu et les circonstances des faits », confirme la même source. Les trois hommes, bien connus des services de police, se trouvent actuellement sous contrôle judiciaire, a également appris Actu17.

Une enquête pour tentative de meurtre a été ouverte et confiée au Service départemental de police judiciaire du Val-de-Marne (SDPJ 94).

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Macron veut organiser un référendum, mais pas sur l’immigration

Les Français doivent se prononcer sur trois sujets, mais pas sur celui qui leur tient le plus à cœur.

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Après avoir annoncé son intention d’ organiser un référendum pour consulter les Français en 2025, le président Emmanuel Macron poursuit sa réflexion sur les sujets à aborder. Fin de vie, travail, réseaux sociaux : les contours des questions se précisent. Sans compter l’immigration, l’une des préoccupations majeures des Français. En vertu de la Constitution française, le résultat d’un référendum a force de loi.

Lors de sa cérémonie de réveillon , le président a annoncé qu’il souhaitait demander aux Français de « trancher » sur des sujets jugés « déterminants », sans en dire davantage.

Ce n’est pas la première fois que Macron, depuis sa première élection en 2017, promet un référendum. Pour l’instant, celui-ci n’a pas eu lieu. Mais ses proches veulent croire qu’il va cette fois-ci aller au bout de sa promesse, vingt ans après le dernier référendum organisé par le président Sarkozy en 2005 sur le traité constitutionnel européen, rejeté par une majorité de Français.

Le président prévoit d’annoncer le format et les modalités de la consultation publique au début du printemps. Plusieurs sujets pourraient être soumis au vote des Français simultanément en une seule journée. Pour l’instant, Macron est encore dans une phase de réflexion et de consultation, mais son opinion se précise.

Trois sujets ont retenu son attention. Tout d’abord, une éventuelle interdiction des réseaux sociaux aux mineurs de moins de quinze ans. Le président a exprimé à plusieurs reprises son inquiétude quant aux dommages causés par la surexposition des enfants aux écrans, et la France a été l’un des premiers pays à légiférer sur la restriction de l’accès des mineurs aux sites pornographiques. Un référendum sur cette question serait cohérent avec ces engagements antérieurs.

La question du « travail » pourrait aussi être un sujet inclus dans le référendum. Le sujet est flou et recouvre tout un ensemble de préoccupations. L’ancien Premier ministre Gabriel Attal, aujourd’hui chef du parti présidentiel, pousse dans ce sens : « Il faut un référendum pour renverser la situation, changer de modèle et donner un répit aux Français qui travaillent », expliquait-il le 29 janvier dans un entretien à la chaîne publique France 2. On voit toutefois mal comment ce sujet complexe pourrait être résolu par une simple question à trancher par oui ou non. Pour d’autres, la question devrait davantage porter sur la structure des politiques sociales du pays : qui les finance, et sur qui doit se concentrer l’effort de la nation ? La gauche préférerait que la question porte sur l’âge de départ à la retraite, pour contourner la très contestée réforme des retraites adoptée par le gouvernement d’Élisabeth Borne en 2023, mais ce n’est clairement pas la voie explorée par le président.

Enfin, Macron veut trancher le débat houleux sur la réforme de l’euthanasie par un référendum, ce qui mettrait de facto un terme aux débats en cours à l’Assemblée nationale. Théoriquement, la Constitution (art. 11) ne permet pas d’organiser un référendum sur un sujet de ce type, car tout référendum doit porter sur « tout projet de loi relatif à l’organisation des pouvoirs publics, aux réformes concernant la politique économique ou sociale de la nation et aux services publics concernés ». Mais l’Élysée a déjà discrètement consulté le Conseil constitutionnel, ce qui garantirait une interprétation large de l’article 11 tel que rédigé. Le recours à un référendum sur l’euthanasie permettrait au président d’espérer une victoire symbolique, lui qui enchaîne les échecs politiques depuis le début de son second mandat. Il pourrait aussi l’aider à surmonter le désaccord sur ce sujet avec son Premier ministre : Bayrou est opposé à l’euthanasie et veut dissocier la question de l’aide à mourir de celle des soins palliatifs, tandis que Macron veut lier les deux pour rendre l’autorisation de l’euthanasie acceptable aux yeux des plus réticents.

Malgré les attentes des Français sur le sujet, Macron écarte un référendum sur l’immigration. Et ce, alors qu’il s’agit d’une demande récurrente de l’électorat de droite , mais plus largement d’une majorité de Français, comme le confirment plusieurs sondages sur le sujet. Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau y est personnellement favorable , mais pas le chef de l’État, qui souligne qu’il est constitutionnellement impossible d’aborder un tel sujet par référendum. Pour l’euthanasie, le blocage constitutionnel n’est pas jugé insurmontable, et la formulation de l’article 11 pourrait être interprétée selon la volonté du président sans difficulté notable, mais pour l’immigration, la gauche et le centre ont pris l’habitude de le considérer comme insurmontable – dans leur intérêt.

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Un élève policier fonce délibérément sur la foule devant un bar

L’homme aurait agi en représailles parce qu’il venait de se faire «refouler» de ce bar, près de Lille, du fait de son état d’ébriété. Il y aurait plusieurs blessés.

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Un élève policier a foncé jeudi soir en voiture devant un bar à Wasquehal, en périphérie de Lille, faisant plusieurs blessés, avant d’être interpellé, a-t-on appris vendredi auprès des pompiers et de sources concordantes.

Vers 23h45, les secours ont été appelés parce qu’«un conducteur avait renversé plusieurs personnes devant un bar discothèque», selon les pompiers du Nord. Quatre personnes ont été blessées, dont une grièvement, selon les pompiers. La personne grièvement blessée est une femme de 34 ans, d’après une source proche du dossier.

Élève policier en garde à vue

L’automobiliste a été interpellé et placé en garde à vue, a-t-on appris d’une source proche du dossier, qui évoque, elle, cinq personnes blessées. Il s’agit d’un élève de l’école de police de Roubaix-Hem qui était sorti en soirée avec d’autres élèves et un formateur, a confié une source policière.

