Le cinéaste français a signé d’inoubliables longs-métrages, tels «Les valseuses», «Tenue de soirée» et «Buffet froid».
1–2 minutes
Le cinéaste Bertrand Blier, réalisateur de «Tenue de soirée», «Les Valseuses» ou «Buffet froid», est mort lundi soir à l’âge de 85 ans, a annoncé mardi sa famille à l’AFP.
Le réalisateur est décédé «paisiblement chez lui, à Paris, entouré de sa femme et de ses enfants», a déclaré son fils Léonard Blier à l’AFP.
Les films de ce dialoguiste hors pair, adepte d’un humour noir et cru, ont marqué le cinéma des années 1970 et 1980.
Son nom restera associé à celui de Gérard Depardieu, dont il a fait décoller la carrière en 1974 dans «Les Valseuses», aux côtés de Patrick Dewaere et Miou-Miou.
Film subversif devenu culte, «Les Valseuses» est également marqué par un humour graveleux qui choque à l’époque. L’oeuvre de Blier essuie aujourd’hui des critiques pour sa misogynie ou la façon dont il met en scène la domination masculine.
«J’apprends avec beaucoup de tristesse la disparition de Bertrand Blier. Il était un dialoguiste de génie, dans la lignée des Prévert et des Audiard», a réagi la ministre de la Culture, Rachida Dati.
«Dans des films qui s’inscrivaient dans leur époque, il avait offert des rôles iconiques aux plus grands: Jean-Pierre Marielle, Gérard Depardieu, Miou-Miou, Michel Blanc, Isabelle Huppert, Patrick Dewaere, Josiane Balasko, sans oublier son propre père Bernard Blier. Bertrand Blier était un cinéaste immense et anticonformiste, un amoureux fou de la liberté de créer», a-t-elle ajouté.
Il avait remporté en 1979 l’Oscar du meilleur film étranger pour «Préparez vos mouchoirs» et, l’année suivante, le César du meilleur scénariste pour «Buffet froid».
Il remportera ensuite le Grand Prix du Jury à Cannes et trois César avec «Trop belle pour toi» (1989), sans compter le César de la meilleure actrice pour Carole Bouquet.
Les années 1990 et 2000 seront moins fastes, à l’exception du «Bruit des glaçons», où un écrivain alcoolique (Jean Dujardin) «dialogue» avec sa maladie qui prend la forme d’un homme, joué par Albert Dupontel.
Le quotidien français Le Monde a annoncé lundi qu’il cessait de publier ses contenus sur X en raison de «l’intensification de l’activisme» de son patron Elon Musk, proche de Donald Trump, et de «la toxicité croissante des échanges» sur ce réseau social.
1–2 minutes
Généré par IA
«Nous redoublerons également de vigilance sur plusieurs autres plateformes, en particulier TikTok et celles de Meta, après les déclarations inquiétantes de Mark Zuckerberg», qui s’est rapproché des positions du président américain investi lundi, indique le directeur du Monde, Jérôme Fenoglio, dans un éditorial.
Sur X (ex-Twitter), «l’utilité de notre présence pèse moins que les nombreux effets de bord subis», considère-t-il. M. Musk, qui a racheté le réseau en 2022, l’a selon lui transformé «en prolongement de son action politique, un libertarisme de plus en plus proche de l’extrême droite, en instrument de pression qu’il veut exercer sur ses concurrents ou sur les gouvernements sociaux-démocrates européens».
«Ce mélange d’idéologie et de commerce n’a cessé d’invisibiliser Le Monde toujours davantage, comme la plupart des autres médias traditionnels», relève M. Fenoglio, en soulignant que, depuis plus d’un an déjà, les publications de la rédaction sur X étaient réduites «au strict minimum».
Désormais, le partage des contenus sur le réseau sera interrompu, «tant qu’il fonctionnera de cette manière». Le directeur recommande aux journalistes du Monde de faire de même.
Il espère «que l’Union européenne ne cédera pas sur sa définition d’un débat public, doté de règles, respectueux des participants, des informations qui y circulent et des opinions qu’elles nourrissent».
Le Monde rejoint d’autres médias, français (Ouest France, Sud Ouest, Mediapart, La Voix du Nord) ou étrangers (The Guardian, La Vanguardia) qui ont déjà cessé de publier sur X ces derniers mois, sur fond du retour imminent à la Maison-Blanche de Donald Trump, dont M. Musk est devenu un proche collaborateur.
Une jeune femme de 21 ans a été violemment agressée pour son téléphone par un groupe d’hommes dans le XIIe arrondissement de Paris (…)
1–2 minutes
Alors qu’elle passait sur la route des Pelouses-Marigny, dans le bois de Vincennes, qui relie l’avenue Foch et l’avenue de Nogent, elle a aperçu cinq hommes au visage dissimulé sortir des buissons et se diriger vers elle. Deux des suspects se sont mis face à elle, les autres l’ont encerclée, souligne une source proche de l’affaire. (…)
“Elle a été étranglée puis rouée de coups, à la tête et au visage”, décrit la même source. Les agresseurs lui ont dérobé son téléphone, un iPhone 15, puis ont continué à la frapper. “Un déchaînement de violences pendant plusieurs minutes, ils se sont acharnés” (…) C’est son petit ami, avec qui elle était en visiophonie au moment de l’agression, qui a donné l’alerte. (…)
Elle souffre d’hématomes sur le corps, notamment dans le dos, mais également de douleurs à la mâchoire et à la tête. Cinq jours d’incapacité totale de travail (ITT) lui ont été prescrits après un examen à l’unité médico-judiciaire (UMJ).
