Pastis : le cocktail français né d’un alcool interdit

Depuis que l’absinthe a été interdite en raison de rumeurs selon lesquelles elle conduisait à la folie, cette boisson simple est devenue l’apéritif de prédilection du pays.

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Il est difficile d’imaginer la France sans l’ apéro , ce moment magique où le temps s’arrête et où soudain, tout le monde a un verre à la main. 

Dans un pays si fier de ses produits régionaux, il n’est pas surprenant que le contenu d’un verre d’apéritif varie, du kir parfumé au cassis en Bourgogne à la bière à la frontière belge en passant par le pastis trouble infusé à l’anis à Marseille . Mais malgré son association forte avec le sud de la France, évoquant des images d’après-midi d’été paresseux à jouer à la pétanque au bord de la mer, un spiritueux d’apéritif est omniprésent en France : le pastis. Non seulement les ventes de pastis représentent un cinquième de tous les spiritueux vendus à l’échelle nationale , mais c’est la boisson apéritive par défaut jusqu’en Picardie.

« Ce n’est pas comme certains autres apéritifs régionaux », explique Forest Collins, auteur du livre Drink Like a Local: Paris . « Le pineau des Charentes, on le trouve principalement autour de Cognac. Le pommeau, on le trouve surtout en Normandie. Mais il est assez probable que n’importe où en France, on trouve une bouteille de pastis. »

Pourtant, le pastis n’est pas devenu l’apéritif préféré des Français par choix. Sans l’ interdiction de l’absinthe en 1915 en raison de ses effets nocifs présumés et les talents de marketing du Marseillais Paul Ricard, cette liqueur à base de plantes ne serait peut-être jamais devenue la plus célèbre de France.

La conquête silencieuse de l’absinthe en France s’est produite au XIXe siècle, à la suite de l’épidémie de phylloxéra qui a détruit près de la moitié des vignobles du pays. Bientôt, elle a supplanté non seulement le vin, mais aussi la bière dans le nord, le cidre en Normandie et les vins aromatisés comme le quinquina, explique Marie-Claude Delahaye, auteure du livre L’Absinthe : Histoire de la Fée Verte et fondatrice du Musée de l’Absinthe à Auvers-sur-Oise. Selon Delahaye, l’absinthe a introduit l’anis à l’heure de l’apéritif, ainsi qu’un « rituel ludique et convivial » consistant à diluer la liqueur à 75 % d’alcool avec du sucre et de l’eau.

« C’était le début d’un succès extraordinaire », explique Delahaye. Mais l’ascension de l’absinthe vers la gloire fut freinée en 1915, lorsqu’elle fut interdite dans tout le pays suite à des rumeurs selon lesquelles elle rendait fou. Les amateurs commencèrent immédiatement à réclamer quelque chose pour combler le manque d’odeur anisée. « Si l’absinthe avait continué à être commercialisée », explique Delahaye, « le pastis n’aurait jamais vu le jour ».

Si le pastis et l’absinthe partagent un profil aromatique anisé, les similitudes s’arrêtent là. L’absinthe distillée est plus complexe que le pastis macéré sucré et, à 40 ou 45 % d’alcool, le pouvoir alcoolique du pastis est bien pâle en comparaison. Selon Collins, cela donne un avantage au pastis : l’absinthe, dit-elle, est considérée comme « la boisson des artistes dégénérés » (dont Edouard Manet, Edgar Degas, Henri de Toulouse Lautrec et Vincent Van Gogh , qui a même inclus l’alcool dans certaines de ses peintures ). Avec le pastis, les buveurs ont toujours « ce petit buzz agréable et cette agréable saveur anisée » sans les connotations négatives.

« Je pense que c’est l’effet que le pastis a eu sur la culture de l’apéritif », a déclaré Collins. « Il a permis à cette culture de la consommation d’anis de perdurer. »

Commandez un pastis dans la plupart des cafés et il vous sera servi dans une bouteille ornée d’un soleil jaune vif et d’un seul nom : Ricard. Mais avant Ricard, il y avait Pernod – deux Pernod, pour être précis. Henri-Louis Pernod et Jules-Félix Pernod, sans lien de parenté, ont lancé les anisettes en 1918, avant de fusionner leurs entreprises en 1928. Ricard, quant à lui, n’a commencé à vendre sa version qu’en 1932. Si celle de Ricard est devenue la plus célèbre, c’est en grande partie grâce à ses talents de marketing. Il a immédiatement fait appel à l’amour des Français pour le terroir, en faisant dériver le nom de son anisette du pastisson provençal , et en attribuant sa recette à « un braconnier… qui connaissait toutes les herbes des montagnes et de la garrigue qui nous entourent ». Il s’est rapidement mis à diffuser l’histoire – et la liqueur locale – en faisant du porte-à-porte dans les bistrots et les cafés de France.

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Le milieu culturel craint les effets de l’IA sur la création

La création culturelle est-elle menacée par le développement de l’intelligence artificielle ? La question a fait débat samedi à Paris, en amont du Sommet sur l’IA.

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Le musicien Jean-Michel Jarre s’est fait le porte-parole de ce mouvement de contestation lors d’une table ronde à la Bibliothèque nationale de France (BnF).

Après avoir ironisé sur OpenAI, l’entreprise derrière ChatGPT, en déclarant qu’elle avait «découvert le droit d’auteur avec DeepSeek», son rival chinois qu’elle soupçonne de lui voler des technologies, l’artiste a mis en cause le géant suédois du streaming Spotify.

Selon lui, la plateforme, accusée dans l’enquête d’une journaliste américaine de glisser de «faux artistes» parmi ses playlists de musique d’ambiance, aurait un «rêve»: «Ce serait de se passer des artistes. Ça fait un moment que ça couve. Spotify, c’est un peu le Dark Vador de la musique», a-t-il accusé.

Interrogée, l’entreprise a de son côté assuré avoir «toujours eu à cœur de soutenir la croissance et le développement des artistes». «Nous sommes donc fiers du chemin parcouru et restons farouchement engagés à la découverte et à la croissance de l’industrie musicale enregistrée», a ajouté un porte-parole du groupe, en rappelant les 10 milliards de dollars reversés aux ayants droit rien qu’en 2024.

Plus généralement se pose aussi la question de l’utilisation de l’IA, qui génère textes, images, sons ou vidéos, en s’inspirant parfois d’œuvres protégées par le droit d’auteur.

«Je parle de pillage», a insisté Cécile Rap-Veber, la directrice générale de la Sacem, qui protège les droits des musiciens, pour refuser l’euphémisme de «moissonnage» employé dans le même débat.

«Pollueurs»

Elle a dénoncé un autre méfait: la voracité énergétique de ces entreprises pour faire tourner leurs serveurs informatiques. «Comme pollueurs, c’est difficile de trouver pire», a-t-elle accusé.

Son homologue du spectacle vivant, Pascal Rogard, pour la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD), a aussi eu le sens de la formule: «Je suis très content que hier [vendredi], notre président ait dit que l’IA ne doit pas être le Far West. On n’est pas chez les Trump, ici».

Emmanuel Macron a utilisé les termes de «Far West» dans la presse régionale. «La France continuera d’avoir une voix claire, c’est-à-dire celle qui protège la spécificité du génie, du talent, la reconnaissance des droits, de cette propriété», y a-t-il déclaré.

Après avoir vu plus d’une évolution technologique depuis l’apparition des synthétiseurs dans les années 1960, Jean-Michel Jarre a lui estimé qu’»il y a un gâteau, avant même que ces entreprises fassent des bénéfices, qui est leur valorisation». «Et la culture doit en toucher une part», a-t-il expliqué.

