En Italie, aucune école ne pourra désormais inclure un élève dans un atelier ou un programme éducatif sur la sexualité sans l’accord préalable et explicite de sa famille. Cette exigence s’applique aussi bien aux activités scolaires qu’aux activités extrascolaires.

Cette règle fait suite à la décision du gouvernement fin avril 2025, lorsque la Première ministre Giorgia Meloni a publié un décret exigeant le consentement écrit des parents pour toute activité scolaire ou parascolaire liée à la sexualité.
La mesure, annoncée après une réunion du cabinet, s’inscrit dans la politique prônée par le parti de droite Meloni, qui privilégie la famille et les valeurs traditionnelles.
Cette décision répond aux inquiétudes persistantes concernant la réforme de l’éducation dans ce pays à majorité catholique, fortement influencé par le Vatican, où l’éducation sexuelle n’est ni obligatoire ni généralisée.
Selon une étude de Save the Children réalisée fin avril de cette année, moins de la moitié des adolescents italiens avaient suivi une forme d’éducation sexuelle à l’école, un taux qui tombait à 37 % dans les régions les plus pauvres du sud du pays, comme la Sicile et la Sardaigne.
De plus, lorsque de tels cours existaient, ils se limitaient souvent à l’aspect purement biologique.
Cette dernière décision a suscité un vif débat. Plusieurs associations et centres de recherche l’ ont dénoncée comme un frein à une éducation sexuelle complète, affirmant que cette mesure risquait de renforcer les stéréotypes de genre et de maintenir un système patriarcal, à un moment où l’Italie était déjà confrontée à des défis majeurs en matière de prévention des violences sexistes.
Certains experts ont également souligné la possibilité que cette mesure accroisse les inégalités d’accès à l’information, notamment parmi les familles les plus réticentes.
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