Une enquête a été ouverte et les agresseurs sont recherchés.
Un couple a été poignardé par un voisin dans leur appartement de Montpellier (Hérault), dans la nuit de samedi à dimanche. Les victimes, blessées, ont été prises en charge par les secours, tandis que l’agresseur présumé a été interpellé par la police.
1–2 minutes
Généré par IA
Un couple a été victime d’une agression au couteau dans la nuit de samedi à dimanche, à Montpellier (Hérault). Les faits se sont produits vers 4 heures du matin dans une résidence située route de Lavérune, dans le quartier de La Chamberte, indique une source proche de l’affaire, confirmant une information de France Bleu.
Un homme de 34 ans et une femme de 37 ans ont été blessés à leur domicile. Selon les premiers éléments de l’enquête, leur agresseur, un voisin âgé d’une trentaine d’années, aurait tenté d’entrer de force dans leur appartement. Après que le couple a ouvert la porte, il les aurait poignardés à plusieurs reprises au thorax et à l’épaule, avant de regagner son propre logement.
Les victimes ont été prises en charge par les médecins du SAMU et transportées au CHU de Montpellier. Leur pronostic vital n’est pas engagé, elles souffrent de blessures légères. Elles devaient être entendues rapidement par les policiers afin de clarifier les circonstances de cette violente attaque.
Les policiers de la brigade anticriminalité (BAC), alertés par un appel, sont rapidement intervenus sur place et ont interpellé le suspect dans l’immeuble. Celui-ci a été placé en garde à vue au commissariat de Montpellier. Le suspect souffrirait de troubles psychiatriques, précise la même source. Une enquête a été ouverte par le parquet de Montpellier.
20 janvier – Le Premier ministre français François Bayrou a prévenu lundi que la France et l’Europe dans son ensemble devraient résister au président élu américain Donald Trump et à sa politique, sous peine d’être « écrasées ». »Les Etats-Unis ont décidé de se lancer dans une politique extrêmement dominatrice, via le dollar, via leur politique industrielle, via le fait qu’ils peuvent capter les investissements du monde et la recherche du monde », a déclaré Bayrou à la presse, lors de son discours du Nouvel An à Pau.
1–2 minutes
Généré par IA
« Et si nous ne faisons rien, notre sort est très simple : nous serons dominés. Nous serons écrasés. Nous serons marginalisés », a-t-il déclaré.
« Et comment nous réagirons, c’est une décision qui appartient uniquement aux Français et à l’Europe, car clairement, sans l’Europe, nous ne pouvons rien faire », a ajouté Bayrou.
Nuit de violences urbaines dans le quartier des Saugeraies à Mâcon (Saône-et-Loire). Bâtiments publics dégradés, véhicules incendiés et heurts liés au narcotrafic ont marqué cette nuit de tension, entraînant une interpellation et la mobilisation de forces de l’ordre supplémentaires.
3–4 minutes
Généré par IA
Des violences urbaines ont éclaté dans le quartier des Saugeraies à Mâcon (Saône-et-Loire) dans la nuit de samedi à dimanche. Des dégradations importantes ont été commises, notamment sur des bâtiments publics et des véhicules. Selon la préfecture, les faits se sont produits sur fond de narcotrafic.
La préfecture de Saône-et-Loire a rapporté un « premier bilan » faisant état de trois bâtiments publics dégradés, de sept véhicules incendiés, d’une pelleteuse et de poubelles brûlées, ainsi que de trois véhicules de police endommagés. Un suspect de 19 ans a été interpellé et placé en garde à vue pour « dégradations par incendie en bande organisée », « violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique avec arme » et « participation à un attroupement armé ».
Le calme est revenu vers 5 heures du matin, a précisé le préfet Yves Séguy, qui avait activé un centre opérationnel à 2 heures afin de suivre l’évolution de la situation en présence du maire de Mâcon, Jean-Patrick Courtois, et des services concernés.
Des violences liées au narcotrafic ?
Le préfet Yves Séguy a affirmé que ces violences sont directement liées au narcotrafic. « Nous avons été alertés au milieu de la nuit du fait que survenaient de graves violences urbaines qui ont porté atteinte à trois bâtiments municipaux. Ce sont des bâtiments qui sont au service de la population de ce quartier. Sept véhicules ont été incendiés, une pelle mécanique a été également détériorée, un certain nombre de feux de poubelles… tout ça sur fond de narcotrafic », a-t-il déclaré à France 3.
«Il n’est pas question de leur donner des locaux pour faire du trafic de drogue»
Le maire de Mâcon, Jean-Patrick Courtois, a confirmé cette analyse : « C’est une épreuve de force entre les trafiquants de drogue et les forces de l’ordre. Il faut évidemment qu’on contienne le cas, car il est hors de question pour moi en tant que maire de Mâcon de donner satisfaction aux dealers de ce quartier ». Selon l’édile, les trafiquants revendiqueraient un local pour y mener leurs activités illicites : « Ils veulent des locaux pour être tranquilles, pour faire leur commerce tranquille, à l’abri… Il n’est pas question de leur donner des locaux pour faire du trafic de drogue et blanchir de l’argent ».