«Nos amis dans cette salle», a-t-il poursuivi en regardant les entrepreneurs de l’IA, «ont compris qu’on est très bien armés, avec notre bande, non pas pour lutter, mais pour être rémunérés».

Autorisation, rémunération, transparence

Une juriste experte de ces questions, l’universitaire Alexandra Bensamoun, a de son côté décomposé les lettres du mot art en trois impératifs. «Autorisation»: demander la permission aux créateurs d’œuvres et respecter leur droit d’opposition («opt-out»). «Rémunération» pour les artistes. Et «transparence» dans les bases de données utilisées pour entraîner les machines.

«Ce n’est pas de moi, il n’y a pas de droits d’auteur», a-t-elle précisé. Parmi les personnalités interpellées figurait une Française installée en Californie, Fidji Simo.

«Nous voulons vraiment nous assurer, du côté des entreprises d’IA – et je suis membre du conseil d’administration d’OpenAI –, de rémunérer les artistes de manière juste pour leur travail», a-t-elle affirmé.

En ouverture de ce «week-end culturel», la ministre de la Culture, Rachida Dati, a pour sa part annoncé «une concertation nationale sur l’émergence d’un marché éthique respectueux du droit d’auteur», destinée à nourrir les travaux menés au niveau européen sur la mise en œuvre du Règlement sur l’IA qui a commencé à entrer en vigueur le 2 février.

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Aix-en-Provence : Un adolescent en audition au commissariat agresse et blesse deux policiers

Un adolescent de 17 ans a violemment agressé deux policiers dans le commissariat d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) alors qu’il était auditionné dans le cadre d’une enquête sur des violences dans son lycée. L’un des fonctionnaires a été blessé au bras, l’autre au visage. Le suspect a dû être maîtrisé avant d’être placé en garde à vue.

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Un adolescent de 17 ans a agressé et blessé deux policiers dans le commissariat d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) ce jeudi après-midi, alors qu’il était auditionné dans le cadre d’une enquête portant sur des violences dans son lycée, a appris Actu17. Le mineur a été placé en garde à vue.

Il était environ 14h30 quand les faits se sont déroulés dans les locaux de police, situés avenue de l’Europe. Un adolescent en audition libre était interrogé, en présence de son avocate, par un enquêteur sur son rôle présumé dans une affaire de violences.

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La tombe de l’écrivain d’extrême droite Robert Brasillach dégradée à Paris

Des dégradations ont été commises sur la tombe de l’écrivain d’extrême droite Robert Brasillach au cimetière Charonne dans le XXe arrondissement de Paris. L’acte de vandalisme a été perpétré alors qu’un recueillement est prévu sur sa tombe jusqu’à dimanche pour la commémoration de sa mort.

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Des dégradations ont été commises sur la tombe de l’écrivain d’extrême droite Robert Brasillach au cimetière Charonne dans le XXe arrondissement de Paris. (Illustration) Capture d’écran Google Street View© Capture d’écran Google Street View

Des dégradations ont été commises sur la tombe de l’écrivain d’extrême droite Robert Brasillach au cimetière Charonne dans le XXe arrondissement de Paris. L’acte de vandalisme a été perpétré alors qu’un recueillement est prévu sur sa tombe jusqu’à dimanche pour la commémoration de sa mort.

Selon nos informations, les policiers ont été appelés par le cimetière pour un tag à la peinture noire réalisé sur la stèle durant la nuit dernière. La direction du cimetière a renforcé la sécurité autour de la sépulture et les ayants droit ont été prévenus. Le cimetière de Charonne est la propriété de la Ville qui voit d’un très mauvais œil ces rassemblements fascistes.

Cette après-midi, un dispositif de forces de l’ordre important est prévu dans le secteur. Les autorités craignent des affrontements entre militants de l’ultra gauche et de l’ultra droite. Une manifestation anti fasciste est en effet prévue dans l’arrondissement entre la Place de la Réunion et place de la Nation. Les manifestants doivent emprunter la rue de la Réunion et la rue d’Avron.

Bâtons, couteaux, drapeau identitaire et bombe de peinture

Comme à chaque date anniversaire de sa mort, des militants – majoritairement jeunes, parfois cagoulés et habillés de noir, en grande partie connus des services de police – viennent se « recueillir » sur la tombe de l’écrivain au grand dam des autorités, des associations de déportés et d’anciens combattants. L‘écrivain français, rédacteur en chef du journal antisémite « Je suis partout », propagandiste de l’idéologie nazie, avait été condamné à mort pour collaboration et exécuté le 6 février 1945.

En 2023, les fonctionnaires de la sous-direction des services spécialisés (SDSS) et les agents du XXe, accompagnés d’une unité cynophile, avaient débarqué avec des chiens et procédé à 51 contrôles d’identité. Cinq d’entre eux étaient fichés « S ». L’un des suspects, en possession d’une arme blanche, avait été placé en garde à vue et convoqué par la justice pour une ordonnance pénale.

Les policiers avaient retrouvé dans les buissons du cimetière des bâtons, couteaux, drapeau identitaire et bombe de peinture. Sur Twitter, le GUD, organisation étudiante française d’extrême droite dans le collimateur de la justice, avait revendiqué la « cérémonie » avec une photo de ses militants, floutés, fanfaronnant devant la tombe fleurie de Brasillach.

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L’extrême droite européenne veut profiter de la vague Trump

Les leaders de la droite radicale européenne se rassemblent ce week-end à Madrid, en Espagne, pour mieux affirmer leur alignement sur le modèle trumpiste.

3–4 minutes

Avec Viktor Orban et Marine Le Pen en têtes d’affiche, de nombreux responsables d’extrême droite européens vont participer samedi à un meeting à Madrid pour défendre un «virage à 180 degrés» de l’Union européenne, dans le sillage de la vague trumpiste. «Make Europe Great Again»: c’est sous ce mot d’ordre inspiré du «Make America Great Again» du président américain Donald Trump que les leaders du groupe parlementaire Patriotes pour l’Europe ont prévu de se rassembler dans un hôtel proche de l’aéroport madrilène.

Sur la tribune vont se succéder, outre le Premier ministre hongrois et la cheffe de file du Rassemblement national, le vice-Premier ministre italien Matteo Salvini (La Ligue), l’ex-Premier ministre tchèque Andrej Babis (ANO) ou encore Geert Wilders, parfois surnommé le «Trump néerlandais», dont le Parti de la liberté est arrivé en tête des élections législatives de novembre dernier. L’AfD allemande et les Frères d’Italie de la Première ministre Giorgia Meloni, seule dirigeante européenne présente à la cérémonie d’investiture du président américain, ne seront pas présents, faisant partie d’autres groupes parlementaires européens.

«Démonstration de force»

Selon le parti de droite radicale espagnol Vox, qui organise l’événement, quelque 2000 personnes assisteront à ce meeting, convoqué au lendemain d’un dîner entre les leaders de Patriotes pour l’Europe et Kevin Roberts, le président du groupe de réflexion ultraconservateur américain The Heritage Foundation. L’objectif est de «définir la stratégie à suivre» par le groupe parlementaire, souligne Vox, qui plaide pour «un virage à 180 degrés» de la politique européenne.

Pour ces responsables politiques, le sommet de Madrid doit servir de «démonstration de force», observe Steven Forti, de l’Université autonome de Barcelone, pour qui le groupe Patriotes pour l’Europe, créé il y a quelques mois, reste une coalition fragile. Avec 86 députés sur un total de 720, dont 30 issus du RN, ce groupe est la troisième force au Parlement européen depuis les élections européennes de juin 2024.