Il aurait agi en représailles parce qu’il venait de se faire «refouler» du bar du fait de son état d’ébriété, selon cette même source. «La Direction générale de la police nationale condamne fermement le comportement hors service d’élèves de l’école de police de Roubaix. Ses pensées vont aux victimes blessées ou choquées», selon une déclaration de la DGPN.

«Cinq personnes blessées, d’autres choquées»

«Ces faits font l’objet d’une enquête judiciaire et administrative pour déterminer les responsabilités de chacun. Ces comportements sont à l’opposé des valeurs de la police nationale», a insisté la DGPN.

«Un drame d’une violence inouïe s’est produit devant notre établissement», a aussi réagi vendredi sur Facebook la direction du High Bar de Wasquehal, parlant d’un «geste isolé». «Un élève de l’école de police et sortant du bar, a délibérément percuté des clients se trouvant devant nos portes ainsi qu’un agent de sécurité».

«Cinq personnes ont été blessées et de nombreuses autres restent profondément choquées», a ajouté la direction du club, exprimant tout son «soutien» et souhaitant un «bon rétablissement» aux victimes.

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Épinal : Un corps calciné découvert près d’un parking, enquête ouverte pour meurtre aggravé

Le corps partiellement calciné d’un homme d’une quarantaine d’années a été découvert le 6 février à Épinal (Vosges), dans une zone difficile d’accès. L’autopsie n’a pas encore permis d’identifier la victime ni de déterminer les causes exactes du décès. La piste criminelle est néanmoins privilégiée. Une information judiciaire a été ouverte.

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Un corps partiellement calciné a été découvert le 6 février dernier à Épinal (Vosges), à proximité du stand de tir de la ville. L’enquête, d’abord menée pour déterminer les causes du décès, s’oriente désormais vers une piste criminelle. Une information judiciaire pour « meurtre aggravé » a été ouverte au pôle criminel d’Épinal, a annoncé le parquet ce vendredi.

Ce sont deux agents municipaux qui ont fait la macabre découverte, aux alentours de 17 heures, dans une zone difficile d’accès, « en aplomb du parking du stand de tir », au milieu d’une « forte pente située en dessous du talus bordant le parking », selon les précisions du parquet. Le corps n’était pas visible depuis la route.

Les premières investigations ont eu lieu dès la soirée du 6 février, « de nuit, dans des conditions d’accès difficiles », selon le procureur de la République d’Épinal, Frédéric Nahon. La dépouille a été transférée le soir même à l’institut médico-légal de Nancy (Meurthe-et-Moselle) pour y être autopsiée. Les analyses ont permis d’établir que le corps retrouvé est celui « d’un homme âgé d’une quarantaine d’années, partiellement calciné ». Son identité reste inconnue à ce stade. « Les analyses médico-légales doivent se poursuivre pour établir l’identité exacte de l’intéressé, les causes précises et la date de la mort », a indiqué le magistrat.

Face aux éléments recueillis, le parquet annonce privilégier « désormais la thèse criminelle ». L’enquête, initialement ouverte pour recherche des causes de la mort, a été requalifiée en information judiciaire pour « meurtre aggravé ». Les investigations se poursuivent.

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La France bannit définitivement les «puffs»

L’interdiction des cigarettes électroniques jetables a été approuvée par le Parlement. Une décision qui pourrait inspirer nombre de pays voisins.

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Stop aux cigarettes électroniques jetables: le Parlement français a approuvé jeudi l’interdiction des «puffs», ces dispositifs en vogue notamment chez les jeunes qui sont friands de leur prix modique et leurs arômes diversifiés.

Parfum menthe, glace à la fraise, pastèque ou chocolat; emballage attrayant; coût abordable, mais risque avéré de dépendance… Les «dispositifs de vapotage à usage unique», plus communément appelés «puffs», vont bientôt disparaître des lycées, collèges et rues.

Après une Assemblée nationale (chambre basse) unanime la semaine dernière, le Sénat (chambre haute) a approuvé l’interdiction par un vote à main levé, point d’orgue d’un parcours de plus de deux ans au Parlement.

Le rapporteur parlementaire Khalifé Khalifé (droite)  a dénoncé un «marché qui cible sans vergogne les jeunes enfants avec un marketing décomplexé», quand la sénatrice écologiste Anne Souyris a critiqué des puffs «conçues pour attirer les jeunes avec leur saveur sucrée et leur design attrayant».

«C’est une étape supplémentaire vers cette génération débarrassée du tabac (…) Et c’est un ministre à la santé cardiaque précaire qui vous le dit», a salué pour le gouvernement le ministre des Relations avec le Parlement Patrick Mignola, voyant également dans ces cigarettes électroniques jetables «un véritable fléau environnemental».

En France, en Belgique et…

La France est donc en passe de devenir le deuxième pays européen, après la Belgique, à interdire leur commercialisation sur son territoire, une dynamique aussi suivie par le Royaume-Uni qui a annoncé leur interdiction à la vente d’ici juin.

Saluant une «avancée majeure», la Ligue contre le cancer a appelé dans un communiqué à «aller plus loin en interdisant les nouveaux produits et dérivés de la nicotine».

Dans le détail, le texte interdit la vente et la distribution en France des dispositifs «pré-remplis avec un liquide et ne pouvant être remplis à nouveau, qu’ils disposent ou non d’une batterie rechargeable».

Tout en saluant une «décision importante sur le plan de la santé publique et de l’environnement», le Comité national contre le tabagisme (CNCT) s’inquiète de «contournements déjà anticipés par les fabricants qui continuent à mettre sur le marché des cigarettes électroniques ciblant les jeunes par la multiplicité de leurs arômes et qui demeurent jetables à l’issue d’un nombre très limité de recharges», dans un communiqué transmis à l’AFP.

Cette décision de l’Union européenne «était scrutée par de nombreux pays», note Francesca Pasquini, qui assure que l’exemple français, basé sur un accord transpartisan au Parlement, pourra inspirer nombre de voisins.

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Clermont-Ferrand : Un homme de 25 ans tué par balle en pleine rue

Un homme de 25 ans a été tué par balle mardi soir à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Deux individus en voiture sont en fuite.

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Un jeune homme de 25 ans a été tué par balle ce mardi 11 février à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), rue Poncillon, à proximité du stade Philippe-Marcombes. Les faits se sont produits aux alentours de 21h45, ont indiqué des sources proches de l’affaire, confirmant une information de France 3.