En réaction à ces événements, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a annoncé l’envoi de forces de l’ordre supplémentaires à Mâcon. Une demi-compagnie de CRS a été mobilisée pour renforcer la sécurité sur place. De son côté, le préfet Yves Séguy a pris plusieurs arrêtés, en vigueur de dimanche 8 heures à mardi 23 heures, interdisant « la détention, le transport d’armes, toutes catégories confondues, de munitions et d’objets pouvant constituer une arme » sur les communes de Mâcon, Sancé et Charnay.
«Ils s’attaquent à des bâtiments municipaux faits pour les enfants de ce quartier»
Jean-Patrick Courtois a également exprimé à nos confrères son indignation face aux cibles choisies par les auteurs des violences : « Ce qui est choquant, c’est qu’ils s’attaquent à des bâtiments municipaux faits pour les enfants de ce quartier. Le bâtiment Galilée, par exemple, est fait pour les enfants de 4 à 14 ans. Ce sont les plus jeunes qui vont être pénalisés ».
Le maire a également évoqué les coûts financiers pour la municipalité, qualifiant la situation de « véritable guerre » et appelant à une législation renforcée contre le trafic de drogue. « Je souhaite que demain on fasse la même législation pour les trafiquants de drogue que celle qui existe pour le terrorisme, parce que c’est une véritable guerre qui est déclenchée. C’est un phénomène de guérilla urbaine ».
Les gendarmes ont fait une macabre découverte dans la Meuse. Une enquête pour meurtre a été ouverte.
1–2 minutes
Généré par IA
Un homme a été découvert mort par balle jeudi à Bréhéville, dans la Meuse, a-t-on appris vendredi auprès de la gendarmerie et du parquet de Verdun.
Il s’agit d’un homme de 34 ans retrouvé vers 18 heures dans son lit, selon la gendarmerie. Il présentait plusieurs plaies par balles.
Les gendarmes avaient été alertés par le père de la victime, qui était sans nouvelles de son fils.
La procureure de la République de Verdun Delphine Moncuit a confirmé «la découverte de la victime, qui est décédée des suites de deux plaies par balles». Une enquête a été ouverte pour homicide.
Le videur d’une boîte de nuit de Marseille a été tué dans la nuit de samedi à dimanche par un homme qui venait d’être refoulé de l’établissement et a pris la fuite, a-t-on appris de sources policières.
1–2 minutes
Généré par IA
L’homme, expulsé par le videur de la discothèque le FaraNight, située dans le 11e arrondissement de Marseille, est revenu armé devant la boîte de nuit et a tué l’employé d’une balle dans la tête avant de prendre la fuite, a-t-on appris de mêmes sources.
Agée de 37 ans, la victime est décédée sur place peu avant 4 h du matin, ont indiqué les pompiers.
Un policier a ouvert le feu vendredi après-midi à La Chapelle-Saint-Mesmin, près d’Orléans (Loiret), lors d’un refus d’obtempérer. Le chauffard et son passager, interpellés après une course-poursuite, ont été placés en garde à vue.
1–2 minutes
Vendredi en début d’après-midi, un policier a fait usage de son arme à La Chapelle-Saint-Mesmin, près d’Orléans (Loiret), durant une intervention pour un refus d’obtempérer. Le conducteur et son passager ont été interpellés et placés en garde à vue, indique une source proche de l’affaire, confirmant une information de La République du Centre.
Vers 15 heures, une patrouille de police a procédé à un contrôle routier près d’un établissement scolaire de la commune. Les policiers ont voulu contrôler un automobiliste, mais il a refusé de s’arrêter. Une course-poursuite a alors débuté dans les rues de la ville.
Deux coups de feu
Après plusieurs minutes, un barrage routier a été mis en place par les forces de l’ordre pour stopper le fuyard. Malgré cela, le conducteur a tenté de forcer le passage. Alors que le chauffard fonçait sur les policiers, l’un des agents a ouvert le feu à deux reprises en visant les pneus.
Un pneu aurait été endommagé et le véhicule a été immobilisé peu après dans la rue Jean-Jacques-Rousseau, où le conducteur et son passager ont été interpellés. Aucun blessé n’est à déplorer. Selon les premiers éléments, la voiture était sans assurance ni contrôle technique. Les deux hommes ont été placés en garde à vue au commissariat d’Orléans. Une enquête a été ouverte.
Accusé d’avoir évoqué le 11 septembre pour ses vues sur les réseaux sociaux
Une publicité créée par Pakistan International Airlines a suscité de vives réactions négatives pour avoir représenté l’un des avions de la compagnie volant directement vers la tour Eiffel dans une image évoquant les attentats terroristes du 11 septembre.
1–2 minutes
La légende à côté de l’image dit « Paris, nous arrivons aujourd’hui », ce qui incite certains à se demander s’il s’agit d’une menace.
Pour couronner le tout, une publicité réalisée par PIA dans les années 1970, qui représentait l’ombre d’un avion sur les tours jumelles du World Trade Center, devient à nouveau virale.