Mais il se trouve en concurrence à Bruxelles avec deux autres groupes d’extrême droite, les Conservateurs et réformistes européens (80 élus), menés par le parti de Giorgia Meloni, et l’Europe des nations souveraines (26 élus), qui compte parmi ses membres l’AfD. Dans ce contexte, Patriotes pour l’Europe veut «montrer sa centralité dans la compétition» avec ces autres coalitions, souligne Steven Forti.

Redessiner «les équilibres» au sein de l’UE

Pour le chercheur, Patriotes pour l’Europe souhaite plus largement «profiter de la vague provoquée par la victoire de Trump et du choc que les mesures de Trump provoquent dans l’UE» pour redessiner «les équilibres» au sein de l’Union. Considéré comme l’un des plus proches alliés de Donald Trump en Europe, Viktor Orban a multiplié ces dernières semaines les déclarations enflammées, assurant que l’extrême droite était «le nouveau courant dominant» en Europe.

«A notre tour d’occuper Bruxelles!»

Viktor Orban, Premier ministre hongrois

Un message relayé par le leader de Vox Santiago Abascal, qui insiste sur la proximité idéologique entre le trumpisme et les partis nationalistes européens, en particulier sur l’immigration. «Un changement est en train de se produire: l’Europe doit choisir», a-t-il récemment plaidé.

Pour Steven Forti, la mouvance Patriotes pour l’Europe «a un point commun avec Trump, c’est qu’elle veut fragiliser l’Union européenne». Mais les prises de position du président américain peuvent aussi générer des «tensions» entre les différentes composantes de l’extrême droite européenne.

«Aimer le patriotisme de Donald Trump, ça ne veut pas dire être le vassal des Etats-Unis»

Déclaration mi-janvier de Jordan Bardella, président du Rassemblement national français

Depuis son retour, Trump a ainsi intensifié ses attaques contre l’Europe. De quoi gêner aux entournures les partis nationalistes de l’UE. A Madrid, Marine Le Pen cherchera donc à trouver un point d’équilibre vis-à-vis de Donald Trump, selon son entourage – les lepénistes ont du reste peu goûté le slogan «Make Europe Great Again» choisi pour le sommet, jugé «grotesque».

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Un homme tué dans un échange de tirs avec le RAID

Un homme a été tué et un policier blessé lors d’un échange de tirs survenu dans la nuit de vendredi à samedi sur une aire d’autoroute au nord de Dijon.

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Deux policiers du RAID, une unité d’intervention spécialisée dans la lutte contre la criminalité organisée, avaient pris en filature un véhicule immatriculé en Grande-Bretagne dans le cadre d’une enquête pour «aide au séjour en bande organisée et association de malfaiteurs», a indiqué le procureur Olivier Caracotch dans un communiqué.

Vers 1h00, ils étaient en surveillance dans leur véhicule de service sur une aire de l’A31, au niveau de Selongey (Côte d’Or) quand ils ont été visés «subitement (par) des tirs d’armes automatiques» de deux hommes sortis de la voiture prise en filature, a-t-il poursuivi.

Un suspect toujours activement recherché

Les agents ont riposté avec leurs armes de service. Les suspects se sont alors enfuis mais leur voiture a été retrouvée accidentée une centaine de mètres plus loin. Un homme a été découvert à quelques mètres du véhicule «mortellement atteint», tandis que quatre autres ont pris la fuite.

Trois d’entre eux, de nationalité irakienne et originaires du Kurdistan, ont été interpellés par la suite notamment grâce à des «moyens aériens déployés par la gendarmerie nationale». Ils ont été «immédiatement placés en garde à vue pour tentative d’homicide volontaire sur un fonctionnaire de police», tandis que le quatrième suspect est toujours «activement recherché», précise Olivier Caracotch.

Le pronostic vital du policier, atteint à la jambe, n’est pas engagé, selon le procureur. Deux enquêtes distinctes ont été ouvertes, l’une pour «tentative d’homicide volontaire sur un fonctionnaire de police», confiée à la Section de recherches de la gendarmerie de Dijon, l’autre pour «recherche des causes de la mort», confiée au même service d’enquête en cosaisine avec l’Inspection générale de la police nationale.

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Des procureurs français enquêtent sur l’X d’Elon Musk pour un prétendu biais algorithmique

PARIS, 7 février (Reuters) – Le parquet français a annoncé vendredi avoir ouvert une enquête sur la plateforme de médias sociaux X d’Elon Musk pour des soupçons de biais algorithmiques.

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La nouvelle de l’enquête intervient quelques jours avant un sommet majeur sur l’IA à Paris , qui doit accueillir des dirigeants mondiaux, dont le vice-président américain JD Vance et le Premier ministre indien Narendra Modi, ainsi qu’Alphabet (GOOGL.O)., ouvre un nouvel ongletet Microsoft (MSFT.O), ouvre un nouvel onglet cadres.

Le parquet de Paris a indiqué avoir lancé l’enquête après avoir été contacté le 12 janvier par un député alléguant que des algorithmes biaisés dans X étaient susceptibles d’avoir faussé le fonctionnement d’un système automatisé de traitement de données.

X, anciennement connu sous le nom de Twitter, n’a pas répondu à une demande de commentaire.

L’enquête souligne la méfiance croissante à l’égard du pouvoir de X, le nom donné à Twitter par le milliardaire technologique Musk après avoir acheté le réseau social.

Musk a utilisé X pour soutenir personnellement des partis et des causes d’extrême droite dans des pays comme l’Allemagne et la Grande-Bretagne, ce qui suscite des inquiétudes quant à une ingérence étrangère indue.

Le député centriste français Eric Bothorel, publiant sur X, a déclaré avoir écrit à l’unité de cybercriminalité J3 du parquet de Paris pour lui faire part de ses inquiétudes quant au fait que X utilise des algorithmes biaisés, selon un rapport de Franceinfo.

« Les procureurs et les assistants spécialisés de la brigade de cybercriminalité sont en train de l’analyser et de procéder à des premières vérifications techniques », a indiqué le parquet de Paris dans un courriel adressé à Reuters.

« J’ai envoyé une lettre au parquet cyber J3 à ce sujet le 12 janvier », a écrit Bothorel sur X.

L’unité J3 du parquet de Paris a mené l’an dernier l’enquête sur le patron de Telegram, Pavel Durov , arrêté après son atterrissage à l’aéroport parisien. Durov, qui a été libéré sous caution, nie les accusations, mais Telegram a depuis déclaré qu’elle coopérait plus étroitement avec la police pour supprimer les contenus illégaux.

L’unité J3 a montré sa volonté d’utiliser des lois nouvelles et agressives pour cibler les propriétaires de grandes plateformes.

a été bloqué pendant plus d’un mois au Brésil l’année dernière pour ne pas avoir réussi à arrêter la propagation de la désinformation, avant de finalement se conformer à une ordonnance de la Cour suprême qui a permis le rétablissement du réseau.

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Un collégien a été violemment agressé par deux personnes cagoulées ce mardi 4 février à Bobigny (Seine-Saint-Denis).

Un collégien de 15 ans a été agressé ce mardi 4 février à Bobigny (Seine-Saint-Denis). Deux personnes, un surveillant de l’établissement de la victime et son petit frère, ont été placées en garde à vue..

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Ils sont déférés de vendredi 7 février et doivent être présentés à un juge d’instruction. Une enquête pour violences volontaires sur mineur commises en réunion est en cours.

