Le rapport est un manifeste combatif élaboré par des militants dont la quête de remodelage des normes sociales risque de nuire aux enfants.

Alors que de nombreux pays européens appellent à la prudence sur la question de la transition de genre, la Haute Autorité de Santé (HAS) rend un rapport alarmant en faveur des transitions de genre dès 16 ans, sans consentement parental et aux frais de l’État. Tout a commencé en 2021 avec une demande du ministère des Solidarités et de la Santé à la HAS, la plus haute autorité de régulation des pratiques médicales en France, pour donner son avis sur les bonnes pratiques à adopter par les professionnels de santé prenant en charge les personnes souhaitant entreprendre une « transition de genre ».
La HAS vient de produire un rapport, actuellement en cours d’examen, traitant des démarches qui suivent une demande de transition. Une telle demande est généralement traitée par trois types de réponses : la prescription d’hormones « d’affirmation de genre », la chirurgie de « réassignation sexuelle » (changement d’apparence des organes sexuels par exemple) et l’« accompagnement » des personnes transgenres.
Les recommandations particulièrement sérieuses de la HAS visent à créer un « service public de la transition de genre », selon les termes du journaliste du Figaro Paul Sugy, à l’origine des révélations : remboursement intégral, lancement de la transition sans obligation de passer un bilan psychologique et, plus grave, retrait de l’autorité parentale en cas de refus des parents sur les demandes de transition des enfants mineurs.
Dès le début du « parcours de transition », la HAS recommande de mettre en place « un environnement d’accueil, bienveillant et adapté aux personnes trans », notamment en utilisant les pronoms et prénoms demandés par la personne concernée. La HAS recommande ainsi de former le personnel soignant à cet effet. Cette demande doit donner lieu à un entretien visant à mieux comprendre l’histoire et les besoins de la personne, mais jamais à évaluer sa capacité décisionnelle, ce qui serait considéré comme un jugement .
Concernant la prescription d’hormones, la HAS recommande de « sécuriser l’accès aux hormones de réorientation sexuelle », de « rembourser » leur fourniture et de permettre à tous les médecins, et pas seulement aux endocrinologues, de les prescrire. Il n’y a pas de principe de précaution ici.
Concernant l’étape chirurgicale, le rapport recommande qu’elle soit réalisée « sans délai » après la demande du patient, évitant ainsi tout retard de maturation, ce qui revient à garantir en pratique qu’aucun changement d’avis ne sera possible. Outre les opérations basiques sur les organes génitaux, la HAS propose tout un catalogue de « soins » et de « traitements » à mettre à disposition des personnes trans, comme « l’épilation ».
Ces recommandations dépassent clairement le champ d’expertise de la Haute Autorité et donnent l’impression d’avoir été dictées par des associations transgenres militantes soucieuses de faire avancer leur agenda. Sans surprise, Le Figaro révèle que la HAS a confié la rédaction de ce rapport à un comité d’experts composé presque exclusivement de militants d’associations trans-militantes, ou de professionnels de santé ayant publiquement soutenu les revendications de ces associations, voire de personnes trans elles-mêmes. Il ne s’agit pas d’un rapport détaillé et mesuré, mais d’un document de combat, rédigé en toute conscience par des militants qui veulent obtenir de nouveaux « droits », quitte à travestir sans vergogne la réalité, des témoignages ou des études qui contrediraient leur récit. Comme le note Sugy, de manière révélatrice : le mot « prudence » n’est utilisé qu’une seule fois dans tout le rapport.
En toile de fond, le paradoxe mis en évidence à plusieurs reprises par les essayistes Dora Moutot et Marguerite Stern dans leur essai percutant Transmania : si la transidentité ne doit plus être considérée comme une « pathologie », pourquoi les soins qui lui sont associés devraient-ils être pris en charge par la sécurité sociale, et donc par le contribuable, au même titre que d’autres maladies – réelles cette fois-ci ?
Dans le même temps, dans d’autres pays européens comme le Royaume-Uni et la Suède, les gouvernements changent timidement de cap, reconnaissant la souffrance causée par un « traitement » transitoire imposé à des personnes fragiles à un âge trop jeune, avec des séquelles physiques et psychologiques irréversibles.
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