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Des témoins ont alerté la police après avoir entendu des coups de feu. À leur arrivée, les forces de l’ordre ont découvert la victime allongée sur le sol, atteinte d’un tir au niveau de la poitrine. Les secours, rapidement dépêchés sur place, ont tenté de le réanimer, en vain. L’homme a été déclaré décédé sur place à 22h37.

Un étui de calibre 9 mm

Selon les premiers éléments de l’enquête, deux individus à bord d’une voiture se seraient approchés de la victime. Le passager aurait tiré une seule fois avant que le véhicule ne prenne la fuite. Un étui de calibre 9 mm a été retrouvée sur les lieux. La victime, née à Clermont-Ferrand et domiciliée à Aubière, était connue des services de police et de justice.

L’enquête pour meurtre a été confiée à la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS).

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Le quartier de «La Négresse» à Biarritz doit changer de nom

Après un long combat judiciaire, la ville basque a l’ordre de débaptiser le quartier au nom «de nature à porter atteinte à la dignité de la personne humaine».

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À Biarritz, «La Négresse» est le nom d’un quartier comme d’une rue.GoogleMaps

La justice française a ordonné jeudi à la ville de Biarritz de débaptiser son quartier de «La Négresse», «un sobriquet raciste et sexiste» selon l’association Mémoires et Partages qui l’avait saisie.

La cour administrative d’appel de Bordeaux, dans le sud-ouest du pays, «juge que, quelles que soient l’origine supposée de cette appellation et sa dimension historique revendiquée par la commune de Biarritz, le terme «La Négresse» évoque aujourd’hui, de façon dévalorisante, l’origine raciale d’une femme dont l’identité n’a d’ailleurs pas été formellement identifiée».

Elle pointe un mot «de nature à porter atteinte à la dignité de la personne humaine» qui peut être perçu par la population, «qu’elle soit résidente ou de passage, comme comportant un caractère offensant à l’égard des personnes d’origine africaine».

Plusieurs centaines d’expéditions négrières sont parties du sud-ouest de la France, notamment Bordeaux, vers l’Afrique entre le 17ᵉ et le 19ᵉ siècle.

L’association bordelaise Mémoires et Partages, qui promeut le travail de mémoire sur la colonisation et l’esclavage, avait demandé à la maire de droite de Biarritz Maider Arosteguy d’abroger deux délibérations de 1861 et 1986 ayant baptisé du nom «La Négresse» un quartier et une rue de la ville.

«Connotation insultante»

Selon les historiens, le terme «La Négresse» aurait été attribué à ce quartier par des soldats napoléoniens au début du XIXème siècle en raison de la présence d’une auberge tenue «par une femme très brune». D’autres sources attribuent l’origine du terme à l’expression gasconne «lane gresse», désignant une terre d’argile présente dans cette partie de la commune.

L’élue ayant refusé, l’association avait saisi le tribunal administratif qui avait également rejeté son recours par un jugement du 21 décembre 2023. Elle avait ensuite fait appel de cette décision.

«En conséquence, la cour annule la décision attaquée et enjoint à la maire de la commune de Biarritz de saisir, dans un délai de trois mois, le conseil municipal, seul compétent pour décider de modifier le nom d’un lieu-dit situé sur le territoire de la commune, pour qu’il procède à l’abrogation des délibérations» en question, précise l’instance judiciaire.

À l’audience, le 16 janvier la rapporteure publique, dont l’avis est généralement suivi, avait estimé que «l’évolution sémantique» du mot lui confère aujourd’hui une «connotation insultante» pouvant «porter atteinte à la dignité humaine».

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France: quinze blessés dans une attaque à la grenade dans un bar de Grenoble

La police recherche activement jeudi un homme qui a fait 15 blessés en jetant une grenade mercredi soir dans un bar d’un quartier populaire de Grenoble, localité des Alpes françaises, où les habitants se disent «choqués» mais pas totalement surpris par cette violence. 

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Des agents sont postés devant l’Aksehir, un bar associatif du quartier sensible du Village olympique, où le calme est revenu au lendemain de cette attaque, dont le mobile reste inconnu même si la piste terroriste est «a priori» écartée.

«J’ai entendu un grand boum, j’ai regardé et je me suis dit que ce n’était pas un pétard ni un feu d’artifice», raconte Agnès Lefebvre-Paquet, une septuagénaire croisée sur place par l’AFP. «Je me suis dit que c’était des problèmes du quartier».

«On est tous choqués, tous, tous», ajoute une de ses voisines, encore en robe de chambre et qui ne veut pas donner son nom. «Ça fait 30 ans qu’on habite là et c’est de pire en pire», poursuit-elle, confiant avoir passé une «nuit horrible».

Mercredi, vers 20 h 15, un homme est entré dans le bar, où se trouvaient de nombreux clients. Sans dire un mot, il a jeté une grenade avant de prendre la fuite, selon le procureur François Touret de Coucy. Il était peut-être armé d’une arme longue de type Kalachnikov mais n’en a pas fait usage.

La déflagration a fait de nombreuses victimes: 15 blessés, parmi lesquels six ont été pris en charge en urgence absolue, et «au moins deux» restent encore avec un pronostic vital engagé, a déclaré à la presse le ministre de la Santé Yannick Neuder, qui s’est rendu dans un hôpital de Grenoble où les blessés ont été admis. Un précédent bilan faisait état de 12 blessés.

«Techniques de guerre» 

Évoquant un mode opératoire avec «une grenade extrêmement violente, c’est quasiment des techniques de guerre», le ministre a fait état de blessures avec «des coupures et des perforations d’organes».

L’auteur de cette attaque était toujours en fuite jeudi matin, selon une source policière. «L’enquête se poursuit», a commenté le procureur, sans vouloir en dire davantage.

La veille, le magistrat avait expliqué qu’aucune piste n’était privilégiée. «On peut exclure l’attentat purement terroriste», a-t-il déclaré, mais pour le reste, «ça peut être un règlement de comptes» lié «au trafic de drogues, au trafic de cigarettes, à une inimitié exacerbée…»

L’Aksehir est un bar associatif d’ordinaire fréquenté par des habitants du quartier, «surtout pour regarder des matches de foot», a expliqué à l’AFP Chloé Pantel, maire adjointe du secteur 6 de Grenoble, présente sur les lieux du drame.