• Une violente agression

Le collégien, né en novembre 2009, a été violemment agressé ce mardi 4 février, aux alentours de 17 heures, à proximité du collège Angela Davis à Bobigny (Seine-Saint-Denis). Les faits ont été commis par deux personnes cagoulées.

Une surveillante de l’établissement est intervenue pour mettre fin à l’agression et a appelé les secours, indique le rectorat.

À l’arrivée des policiers sur place, la victime était au sol, couverte de contusions sur le corps et la tête. L’adolescent a été transporté à l’hôpital Necker dans un état grave et plongé dans un coma artificiel. Son état s’est amélioré le lendemain et il a pu quitter l’hôpital. Il s’est vu délivrer une incapacité totale de travail de huit jours, indique le parquet de Bobigny.

Selon nos informations, l’adolescent souffre d’un traumatisme crânien et de multiples contusions au visage, il porte une minerve. Il dort toute la journée et ne parle pas pour le moment.

• Un surveillant du collège et son petit frère en garde à vue

Deux personnes se sont présentées à la police le lendemain de l’agression, le mercredi 5 février. Elles ont été placées en garde à vue. Il s’agit d’un surveillant du collège et de son petit frère. Ce dernier est âgé de 17 ans, son grand frère de 22 ans.

« Le mineur, non scolarisé au sein de l’établissement, déclarait être l’auteur des violences et avoir agi dans le contexte d’un tag insultant visant son frère découvert dans l’enceinte du collège », indique le parquet de Bobigny, ce vendredi 7 février.

Ce dernier indique qu’ils ont été déférés et qu’ils seront présentés à un juge d’instruction, dans le cadre d’une information judiciaire ouverte à leur encontre et contre tous autres, « du chef de violences et complicité de violences ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure ou égale à 8 jours, aggravées par la réunion, la préméditation et la commission aux abords d’un établissement scolaire ».

Leur placement sous contrôle judiciaire strict a été requis. Deux autres surveillants du collège ont été entendus en tant que témoins.

• Un autre suspect pas encore interpellé

La deuxième personne suspectée des violences n’a pas été interpellée pour le moment, précise le parquet de Bobigny.

L’enquête ouverte pour violences volontaires sur mineur commises en réunion a été confiée à la Sûreté Territoriale de Seine-Saint-Denis.

• Trois surveillants suspendus, une cellule d’écoute ouverte

À la suite de cette agression, la rectrice de l’académie de Créteil a apporté tout son soutien à l’élève agressé et à sa famille. Elle a annoncé l’ouverture d’une enquête administrative « sur des faits s’étant déroulés dans l’établissement en amont de l’agression ».

Le rectorat a aussi indiqué que trois surveillants du collège Angela Davis de Bobigny ont été suspendus.

« Il a été procédé à la suspension de trois surveillants du collège, préalable à des suites disciplinaires. Le procureur de la République en a été avisé », écrivaient les services de l’administration.

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Valence : Un détenu s’évade durant une sortie sportive dans le Vercors

Un détenu de la prison de Valence (Drôme) s’est évadé lors d’une sortie sportive encadrée ce jeudi. Il a pris la fuite à Chabeuil et s’est engouffré dans un véhicule avant de disparaître.

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Un détenu de la prison de Valence (Drôme) s’est évadé ce jeudi matin alors qu’il participait à une sortie sportive dans le Vercors, encadrée, dans le cadre de sa réinsertion, rapporte France Bleu. Les faits se sont produits au niveau de Chabeuil (Drôme), alors que le groupe faisait une pause.

Le détenu, né en 1989 et condamné à 15 ans de réclusion, était accompagné de deux surveillants, d’une psychologue et d’un agent de probation. Alors qu’il se rendait acheter du pain et un croissant sous la surveillance de l’agent de probation, il a soudainement pris la fuite. Il a couru sur quelques mètres avant de monter à bord d’une voiture qui l’attendait.

Les forces de l’ordre n’ont pas signalé de blessés parmi les encadrants. Toutefois, selon Fabrice Salamone, délégué du syndicat UFAP UNSA Justice, ces derniers « sont sous le choc ». Il précise à nos confrères que « ils ont fait tout ce qu’ils ont pu. Ce qui est rassurant, c’est qu’il n’y a eu aucune violence ».

Le fugitif arrivait en fin de peine et avait déjà bénéficié d’une sortie similaire en juillet dernier. Selon Fabrice Salamone, « il montrait tous les signes pour se réinsérer. Il ne posait pas de problème en détention ». Une enquête a été ouverte par le parquet de Valence.

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Nicolas Sarkozy équipé d’un bracelet électronique, une première pour un ex-président

C’est inédit pour un ancien président français : Nicolas Sarkozy se fait poser ce vendredi, à son domicile, le bracelet électronique auquel il a été condamné dans l’affaire dite des écoutes. 

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C’est inédit pour un ancien président français : Nicolas Sarkozy se fait poser ce vendredi, à son domicile, le bracelet électronique auquel il a été condamné dans l’affaire dite des écoutes. 

Nicolas Sarkozy avait été convoqué au tribunal de Paris le 28 janvier dernier par un juge pour déterminer les modalités de cette mesure. À l’issue de sa convocation, le juge avait fixé le début d’exécution de la peine au 7 février, a-t-on appris vendredi de source proche du dossier.

Selon cette source, la pose devrait donc se tenir dans l’après-midi.

Sur place, un agent de surveillance électronique de l’administration pénitentiaire doit lui poser le bracelet à la cheville et paramétrer le dispositif.

Nicolas Sarkozy ne pourra désormais quitter son domicile que durant certaines heures, fixées lors de son entretien avec le juge la semaine dernière.

«La procédure suit son cours, je n’ai aucun commentaire à faire», a réagi auprès de l’AFP Jacqueline Laffont, l’avocate de Nicolas Sarkozy. L’entourage de ce dernier n’a pas non plus souhaité réagir.

Cette procédure avait été lancée après le rejet le 18 décembre du pourvoi en cassation de Nicolas Sarkozy dans l’affaire dite des écoutes, rendant définitive sa condamnation à un an de prison ferme aménagé sous bracelet électronique pour corruption et trafic d’influence.

Libération conditionnelle 

L’ancien chef de l’État est en ce moment trois après-midi par semaine au tribunal de Paris, où il est jugé depuis le 6 janvier et jusqu’au 10 avril dans l’affaire des soupçons de financement libyen de sa campagne 2007.

Peu après la confirmation de sa condamnation dans l’affaire des écoutes, et avant l’ouverture du procès libyen, Nicolas Sarkozy s’était rendu avec sa femme et sa fille aux Seychelles pour des vacances, ce qu’il ne pourra désormais plus faire sans en demander l’autorisation.

Il va cependant pouvoir demander sans délai à bénéficier d’une libération conditionnelle – et donc pouvoir se faire retirer ce bracelet – sous certaines conditions, comme le permet la loi pour les plus de 70 ans, âge qu’il a depuis le 28 janvier, jour de sa convocation devant le juge.

Dans ce dossier aussi appelé «Bismuth», l’ex-chef de l’État avait été, le 17 mai 2023, une deuxième fois reconnu coupable d’avoir noué en 2014, au côté de son avocat historique Thierry Herzog, un «pacte de corruption» avec un haut magistrat à la Cour de cassation, afin qu’il transmette des informations et tente d’influer sur un recours formé dans l’affaire Bettencourt. Et ce, en échange d’un «coup de pouce» promis pour un poste honorifique à Monaco.