L’objectif de la nouvelle publicité est d’annoncer que les vols de PIA vers l’Europe reprennent après une interdiction de cinq ans imposée par l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) après qu’un Airbus A-320 de PIA s’est écrasé dans une rue de Karachi, tuant une centaine de personnes.
Outre les piètres résultats financiers et en matière de sécurité, les enquêtes sur l’incident ont conduit à des accusations selon lesquelles de nombreux pilotes de PIA volaient avec des licences falsifiées. La compagnie aérienne est toujours interdite d’exploitation au Royaume-Uni et aux États-Unis.
Au Pakistan, les gens ont été choqués par ces images. Le chroniqueur et ancien conseiller politique en médias Omar Quraishi s’est demandé : « L’idiot qui a conçu ce graphique n’a-t-il pas vu un avion de la PIA se diriger vers la Tour Eiffel ? L’un des monuments les plus emblématiques de l’Europe ? »
« Ne savent-ils pas que la tragédie du 11 septembre 2001 a été le théâtre d’attaques aériennes contre des immeubles ? Ne pensaient-ils pas que cela serait perçu de la même manière ? Ne savent-ils pas que PIA est une compagnie aérienne appartenant à un pays souvent accusé de soutenir le terrorisme ? » a ajouté Quraishi.
Le ministre pakistanais des Finances, Isaq Dar, a également qualifié cette publicité de « stupide » et a annoncé que le Premier ministre Shehbaz Sharif avait ordonné une enquête .
Certains pensent que PIA a volontairement utilisé cette image provocatrice pour stimuler l’engagement sur les réseaux sociaux.
Un détenu de 36 ans, condamné jeudi à huit ans de prison par la cour d’appel de Besançon, s’est évadé dans la soirée lors d’un transfert vers la maison d’arrêt de Lyon-Corbas. Profitant d’un arrêt sur une aire d’autoroute dans le Jura, il a agressé ses surveillants avant de prendre la fuite.
2–3 minutes
Généré par IA
Un homme de 36 ans, Abdelaziz Charhabil, s’est évadé jeudi soir alors qu’il regagnait la maison d’arrêt de Lyon-Corbas après sa condamnation à huit ans de prison par la cour d’appel de Besançon (Doubs). Les faits se sont déroulés sur l’aire d’autoroute du Bois-des-Potets, à Sampans (Jura), a indiqué Julie Fergane, la procureure de la République de Lons-le-Saunier.
Aux alentours de 20h30, alors que l’homme était escorté par trois agents de l’administration pénitentiaire, un arrêt a été marqué à sa demande pour lui permettre de se rendre aux toilettes. Profitant de cette pause, Abdelaziz Charhabil a violemment repoussé un des agents, blessant légèrement l’un d’entre eux avant de faire chuter les deux autres. Le détenu a ensuite traversé les voies de l’autoroute, disparaissant dans l’obscurité. La procureure a précisé que « des violences ont été commises sur un des agents de l’administration pénitentiaire ».
Un dispositif de recherche rapidement déployé
Un important dispositif a été mis en place dès l’évasion pour tenter de localiser le fugitif. Les forces de l’ordre ont été épaulées par un hélicoptère de la section aérienne de la gendarmerie de Dijon, sans succès. Ce vendredi soir, Abdelaziz Charhabil demeurait introuvable. L’enquête portant sur cette évasion a été confiée à la brigade de recherches de Dole avec le soutien de la section de recherches de Besançon. Une information judiciaire a été ouverte par le tribunal de Lons-le-Saunier.
Quelques heures avant son évasion, Abdelaziz Charhabil avait été condamné à huit ans de prison pour des faits remontant à 2020 dans le Jura. Il a été reconnu coupable d' »acquisition et détention non autorisées de matériel de guerre », d' »extorsion » et d' »extorsion aggravée », mais a été relaxé pour les faits d' »association de malfaiteurs ».
Lors de son premier procès à Lons-le-Saunier, il avait écopé de six ans de prison, peine prononcée en son absence et assortie d’un mandat d’arrêt. Ce jeudi, la cour d’appel a alourdi cette peine malgré les réquisitions du ministère public qui s’élevaient entre quatre et cinq ans de prison, indique Le Progrès.
Les avocats du détenu se sont montrés critiques à l’égard de la décision de justice. Me Julien Charle a réagi auprès du quotidien régional : « Je ne cautionne pas ce qu’il a fait, mais on peut comprendre son désarroi ». Selon lui, la décision est incompréhensible, car la peine a été alourdie alors que le prévenu souhaitait s’expliquer devant la cour.
Toutes les chapelles de l’extrême droite ont fait le déplacement pour le dernier adieu public au fondateur du Front national.
3–5 minutes
Toute l’extrême droite s’est réunie jeudi pour un dernier hommage rendu au fondateur du Front national Jean-Marie Le Pen, dans et hors de l’église Notre-Dame du Val-de-Grâce, à Paris.
Mort le 7 janvier à 96 ans, le finaliste de la présidentielle de 2002 a déjà été inhumée samedi dans le cimetière de sa ville natale de La Trinité-sur-Mer (Morbihan) à l’issue d’une messe célébrée dans la plus stricte intimité familiale.