Il tient son nom d’une ville de Turquie, mais selon plusieurs riverains il est aujourd’hui tenu par des Algériens et est plutôt fréquenté par une clientèle masculine.

«Ce n’était pas un bar qui était censé soulever d’inquiétudes particulières», a déclaré M. Touret de Coucy.

Karim, un agent municipal qui ne souhaite pas donner son nom, est un habitué des lieux, où il prend un café tous les matins quand il nettoie la place adjacente.

«D’habitude, c’est propre, c’est calme. Il n’y a rien. On boit un café là, on discute», dit-il en faisant part de sa surprise. Mais «à Grenoble, tout est possible», ajoute-t-il, désabusé, tandis que des parents se pressent pour accompagner leurs enfants à l’école.

La ville connaît régulièrement des épisodes de violences, notamment par armes à feu, liés au trafic de drogues. Les autorités ont même évoqué l’été dernier une «guerre des gangs».

Le maire écologiste de la ville Eric Piolle, qui s’est rendu sur place mercredi soir avec le procureur et la préfète de l’Isère, s’est lui aussi dit «stupéfait» face à cet «acte d’une violence inouïe», tout en déplorant une «escalade de la violence» dans la capitale des Alpes.

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Yvelines : Un go-fast intercepté, 560 kg d’herbe de cannabis saisis, cinq interpellations

Opération de police dans la nuit de mardi à mercredi dans les Yvelines. Un go-fast a été intercepté par les agents de l’OFAST et les policiers de la BRI Versailles. Près de 560 kilos d’herbe de cannabis ont été saisis.

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Un important go-fast a été intercepté par les agents de l’OFAST et les policiers de la Brigade de recherches et d’intervention (BRI) de Versailles, dans la nuit de mardi à mercredi, à Plaisir (Yvelines), a appris Actu17. Près de 560 kilos d’herbe de cannabis ont été saisis et cinq suspects ont été interpellés.

Le convoi de cinq véhicules, dont plusieurs transportaient la drogue, a été intercepté par les forces de l’ordre qui avaient mis en place un dispositif, dans le cadre de leurs investigations. Les cinq suspects ont été placés en garde à vue dans les locaux de l’OFAST. Une mesure qui peut s’étendre jusqu’à 96 heures, s’agissant d’un trafic de drogue.

Plus de 5 millions d’euros à la revente

Cette saisie de drogue représente près de 5,6 millions d’euros à la revente pour les trafiquants. Le gramme d’herbe de cannabis se vend autour de 10 euros en France, contre 8 euros pour la résine.

Les investigations se poursuivent dans ce dossier. Contacté, le parquet de Versailles n’a pas donné suite.

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Le Pen à Madrid : « La puissance de l’Europe réside dans la puissance de ses nations »

Se réjouir de la victoire de Trump ne signifie pas s’aligner sur les Etats-Unis, a souligné le candidat français à la présidentielle.

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La présidente du RN Marine Le Pen s’exprime lors du sommet des Patriotes pour l’Europe à Madrid, le 8 février 2025.

Dans son discours lors d’un grand rassemblement à Madrid , organisé par le groupe Patriotes pour l’Europe (PfE), Marine Le Pen, ancienne présidente du Rassemblement national (RN) et candidate à l’élection présidentielle française de 2027, a célébré le « basculement mondial » en cours avec l’élection de Donald Trump et a appelé la France à se « non-aligner » sur la puissance américaine.

Le rassemblement du samedi 8 février a réuni les principaux représentants du PfE à l’initiative du parti VOX, sous le slogan « Make Europe Great Again » – inspiré du slogan de campagne du président américain Donald Trump. Parmi les participants figuraient le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, le vice-Premier ministre italien Matteo Salvini et le leader du parti espagnol VOX Santiago Abascal.

Marine Le Pen était présente au nom du RN, aux côtés de l’actuel président du parti et président du groupe PfE au Parlement européen, Jordan Bardella. Le groupe est la troisième force du Parlement européen depuis les élections européennes de juin 2024, avec 86 députés sur un total de 720. Parmi eux, 30 sont issus du RN, ce qui en fait l’une des plus grandes délégations.

Comme tous les intervenants, Marine Le Pen a salué à la tribune la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine. Elle a décrit cette victoire comme un « point de bascule global » – pas un simple spasme d’un pays en déclin ou un basculement trivial permis par le système démocratique. Selon elle, son bouleversement a des répercussions profondes en Europe. « Tout le monde comprend que quelque chose a changé », a-t-elle expliqué.

Elle s’est prononcée en faveur d’un renforcement des relations bilatérales entre les nations européennes et les Etats-Unis de Trump. « Je crois que la puissance de l’Europe réside dans la puissance de ses nations », a-t-elle expliqué. « Dans ce nouveau contexte, nous, les citoyens européens, sommes les seuls à pouvoir parler à la nouvelle administration Trump », a-t-elle ajouté, soulignant l’état de « stupeur » dans lequel l’Union européenne est plongée depuis l’annonce de la victoire du candidat républicain, prouvant selon elle son incapacité à être un interlocuteur crédible sur la scène internationale.

Dans une longue interview au journal espagnol El Debate , Marine Le Pen a détaillé son discours. Selon elle, l’élection de Donald Trump est révélatrice des erreurs commises par l’Union européenne. « Alors que les États-Unis vont réindustrialiser massivement et faire baisser les prix de l’énergie, l’UE met en œuvre le Green Deal et déclare la guerre au nucléaire », a-t-elle critiqué. S’exprimant au nom du PfE, elle a ajouté : « Nous sommes aujourd’hui les mieux placés pour pouvoir parler à son administration, car nous comprenons ce qui le motive et ce qu’il représente. »

Pour Marine Le Pen, il était aussi important de réaffirmer une certaine forme de spécificité française . « La France ne peut pas être la fille des États-Unis, car elle en est déjà la mère », a-t-elle rappelé, en référence au rôle décisif joué par la France dans la guerre d’indépendance américaine, peu avant la Révolution française. 