L’affaire Bettencourt est un dossier sur les dons octroyés au parti de droite UMP par la richissime héritière du groupe L’Oréal Liliane Bettencourt (décédée en 2017), dans laquelle la justice a depuis abandonné les poursuites.

L’ex-président a toujours fait valoir qu’il avait perdu son recours dans l’affaire Bettencourt et que le magistrat en question n’avait jamais été nommé sur le Rocher. Mais selon la loi, le délit de corruption peut être constitué par de simples offres ou promesses.

Les trois hommes se sont vu infliger la même peine, avec pour Thierry Herzog, qui a prêté serment il y a 45 ans, une interdiction de porter la robe noire pendant trois ans. Avec le rejet des pourvois, ces peines deviennent, elles aussi, définitives.

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France : 12 450 tickets de bus gratuits, mais réservés aux migrants

Les migrants coûtent à la France 25 milliards d’euros par an, selon les experts

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La ville française de Rouen offre 12 450 billets de bus gratuits, mais ils ne sont disponibles que pour les ONG et autres organisations qui soutiennent les migrants.

La proposition a été présentée au Conseil d’agglomération de Rouen, lundi 3 février. La collectivité va désormais distribuer des tickets de bus aux étrangers nouvellement arrivés en France afin de les aider dans leurs démarches administratives.

« La Métropole s’est engagée avec l’Etat pour un deuxième Contrat territorial d’accueil et d’intégration au 30 septembre 2024 », explique la proposition soumise au vote des élus.

Ce contrat a pour objectif de « faciliter l’intégration des nouveaux arrivants sur notre territoire quel que soit le motif d’octroi de leur premier titre de séjour en France (protection internationale, regroupement familial, santé…). Il a été co-produit avec des associations, des réfugiés et des primo-arrivants et des institutions. »

Les contribuables français doivent payer la facture des transports publics pour les étrangers, qui sont désormais souvent rendus dangereux par les étrangers, en particulier pour les femmes.

« Les personnes nouvellement arrivées en France peuvent voyager gratuitement sur le réseau Astuce en bénéficiant du pass Contact (297 voyages sur 6 mois) », écrit la préfecture de Rouen dans un communiqué.

Souvent, ce sont les associations locales qui financent les déplacements des migrants par les transports en commun ou par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), mais les migrants doivent d’abord s’inscrire auprès de ces organisations. Aujourd’hui, Rouen souhaite participer au financement des billets aller simple pour rejoindre ces organisations afin de les aider à s’inscrire.

La ville note qu’« une grande partie de ces structures fonctionnent exclusivement avec des bénévoles et vivent de dons ».

La ville a fait le calcul et a constaté que 12 450 contraventions devraient couvrir les besoins de ces migrants.

Il est ainsi proposé de remettre 12 450 titres « aller simple » aux associations en 2025, « à répartir entre les structures ». A elles ensuite de distribuer les titres aux nouveaux arrivants « dans le cadre de déplacements justifiés pour ouvrir leurs droits (démarche administrative ou accès à un service public) ».

Traduction : France: les coûts de logement des migrants d’urgence montent sur 500 millions d’euros par an car le taux d’occupation atteint des niveaux record. Le système d’hébergement d’urgence en France se détend sous la tension, avec des coûts explosifs, un taux d’occupation record de 98% et craint que encore plus de migrants ne arrivent. Bien qu’il y ait environ 114 000 lieux de réception dans le système administré par le bureau français pour l’immigration et l’intégration (OFII), qui est géré par le ministère de l’Intérieur français

Par ailleurs, la Métropole de Rouen a également annoncé qu’elle allait également verser de l’argent à d’autres programmes en faveur des migrants « pour améliorer l’intégration des nouveaux arrivants ». Il s’agit des euros des contribuables pour la « Journée mondiale des réfugiés 2025 », un événement sportif et culturel soutenu par l’ASPTT pour célébrer la Journée internationale des réfugiés le 20 juin.

Ce ne sont que de petits coûts, mais les migrants coûtent chaque année à la France des milliards en termes de logement, de soins de santé et d’éducation, dont 500 millions d’euros rien que l’année dernière pour l’hébergement d’urgence des migrants.

Les experts estiment que le coût des étrangers en France atteint chaque année au moins 25 milliards d’euros .

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Seine-et-Marne : Violent homejacking en pleine nuit à Torcy, un couple de personnes âgées ligoté et dépouillé

Un couple de personnes âgées de Torcy (Seine-et-Marne) a été victime d’un homejacking dans la nuit de mercredi à jeudi. Plusieurs malfaiteurs se sont introduits à leur domicile, les ont ligotées et violentées avant de dérober des bijoux et leur Audi Q7, qui a été retrouvé incendié à Gennevilliers (Hauts-de-Seine).

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Un violent homejacking s’est produit à Torcy (Seine-et-Marne) dans la nuit de mercredi à jeudi, a appris Actu17. Plusieurs malfaiteurs se sont introduits dans le domicile d’un couple de personnes âgées, qui ont été ligotées et dépouillées.

Il était environ 3 heures du matin quand les faits se sont déroulés dans le quartier de la mairie. Trois ou quatre malfaiteurs se sont introduits dans la maison des victimes, qui ont été rapidement ligotées et ont subi des violences. Les agresseurs ont fouillé le domicile et ont forcé l’homme à ouvrir son coffre fort, ce qu’il a refusé. Il aurait mordu l’un des agresseurs à la main pour se défendre.

Les malfaiteurs ont notamment dérobé des bijoux ainsi qu’un fusil de chasse notamment, et ont ensuite pris la fuite avec le SUV des victimes, un Audi Q7. Le véhicule de luxe a été retrouvé brûlé un peu plus tard dans la nuit dans la zone industrielle de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), selon les informations d’Actu17. Tout laisse à penser que les victimes avaient été ciblées et que ce cambriolage avait été préparé. Le couple, sous le choc, n’a pas été blessé physiquement.

Les policiers ont procédé à des constatations sur place et une enquête a été ouverte du chef de tentative d’extorsion, indique le procureur de la République de Meaux, Jean-Baptiste Bladier. La police judiciaire a été chargée des investigations.

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« Je n’ai aucune compétence pour soigner les hommes, même s’ils se rasent la barbe » – Un gynécologue français suspendu pour avoir refusé une patiente transgenre

par Tyler Durden

Un médecin français exerçant en tant que gynécologue à Pau vient d’être sanctionné pour s’être déclaré « incompétent » pour soigner un homme devenu femme, ce qui a déclenché la colère des associations LGBT.

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L’affaire remonte à août 2023, mais le médecin Victor Acharian n’a été sanctionné que maintenant par l’Ordre des médecins avec une interdiction d’exercer la médecine d’un mois. Au total, le Dr Acharian a écopé d’une interdiction d’exercer la médecine de six mois, mais cinq de ces six mois sont avec sursis. S’il devait violer la peine, le gynécologue serait suspendu pour la totalité des six mois.

Le patient trans avait pris rendez-vous via Doctolib et s’était rendu au cabinet du médecin avec un partenaire.

« La dame m’a expliqué qu’elle était en transition, a raconté au Figaro la secrétaire du cabinet  . J’ai immédiatement prévenu le médecin par messagerie interne. Il m’a répondu : « Je ne m’occupe pas de ça, il y a des spécialistes à Bordeaux ou à Toulouse », message que je leur ai transmis. Mais ils sont devenus très agressifs et m’ont traité de « transphobe ». »

La personne trans a été renvoyée du cabinet, le médecin aurait déclaré qu’il ne traitait que de « vraies femmes ».

