La Hongrie poursuit la Commission européenne pour une amende d’un million d’euros par jour infligée aux migrants

Budapest a intensifié sa bataille juridique concernant les règles migratoires de l’UE, refusant d’admettre des immigrants illégaux malgré des sanctions financières croissantes.

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Des réfugiés syriens traversent la frontière entre la Hongrie et la Serbie, près de Roszke, en Hongrie, le 26 août 2015. (AP Photo/Bela Szandelszky, Dossier)

Le gouvernement hongrois a déposé une plainte contre la décision de la Commission européenne d’imposer une amende quotidienne d’un million d’euros pour le refus du pays d’accueillir des migrants illégaux. György Bakondi, conseiller en chef à la sécurité du Premier ministre Viktor Orbán, a annoncé mercredi que Budapest allait déposer une plainte devant la Cour de justice de l’Union européenne.

Intervenant dans l’émission « Mokka » de TV2, Bakondi a déclaré que la Hongrie ne se conformerait pas au nouveau Pacte sur les migrations de l’Union européenne, qu’il a décrit comme « un appel clair à laisser entrer les immigrants illégaux ». Il a souligné que la Hongrie restait attachée à sa souveraineté et à sa sécurité nationale et refusait de subir des pressions pour accueillir des personnes entrées illégalement dans l’Union.

Le procès sera mené par une équipe d’avocats ayant ce que Bakondi a appelé « une réputation sérieuse », dont deux anciens membres de la Cour européenne de justice.



La résistance de la Hongrie à la politique migratoire de l’UE n’est pas nouvelle. En 2015, le pays a été confronté à une augmentation de plus de 400 000 franchissements illégaux de la frontière en deux mois. En réponse, le gouvernement a mis en place des clôtures frontalières et des restrictions légales pour endiguer ce flux. Les autorités ont attribué à ces mesures le mérite d’avoir empêché l’émergence de menaces terroristes, de zones d’exclusion et de la surcharge des services publics.

Lors d’un référendum national organisé en 2016, 98 % des votants ont rejeté la proposition visant à autoriser l’Union européenne à imposer la réinstallation obligatoire de citoyens non hongrois en Hongrie sans l’approbation du Parlement. Le référendum a enregistré un taux de participation de 44 %, inférieur au seuil de 50 % requis pour être considéré comme valide.

L’administration Orbán avait déjà signalé son intention d’engager une action en justice contre Bruxelles en décembre, en réservant 600 millions de forints (environ 1,5 million d’euros) pour financer la bataille judiciaire.

La Hongrie a toujours plaidé pour une refonte de la politique d’asile de l’UE, notamment en relocalisant le traitement des demandes d’asile vers des centres situés hors du territoire de l’UE. Orbán a réitéré cette position lundi lors d’un discours prononcé lors d’un rassemblement des Patriotes pour l’Europe en France.

« Ce qui se passe n’est pas une migration », a-t-il déclaré. « C’est un échange organisé de personnes visant à remplacer le socle culturel de l’Europe. Pour nous, un million d’euros par jour, c’est beaucoup d’argent, mais nous préférons payer plutôt que de laisser entrer quelqu’un illégalement. C’est le meilleur investissement pour l’avenir. »

La Commission européenne n’a pas encore répondu publiquement à la plainte.

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Suisse : première amende infligée en vertu de l’interdiction de la burqa

Les partisans de cette restriction affirment que les vêtements portés par les femmes musulmanes sont un symbole de l’islam politique.

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Une affiche de campagne en faveur de l’initiative « interdiction de la burqa », sur laquelle on peut lire en allemand : « Stop à l’extrémisme ! », à Biberen, près de Berne.

Les autorités zurichoises ont, pour la première fois, infligé une amende en vertu de la loi suisse dite « interdiction de la burqa », interdisant le port du voile dans l’espace public.

Des policiers de la ville de Zurich ont infligé une amende à une femme qui s’était voilé le visage pour des « motifs religieux ». La femme a refusé de payer l’amende de 100 livres sterling (105 euros). L’affaire sera donc portée devant le bureau du gouverneur du canton, qui statuera sur la question.

On ne connaît pas plus de détails sur cette affaire, mais les médias suisses spéculent largement que la femme portait très probablement une burqa, un vêtement porté par certaines femmes musulmanes qui couvre entièrement le corps et le visage.

Il s’agit de la première amende infligée dans le cadre de l’interdiction de la burqa, entrée en vigueur au début de l’année. Toute personne enfreignant cette loi s’expose à une amende pouvant aller jusqu’à 1 000 ₣ (1 050 €).



Les citoyens suisses ont voté en faveur de l’introduction de cette interdiction lors d’un référendum en 2021, la soutenant avec une très faible majorité de 51,2 %. L’initiative a été portée par des politiciens de deux partis de droite, qui avaient également lancé un référendum en 2009 ayant abouti à l’interdiction de nouveaux minarets.

L’Union démocratique du centre (UDC), parti national-conservateur et principale force politique au Parlement fédéral, a affirmé que la burqa est un « symbole de l’islam politique » utilisé par les « misogynes islamiques pour subjuguer les femmes ».

Bien que l’interdiction de porter un masque vise principalement les porteurs de burqa, elle s’applique également aux manifestants et aux hooligans qui aiment se couvrir le visage avec des masques.

Le port du masque reste autorisé pour des raisons de santé et de sécurité, pendant la période du carnaval ou en raison des conditions météorologiques. Il est également autorisé sur les lieux de spectacles et à des fins publicitaires. Le port du masque est également autorisé dans les lieux de culte.

Bien qu’aucune autre amende n’ait été infligée pour des motifs prétendument religieux, hormis celle de la femme susmentionnée à Zurich, le canton de Berne a imposé des amendes en vertu de la loi aux hooligans du football et aux émeutiers qui se déguisaient avec des masques pour éviter d’être arrêtés.

Les cantons du Tessin et de Saint-Gall avaient déjà imposé leurs propres interdictions de la burqa en 2016 et 2019. Des interdictions similaires existent en Autriche, en Belgique, au Danemark et en France.

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