Marine Le Pen a estimé que la victoire de Trump ne devait pas être « interprétée comme un appel à l’alignement », mais « une invitation à suivre ce mouvement de renaissance qui se dessine dans de nombreuses régions de l’Occident ». « Donald Trump est très américain, mais je suis française », a tenu à rappeler Marine Le Pen.

Selon Le Figaro , l’entourage du candidat a également fustigé le slogan du meeting, « Make Europe Great Again », qu’il a qualifié de « grotesque ». « Aimer le patriotisme de Donald Trump ne signifie pas être un vassal des Etats-Unis », a rappelé le président du RN, Jordan Bardella, qui entend garder une distance raisonnable avec le président américain.

Certains observateurs de la presse française ont néanmoins noté que le discours de Madrid marquait un certain basculement dans le discours officiel du RN, sur la voie d’une « conversion atlantiste, conservatrice et libérale [au sens français du terme] », même si elle n’est pas encore pleinement assumée – selon les mots de l’ancien chroniqueur du Figaro Ivan Rioufol, qui parle d’un « déblocage mental » en cours .

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Collégienne poignardée à mort en France : le suspect est passé aux aveux

Le principal suspect dans l’affaire en France du meurtre d’une collégienne de 11 ans, poignardée à mort après avoir disparu à la sortie de son collège près de Paris, est passé aux aveux, a annoncé mercredi le parquet. 

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La macabre découverte dans cette ville de banlieue d’ordinaire tranquille, située à une vingtaine de kilomètres au sud de Paris, a suscité une forte émotion en France.

«Je vous informe que le principal suspect a reconnu les faits qui lui étaient reprochés lors de sa garde à vue», a indiqué le procureur Grégoire Dulin. Quatre personnes ont vu leur garde à vue prolongée mardi soir, dont le principal suspect, âgé de 23 ans, les trois autres étant son père, sa mère et sa petite amie, interpellés pour non-dénonciation de crime.

Selon une source proche du dossier, le jeune homme a reconnu les faits au cours de la nuit.

Le ministre d’Intérieur Bruno Retailleau a exprimé mercredi matin sa «compassion profonde» envers la famille de la jeune Louise, estimant que «le coupable a été arrêté» au micro de France Inter.

Il a également été interrogé sur la possibilité qu’une frustration liée aux jeux vidéo soit le mobile du meurtre comme la presse s’en est fait l’écho.

«Très franchement, peut-on tuer un enfant de 11 ans parce qu’on a perdu, parce qu’on a été contrarié, parce qu’on est frustré?» s’est interrogé le ministre.

Le principal suspect a été interpellé lundi soir. Il est depuis interrogé pour meurtre sur une mineure de moins de 15 ans.

Dans la foulée de son interpellation, les enquêteurs ont arrêté des membres de son entourage: le père âgé de 49 ans, la mère de 48 ans et la petite amie de 23 ans pour non-dénonciation de crime.

Ces interpellations ont eu lieu à Épinay-sur-Orge, où se situait le collège de Louise.

Le corps de l’enfant, disparue à la sortie de son collège vendredi après-midi, a été retrouvé vers 2 h 30 samedi dans un bois, à quelques centaines de mètres de son établissement scolaire.

L’autopsie a permis « de relever la présence de très nombreuses plaies commises avec un objet tranchant dans les zones vitales », selon le parquet.

Le téléphone de la victime a été retrouvé à proximité de son corps.

De nombreux bouquets et bougies ont été déposés devant l’entrée du collège pour rendre hommage à Louise.

Dès le week-end, une cellule d’écoute psychologique coordonnée par le Samu avait été installée en mairie d’Épinay-sur-Orge. La ville et sa voisine de Longjumeau ont aussi mis en place un dispositif de sécurité sur les trajets du collège.

Ces dispositifs seront maintenus «aussi longtemps que nécessaire», a assuré le ministère de l’Éducation.

Aucune marche blanche ne serait organisée «afin de permettre à la famille de faire son deuil dans la plus stricte intimité», a indiqué la mairie de Longjumeau.

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Meurthe-et-Moselle : 57 kilos d’héroïne et près de 100 000€ saisis, 14 suspects interpellés

Un important réseau de trafic de stupéfiants a été démantelé à Nancy (Meurthe-et-Moselle) après une enquête de deux ans. Lors d’une vaste opération menée le 3 février, 14 personnes ont été interpellées et près de 57 kg d’héroïne, 33 kg de produit de coupe, ainsi que des armes et près de 100 000 euros ont été saisis. Deux laboratoires de conditionnement ont été découverts à Nancy et Moivrons.

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Un vaste réseau de trafic de stupéfiants a été démantelé dans l’agglomération de Nancy (Meurthe-et-Moselle) à l’issue d’une opération menée le 3 février dernier. Lors de cette intervention, près de 57 kg d’héroïne, 33 kg de produit de coupe, plus de 300 grammes de cocaïne, 49 grammes de résine de cannabis ainsi que près de 100 000 euros en numéraire et sur des comptes bancaires ont été saisis. Quatorze personnes, âgées de 18 à 33 ans, ont été interpellées.

L’enquête, débutée en 2023 sous l’autorité du parquet de Nancy et confiée initialement à la brigade des stupéfiants de la Sûreté départementale – aujourd’hui Division de la criminalité territoriale (DCT) – a rapidement pris de l’ampleur. La police judiciaire, rebaptisée Division de la criminalité organisée spécialisée (DCOS), a été co-saisie, avec le renfort du Groupe interministériel de recherches (GIR Lorraine). En mai 2024, une information judiciaire a été ouverte pour trafic de stupéfiants sous la direction d’un juge d’instruction.

Le 3 février au matin, environ 100 policiers ont été mobilisés pour procéder aux interpellations sur une dizaine de sites, notamment dans les quartiers du Plateau de Haye à Laxou, Champ-le-Bœuf à Maxéville et Nancy. L’opération a été menée avec l’appui du RAID de Nancy et Strasbourg, de la BRI de Metz et de l’Unité d’investigation nationale (UIN) de Nanterre. « C’est important de donner un coup de pied dans la fourmilière pour que les habitants retrouvent leur quiétude », a déclaré Frédéric Laissy, directeur interdépartemental de la police nationale (DIPN).