Le couple avec la femme trans a ensuite laissé un mauvais avis sur Google concernant le médecin, et ils ont affirmé qu’il avait répondu de manière « offensante » à leur avis.

« Je n’ai aucune compétence pour traiter les hommes, même s’ils se sont rasé la barbe et viennent dire à ma secrétaire qu’ils sont devenus des femmes », a-t-il écrit en réponse.

Après avoir sollicité diverses ONG et groupes militants, dont SOS Homophobie, le couple a rendu l’affaire publique et déposé une plainte auprès des autorités médicales. La femme trans a également contacté l’Ordre des médecins.

Le 16 décembre 2024, la première instance du conseil régional de l’Ordre des médecins de Bordeaux a condamné l’homme à six mois de suspension.

« Nous sommes satisfaits d’avoir la confirmation que ce qui s’est passé ce jour-là était totalement anormal », avait déclaré à l’époque l’avocat de la femme trans au journal français La République des Pyrénées.

Le Dr Acharian a déclaré qu’il voyait « 50 patients par jour, de 8h à 20h » et qu’il « regrettait » que sa réponse à « l’avis désobligeant » publié sur Google « ait pu blesser une personne ».

« C’était loin d’être mon intention », a-t-il déclaré.  « Je ne suis ni transphobe ni homophobe, et j’ai aidé beaucoup de mes patients homosexuels à avoir un enfant. J’aurais pu recevoir cette personne, lui faire payer la consultation à 80 euros, pour lui dire que je suis totalement incompétent : est-ce que c’est ce qu’ils voulaient ? Ces personnes sont sous traitement hormonal, prescrit par des services spécialisés. Je leur laisse le soin de les contrôler. »

La suspension du médecin intervient alors que la France est déjà aux prises avec une incroyable pénurie de gynécologues.

La France fait face à une grave pénurie de gynécologues

Un rapport de 2018 a noté que le nombre de gynécologues avait chuté de 42 % au cours de la dernière décennie, pour atteindre seulement 1 136 en France. Le rapport a noté que « cela signifie que les médecins surchargés doivent refuser des femmes à la recherche d’un spécialiste ».

Un autre rapport de Santé Académie fournit des chiffres légèrement différents d’une année à l’autre, mais détaille également la crise croissante à laquelle sont confrontées les femmes en raison du manque de gynécologues.

« Nous avons vu, dans notre premier article consacré à la pénurie de médecins spécialisés en France, que le délai d’attente pour obtenir un rendez-vous avec un gynécologue était de 60 jours. Pour la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, Jean-Philippe Tanguy s’insurgeait qu’un tiers des départements français manquaient de gynécologues. Ce sont des chiffres alarmants qui, heureusement, ne sont pas tout à fait exacts. En effet, en 2007, on comptait 1 945 gynécologues en France, alors qu’en 2023, il n’y aura plus que 816 gynécologues en exercice pour 30 millions de femmes, dont « seulement » 11 départements qui en sont dépourvus.

Santé Académie note également que le gouvernement cherche à prendre des mesures pour lutter contre la crise, notamment auprès des sénateurs qui cherchent à sensibiliser. « Le 9 mai 2024, le sénateur Jean-François Langeot a attiré l’attention de la ministre déléguée auprès du ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, chargée de la Santé et de la Prévention, sur la situation de la gynécologie médicale », écrit Santé Académie.

Le rapport cite ensuite Langeot : « Le Comité de défense de la gynécologie médicale (CDGM) demande que la gynécologie médicale soit accessible à toutes les femmes et que des mesures efficaces soient prises en termes de postes d’internes ouverts pour la formation de nouveaux gynécologues. »

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Le Monde se retrouve sans correspondant à Moscou pour la première fois depuis 1957

  • La Russie refuse de renouveler l’accréditation du journaliste influent du quotidien français Benjamin Quénelle
  • Le Kremlin affirme qu’il s’agit d’une mesure de rétorsion
  • La France a refusé un visa à un journaliste russe
  • Selon Le Monde, la France estime que le journaliste russe à qui on a refusé un visa travaillait en réalité pour les services secrets russes
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MOSCOU, 6 février (Reuters) – La Russie a annoncé jeudi avoir refusé de renouveler l’accréditation du correspondant du Monde en raison du refus de la France de délivrer un visa à un reporter russe, laissant le célèbre quotidien français absent de Moscou pour la première fois depuis les années 1950.

La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a déclaré qu’après le refus de la France d’accorder un visa à un journaliste du journal Komsomolskaïa Pravda, Moscou avait refusé de prolonger l’accréditation du journaliste Benjamin Quénelle du Monde.

Zakharova a déclaré que si Quénelle, qui couvre la Russie depuis deux décennies, a été victime de cet incident, ce n’est pas à cause d’un problème personnel particulier le concernant, mais parce que la Russie a été obligée de riposter contre la France.

Le Monde, l’un des journaux les plus influents de France, a critiqué ce qu’il a qualifié d’« expulsion clandestine de notre journaliste ».

« Pour la première fois depuis 1957, Le Monde est empêché d’avoir un correspondant basé à Moscou », écrit Jérôme Fenoglio, son directeur, dans un article du journal.

Le ministère français des Affaires étrangères a appelé la Russie à revenir sur sa décision et a déclaré que si elle ne le faisait pas, elle réagirait.

Le Monde a déclaré que des informations fiables en provenance de Russie étaient plus importantes que jamais et que la France estimait que les journalistes russes à qui Paris avait refusé des visas travaillaient en fait pour les services secrets russes.

Les diplomates et les journalistes affirment que la Russie est aujourd’hui un environnement de travail plus difficile pour eux qu’à n’importe quel moment depuis au moins l’ère de Nikita Khrouchtchev, qui a succédé à Joseph Staline en 1953 et a dirigé l’Union soviétique jusqu’en 1964.

Depuis son invasion de l’Ukraine en 2022 , la Russie a renforcé son contrôle sur l’information et les médias, forçant la fermeture des derniers organes d’information indépendants importants et désignant de nombreux journalistes et militants comme « agents étrangers ».

La publication de ce qui est considéré comme des « fausses nouvelles » sur l’armée russe peut entraîner de longues peines de prison en vertu des lois de censure en temps de guerre, et certains Occidentaux ont été reconnus coupables d’espionnage.

Depuis 2022, de nombreux médias occidentaux ont quitté Moscou. L’arrestation du correspondant du Wall Street Journal Evan Gershkovich en 2023 a poussé de nombreux autres journalistes à quitter le pays. Il ne reste aujourd’hui pratiquement plus de reporters américains en Russie. Gershkovich a été libéré lors d’un échange de prisonniers l’année dernière.

Les responsables russes accusent les médias occidentaux de couvrir l’Ukraine avec complaisance, de fournir des informations biaisées sur la guerre et de couvrir la Russie de manière excessivement négative. Les médias occidentaux affirment quant à eux s’efforcer de proposer une couverture équilibrée de l’actualité.

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Un homme blessé par balle en pleine rue, son pronostic vital engagé

Un homme a été grièvement blessé par balle ce mardi soir à Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise). Touché par plusieurs projectiles dans le dos, il a été transporté en urgence absolue à l’hôpital Bichat, à Paris alors que son pronostic vital était engagé.

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Un homme a été grièvement blessé par balles ce mardi soir en pleine rue à Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise). Son pronostic vital était engagé au moment de son transport à l’hôpital, indique une source proche de l’affaire, confirmant une information de La Gazette du Val-d’Oise.