Ses trois filles, Marie-Caroline, Yann et Marine Le Pen, avaient cependant souhaité organiser un autre hommage, à Paris, celui-là ouvert au public.
Mais seules les quelque 400 personnes invitées pouvaient entrer dans l’église construite par Anne d’Autriche pour remercier de la naissance du futur Louis XIV: les badauds, environ deux milliers, étaient cantonnés sur le parvis, sur lequel se dressaient deux écrans géants retransmettant la cérémonie.
Outre les membres du Rassemblement national, son président Jordan Bardella en tête, toutes les chapelles de l’extrême droite avaient fait le déplacement, y compris l’adversaire de Marine Le Pen, Éric Zemmour, mais aussi Bruno Mégret, ancien numéro deux du FN qui avait rompu avec Jean-Marie Le Pen en 1998 ou Carl Lang, également dissident. Philippe de Villiers était également présent.
L’historien spécialiste de l’extrême droite Jean-Yves Camus était également dans l’église.
«Refoulé avec les parias»
En revanche, plusieurs personnalités d’ultra-droite indésirables ont été reléguées à l’extérieur, tels les négationnistes Thomas Joly, président du pétainiste Parti de la France, ou Yvan Benedetti, son fondateur. «Refoulé avec les parias de l’hommage religieux à Jean-Marie Le Pen à Paris», a tweeté le premier avec une photo montrant également Jérôme Bourbon, le patron de l’hebdomadaire d’extrême-droite Rivarol.
Resté dans la rue aux abords de l’église, l’ancien humoriste Dieudonné, condamné pour antisémitisme, a estimé que Jean-Marie Le Pen «était un homme libre» au milieu d’un «paysage politique peut-être trop étroit».
«Je ne m’étends pas sur les engagements politiques de M. Le Pen, qui ne sont pas de ma compétence, si ce n’est qu’ils ont toujours été motivés par l’amour de la France», a pour sa part assuré l’abbé Christophe Kowalczyk au début de l’office.
Au cours de cette messe longue de plus d’une heure et demi, Bruno Gollnisch, vieux compagnon de route de Jean-Marie Le Pen, a pris la parole, une flamme tricolore épinglée au revers de sa veste, de même que Marie-Christine Arnautu, très proche du fondateur du FN, et sa fille Marie-Caroline Le Pen, qui a célébré un «patriote indomptable».
Davantage politiques, les discours de Marion Maréchal – qui s’était éloignée un temps de sa tante Marine Le Pen pour soutenir Eric Zemmour, avant de se rapprocher à nouveau du RN – et de Louis Aliot, ancien compagnon de Marine Le Pen, ont été applaudis.
«Il faisait trembler le système»
«On n’arrête pas un peuple en marche, on n’arrête pas une idée vraie, on n’arrête pas un exemple juste», a tonné Marion Maréchal, quand le maire de Perpignan rappelait que «le 21 avril 2002», date de la qualification de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle, «il faisait trembler le système, éliminant la gauche en restant fidèle à son histoire, ses idées, ses valeurs et ses amis».
L’ancien président du Front national de la jeunesse a alors entamé une litanie de ses compagnons politiques disparus, du militant de l’OAS Roger Holeindre à Jean-Pierre Stirbois, l’homme des premiers succès électoraux du parti à la flamme dans les années 80.
Plusieurs petits-enfants de Jean-Marie Le Pen s’étaient auparavant succédé pour lire une partie de l’homélie, l’un d’entre eux appelant à prier «pour la France»: «Que les Français sachent choisir pour les gouverner et les guider des hommes sages et justes».
De nombreuses prières ont été lues ou chantées, parmi lesquelles la prière des paras, la prière à Jeanne d’Arc et une prière de l’écrivain catholique Charles Péguy, «La foi que j’aime le mieux, c’est Dieu, c’est l’espérance».
Aux abords de l’église, avant le début de la cérémonie, on pouvait entendre le «Chœur des esclaves hébreux» de Verdi – dans une version allemande -, que le leader frontiste faisait déjà jouer dans ses meetings, et voir une charrette richement décorée à la gloire de la garde impériale.
Pendant toute la cérémonie, des porte-drapeaux aux bérets de différentes couleurs s’étaient placés de part et d’autre de l’église.
Derrière eux, au pied d’une statue devant l’église, on apercevait des autocollants «pied noir pour toujours» sur une grande étole aux couleurs du RN. À côté, un militant transi de froid replongeait de temps en temps dans la lecture de son roman, «Ecritures corsaires», de l’écrivain marxiste Pier Paolo Pasolini.
Un quadragénaire a été arrêté et mis en examen par la justice après avoir été surpris en flagrant délit de viol et d’agression sexuelle sur un enfant de 7 ans dans les toilettes d’une épicerie de la région Hauts-de-France.
1–2 minutes
Les faits remontent au 8 janvier lorsque le suspect a été surpris par hasard dans les toilettes du supermarché Auchan à Fayet par des gendarmes de la brigade de recherche de Saint-Quentin, dans le département de L’Aisne.
L’agresseur présumé qui serait un proche de la famille de la victime a été mis en examen et écroué, alors qu’une information judiciaire a été ouverte sur les circonstances exactes entourant ce drame, selon ce qu’a rapporté le réseau France 3 mardi.