Les investigations ont permis d’identifier une organisation structurée impliquée aussi bien dans la vente au détail que dans l’approvisionnement en gros. Le réseau disposait de deux laboratoires clandestins de coupe et conditionnement, l’un à Nancy, l’autre à Moivrons (Meurthe-et-Moselle). « L’une des particularités de ce dossier, c’est la découverte de deux laboratoires de coupage et conditionnement », a précisé François Capin-Dulhoste, procureur de la République de Nancy. Ce dernier a également souligné l’ampleur de l’affaire : « Elle est hors norme, car elle a permis la découverte de deux laboratoires de conditionnement et de coupe d’héroïne où des consommateurs et des revendeurs venaient s’approvisionner ».

Les saisies effectuées lors des perquisitions témoignent de l’ampleur du trafic : en plus des stupéfiants, les forces de l’ordre ont découvert 89 990 euros en espèces, 9208 euros sur des comptes bancaires, trois voitures, trois montres de luxe, dont deux Rolex, ainsi que trois armes à feu, dont deux revolvers et une arme de guerre, un fusil Sten.

Sept suspects ont été écroués

Au terme des gardes à vue, treize suspects ont été présentés aux magistrats entre le 5 et le 7 février. « Cinq ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire et sept placés en détention provisoire », a indiqué le procureur. Un autre mis en cause, ayant demandé un délai pour préparer sa défense, a été écroué en attendant son audience devant le juge des libertés et de la détention. Un dernier individu a échappé au coup de filet, et un mandat d’arrêt sera délivré à son encontre.

L’enquête se poursuit afin d’identifier les fournisseurs en amont et les circuits de blanchiment des sommes générées par le trafic. « L’instruction est loin d’être terminée… », a conclu François Capin-Dulhoste.

« Une très belle opération couronnée de succès qui a impliqué un très large faisceau de services de police qui méritent d’être cités ici : DCOS, DCT, GIR, brigade canine, RAID, BRI, BSI, UIN sans oublier le soutien des effectifs du GAJ et du SDSP », s’est félicité le syndicat Un1té de Meurthe-et-Moselle, dans un communiqué sur Facebook.

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Un maire interdit la diffusion d’un film jugé «raciste»

Le film du réalisateur Tommy Robinson, plusieurs fois condamné pour troubles à l’ordre public, ne sera pas diffusé mardi soir dans une commune près de Montpellier.

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Le maire de Castelnau-le-Lez, près de Montpellier, a pris lundi un arrêté municipal interdisant la diffusion prévue mardi du film «Silenced» réalisé par l’activiste d’extrême droite britannique Tommy Robinson, jugé «raciste» et risquant de créer des troubles à l’ordre public.

«Le film, pour être disponible sur internet, contient des propos complotistes selon lesquels le gouvernement, les médias et la justice protègent les fondamentalistes musulmans, relaient de fausses informations, défendent la charia, et mentent au peuple, propageant ainsi des idées racistes», selon le texte de l’arrêté municipal. «La manifestation est ouverte à tout public, par une simple réservation sur le site internet de la Ligue du Midi», un groupuscule régionaliste identitaire, relève l’arrêté.

Risques de troubles à l’ordre public

Sur ce site internet, on peut lire que le lieu exact de diffusion du film «sera communiqué aux inscrits quatre jours avant l’événement». L’arrêté municipal souligne encore que «les réseaux sociaux font état de l’organisation d’une contre-manifestation», ce qui crée des risques de troubles à l’ordre public.

«C’est quand même un film où on a un appel à la haine et appel aussi, raciste. Donc moi, ce n’est pas dans mes gènes, pour moi, les choses sont très claires là-dessus», a expliqué Frédéric Lafforgue, maire sans étiquette de Castelnau-le-Lez, soulignant également qu’il «ne veu(t) pas de débordements».

Soutenu par Elon Musk

Très présent sur les réseaux sociaux, Tommy Robinson est devenu une bête noire des autorités britanniques qui l’accusent d’attiser les tensions communautaires dans le pays, notamment lors des émeutes de l’été 2024, les pires qu’ait connues le Royaume-Uni en treize ans. Il est incarcéré pour avoir enfreint une décision de justice qui lui interdisait de répéter des propos diffamatoires envers un réfugié syrien, mais qu’il a repris dans «Silenced», dont la diffusion a été interdite en Grande-Bretagne.

Fondateur en 2009 du groupuscule English Defence League (Ligue de défense anglaise) issu de la mouvance hooligan, il a déjà été condamné à plusieurs reprises, notamment pour troubles à l’ordre public. Il est soutenu par le milliardaire américain Elon Musk, qui a appelé à plusieurs reprises à sa libération sur son réseau social X.

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«Connard», «proxénète»: Xaviel Niel et Elon Musk s’insultent

Échange musclé entre le milliardaire américain et le grand patron français.

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L’homme d’affaires français Xavier Niel pense qu’Elon Musk est «peut-être parfois un connard» et l’homme le plus riche du monde a répondu en qualifiant le fondateur de Free de «proxénète» sur son réseau social X lundi.

«Je pense que c’est le plus grand entrepreneur du monde, et à côté de ça un garçon qu’on va qualifier au minimum de complexe, (et) je vais utiliser un mot difficile, peut-être parfois un connard, voilà», a déclaré Xavier Niel sur l’émission Télématin.

L’extrait a été relayé sur X, entraînant une réponse d’Elon Musk.

«Ce type a été envoyé en prison pour avoir été un véritable proxénète avec un groupe de prostituées! Laissez-moi rire», a écrit le patron de Tesla et SpaceX, propriétaire de X et proche allié de Donald Trump.

Xavier Niel a été lavé d’accusations de proxénétisme en 2005.

Laboratoire français de recherche en IA

Les deux magnats des affaires contrôlent plusieurs entreprises, y compris dans l’intelligence artificielle (IA), qui fait l’objet d’un sommet international à Paris cette semaine.

Propriétaire du groupe Iliad, fondateur de l’opérateur Free et de Station F (plus grand incubateur de start-up au monde), Xavier Niel a lancé fin 2023 Kyutai, un laboratoire français de recherche en IA, avec l’aide de l’ancien patron de Google Eric Schmidt.