Les faits se sont produits aux alentours de 22h20, dans la rue Philibert-Delorme. Alertés par plusieurs appels au 17 signalant des coups de feu, les policiers se sont rendus sur place, suivis par les sapeurs-pompiers et le SAMU.

La victime, touchée par plusieurs projectiles dans le dos, a reçu les premiers soins sur place avant d’être transportée en urgence absolue vers l’hôpital Bichat à Paris (XVIIIe arrondissement).

Bien que consciente, la victime n’aurait pas souhaité s’exprimer au sujet du déroulement de cette tentative de meurtre. Une enquête a été ouverte et confiée au Service interdépartemental de la police judiciaire (SIPJ). La piste menant à un règlement de comptes est étudiée.

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AC/DC Paris 2025 : Le Retour du groupe au Stade de France en 2025

Paris, accroche-toi. Le 9 août 2025, le Stade de France va se transformer en un temple électrique du rock. Le groupe australien légendaire, AC/DC, débarque pour un concert monumental, un uppercut sonore qui va secouer la capitale. Leur tournée européenne, le Power Up Tour, promet de déverser une avalanche de riffs, une tempête de décibels, et une explosion d’énergie pure.Ce retour tant attendu sur la scène parisienne est plus qu’un simple événement : c’est un rite de passage, une célébration du live, un cri primal lancé à tous les fans qui ont grandi en hurlant « Highway to Hell » à pleins poumons. Les musiciens sont prêts, les amplis chauffent, et les billets vont partir plus vite qu’un solo d’Angus Young.

Un conseil ? Note bien cette date : 9 août 2025AC/DCParisStade de France – trois mots qui résonneront encore longtemps après le dernier accord.

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AC/DC : Une Légende du Rock Toujours au Sommet

Une carrière forgée dans le tonnerre

AC/DC, c’est 50 ans de riffs mémorables, d’hymnes interplanétaires et de concerts dantesques. Formé en 1973 par les frères Angus et Malcolm Young, le groupe a tracé sa route comme un bulldozer en feu, imposant son hard rock brut et sans compromis. Pas de fioritures, pas de solos progressifs interminables : juste une énergie brute et électrisante, une alchimie unique qui transforme chaque note en un uppercut sonore.

On ne compte plus les groupes qui ont tenté de les imiter, mais aucun ne parvient à capturer l’essence AC/DC : une batterie martelante comme un train lancé à pleine vitesse, une basse solide comme un mur de béton, des solos de guitare qui fendent l’air comme des éclairs et une voix qui semble tout droit sortie des entrailles du rock’n’roll.

Des albums qui ont marqué l’histoire

Difficile de résumer une discographie aussi légendaire en quelques mots. On parle ici d’albums cultes comme High Voltage (1975), Highway to Hell (1979) et bien sûr Back in Black (1980), qui reste le deuxième album le plus vendu de tous les temps avec 50 millions d’exemplaires écoulés !

Mais AC/DC, c’est aussi des succès plus récents comme Black Ice (2008) et Power Up (2020), prouvant que leur flamme ne s’est jamais éteinte. Chaque sortie d’album est une secousse sismique dans le monde du rock, chaque tournée un rappel que les rois du hard rock sont toujours debout.

L’empreinte indélébile d’AC/DC sur le rock

De Metallica à Foo Fighters, en passant par Airbourne ou encore Guns N’ RosesAC/DC a influencé des générations entières de musiciens. Leur secret ? Un son identifiable dès la première note, une sincérité absolue et des performances scéniques toujours explosives. Pas besoin de changer de style ou d’expérimenter à outrance : leur recette est simple et diablement efficace. Peu de groupes peuvent se vanter d’avoir gardé une telle constance sur un demi-siècle.

La Tournée Européenne 2025 : Power Up en Force

Un road-trip électrique à travers l’Europe

Après avoir conquis les États-UnisAC/DC traverse l’Atlantique pour une série de 12 concerts à travers 10 pays, histoire de prouver que l’âge n’a aucune emprise sur eux. Cette tournée Power Up est plus qu’un simple enchaînement de concerts : c’est une célébration du rock sous sa forme la plus brute, un ultime cri de guerre d’un groupe qui refuse de ralentir.

Les dates majeures de la tournée Power Up 2025 :

26 juin – Prague, République Tchèque, Airport Letnany.
30 juin – Berlin, Allemagne, Olympiastadion.
4 juillet – Varsovie, Pologne, PGE Narodowy.
8 juillet – Düsseldorf, Allemagne, OPEN AIR PARK DÜSSELDORF.
12 juillet – Madrid, Espagne, Metropolitano Stadium.
20 juillet – Imola, Italy, Autodromo Internazionale Enzo e Dino Ferrari.
24 juillet – Tallinn, Estonie, Song Festival Grounds.
28 juillet – Göteborg, Suède, Ullevi.
5 août – Oslo, Norvège, Bjerke Racecourse.
9 août – Paris, France, Stade de France.
17 août – Karlsruhe, Allemagne, Messe Karlsruhe / Peter – Gross – Bau Real. 21 août – Édimbourg, Grande-Bretagne, Murrayfield Stadium.

Un show à la hauteur de leur réputation

Attendez-vous à un déluge de tubes, un jeu de lumières surchargé en watts et des solos d’Angus Young toujours aussi endiablésAC/DC ne fait pas dans la demi-mesure. Chaque concert est une explosion de riffs, un déferlement de puissance brute, où la fosse devient un champ de bataille sonore.

Conclusion

Le 9 août 2025, le Stade de France va trembler sous la puissance du rock’n’roll à l’état brut. Que vous soyez fan de la première heure ou simple amateur de concerts mythiques, ce show est une occasion unique de voir l’un des plus grands groupes de l’histoire en actionPréparez-vous, Paris va vibrer au son d’AC/DC !

Imaginez la scène : une foule en délire, des milliers de poings levés, et Angus Young, fidèle à lui-même, parcourant la scène en sautillant, guitare en main, tel un possédé du rock. L’électricité sera palpable dans l’air, les premières notes de « Thunderstruck » feront frissonner chaque spectateur et la voix puissante de Brian Johnson viendra déchirer la nuit parisienne.

Ce concert ne sera pas juste un spectacle, ce sera une communion entre les fans et la légende vivante du hard rock. Chacun des spectateurs, qu’ils soient là depuis l’époque de « Highway to Hell » ou qu’ils découvrent le groupe avec « Power Up », sentira dans ses tripes la force inébranlable d’AC/DC.

Le Stade de France n’aura jamais connu un tel déferlement d’énergie pure. Alors, que vous soyez en fosse, en gradins ou accrochés aux barrières de sécurité, préparez-vous à vivre une soirée où chaque riff sera une décharge d’adrénaline.

Et ne l’oubliez pas : vous n’écoutez pas AC/DC, vous le ressentez dans vos tripes. Et cette nuit du 9 août, Paris s’en souviendra longtemps !

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Pas d’enquête pénale pour l’abbé Pierre, tout est prescrit

L’Église catholique avait demandé une enquête à la justice. Le parquet de Paris a tranché: l’action publique est éteinte.

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Aucune enquête pénale ne peut être ouverte pour établir des responsabilités dans les multiples accusations d’agressions sexuelles visant depuis l’été 2024 l’abbé Pierre, décédé en 2007, les faits étant prescrits, a annoncé mardi le parquet de Paris, sollicité par l’AFP.

L’Église catholique, par la voix du président de la Conférence des évêques de France, avait demandé mi-janvier à la justice d’étudier la possibilité d’une enquête sur l’affaire Abbé Pierre, avec un signalement «pour non-dénonciation de viols et agressions sexuelles sur personnes vulnérables et mineurs».