Après cet événement qui a bouleversé l’opinion, suscitant une vague d’indignation et de condamnation, les autorités locales ont réitéré leur appel à la vigilance et à signaler tout comportement suspect pour éviter des drames similaires, a ajouté le média français.
Les policiers ont saisi près de 30 kilos de cannabis, 60 000 euros en liquide, ainsi que deux armes de poing lors d’une opération menée mercredi dans le 12e arrondissement de Marseille mercredi. Deux suspects âgés de 20 et 23 ans ont été interpellés et placés en garde à vue.
1–2 minutes
Généré par IA
Importante saisie de drogue et d’argent dans le 12e arrondissement de Marseille ce mercredi après-midi. Les enquêteurs de l’unité stupéfiants et économie souterraine (USES) ont découvert un appartement nourrice où venait s’approvisionner un dealer présumé, a appris Actu17. Près de 30 kilos de cannabis et 60 000 euros en numéraire ont été saisis, ainsi que deux armes de poing. Deux suspects de 20 et 23 ans ont été interpellés.
Les enquêteurs de l’USES du 12e arrondissement ont mis en place une surveillance autour de cet appartement situé sur l’avenue de Garlaban en début de journée. Ils ont ainsi pu repérer un dealer présumé qui venait récupérer des produits stupéfiants. Les forces de l’ordre sont intervenues vers 16h30 et ont interpellé le suspect âgé de 20 ans, ainsi que le jeune homme de 23 ans présent dans le logement.
Gilets pare-balles et munitions
Une perquisition a eu lieu dans la foulée et les enquêteurs ont découvert près de 25 kilos de résine de cannabis, un peu plus de 4 kilos d’herbe, environ 650 grammes de cocaïne, deux armes de poing de calibre 9 mm et 38 Special, deux gilets pare-balles, des munitions, des couteaux, mais également un peu plus de 59 000 euros en liquide. Dans le logement, les forces de l’ordre ont également saisi tout le matériel de conditionnement nécessaire pour écouler la drogue ainsi que des balises de géolocalisation, selon une source proche de l’affaire.
Les deux suspects ont été placés en garde à vue et les investigations se poursuivent.
Chaque jour en France, en moyenne trois meurtres ou assassinats, 600 cambriolages et plus de 330 vols avec arme à feu sont commis.
2–3 minutes
Les statistiques de criminalité françaises pour 2024, récemment publiées, montrent une hausse constante de la délinquance, soulignant l’échec persistant de la politique gouvernementale, malgré les déclarations et annonces audacieuses. Même si les autorités sont réticentes à l’admettre, la clémence judiciaire et la politique d’immigration laxiste fonctionnent clairement de concert.
Le constat du ministère de l’Intérieur est sans appel : chaque jour en France, en moyenne trois meurtres ou assassinats, 600 cambriolages, plus de 330 vols avec arme à feu, près de 700 vols dans des véhicules et plus de 1 110 fraudes de toutes sortes sont commis.
Des analystes comme Marc Vanguard relient l’augmentation de la violence à une immigration massive et incontrôlée. Le taux d’implication des étrangers africains dans des crimes et délits violents est plus de trois fois supérieur à celui des Français, révèle l’étude de Vanguard .
Pourtant, la gauche et les médias dominants persistent à nier le lien entre criminalité et immigration. Ils ne cessent de répéter l’axiome selon lequel la coïncidence observée entre deux phénomènes ne permet pas d’établir un lien de cause à effet entre eux.
Un cap symbolique a été franchi : plus d’un millier de morts violentes surviennent chaque année en France, un indicateur révélateur de l’extrême dégradation du climat sécuritaire du pays, suivant une tendance quasi continue enregistrée depuis 2016, comme le souligne le criminologue Alain Bauer.
Un pic a été atteint au tournant des années 1990-2000, avec plus de 1 400 homicides, avant d’observer un ralentissement. On compte 1 186 homicides en 2024, soit un peu moins qu’à cette époque, mais ce chiffre intervient après presque une décennie de hausse continue.
Les conclusions de Bauer sont sans appel. La société française est de plus en plus violente et dominée par un « instinct de mort ».
D’autres indicateurs sont également alarmants, comme la hausse des violences sexuelles. Il y a peut-être un effet « #metoo », avec des victimes qui s’expriment et une plus grande attention de la police à ces délits. Mais cela ne doit pas occulter la réelle augmentation de ces violences. Selon un syndicat de police interrogé par Le Figaro , cette hausse s’explique en partie par un « relâchement des comportements de certaines parties de la population ».
Alain Bauer voit dans ces évolutions « un mouvement profond de retour de la violence physique en Occident ». Pour lui, l’omniprésence de la violence est avant tout le symptôme d’une société en crise profonde : « perte de confiance dans les institutions et les corps intermédiaires, crise sociale et résignation généralisée » ; crise sanitaire ; explosion de la violence sur les réseaux sociaux. Des événements symboliquement forts et très spécifiques, comme les attentats terroristes, qui gonflent évidemment les statistiques, ne doivent pas nous faire oublier qu’aucun groupe démographique n’est désormais à l’abri de la violence toujours croissante du quotidien.