Il a connu des ennuis judiciaires à ses débuts, quand ses investissements dans des sex-shops lui ont valu des soupçons de proxénétisme et de recel d’abus de biens sociaux.

Mis en examen, il a passé un mois en détention. Finalement lavé du premier chef, il est condamné en octobre 2006 à deux ans de prison avec sursis et 250’000 euros d’amende pour le second.

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«Une éviscération» : un homme de 36 ans poignardé à Brétigny-sur-Orge entre la vie et la mort

Un homme de 36 ans a été grièvement blessé à l’arme blanche dimanche soir à Brétigny-sur-Orge (Essonne). Il est entre la vie et la mort. L’agresseur présumé, un homme de 39 ans en état d’ivresse, a été interpellé et placé en garde à vue.

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Un homme de 36 ans a été grièvement blessé à l’arme blanche à Bretigny-sur-Orge (Essonne) dimanche en fin de soirée. Il a été conduit à l’hôpital alors que son pronostic vital était engagé, a appris Actu17. L’agresseur présumé, âgé de 39 ans, qui était alcoolisé, a été interpellé et placé en garde à vue différée en raison de son état.

Cette tentative de meurtre s’est déroulée vers 23h30 dans un immeuble de la rue Alfred-Blanc, où résident les deux hommes. « Il s’agit d’un bâtiment où vivent des personnes qui sont récemment sorties de l’hôpital psychiatrique Barthélemy-Durand à Sainte-Geneviève-des-Bois, et encore sous traitement », confie une source proche de l’affaire. Selon les premiers éléments, un différend aurait éclaté entre les deux hommes au sujet d’un tapage et de la musique trop forte.

Alertés par des voisins, les policiers se sont rapidement rendus sur place. Ils ont interpellé l’agresseur présumé qui s’est laissé faire, alors qu’il se trouvait dans les parties communes de l’immeuble. Dans le même temps, ils ont découvert la victime dans un appartement. « Elle souffrait d’une grave blessure à l’abdomen, avec une éviscération », précise la même source. Le trentenaire a perdu connaissance et les policiers lui ont apporté les premiers soins, avant sa prise en charge par les sapeurs-pompiers et les médecins du SAMU. Il a été transporté à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) en état d’urgence absolue.

Le suspect originaire de Cayenne (Guyane) a été placé en garde à vue au commissariat de Sainte-Geneviève-des-Bois. Il doit subir un examen psychiatrique afin de déterminer si son état de santé est compatible avec cette mesure de privation de liberté. Une enquête pour tentative de meurtre a été ouverte et confiée aux policiers de la division de la criminalité territoriale (DCT).

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Intenses recherches pour retrouver le meurtrier de Louise

La fille de 11 ans a été retrouvée morte dans un bois, dans la nuit de vendredi à samedi, en région parisienne.

2–3 minutes
Fleurs bougies et messages ont été déposés en hommage de Louise devant son collège d’Épinay-sur-Orge.AFP

D’intenses recherches étaient en cours lundi en région parisienne afin de retrouver le meurtrier de Louise, une collégienne de 11 ans, retrouvée morte poignardée dans la nuit de vendredi à samedi, dans un bois à proximité de son établissement scolaire.

Plus de 120 fonctionnaires de la police nationale ont été mobilisés dimanche jusqu’en fin d’après-midi pour procéder à des fouilles dans un bois de Longjumeau (région parisienne), où avait été retrouvé dans la nuit de vendredi à samedi le corps de la jeune fille, lardé de plusieurs coups de couteau, à quelques centaines seulement de mètres de son collège d’Épinay-sur-Orge. Mais en vain.

Une enquête pour meurtre sur mineur a été ouverte par le parquet d’Évry, près de Paris.

Lundi matin, l’heure était au recueillement devant le collège. Accompagnés de leurs parents, des adolescents se sont attardés quelques instants devant les nombreux bouquets et bougies disposés contre un muret près de l’entrée de l’établissement, protégée par deux véhicules de police et des rubans de signalisation, a constaté un journaliste de l’AFP.

«On a tellement pleuré»

Les traits sont tirés, les visages marqués. Des fonctionnaires de l’Éducation nationale dirigent les collégiens et les collégiennes vers l’intérieur du bâtiment.

«On a tellement pleuré» ce week-end, témoigne Gisèle, venue à pied de chez elle avec sa fille et une autre élève. «C’était tellement lourd qu’on a dit tout ce qu’on pouvait se dire».

«On a essayé de rassurer nos enfants, mais ils sont au courant de tout via leurs téléphones et les réseaux et s’inventent des détails», confie Emilie, qui scolarise ses deux enfants au collège.

Un couple d’une vingtaine d’années avait été placé en garde à vue samedi mais il a ensuite été relâché sans poursuites à ce stade, selon le parquet.

«On espère que la justice rattrapera cette personne», glisse un père de famille, qui n’a pas souhaité préciser son identité. «Ça touche la population ici mais on ne sait pas où ça pourrait se reproduire».

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Le sommet de Paris sur l’IA attire des dirigeants et des PDG du monde entier désireux d’une réglementation plus légère

  • La France accueille le sommet des 10 et 11 février
  • Les entreprises technologiques affirment que la réglementation peut freiner l’innovation
  • Trump a déchiré sa récente politique en matière d’IA
  • Appels à plus de clémence en Europe
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PARIS, 10 février (Reuters) – Les dirigeants mondiaux et les dirigeants du secteur technologique se sont réunis lundi à Paris pour annoncer de nouveaux investissements dans l’intelligence artificielle et discuter de la manière d’adopter l’IA en toute sécurité à une époque de résistance croissante aux lourdeurs administratives qui, selon les entreprises, freinent l’innovation.

L’empressement à maîtriser l’IA s’est estompé depuis les sommets précédents en Grande-Bretagne et en Corée du Sud qui ont attiré l’attention des puissances mondiales sur les risques de cette technologie après le lancement viral de ChatGPT en 2022.