Par courrier, le 24 janvier, «le parquet de Paris a fait savoir que l’action publique était éteinte par le décès du mis en cause en 2007 en ce qui le concernait personnellement, et prescrite en ce qui aurait éventuellement pu concerner des non-dénonciations de faits», a-t-il indiqué.

«Une enquête judiciaire a pour objectif de rechercher si des faits pénalement répréhensibles peuvent et doivent être jugés. S’il arrive que le parquet ouvre des enquêtes sur la dénonciation de faits manifestement prescrits au préjudice de mineurs, comme y a par ailleurs incité une circulaire ministérielle, c’est afin de rechercher si d’autres mineurs auraient par la suite été victimes de faits similaires», développe le ministère public.

33 accusations

«Si ces faits plus récents s’avèrent non prescrits, le parquet peut alors engager des poursuites contre le mis en cause pour l’ensemble des faits. Ce n’est évidemment pas le cas lorsque celui-ci est décédé», ajoute-t-il.

La non-dénonciation d’infractions, un délit distinct, «a pour objectif de s’assurer que, tant que la victime est dans l’incapacité d’agir par elle-même, les personnes ayant connaissance des faits empêchent qu’ils se reproduisent, et permettent qu’ils soient jugés», selon la même source.

Mais «l’analyse des trois rapports d’Egae n’a pas permis de révéler la situation de victimes pour lesquelles la commission d’une éventuelle non-dénonciation serait encore susceptible de poursuites», a-t-on précisé.

Longtemps figure iconique de la défense des démunis, l’abbé Pierre, de son vrai nom Henri Grouès, était visé fin janvier par 33 accusations de violences sexuelles.

Ces agressions sexuelles et viols ont été révélés dans trois rapports différents publiés depuis juillet 2024 par le cabinet Egaé, mandaté par le mouvement Emmaüs et la Fondation Abbé Pierre pour faire la lumière sur les agissements du prêtre.

Les faits dénoncés remontent à une période allant des années 1950 aux années 2000.

La Fondation Abbé Pierre, que le prêtre avait créée avec des proches en 1987, a officiellement changé de nom le 25 janvier pour devenir la «Fondation pour le Logement des Défavorisés».

La conférence des évêques de France (CEF) a dit mardi «regretter» la décision du parquet de Paris. La CEF «bien que la comprenant, regrette la décision du parquet», a-t-elle déclaré à l’AFP. «Elle exprime sa proximité aux personnes victimes et redit sa détermination à agir pour que toute la vérité possible soit faite sur les actes commis par l’Abbé Pierre», a-t-elle ajouté.

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Bayrou affronte ce mercredi deux motions de censure

À priori, sans le RN et le PS, elles n’aboutiront pas. Le gouvernement en place ne devrait donc pas sauter. Pour le moment.

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Après avoir passé en force les budgets de l’État et de la Sécurité sociale, le Premier ministre français François Bayrou affronte mercredi deux nouvelles motions de censure, destinées à échouer sans les voix des socialistes ni, probablement, de l’extrême droite.

Confrontée à une dette publique record, la France navigue en eaux troubles depuis la dissolution de l’Assemblée nationale début juin, décidée par le président Emmanuel Macron dans la foulée de la déroute de son camp aux élections européennes. Depuis, l’Assemblée est divisée en trois blocs (gauche, centre-droit, extrême droite), aucun n’ayant la majorité.

Première motion à 15h30

A partir de 15h30, l’Assemblée examinera une première motion du parti de la gauche radicale La France insoumise (LFI) contre la décision de François Bayrou de faire passer sans vote le projet de budget de l’État pour 2025, en engageant sa responsabilité.

L’objectif pour l’exécutif est de ramener le déficit public à 5,4% du PIB. Avec pour cela de nouvelles recettes grâce notamment à des contributions exceptionnelles des ménages les plus aisés et des grandes entreprises, mais aussi des coupes dans les dépenses de plusieurs ministères.

Le déficit public français a atteint 6,1% en 2024, la pire performance des Vingt-Sept à l’exception de la Roumanie, très loin du plafond de 3% autorisé par les règles de l’Union européenne.

«Un signal de responsabilité»

Face au Premier ministre centriste, qui défendra la nécessité pour la France d’envoyer «un signal de responsabilité», la députée LFI Aurélie Trouvé dénoncera un budget «catastrophe pour l’économie», appelant à censurer.

L’essentiel des écologistes et communistes devraient abonder, mais la censure sera impossible en l’absence des voix du Parti socialiste, qui négocie depuis des semaines avec le gouvernement pour revoir les budgets.

Au nom de «l’intérêt général»

S’il considère que la copie n’est pas bonne, le groupe socialiste a acté qu’il ne censurerait pas au nom de «l’intérêt général» du pays. Quelques députés pourraient toutefois braver la consigne, anticipent des sources internes au groupe.

«C’est l’heure de vérité, il y aura des conséquences», prévient Manuel Bompard, coordinateur de LFI, en faisant allusion au sort du Nouveau Front populaire (NFP), alliance de gauche réunissant les socialistes, les écologistes, LFI et les communistes.

Le président du groupe socialiste à l’Assemblée, Boris Vallaud, a assumé «une divergence stratégique» avec LFI.

«Pour eux, c’est tout ou rien»

«Pour eux, c’est tout ou rien. Et finalement, ils préfèrent que ce soit rien pour les Français», a-t-il argumenté, mettant en avant les concessions obtenues sur la non-suppression des 4000 postes dans l’Éducation nationale ou le milliard d’euros supplémentaire pour l’hôpital.

S’ils fustigent le texte, le parti d’extrême droite Rassemblement national (RN) et ses alliés ne devraient également pas s’associer à une motion aux «conséquences plus lourdes pour l’économie», selon lui, que celle contre le prédécesseur de droite de M. Bayrou, Michel Barnier.

Le rejet attendu de la motion de censure vaudra adoption à l’Assemblée du budget, avant un dernier vote sans suspense au Sénat jeudi, la chambre haute du Parlement étant dominée par la droite.

La porte-parole du gouvernement, Sophie Primas, a estimé que passer l’obstacle budgétaire permettrait de «répondre à la demande d’ordre et d’autorité exprimée par les Français».

Une deuxième motion

En fin d’après-midi, les députés examineront une deuxième motion de censure, liée cette fois à l’adoption en force de la première partie du budget de la Sécurité sociale. Mais là encore, les voix socialistes, et sans doute celles du RN, devraient manquer pour atteindre les 289 suffrages nécessaires.

François Bayrou devrait ensuite déclencher un autre 49.3, le dispositif constitutionnel permettant de passer en force, puis encore un autre en fin de semaine ou en début de semaine prochaine, toujours sur le budget de la Sécurité sociale.

Quatre censures à esquiver, voire cinq

Avec donc au total quatre censures à esquiver, voire cinq.

Car après celles de LFI sur les budgets, les socialistes entendent en déposer une sur «les valeurs républicaines» et contre la «trumpisation du débat public», en réaction notamment aux propos de François Bayrou sur le «sentiment de submersion» migratoire.

L’utilisation de ce terme cher à l’extrême droite a divisé le camp du Premier ministre et choqué la gauche, qui s’inquiète de voir les initiatives sur l’immigration pulluler.

«Ce qui arrive après, ça va être bien violent. C’est aussi pour ça que c’est irresponsable de ne pas censurer maintenant», estime Manuel Bompard, de LFI.

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