Sans une discussion claire et honnête sur les causes, les mesures juridiques nécessaires pour réduire efficacement la criminalité en France risquent de prendre du temps à se concrétiser.
Le jour même où les législateurs européens ont intensifié leurs appels à une surveillance plus stricte des plateformes comme Meta et X, la Commission européenne (CE) a nié les accusations de censure formulées par le PDG de Meta, Mark Zuckerberg. Malgré ce démenti, les critiques soulignent que la loi sur les services numériques (DSA) de l’UE et les demandes passées de suppression de contenu révèlent un modèle de censure ancré dans son approche de la régulation des plateformes numériques.
2–3 minutes
Généré par IA
Les propos de Zuckerberg, qui accuse l’Europe d’institutionnaliser la censure à travers son cadre réglementaire, ont suscité une réfutation ferme de la part de la Commission européenne. « Nous réfutons absolument toute allégation de censure », a déclaré un porte-parole de la Commission . Selon eux, la DSA n’oblige pas les plateformes à supprimer les contenus légaux mais se concentre sur les contenus illégaux ou jugés nuisibles, comme ceux qui ont un impact sur les enfants ou les processus démocratiques.
Cette défense doit toutefois être accueillie avec scepticisme. La loi DSA, adoptée en tant que texte de loi historique, a été critiquée pour son potentiel à étouffer la liberté d’expression sous couvert de garantir la sécurité. Zuckerberg s’est dit préoccupé par l’environnement numérique de plus en plus restrictif de l’Europe, déclarant : « L’Europe dispose d’un nombre toujours croissant de lois institutionnalisant la censure et rendant difficile la construction de toute innovation dans ce pays. »
Zuckerberg n’a pas tort. Le moment de l’affrontement entre Meta et la Commission européenne coïncide avec la décision de Meta de revoir ses politiques de modération de contenu aux États-Unis. Zuckerberg a annoncé que l’entreprise allait abandonner ses programmes de vérification des faits basés aux États-Unis sur des plateformes comme Facebook, Instagram et Threads, pour les remplacer par un système de « notes communautaires » calqué sur l’approche utilisée par X. Ce système permet aux utilisateurs d’ajouter des notes visibles publiquement aux publications qu’ils considèrent comme trompeuses, à condition que ces notes soient jugées utiles par un groupe diversifié de contributeurs.
Interrogée sur l’utilisation potentielle de systèmes similaires en Europe, la Commission a noté que de telles mesures nécessiteraient des évaluations des risques soumises à l’exécutif européen. Tout en mettant l’accent sur la flexibilité des approches de modération des contenus, la CE a souligné que tout système doit être efficace. « Quel que soit le modèle choisi par une plateforme, il doit être efficace, et c’est ce que nous examinons… Nous vérifions donc l’efficacité des mesures ou des politiques de modération des contenus adoptées et mises en œuvre par les plateformes ici dans l’UE », a déclaré un porte-parole de la CE.
Les critiques affirment que l’insistance de l’UE sur l’évaluation de « l’efficacité » ouvre la porte à une censure indirecte en incitant les plateformes à modérer excessivement les contenus pour éviter les sanctions. Si la Commission maintient qu’elle n’impose pas de pratiques spécifiques de modération des contenus, son cadre réglementaire exerce une pression considérable sur les plateformes pour qu’elles s’alignent sur les normes de l’UE.
Au milieu de ce conflit, les utilisateurs européens devraient continuer à souffrir de la « surveillance » du contenu menée par des « vérificateurs de faits » aux États-Unis, selon la Commission.
Un chauffard à court de carburant a été arrêté samedi sur l’autoroute A7.
1–2 minutes
Généré par IA
Samedi soir vers 21 h 30, une voiture a été contrôlée à 180 km/h sur l’autoroute A7, à hauteur d’Étoile-sur-Rhône (Drôme), près de Valence.
Des gendarmes d’une Équipe rapide d’intervention (ERI) sont intervenus, mais le chauffard a refusé d’obtempérer et a continué sa course folle. Vingt-cinq kilomètres plus loin, il a même fait une pointe à 250 km/h.
Finalement, le fuyard n’a pas vraiment été rattrapé, mais a été «trahi» par son réservoir. Il a été interpellé «suite à… une panne de carburant», relate «Le Dauphiné».
L’homme a été placé en garde à vue pour «excès de grande vitesse et refus d’obtempérer aggravé». Son permis a été retiré et sa voiture, une Audi, a été placée en fourrière.
Le premier ministre a annoncé un «conclave» de trois mois pour réformer les retraites, sans tabou sur les 64 ans.
4–6 minutes
François Bayrou lors d’un discours de politique générale devant le Parlement ce mardi.AFP
La main tendue suffira-t-elle à éviter une censure des socialistes? François Bayrou a annoncé mardi devant le Parlement un «conclave» de trois mois pour réviser la réforme des retraites d’Emmanuel Macron, «sans aucun totem et sans aucun tabou» sur le départ ultracontesté à 64 ans.
«L’injonction que le pays nous assigne», c’est de «retrouver la stabilité», a d’emblée déclaré le premier ministre dans sa déclaration de politique générale prononcée devant l’Assemblée nationale.