Alors que le président américain 

Donald Trump détruit les garde-fous de son prédécesseur en matière d’IA pour promouvoir la compétitivité des États-Unis, la pression s’accentue sur l’Union européenne pour qu’elle adopte une approche plus légère de l’IA afin d’aider les entreprises européennes à rester dans la course technologique.« Si nous voulons de la croissance, des emplois et du progrès, nous devons permettre aux innovateurs d’innover, aux constructeurs de construire et aux développeurs de développer », a déclaré le PDG d’OpenAI, Sam Altman, dans un éditorial du journal Le Monde avant le sommet.

Certains dirigeants européens, dont l’hôte du sommet, le président français Emmanuel Macron, espèrent également qu’une certaine flexibilité sera appliquée à la nouvelle loi sur l’IA du bloc pour aider les startups locales.

« Il y a le risque que certains décident de ne pas avoir de règles et c’est dangereux. Mais il y a aussi le risque inverse, si l’Europe se donne trop de règles », a déclaré Macron à la presse régionale.

« Nous ne devons pas avoir peur de l’innovation », a-t-il déclaré.

Les premières mesures prises par Trump en matière d’IA ont souligné à quel point les stratégies de régulation de l’IA aux États-Unis, en Chine et dans l’UE divergent.L’année dernière, les législateurs européens ont approuvé la loi sur l’intelligence artificielle, le premier ensemble complet de règles au monde régissant cette technologie. Les géants de la technologie et certaines capitales font pression pour qu’elle soit appliquée avec souplesse.

Pendant ce temps, l’entreprise chinoise DeepSeek a défié le mois dernier le leadership des États-Unis en matière d’IA en distribuant gratuitement un système de raisonnement de type humain, galvanisant ainsi les rivaux géopolitiques et industriels pour qu’ils accélèrent encore la course.

PLUS D’INVESTISSEMENT

L’un des résultats du sommet a été le lancement de Current AI, un partenariat entre des pays comme la France et l’Allemagne et des acteurs du secteur, dont Google et Salesforce.

Doté d’un investissement initial de 400 millions de dollars, le partenariat sera le fer de lance de projets d’intérêt public tels que la mise à disposition de données de haute qualité pour l’IA et l’investissement dans des outils open source. Il vise un capital pouvant atteindre 2,5 milliards de dollars sur cinq ans.

Martin Tisné, actuel fondateur de l’IA, a déclaré à Reuters qu’il était nécessaire de se concentrer sur l’intérêt général pour éviter que l’IA ne présente des inconvénients comme les réseaux sociaux. « Nous devons avoir tiré les leçons de cette expérience », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, la France annoncera des investissements du secteur privé totalisant quelque 109 milliards d’euros (113 milliards de dollars) lors du sommet, a déclaré Macron dimanche.

« L’ampleur de cet investissement de 100 milliards d’euros nous a rassurés, d’une certaine manière, sur le fait qu’il y aura des projets suffisamment ambitieux en France », a déclaré Clem Delangue, PDG de Hugging Face, une société américaine avec des cofondateurs français qui est un pôle d’IA open source en ligne.

Delangue a déclaré que son entreprise doublerait ses investissements en France pour embaucher plus de personnel et se concentrer sur la technologie, notamment la robotique, mais il a refusé de dire combien cela représenterait.

Les délégations discutent de déclarations non contraignantes sur la gestion de l’IA et sur la gestion des besoins énergétiques massifs de l’IA à mesure que la planète se réchauffe.

RISQUES

À Paris, tout le monde n’était pas d’accord avec une approche plus légère de la réglementation de l’IA.En termes de réglementation, « c’est comme le jour et la nuit entre les États-Unis et l’UE à l’heure actuelle », a déclaré Brian Chen, directeur politique chez Data & Society, une organisation à but non lucratif basée aux États-Unis qui étudie les implications sociales de l’IA.« Ce qui m’inquiète, c’est qu’il y aura des pressions de la part des États-Unis et d’ailleurs pour affaiblir la loi européenne sur l’IA et affaiblir les protections existantes », a-t-il déclaré.Les dirigeants syndicaux ont exprimé leurs inquiétudes quant à l’impact de l’IA sur les travailleurs, notamment sur ce qui arrive aux travailleurs dont les emplois sont repris par l’IA et poussés vers de nouveaux emplois.« Il y a un risque que ces emplois soient beaucoup moins bien payés et parfois avec beaucoup moins de protection », a déclaré Gilbert F. Houngbo, directeur général de l’Organisation internationale du travail.

Des dirigeants politiques de premier plan, dont le vice-président américain JD Vance et le vice-Premier ministre chinois Zhang Guoqing, participeront au sommet. Macron doit rencontrer Zhang lundi et Vance mardi, a indiqué la présidence française.

Des dirigeants politiques de premier plan, dont le vice-président américain JD Vance et le vice-Premier ministre chinois Zhang Guoqing, participeront au sommet. Macron doit rencontrer Zhang lundi et Vance mardi, a indiqué la présidence française.

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Le Puy-en-Velay : Un conducteur ivre percute une voiture de police, trois blessés

Un automobiliste ivre a percuté un véhicule de police à l’arrêt à un feu rouge, au Puy-en-Velay (Haute-Loire), dans la nuit de samedi à dimanche. Deux policiers, ainsi que le chauffard, ont été blessés. Une enquête est en cours.

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Les deux véhicules ont été endommagés suite à la collision. (Police Nationale de Haute-Loire)

Un automobiliste a violemment percuté l’arrière d’un véhicule de police qui était arrêté à un feu rouge sur le boulevard Carnot, au Puy-en-Velay (Haute-Loire), dans la nuit de samedi à dimanche, vers 01h30.

Selon les premiers éléments, le conducteur était fortement alcoolisé au moment des faits. L’accident a blessé trois personnes : les deux policiers présents dans la voiture, âgés de 22 et 38 ans, ainsi que le mis en cause.

Les sapeurs-pompiers ont pris en charge les victimes. Les fonctionnaires, blessés, ont été transportés à l’hôpital Émile-Roux. Ils se sont vu attribuer respectivement 7 et 2 jours d’incapacité totale de travail (ITT).

L’automobiliste a été interpellé et placé en garde à vue différée. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de la collision. Selon le syndicat Alliance Police Nationale, le chauffard avait été verbalisé quelques jours plus tôt par les policiers.

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