Confronté à la mission quasi-impossible de survivre, et faire adopter un budget pour l’année en cours, là où son prédécesseur Michel Barnier a échoué, il s’est montré prudemment optimiste: «Quand tout paraît aller mal, on est contraint au courage».
Si François Bayrou s’appuie sur les mêmes forces que Michel Barnier – le camp macroniste et la droite –, il a misé sur des négociations serrées avec la gauche, hors La France insoumise (LFI), contrairement à son prédécesseur qui avait tenté de contenter le Rassemblement national (RN) sans y parvenir.
Au cœur des tractations, jusqu’au bout: la réforme des retraites voulue par le chef de l’État et adoptée en 2023 au forceps, grâce à l’article controversé 49.3 de la Constitution, qui portait de 62 à 64 ans l’âge légal de départ. Le Parti socialiste en demandait la suspension le temps de la renégocier.
Une «mission flash»
Le chef du gouvernement a annoncé vouloir «remettre ce sujet en chantier, avec les partenaires sociaux, pour un temps bref», «selon une méthode inédite».
Pour disposer de «chiffres indiscutables», il va demander une «mission flash» de «quelques semaines» à la Cour des comptes. À l’issue, les partenaires sociaux, qu’il réunira «dès vendredi» au sein d’une «délégation permanente», tenteront de réviser la réforme.
«Si au cours de ce conclave, cette délégation trouve un accord d’équilibre et de meilleure justice, nous l’adopterons. Le Parlement en sera saisi lors du prochain projet de loi de financement» de la sécurité sociale à l’automne «ou avant, et si nécessaire par une loi», a promis le dirigeant centriste. Sinon, c’est «la réforme actuelle qui continuerait à s’appliquer».
L’allié historique d’Emmanuel Macron n’a donc pas évoqué de «suspension» formelle du texte de 2023 – une demande des socialistes qui hérissait une partie du camp présidentiel et de la droite. Il a estimé qu’une «fenêtre de tir» s’ouvrait sans nécessiter de pause, puisque la loi «a prévu que l’âge légal de départ passerait à 63 ans fin 2026».
«Aucun tabou, pas même l’âge»
Il a assuré n’avoir «aucun tabou, pas même l’âge». La «seule exigence»: ne pas «dégrader l’équilibre financier», et donc trouver d’autres pistes de financement.
Ironie du sort, c’est Élisabeth Borne, numéro deux du nouveau gouvernement, qui lisait en parallèle devant le Sénat le même discours, alors qu’elle a porté cette réforme ultracontestée en tant que première ministre il y a seulement deux ans.
«Nous sommes peut-être à quelques encablures, quelques heures d’un accord possible», avait affirmé quelques heures plus tôt sur BFMTV et RMC le Premier secrétaire du PS Olivier Faure, qui en échange ne censurerait pas le gouvernement après cette déclaration de politique générale ni sur les projets de budget pour 2025.
Restait à savoir si l’offre gouvernementale est à la hauteur de ses attentes.
Au-delà des retraites, François Bayrou à exhorté les forces politiques à se «ressaisir pour adopter sans tarder» les projets de budget de l’État et de la Sécurité sociale pour 2025, laissés en jachère par la chute du gouvernement Barnier. Il a dit viser un déficit public de 5,4% du PIB en 2025, contre les 5% escomptés par son prédécesseur.
Épée de Damoclès
«Tous les partis de gouvernement, sans exception, ont une responsabilité» dans l’endettement accumulé «ces dernières décennies», a affirmé le premier ministre, évoquant «une épée de Damoclès au-dessus de notre pays et de notre modèle social».
Les socialistes réclamaient ces derniers jours que la suspension de la réforme des retraites soit effective dès le début de la renégociation, et pas uniquement en cas de succès de celle-ci. Or si les discussions ont lieu entre deux changements de classes d’âge, aucune suspension n’est nécessaire.
Chez Les Républicains, on se félicitait avant le discours qu’il n’y ait pas de suspension de la réforme. «Charge aux partenaires sociaux de réfléchir à des évolutions» qui soient «financées», a expliqué un participant à une réunion des députés LR, saluant par ailleurs le fait qu’il n’y ait «pas de nouveaux impôts» prévus.
Alors que le camp présidentiel se divise sur une suspension de la réforme, un de ses cadres se dit prêt à valider l’arrangement en discussion. «Il y a un problème financier c’est évident. Sur un agenda de trois mois – très court – s’il y a un accord des partenaires sociaux pour une procédure différente et qui soit favorable financièrement, on le prend».
Pas de suspension, c’est «une bonne nouvelle vu la situation économique», a estimé pour sa part Naïma Moutchou, vice-présidente Horizons de l’Assemblée nationale.
Les Insoumis ont eux d’ores et déjà promis une motion de censure, sans attendre le discours, qui sera examinée jeudi ou vendredi. La rupture semble consommée avec les socialistes.
Avant le discours, la cheffe des Écologistes Marine Tondelier avait dit à l’AFP «ne pas comprendre l’euphorie des socialistes», jugeant que «l’état actuel des discussions» ne donnait «pas de raison d’envisager autre chose que la censure».
La motion de censure LFI n’a cependant aucune chance d’être adoptée puisque le RN a confirmé qu’il ne la voterait pas.
Laisser un commentaire